Digiformag https://www.digiformag.com/ Le magazine de la formation professionnelle Wed, 25 Feb 2026 15:29:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 Plafonnement du CPF : nouvelles règles dès le 26 février 2026 https://www.digiformag.com/plafonnement-du-cpf-nouvelles-regles-des-le-26-fevrier-2026/ https://www.digiformag.com/plafonnement-du-cpf-nouvelles-regles-des-le-26-fevrier-2026/#comments Wed, 25 Feb 2026 10:09:22 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22956 Chaque début d’année ressemble à un rituel bien rodé dans la formation professionnelle : des annonces, des arbitrages, des promesses de simplification… et, très vite, leur lot d’incertitudes.Concernant le CPF, ce flou a duré des mois, avec de multiples rebondissements, mais désormais les règles sont posées avec la sortie de 2 décrets qui rentrent en […]

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Chaque début d’année ressemble à un rituel bien rodé dans la formation professionnelle : des annonces, des arbitrages, des promesses de simplification… et, très vite, leur lot d’incertitudes.Concernant le CPF, ce flou a duré des mois, avec de multiples rebondissements, mais désormais les règles sont posées avec la sortie de 2 décrets qui rentrent en vigueur dès le 26 février 2026.

Ce qui change concrètement
Le CPF bascule dans une logique de plafonnement, avec une participation financière plus importante de la part du bénéficiaire (ou de ses cofinanceurs).
L’impact risque d’être très concret sur le droit d’accès à la formation, notamment pour les moins dotés financièrement.

Le plafonnement par action : la nouvelle règle du jeu

Le principe est désormais acté dans le décret fixant les plafonds de prise en charge :
le CPF est plafonné par action, indépendamment du montant disponible sur le compte du titulaire.

Autrement dit : avoir un CPF “bien rempli” ne garantit plus un financement à hauteur du prix affiché.

👉 Le plafonnement vise trois catégories :
Les parcours dépendant du Répertoire spécifique, le bilan de compétences et le permis B.
La VAE et le RNCP ne sont pas concernés par le plafonnement

Montants des plafonnement

  • 1 500 € pour les actions sanctionnées par des certifications et habilitations enregistrées au Répertoire spécifique
    👉 à l’exception de celles menant à la certification relative au socle de connaissances et de compétences professionnelles (CléA)
  • 1 600 € pour les bilans de compétences
  • 900 € pour les préparations aux épreuves théoriques et pratiques du permis B

En clair, le CPF cesse d’être un “budget mobilisable” et devient une “enveloppe maximale prédéfinie”.

En pratique
Vous avez 3 200 € sur votre CPF et vous choisissez un bilan à 2 000 €.
Vous avez bien un compteur supérieur au coût de la formation.
Pour autant  cela ne permettra pas une prise en charge à 100 % de la formation.

1) Vous devrez vous acquitter du ticket modérateur de 103,20 euros (probablement porté à 150 euros d’ici à quelques jours)
2) Le CPF pourra être mobilisé à hauteur de 1 600 €.
3) Le delta de 296,80 (ou 250) euros pourra être complété par vous… ou par un cofinanceur.Soit finalement 400 euros potentiellement à votre charge !

Exemple RAC
Exemple RAC – Généré par IA

Concernant le stagiaire le coût peut devenir prohibitif (encore plus quand on parle de formation à 4.000 ou 5.000 euros !).
Côté OF ou centre de bilan de compétences, c’est toute la structure de coûts, de marge et plus généralement de modèle économique qui sont remis en question.
On pourrait bien sur argumenter et débattre longtemenps sur le caractère injuste d’appliquer le même plafond à toutes les formations dépendant du RS peu importe leur durée ou leur prix.

Permis B : un plafonnement… et un accès resserré

Le permis B subit lui ce que l’on peut appeler un plafonnement “à deux étages”.

Premier étage : restriction d’accès en fonction du statut amorcée par la loi de finances
Deuxième étage : plafonnement à 900 €.

Les nouvelles conditions d’accès au Permis B

  • Les demandeurs d’emploi restent éligibles de par leur statut.
  • Pour les salariés et travailleurs non-salariés, l’éligibilité est maintenue uniquement en cas de cofinancement par un tiers.
  • Dans ce cas, le cofinancement ne peut pas être inférieur à 100 €.

Financeurs concernés (exemples) :

  • l’État
  • les Régions
  • la Caisse des Dépôts
  • France Travail
  • les Opco
  • Transitions Pro
  • l’Agefiph
  • les fonds d’assurance formation des indépendants

Bilan de compétences : précision sur les heures finançables

Il y a longtemps eu une confusion maintenue sur le marché du bilan de compétences, où les heures d’accompagnement en face à face et le travail personnel était valorisée de la même façon, de manière à gonfler artificiellement la prestation jusqu’aux 24 heures maximales.
Le décret n° 2026-126 du 24 février 2026 précise désormais que seules les heures d’accompagnement effectuées par un prestataire relevant de l’article L.6351-1 peuvent être financées via le CPF. En clair, il s’agit de prestataires disposant d’un NDA. Elle exclut donc de fait toute la valorisation d’heures réalisés par d’autres intervenants ne remplissant pas ces conditions.

Vers un nombre d’heure minimum ?
Un temps annoncé, un décret fixant à un minimum de 13 heures le nombre d’accompagnement, n’a finalement pas (encore) été publié.
Toutefois, le sujet n’est pas clos et les discussions au niveau des instances représentatives vont se poursuivre dans les prochaines semaines pour définir un seuil acceptable, et surtout savoir ce que l’on entend par “heures d’accompagnement”.
Le sujet des heures réalisées en individuel et en collectif est notamment au coeur des débats.

Bilan de compétences : un délai de carence de 5 ans

Le deuxième décret instaure le délai de carence entre 2 bilans.
Très concrètement, si un bilan a été financé au cours des cinq dernières années par un financeur public ou paritaire, le CPF ne peut pas être mobilisé à nouveau avant l’expiration de ce délai.

Exemple concret
Un salarié fait financer un bilan via un OPCO en 2026.
En 2029, il souhaite en refaire un via le CPF.
La réponse sera NON, simplement parce que les 5 ans ne sont pas écoulés, quand bien même cela ne concerne pas le même financement.
Une mesure pour éviter le contournement du plafonnement ?
La mesure vise également à éviter le détournement du plafonnement.
En effet, certains centres auraient pu être tentés de vendre 2 bilans qui s’enchainent (par exemple chacun à 1600 euros) pour augmenter le nombre d’heuress dispensées et le prix de vente.

Plus qu’un ajustement technique, une volonté politique

Pris isolément, plafonds et franchise pourraient passer pour des ajustements techniques.
Pris ensemble, ils dessinent une orientation budgétaire claire, où la priorité n’est plus vraiment la formation, mais la seule économie de court terme.

Le CPF n’est pas “supprimé”, mais il est désormais strictement encadré et réduit à la part congrue.

Pour les organismes, cela implique déjà plusieurs chantiers très concrets :

  • Repenser les formats et les prix pour éviter l’effet “reste à charge dissuasif”
  • Travailler les circuits de cofinancement (et leur traçabilité)
  • Sécuriser la conformité du cadre (prestataire, action, preuves)
  • Sortir du discours “CPF = opportunité”, pour revenir à “CPF = utilité”

Ceux qui vivaient d’effets d’aubaine vont souffrir.
Ceux qui travaillent sérieusement leur utilité, leur impact et leur cadre ont une carte à jouer, car le marché risque de très nettement se reconfigurer dans les prochains mois…

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La pédagogie : un truc de littéraire ? https://www.digiformag.com/la-pedagogie-un-truc-de-litteraire/ https://www.digiformag.com/la-pedagogie-un-truc-de-litteraire/#respond Tue, 24 Feb 2026 14:29:18 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22797 Chroniques d’un Directeur Pédagogique – Épisode 6 Cet article s’inscrit dans le cadre des Chroniques d’un Directeur pédagogique. Cet épisode traite des préjugés tenaces sur les fonctions pédagogiques. Il se base sur mon expérience, des ressentis personnels, des retours d’expérience, sans viser ni l’objectivité, ni l’exhaustivité. Les « pédagos » : ces préjugés qui ont […]

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Chroniques d’un Directeur Pédagogique – Épisode 6

Cet article s’inscrit dans le cadre des Chroniques d’un Directeur pédagogique. Cet épisode traite des préjugés tenaces sur les fonctions pédagogiques.
Il se base sur mon expérience, des ressentis personnels, des retours d’expérience, sans viser ni l’objectivité, ni l’exhaustivité.

Les « pédagos » : ces préjugés qui ont la vie dure

Ils sont là, parfois cachés au fond de leur bureau. Ils conçoivent.

Tels des Harry Potter contemporains, ils mélangent savoirs, méthodes et contraintes pour en faire de véritables expériences pédagogiques.
On ne comprend pas toujours ce qu’ils racontent.
Ils arrivent avec des mots étranges, presque incantatoires : andragogie, didactique, Kirkpatrick, métacognition

Ce sont un peu les geeks de la classe.
À la fois admirés et incompris.

« Mais de qui parle-t-on exactement ? »

Il existe un biais quand on travaille depuis longtemps dans le monde de la formation professionnelle.
Pour beaucoup de personnes extérieures au secteur, pédagogie = formateurs.

Et quelque part, c’est logique.
Ce sont eux que l’on voit.
Ceux qui sont face aux apprenants.
La partie émergée de l’iceberg.

Mais quand on travaille dans un organisme de formation, la pédagogie, ce n’est pas que ça.
Elle englobe aussi toutes celles et ceux qui conçoivent les parcours, les améliorent, les supervisent, les évaluent.
Celles et ceux qui accompagnent les stagiaires bien au-delà de la salle de formation.

L’iceberg pédagogique (version OF) :

  • Face visible : les formateurs, parfois les tuteurs ou superviseurs
  • Face immergée : ingénieurs pédagogiques, concepteurs, direction pédagogique, assistance technique et pédagogique

C’est d’ailleurs un sujet sur lequel j’avais déjà écrit un post, dans une version très personnelle :
Les fonctions dans un OF

Les fonctions dans un OF

Les fonctions dans un OF (version personnelle)

Pédagogique = littéraire ?

Le préjugé ne vient pas tant des parcours que du langage.

Dans un service pédagogique, on parle bien sur. Mais on écrit et on formalise énormément.
On produit des référentiels, des objectifs, des grilles, des matrices, des scénarios.
Et on met finalement beaucoup des formalisme là où d’autres métiers fonctionnent beaucoup à l’oral, à l’habitude ou à l’implicite.

Et dans un organisme de formation, celui qui met des mots devient vite « le littéraire ».

Le pédagogue est souvent celui qui questionne une pratique par le vocabulaire qu’il emploie en se référant aux objectifs pédagogiques, au référentiels de compétences ou au protocole de certification.

Un langage parfois perçu comme abstrait, jargonnant, voire déconnecté — non parce qu’il l’est, mais parce qu’il oblige à nommer ce qui, jusque-là, allait de soi.

Ce malentendu est renforcé par le fait que la pédagogie emprunte effectivement aux sciences humaines et sociales.
Mais emprunter un vocabulaire ne signifie pas s’enfermer dans une posture théorique.
Cela signifie outiller la réflexion.

Mettre des mots n’est pas un luxe 
Dans les organismes de formation, ce travail de formalisation est une nécessité réglementaire, qualité, parfois même juridique.
Il sert à rendre les parcours lisibles, finançables, évaluables, et certifiables.

La pédagogie joue alors un rôle de traducteur :

  • Traduire une expertise métier en parcours d’apprentissage,
  • Traduire des pratiques en dispositifs,
  • Traduire des intuitions en cadres partagés.

👉 Le problème n’est donc pas que la pédagogie serait trop littéraire.
Le problème, c’est que mettre des mots sur le travail dérange parfois plus que faire le travail lui-même.

Pédagogique = utopique ?

Autre préjugé bien ancré : les pédagos serait idéalistes.
Un peu hors-sol.
Toujours prompt à imaginer des dispositifs parfaits, sans jamais regarder les contraintes.

La réalité des organismes de formation est tout autre.

La pédagogie ne s’exerce que rarement « dans les règles de l’art » au sens théorique du terme.
Elle s’inscrit dans un contexte donné, avec un cadre précis :

  • un financement,
  • un prix de vente,
  • une durée,
  • un public,
  • des exigences qualité et des objectifs de rentabilité.

Chaque choix pédagogique a un coût :

  • du temps de conception,
  • du temps d’animation,
  • des outils,
  • des supports,
  • des ressources humaines.

Penser un parcours, ce n’est donc pas empiler des bonnes idées. C’est arbitrer.
Entre ce qui serait souhaitable pédagogiquement… et ce qui est soutenable économiquement.

Dans un organisme de formation, cette tension est permanente.
Certains rôles sont davantage centrés sur la construction de l’expérience apprenante.
D’autres, souvent au niveau de la maîtrise d’œuvre pédagogique,
doivent intégrer une dimension supplémentaire : la viabilité du dispositif dans le temps.

La réalité côté OF 
Un parcours pédagogiquement brillant mais économiquement intenable ne survivra pas longtemps.
Et un dispositif qui ne peut pas être reproduit, ajusté ou industrialisé devient vite un cas isolé.

La pédagogie n’est donc pas utopique. Elle est sous contrainte :
budget, modèle économique, volume, charge, planning.

👉 Le mythe de la pédagogie idéaliste masque une réalité bien plus exigeante : celle d’un métier qui compose en permanence avec le réel, loin des grands principes désincarnés, et au plus près des équilibres économiques des organismes de formation.

Pédagogique = pas technique ?

Dernier préjugé : la pédagogie serait éloignée des réalités techniques et opérationnelles.
Une affaire de concepts et de documents, faits par des gratte-papier.

Dans les faits, les fonctions pédagogiques en OF sont occupées par des profils très hybrides :

souvent passés au préalable par des métiers techniques, des fonctions d’expertise, ou des parcours de reconversion.

Opposer « pédagogique » et « technique » n’a donc que peu de sens.
Dans un OF, la pédagogie est rarement hors-sol : elle est ancrée dans les métiers, les contraintes opérationnelles, les référentiels, les outils et les publics.
Et si elle ne l’est pas, les OF ne tiennent en général pas longtemps. La réputation et la recommandation sont en effet plus que jamais des clés pour survivre et se développer. Et ca passe évidemment par la qualité et la crédibilité.

Pour conclure 
Réduire la pédagogie à une posture « littéraire » ou « théorique », c’est passer à côté de sa vraie nature en organisme de formation :
un espace de traduction entre expertise métier, exigences qualité et expérience apprenant.

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Le Certificateur augmenté : une notion portée par Digiforma Certif https://www.digiformag.com/certificateur-augmente-digiforma-certif/ https://www.digiformag.com/certificateur-augmente-digiforma-certif/#respond Thu, 19 Feb 2026 09:16:46 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22964 Dans un secteur en pleine mutation, où les exigences réglementaires se renforcent et où la qualité devient un marqueur différenciant, le rôle des Organismes Certificateurs (OC) évolue profondément. Exigences accrues, contrôles renforcés, traçabilité omniprésente : le cadre se précise, les responsabilités augmentent. Face à ces constats, une question s’impose : comment gagner en maîtrise sans […]

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Dans un secteur en pleine mutation, où les exigences réglementaires se renforcent et où la qualité devient un marqueur différenciant, le rôle des Organismes Certificateurs (OC) évolue profondément. Exigences accrues, contrôles renforcés, traçabilité omniprésente : le cadre se précise, les responsabilités augmentent.

Face à ces constats, une question s’impose : comment gagner en maîtrise sans alourdir la charge de travail ?

Chez Digiforma Certif, nous faisons un constat simple : le métier de certificateur a évolué, mais son environnement de travail, lui, reste trop souvent inadapté. C’est pour répondre à cet écart que nous lançons aujourd’hui une notion structurante : le certificateur augmenté.

Le Certificateur augmenté

Non pas un certificateur remplacé par la technologie, mais un certificateur amplifié par un pilotage plus clair, des processus mieux structurés et des outils pensés pour soutenir son expertise.

Pourquoi le métier de certificateur doit évoluer ?

Les OC sont aujourd’hui confrontés à :

  • Des attendus de France compétences de plus en plus précis et exigeants, 
  • Des réseaux de partenaires qui se développent et doivent être correctement maîtrisés,
  • Des preuves de conformité et une traçabilité accrue qui sont devenus des éléments centraux … vitaux.

Résultat : sans méthode et sans appui technologique, les certificateurs passent encore trop de temps à collecter, organiser, vérifier, relancer, justifier, archiver

Dans ce contexte, continuer à fonctionner avec des outils génériques ou des dispositifs bricolés n’est plus neutre. Cela génère de la charge mentale … et une perte de maîtrise.

Le Certificateur augmenté : un certificateur qui garde la main

Contrairement aux idées parfois véhiculées, l’objectif n’est pas de tout automatiser. L’objectif est de donner au certificateur les clés pour rester 100% maître de l’analyse, de l’interprétation et des arbitrages.

Le concept de Certificateur augmenté désigne un professionnel qui :

  • Pilote son activité avec une vision globale. Les données sont centralisées, actualisées et structurées, ce qui réduit les zones d’ombre et les risques d’erreurs.
  • Anticipe au lieu de subir. Grâce à des alertes, des indicateurs et un suivi en temps réel, les risques de non-conformité sont identifiés plus tôt.
  • Sécurise ses processus. Un cadre commun, des preuves classées, des décisions tracées : la conformité n’est plus un stress, mais une routine.
  • Se concentre sur sa valeur ajoutée. L’analyse et l’amélioration continue reprennent la place qu’elles méritent. 
  • Gagne en sérénité. Les audits deviennent plus fluides, plus maîtrisés.

Le certificateur n’est donc pas “augmenté” par la machine. Il est renforcé par un environnement de travail plus fiable et mieux organisé.

Pourquoi cette transformation est désormais incontournable ?

Aujourd’hui, ne pas s’outiller spécifiquement pour la certification professionnelle expose les OC à des fragilités bien identifiées :

  • difficultés à démontrer la cohérence globale,
  • dépendance à des fichiers multiples,
  • pertes d’information,
  • reconstitution complexe des preuves lors des audits,
  • surcharge opérationnelle des équipes.

À l’inverse, le certificateur augmenté s’inscrit dans une logique d’anticipation :

  • suivi structuré du réseau,
  • indicateurs lisibles,
  • traçabilité native,
  • préparation continue aux audits.

La transition vers un mode augmenté apparaît alors moins comme un choix que comme une continuité logique de la profession.

Digiforma Certif : l’outil de référence pour devenir un Certificateur augmenté

Si Digiforma Certif peut lancer cette notion, c’est parce que la solution a été pensée dès son origine pour répondre aux enjeux spécifiques des organismes certificateurs.

Digiforma Certif permet de :

  • piloter l’activité de certification,
  • sécuriser la conformité et la traçabilité,
  • structurer le suivi des partenaires,
  • alimenter l’amélioration continue,
  • préparer les audits sans tension.

Il ne s’agit pas d’ajouter un outil de plus, mais de poser un cadre de travail cohérent avec la réalité du métier.

Digiforma Certif ne remplace pas le certificateur. Il lui donne un cadre, une vision et un pilotage qui amplifient son expertise.

Redonner de la maîtrise et du sens

Avec le certificateur augmenté, Digiforma Certif ne propose pas uniquement une promesse technologique. Elle propose une vision du métier.

  • Une certification plus maîtrisée.
  • Des décisions mieux étayées.
  • Des équipes moins sous pression.

La certification professionnelle ne devient pas seulement plus simple, elle devient plus solide.

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Webinaire Digiformag : Tout comprendre aux contrôles CDC et GIE D2OF https://www.digiformag.com/webinaire-digiformag-tout-comprendre-aux-controles-cdc-et-gie-d2of/ https://www.digiformag.com/webinaire-digiformag-tout-comprendre-aux-controles-cdc-et-gie-d2of/#respond Mon, 16 Feb 2026 15:16:31 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22962 En 2026, la règle d’or est l’anticipation. Pour vous aider à ne pas vous retrouver “en sueur” à la réception d’un courrier de votre financeur vous annonçant un contrôle, nous vous proposons un live exceptionnel Question/ Réponse le 26 février à 14h.En ligne de mire, les contrôles OPCO et Caisse des dépôts.  JE M’INSCRIS Après […]

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En 2026, la règle d’or est l’anticipation. Pour vous aider à ne pas vous retrouver “en sueur” à la réception d’un courrier de votre financeur vous annonçant un contrôle, nous vous proposons un live exceptionnel Question/ Réponse le 26 février à 14h.
En ligne de mire, les contrôles OPCO et Caisse des dépôts. 

JE M’INSCRIS

Après ses célèbres sessions Q/A Qualiopi, Hélène Couderc revient en live accompagnée de Marianne Torreborre pour un session Q/A inédite sur les contrôles GIE D2OF et CDC.

  • Vos formations bénéficient des financements OPCO et du CPF ?
  • Vous n’avez pas encore vécu de contrôle de la part de ces financeurs ou au contraire vous y êtes actuellement confronté ?

C’est le moment de profiter de l’expertise de nos deux consultantes en chef pour éclaircir dissiper certaines inquiétudes et mieux comprendre les attentes des financeurs.

Merci de poser vos questions en amont sur ce document partagé. Nous les traiterons en priorité.

 

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Quel budget pour vos formations e-learning en 2026 ? https://www.digiformag.com/quel-budget-pour-vos-formations-e-learning-en-2026/ https://www.digiformag.com/quel-budget-pour-vos-formations-e-learning-en-2026/#respond Thu, 12 Feb 2026 09:51:22 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22939 À l’heure où le secteur de la formation est suspendu aux réglementations budgétaires de l’État, optimiser son budget 2026 pour la création des formations e-learning est devenu un réflexe nécessaire. Revenons sur 2025 et quelques chiffres pour contextualiser la nécessité d’optimiser son budget en 2026, d’après le baromètre ISTF 2025, “76 % des contenus digitaux […]

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À l’heure où le secteur de la formation est suspendu aux réglementations budgétaires de l’État, optimiser son budget 2026 pour la création des formations e-learning est devenu un réflexe nécessaire. Revenons sur 2025 et quelques chiffres pour contextualiser la nécessité d’optimiser son budget en 2026, d’après le baromètre ISTF 2025, “76 % des contenus digitaux sont produits en interne, contre seulement 24 % en externe”.

Quelles réflexions sont à mener pour capitaliser sur l’existant ? Comment investir de manière intelligente dans son budget ? Je vous partage mes réflexions pour cette année 2026.

L’analyse du besoin, une étape clé

L’analyse du besoin est la clé de la rentabilité du budget. Les principaux freins à la création de formation e-learning en 2025 d’après My Serious Game étaient liés à des questions budgétaires, de calendrier, l’absence de ressources internes et la difficulté pour des apprenants de s’approprier les dispositifs créés.

Il est essentiel de ne pas négliger cette étape en créant un questionnaire fin pour déterminer le besoin en profondeur avec toutes les parties prenantes, que cela soit votre commanditaire, des futurs apprenants et des formateurs associés. Ce questionnement n’est pas sans faire écho à Qualiopi et au fameux indicateur 4 sur l’analyse du besoin.

C’est lors de ce questionnement qu’il convient de définir non seulement vos objectifs pédagogiques, les prérequis nécessaires pour suivre la formation, la finalité du dispositif mais surtout de répondre à la question suivante : “À quel problème mon module ou ma formation va répondre à court terme et à long terme ?”.

L’objectif ici n’est pas uniquement la montée en compétences mais de produire des dispositifs qui répondent à un besoin, avec impact et durables. Cela permet également d’anticiper des besoins à venir, comme par exemple les thématiques susceptibles d’évoluer dans le temps et dont le format sera à mettre à jour. 

Sur la création d’une formation, lors de l’analyse du besoin, on a observé 2 types de contenus : des contenus théoriques qui n’évolueront pas et des contenus avec de la data. Cela nous a permis de faire le choix de créer des courtes vidéos pour le contenu théorique, et des infographies téléchargeables. Résultat : un gain de temps significatif lors de la mise à jour des ressources chiffrées.

Une fois ce problème posé et les solutions définies, vous allez ensuite discuter de la forme que prendra ce dispositif. La finalité du dispositif est essentielle mais la forme que celui-ci aura l’est tout autant. En le visualisant avec toutes les parties, vous allez gagner du temps et particulièrement sur les aller-retours pour corriger ou faire évoluer le dispositif. Il s’agit de la durée des modules, le placement des boutons, le choix des couleurs, le nombre de ressources : par exemple, combien de vidéos, de combien de minutes chacune environ, accessibles sur quel support…

Ces choix ne sont bien évidemment pas définitifs et peuvent évoluer avec le temps mais ils vous feront gagner du temps sur votre production. Vos commanditaires peuvent ne pas être habitués à la forme que peut prendre un module.

C’est aussi à cette étape-là que vous pouvez réfléchir à l’accessibilité de vos formations en réunissant les acteurs impliqués dans cette démarche (4) pour anticiper les transcriptions de vos supports audio, le choix des couleurs, ou de réfléchir aux options d’interaction pour répondre à un public en situation de handicap.

Étudier ses outils et en voir les opportunités

Je vous invite à prendre du temps pour étudier l’ensemble de vos outils que cela soit de votre LMS à vos outils auteurs. Essayez pour chacun de répondre aux questions suivantes :

  • Combien d’outils disposons-nous ?
  • Quelles fonctionnalités utilisons-nous le plus ?
  • Quelles sont celles que nous n’avons jamais utilisées ?
  • Quels outils répondent aux mêmes usages ?
  • Quels sont les problèmes que cherche-t-on à résoudre ?
  • Quels usages à venir pourrons-nous répondre avec ces outils ?
  • Avons-nous besoin d’une bibliothèque d’images payante ou bien seulement de quelques illustrations ? etc. 

Alors, quel est le verdict ? Généralement, nous sous-exploitons nos outils. Prendre le temps de réfléchir aux fonctionnalités utilisées peut vous faire gagner sur votre budget. 

Sur un LMS déjà en place, on a observé que nous utilisons uniquement les fonctionnalités principales pour diffuser du contenu et la complétion de quiz. Après audit du coût du LMS et un comparatif d’autres LMS, on s’est rendu compte que nous pouvions réaliser des économies au niveau du budget outil. Résultat : un budget LMS divisé par trois.

Si jamais vous devez vous séparer d’un outil, prenez en compte vos deadlines de renouvellement mais également les conditions de fin de contrat. C’est aussi le moment de réfléchir à tout ce que vous avez pu créer via ces outils et de les transposer sur un autre. Cette étape peut paraître longue à court terme mais peut s’avérer être un gain financier sur du long terme en vous séparant d’un outil ou en envisageant un LMS avec des fonctionnalités davantage centrées sur votre besoin.

C’est aussi à cette occasion de cette étude qu’il est pertinent de réfléchir à l’apport de l’Intelligence Artificielle (IA) dans vos outils pour votre conception, notamment parce que vos formateurs et vos apprenants l’utilisent déjà. L’IA n’est pas qu’un gadget, elle peut être un véritable levier quand on s’interroge sur son apport : comment affiner mes prompts pour les réutiliser ? Est-ce que j’ai besoin de l’IA pour créer ?

Miser sur les bibliothèques de contenus et les gabarits

Avez-vous déjà vu les vidéos de Disney où on voit plusieurs scènes d’animation identiques mais dans des dessins-animés différents ? La réutilisation de contenus est essentielle en 2026 pour optimiser son budget. À l’instar de Disney, faites la même chose pour vos modules et réutilisez vos gabarits voire même certains de vos contenus (selon l’accord défini avec votre commanditaire).. 

En effet, misez sur la création de vos gabarits en ayant des templates de modules (intro, outro, animation, boutons de navigation, place du logo etc.), l’habillage des vidéos (bandeau défilant avec le nom et le prénom de l’intervenant), des infographies (section du titre, nombre de colonnes), des templates de quiz, etc., prêts à l’emploi. 

La création de gabarits vous fera gagner du temps lors de votre conception pédagogique, vous n’aurez plus qu’à les dupliquer et les adapter selon le besoin. 

N’hésitez pas à les recenser dans une bibliothèque de gabarits en les répertoriant et à construire de la même manière une bibliothèque de grains pédagogiques créés. Vous pouvez qualifier chaque grain : objectif pédagogique, format, durée, prérequis, mots-clés, le besoin auquel il a répondu sans oublier où est-il stocké, etc. Cela peut prendre la forme d’un tableau Excel partagé ou une base de données dans l’outil Notion ou directement depuis votre LMS si la fonctionnalité est proposée.

Cette base vous sera utile et économique pour vos futurs projets. Selon vos besoins de formation à venir, il est fort probable que vous ayez déjà œuvré sur le sujet, vous n’aurez plus qu’à réutiliser le grain et l’adapter. Je vous invite à la faire soit à la livraison, soit à la mise en ligne d’un dispositif. 

C’est également à cette étape-là que je vous invite à ne pas négliger le versioning de vos conceptions pédagogiques. Le versioning va permettre de statuer à l’instant T des objectifs, des compétences traitées, des modalités de vos ressources pédagogiques. Cela permet également de désacraliser le mythe de la version finale et parfaite mais surtout d’éviter des confusions au niveau des mises à jour ou modifications de contenus avant de livrer la ressource et le module. Vous gagnerez du temps lors de la réutilisation de vos contenus. 

En résumé :
L’optimisation de votre budget pour vos formations e-learning, ce n’est pas qu’une dépense c’est un levier stratégique. La véritable question est de savoir non pas combien investir mais où et pourquoi. Cette liste de conseils n’est pas exhaustive et n’hésitez pas à nous partager vos recommandations pour 2026 !
Sources :

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Organisme de formation : comment dessiner votre avenir dans un secteur en pleine mutation ? https://www.digiformag.com/organisme-formation-comment-dessiner-avenir-2026/ https://www.digiformag.com/organisme-formation-comment-dessiner-avenir-2026/#respond Tue, 10 Feb 2026 08:59:27 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22949 Si vous dirigez un organisme de formation professionnelle, une école privée ou un CFA, vous traversez sans doute une période paradoxale. Rester indépendant, se rapprocher d’un acteur plus structuré, envisager une cession ou une levée de fonds : ces options, autrefois lointaines, deviennent aujourd’hui des questions très concrètes. Le secteur n’a jamais été aussi stratégique […]

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Si vous dirigez un organisme de formation professionnelle, une école privée ou un CFA, vous traversez sans doute une période paradoxale. Rester indépendant, se rapprocher d’un acteur plus structuré, envisager une cession ou une levée de fonds : ces options, autrefois lointaines, deviennent aujourd’hui des questions très concrètes.

Le secteur n’a jamais été aussi stratégique : il pèse près de 30 milliards d’euros en France. Mais l’environnement dans lequel il évolue s’est nettement durci. Le marché reste très éclaté : des milliers de structures coexistent, souvent de taille modeste, tandis qu’une minorité concentre l’essentiel du chiffre d’affaires.

Dans ce contexte, les dynamiques de consolidation s’accélèrent, portées par des groupes, des investisseurs et des acteurs en quête de taille critique, tandis que le cadre réglementaire et économique se renforce.

Les enveloppes budgétaires se resserrent. France Compétences doit composer avec des déficits structurels, et les ajustements, bien que progressifs, sont bien réels : reste à charge pour les bénéficiaires, contrôles plus fréquents, exigences accrues en matière de qualité, de traçabilité et de conformité.

Autant de facteurs qui obligent désormais les dirigeants à se positionner clairement : structurer, accélérer… ou transmettre ?

2026 : investir, se structurer, ou changer d’échelle

En 2026, ces tendances se confirment. L’intelligence artificielle s’invite dans les parcours pédagogiques, l’apprentissage continue de se développer, et la pression sur les coûts reste forte. Tout cela suppose du temps, des investissements, et une organisation de plus en plus structurée.

La consolidation s’accélère : un mouvement de fond désormais incontournable

Dans ce contexte, un phénomène s’accélère : le regroupement des acteurs. Des groupes de formation plus importants, des écoles déjà structurées ou des investisseurs spécialisés rachètent des organismes plus ciblés.  

Objectifs : élargir leur catalogue, mutualiser les fonctions support, renforcer leur présence digitale ou accéder à de nouvelles expertises.

Les acheteurs sont bien présents, en particulier lorsque les structures proposent :

• des formations recherchées (intelligence artificielle, soft skills, transition écologique, compétences métiers en tension et réglementaires) ;
• des revenus récurrents, notamment via des contrats avec des entreprises ;
• ou une organisation déjà professionnalisée.

Transmettre son organisme n’est évidemment pas une obligation. Beaucoup de dirigeants poursuivent et développent leur activité avec succès. Pour d’autres, c’est une manière sereine de valoriser des années de travail, de sécuriser l’avenir des équipes et des apprenants, et d’ouvrir un nouveau chapitre personnel et professionnel.

Valorisation : ce que les acheteurs regardent vraiment (au-delà du chiffre d’affaires)

Quand un dirigeant pense à la valeur de son organisme, il pense souvent d’abord à son chiffre d’affaires. C’est naturel. Mais dans les faits, ce n’est ni le seul, ni le principal indicateur retenu par les acquéreurs.

Sur le marché de la formation, les opérations se réalisent le plus souvent sur la base de multiples d’EBE (Excédent Brut d’Exploitation), généralement compris entre 4x et 12x, avec des écarts significatifs selon la récurrence des revenus, la dépendance aux dispositifs publics, le niveau de structuration de l’organisation et surtout la taille.

Ce multiple n’est jamais automatique : il dépend notamment de la lisibilité, de la durabilité et de la transmissibilité de l’activité.

Un organisme qui génère des revenus réguliers, notamment auprès d’entreprises, sera ainsi mieux valorisé qu’une structure très dépendante d’un seul dispositif ou d’un financement public spécifique. De même, une organisation capable de se développer sans alourdir excessivement ses coûts grâce au digital, à des contenus bien structurés ou à des process éprouvés bénéficiera naturellement d’un coefficient plus favorable.

La question de l’équipe est également centrale.

Lorsqu’un organisme repose quasi exclusivement sur son dirigeant, le risque perçu est plus élevé, ce qui pèse sur la valorisation. À l’inverse, la présence d’une équipe autonome, même réduite, rassure immédiatement : elle démontre que l’activité peut se poursuivre, évoluer et se structurer dans le temps.

Enfin, dans un secteur aussi réglementé que la formation, la conformité n’est pas un détail. Une certification Qualiopi maîtrisée, une traçabilité claire et une gestion sereine des contrôles font pleinement partie de l’équation. Tout comme un positionnement clair : une expertise reconnue, y compris sur une niche, vaut souvent mieux qu’un catalogue trop large et peu lisible.

C’est souvent à ce stade que les dirigeants prennent conscience que leur structure est plus valorisable qu’ils ne l’imaginaient, dès lors que les fondamentaux économiques et organisationnels sont bien en place.

Se poser les bonnes questions, sans urgence ni pression

Aborder un projet de rapprochement ou de transmission peut sembler impressionnant. En réalité, il ne s’agit pas d’une décision brutale, mais d’un cheminement progressif.

Tout commence généralement par un regard posé sur l’existant : comprendre la dynamique des dernières années, identifier ce qui fonctionne bien, ce qui repose encore trop sur le dirigeant, et ce qui pourrait être renforcé. Cette phase n’a rien de formel ; elle permet avant tout de clarifier sa propre situation.

Vient ensuite le temps des échanges. Parler avec d’autres dirigeants, observer les mouvements du secteur, confronter son ressenti à des expériences concrètes. Beaucoup découvrent à cette occasion que les opérations se font rarement dans l’urgence, et presque toujours dans la discrétion.

Dirigeant d’OF : le bon moment pour prendre un peu de hauteur

En 2026, le secteur de la formation continue de se transformer rapidement. Pour les dirigeants qui ont bâti une structure solide, c’est souvent un moment charnière : celui où la valeur existe, où les options sont ouvertes, et où il devient pertinent de prendre du recul.

Réfléchir à l’avenir de son organisme, ce n’est pas renoncer. C’est reconnaître le chemin parcouru, sécuriser ce qui a été construit et, parfois, s’ouvrir la possibilité d’un nouveau chapitre.

Il n’y a pas d’urgence.
Juste une question à se poser, calmement :
Et si c’était le bon moment pour faire le point ?

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Évaluer les acquis : fondement de toute formation et certification… et levier stratégique pour les organismes de formation https://www.digiformag.com/evaluer-les-acquis-fondement-de-toute-formation-et-certification-et-levier-strategique-pour-les-organismes-de-formation/ https://www.digiformag.com/evaluer-les-acquis-fondement-de-toute-formation-et-certification-et-levier-strategique-pour-les-organismes-de-formation/#respond Wed, 04 Feb 2026 09:54:26 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22860 L’évaluation des acquis est bien plus qu’une étape réglementaire ou une case à cocher dans un process qualité. Elle constitue le socle sur lequel repose la crédibilité d’un parcours certifiant… mais pas que ! Une formation professionnelle n’a de valeur que si l’on peut prouver que les compétences visées ont été effectivement acquises et sont […]

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L’évaluation des acquis est bien plus qu’une étape réglementaire ou une case à cocher dans un process qualité. Elle constitue le socle sur lequel repose la crédibilité d’un parcours certifiant… mais pas que !

Une formation professionnelle n’a de valeur que si l’on peut prouver que les compétences visées ont été effectivement acquises et sont mobilisables dans un contexte professionnel réel.

Dans le cadre d’un enregistrement au Répertoire Spécifique ou au RNCP, la question de l’évaluation est systématiquement au cœur de l’instruction des dossiers. En effet, pour France Compétences, l’évaluation certificative n’est pas un élément « secondaire » (ce qui est encore le cas pour bon nombre d’organismes de formation qui résument l’évaluation à un quizz ou petit exercice théorique…), mais bien le cœur de la démonstration attendue : c’est elle qui permet de garantir que la certification délivrée constitue un repère fiable pour le marché du travail.

Cette exigence dépasse largement le cadre administratif. Elle doit résonner pleinement dans la stratégie de l’organisme porteur du projet – mais aussi de tout organisme de formation quand bien même il ne s’inscrirait pas dans un projet de certification – car elle engage à la fois sa responsabilité et sa réputation.

Évaluer et délivrer un certificat de réussite, c’est affirmer que le titulaire maîtrise les compétences (autrement dit les objectifs de la formation), que ces dernières ont été observées et mesurées de manière objective.

Et, cerise sur le gâteau (qui n’est pas une option pour les porteurs de projets de certification), si l’évaluation est assurée par un jury autre que le formateur, alors son impartialité est assurée.

 

La certification s’articule autour de l’évaluation

 

On a parfois tendance à aborder le sujet de l’évaluation (j’entends par là le « comment va-t-on évaluer ? ») en fin de parcours, comme un simple outil de validation. Or, elle devrait être au contraire l’élément de départ de toute ingénierie de certification et de formation. Un projet certifiant (mais aussi de formation, vous l’aurez compris) se construit d’abord autour de la démonstration de la compétence acquise. Cela signifie que les modalités d’évaluation doivent être conçues en amont, pour refléter au plus juste les situations professionnelles que le titulaire sera amené à gérer.

De la même manière, la formation qui prépare à cette certification ne peut être pensée indépendamment du dispositif évaluatif. L’un et l’autre sont étroitement liés. Si l’on modifie une épreuve, il est souvent nécessaire de revoir le déroulé pédagogique ; si l’on introduit une nouvelle compétence à évaluer, cela impacte à la fois le contenu de la formation et la manière dont elle se termine.

C’est donc une approche circulaire, et non linéaire : l’évaluation ne vient pas après la formation, elle la structure. Et cette articulation est essentielle à la fois pour répondre aux exigences de France Compétences, mais aussi – et surtout – pour offrir une expérience cohérente et efficace aux futurs apprenants et titulaires.

 

Évaluer pour attester : une exigence de fond et de forme

Dans le cadre d’un dossier RS ou RNCP, l’évaluation vise à attester que les compétences du référentiel sont réellement maîtrisées. Cela suppose plusieurs choses : d’abord, que les compétences en question soient observables et évaluables (c’est tout l’enjeu du travail sur le référentiel de compétences). Ensuite, que les épreuves proposées permettent effectivement de recueillir la preuve de cette maîtrise, dans des conditions réalistes, équitables et reproductibles.

🎯Le choix des modalités d’évaluation dépend donc intrinsèquement de la nature des compétences visées.

  • Lorsqu’il s’agit de vérifier l’acquisition d’un savoir, on pourra recourir à des outils tels que des QCM, des questionnaires écrits ou oraux, voire des quiz numériques.
  • Si l’on souhaite observer un savoir-faire, une mise en situation professionnelle (réelle ou reconstituée) sera bien plus adaptée.
  • Enfin, pour les savoir-être associés à un savoir faire – qui relèvent de la posture, du comportement ou de la relation –, il est souvent pertinent de passer par des jeux de rôle, des simulations, ou des entretiens avec jury.

 

L’évaluation comme repère pour le marché

La fonction de l’évaluation ne s’arrête pas à valider l’apprentissage. Elle joue aussi un rôle structurant dans la reconnaissance des compétences transférées sur le marché. Une entreprise, un recruteur ou une branche professionnelle ne peuvent faire confiance à un titre ou une certification que si celle-ci repose sur une évaluation sérieuse, claire et cohérente avec les réalités métier.

C’est ce qui explique pourquoi l’enjeu de l’objectivité est si fort. Une certification, ou une attestation de réussite, délivrée sur la base d’un simple test écrit, sans observation de la compétence mise en œuvre, aura peu de valeur pour le monde professionnel. À l’inverse, une certification qui mobilise des évaluations en situation, croisées avec des écrits professionnels et des présentations orales, sera perçue comme beaucoup plus robuste.

La responsabilité du certificateur et de l’organisme de formation qui prépare à l’acquisition des compétences est donc engagée sur deux fronts : garantir la fiabilité de son dispositif d’évaluation d’une part, et démontrer que celui-ci est suffisamment rigoureux pour produire un niveau reconnu, mobilisable et transférable dans le monde professionnel.

 

Penser des évaluations faisables et équitables

Concevoir un bon dispositif d’évaluation, c’est aussi penser à sa faisabilité opérationnelle.

De  nombreux projets proposent encore des mises en situation idéales sur le papier, mais difficilement organisables dans les faits, faute de moyens techniques, humains ou logistiques. Cela peut devenir un vrai frein au déploiement de l’évaluation.

Il est donc nécessaire d’anticiper tous les paramètres de mise en œuvre :

  • les ressources nécessaires,
  • la formation des jurys,
  • les critères d’évaluation,
  • les supports, les durées, les seuils de réussite.Le dispositif doit être réaliste, duplicable, et pouvoir s’appliquer à différents profils de candidats. En bref… exit les usines à gaz. Evaluations sérieuses ne rime pas systématiquement avec complexité (en revanche avec pertinence oui !).

Il convient également de tenir compte des publics visés. Une même compétence ne s’évaluera pas de la même façon selon qu’elle s’adresse à des cadres ou des techniciens, à des professionnels en reconversion ou à des salariés expérimentés. Des aménagements peuvent être nécessaires pour assurer l’équité – notamment pour des publics en difficulté avec l’écrit, ou en situation de handicap.

Une bonne pratique consiste à tester les modalités en amont, en conditions réelles ou simulées, pour s’assurer de leur pertinence, de leur clarté et de leur faisabilité. Ce retour d’expérience permet d’ajuster les modalités, les supports ou encore la durée des épreuves avant la généralisation du dispositif.

 

En conclusion : évaluer, c’est structurer, prouver, professionnaliser

En somme, l’évaluation des acquis n’est pas qu’un outil pédagogique et certificatif : c’est un levier stratégique pour les organismes qui souhaitent professionnaliser leurs parcours, légitimer leurs formations et renforcer la reconnaissance de leurs titres.

C’est aussi un moyen de donner du sens à l’ensemble du processus de formation : car si ce qui est enseigné ne peut être attesté, alors il devient difficile d’en revendiquer la valeur.

Dans un contexte réglementaire où les exigences de qualité sont croissantes, et où les attentes du marché se renforcent, l’évaluation est plus que jamais un facteur différenciant. Il s’agit alors de se saisir de cette formidable opportunité de structurer des parcours plus solides, plus cohérents et plus impactants.

 

 

 

🎓 ALLER PLUS LOIN
Rendez-vous sur l’Academy Digiforma pour comprendre tous les enjeux de la certification professionnelle

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Période de reconversion : les décrets enfin sortis ! https://www.digiformag.com/periode-de-reconversion-les-decrets-enfin-sortis/ https://www.digiformag.com/periode-de-reconversion-les-decrets-enfin-sortis/#respond Mon, 02 Feb 2026 15:28:14 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22920 Les décrets d’application actent l’entrée en vigueur de la période de reconversion, en remplacement de la Pro-A. Ils en précisent le cadre financier et opérationnel.   Période de reconversion : les  nouveautés La période de reconversion se substitue à la Pro-A, avec une logique inchangée sur le fond : Articulation emploi / formation Initiative portée […]

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Les décrets d’application actent l’entrée en vigueur de la période de reconversion, en remplacement de la Pro-A. Ils en précisent le cadre financier et opérationnel.

 

Période de reconversion : les  nouveautés

La période de reconversion se substitue à la Pro-A, avec une logique inchangée sur le fond :

  • Articulation emploi / formation
  • Initiative portée par l’entreprise, en co-construction avec les salariés
  • Objectif d’évolution ou de reconversion professionnelle

Les modalités prévues par le décret

Sur le financement :

  • À défaut d’accord de branche, la prise en charge est fixé à 9,15 € par heure.
  •  Le montant moyen de prise en charge par parcours est fixé à 5 000 €.
  •  Un accord collectif ou décision unilatérale de l’employeur peut prévoir la prise en charge de l’écart de rémunération ou des frais annexes (transport, hébergement, restauration)

Ces dépenses peuvent être financées via les contributions conventionnelles de branche

Sur la mise en œuvre :

👉 le dossier est transmis par l’employeur à l’OPCO, par voie dématérialisée, dans les 30 jours précédant le début de la reconversion

👉 l’OPCO dispose de 20 jours pour se prononcer sur la prise en charge
Un refus est possible
Par décision motivée
En cas de non-respect du cadre légal ou conventionnel

Les conditions pour que le dispositif fonctionne

  • des accords de branche clairs et opérationnels,
  •  une capacité des OPCO à financer au-delà du minimum réglementaire
  •  des employeurs outillés pour monter des dossiers solides
  • une articulation cohérente avec les autres dispositifs de formation et de transition professionnelle

 

Télécharger le décret 

 

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A l’heure du budget 2026, l’apprentissage entre dans une nouvelle ère https://www.digiformag.com/a-lheure-du-budget-2026-lapprentissage-entre-dans-une-nouvelle-ere/ https://www.digiformag.com/a-lheure-du-budget-2026-lapprentissage-entre-dans-une-nouvelle-ere/#respond Wed, 28 Jan 2026 10:17:17 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22903 [Cette année, Digiformag initie un cycle d’articles dédiés au CFA. Et pour démarrer, nous avons laissé carte blanche à Mathieu Guyot, rédacteur et expert du secteur. Ce dernier nous partage sa vision de l’année 2026 avec une bonne dose de lucidité.]   On ne va pas se mentir. Il est difficile de souhaiter une bonne […]

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[Cette année, Digiformag initie un cycle d’articles dédiés au CFA. Et pour démarrer, nous avons laissé carte blanche à Mathieu Guyot, rédacteur et expert du secteur. Ce dernier nous partage sa vision de l’année 2026 avec une bonne dose de lucidité.]

 

On ne va pas se mentir.

Il est difficile de souhaiter une bonne année à l’apprentissage pour 2026. Même s’il est impossible de savoir précisément comment l’année va se dérouler, on peut légitimement penser qu’elle ne sera pas de tout repos.

C’est ça le problème avec les habitudes : elles sont plus faciles à prendre qu’à perdre.

Or, depuis quelques années, nous nous étions habitués au soutien financier de l’apprentissage. Alors forcément, quand les mesures d’économies drastiques, et parfois, j’ose le dire, assez vides de sens, arrivent, ça grince, voire ça coince.

Sans mélanger prospective et divination, puisque la position des étoiles ne changera rien aux NPEC, nous pouvons essayer un petit exercice d’anticipation.

 

L’apprentissage en 2026, mois par mois

 

Janvier.
Les motions de censure sont rejetées, la loi de finance passe en force. En attendant, c’est l’expectative. Pas d’aides au recrutement. Pas de budget pour France Compétences. L’ASP (agence de service et de paiement) qui gèle les versements. Et les OPCO qui hésitent dans leurs appels à projets. Tout l’écosystème apprentissage retient son souffle.

Février.
La loi est publiée, avec pour la première fois un budget à France Compétences inférieur à 1 milliard. Et pas qu’un peu, puisque les subventions de l’Etat pour 2026 seront de 650 millions. Et encore, si 2026 se déroule comme 2025, il est possible qu’elles soient revues à la baisse en cours d’année en fonction des économies réalisées.

Le décret fixant les modalités des aides arrive enfin. Mais mauvaise nouvelle, elles sont revues à la baisse. Ça, on peut quasiment en être sûr.


Mais quel critère va être impacté ? La fin de l’aide pour les entreprises de plus de 250 salariés ?

C’est ce qui semble être le plus probable.
Ce serait quand même désagréable de supprimer les aides pour les niveaux bac + 3 et plus alors que la participation obligatoire vient de faire son apparition.

Peut-on s’attendre à des conditions supplémentaires pour l’octroi des aides ? Comme le taux d’intégration post contrat ? Ou le taux d’obtention du diplôme ?

Je n’y crois pas. Stéphane Lardy (DG de France compétences) s’était exprimé à ce sujet lors de la semaine de l’alternance organisée par l’OPCO Uniformation en 2024. Ce type de critères entrainerait de facto des biais dans le recrutement d’apprentis.

Mars.
Les chiffres définitifs de l’apprentissage en 2025 sont connus. Et le bilan est sans appel. Ça baisse dans le secondaire. Ça baisse dans le supérieur. On flirte avec les – 60000 contrats annoncés par l’INSEE. Malgré tout, en regardant le contexte, l’apprentissage a plutôt bien résisté. Les premiers chiffres 2026 ne sont pas bons non plus, mais les communications positives se multiplient. Il faut sauver le soldat apprentissage.

Avril.
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, France compétences publie son nouveau référentiel de NPEC. Et comme prévu, les arbitrages ont été faits à la baisse. Les branches, via les CPNE, se sont mobilisées pour majorer de 20% quelques certifications clés, dans le budget qui leur était fourni.

En parallèle, le plan de lutte contre la fraude se met en place, et les contrôles se multiplient. France compétence sort Karoussel V2 afin de faciliter la remontée analytique, les analyses, et bien sûr, les audits. Tout le monde attend le nouveau référentiel Qualiopi qui tarde à se montrer.

 

Un changement de visage pour le financement de l’apprentissage

 

Ensuite, ça devient plus difficile d’anticiper sans avoir une marge d’erreur importante. La campagne 2026 dépendra fortement du niveau des aides et des nouveaux NPEC (niveau de prise en charge), qui, rappelons le, seront désormais fixés pour 3 ans.

Ce qui est sûr, c’est que le financement de l’apprentissage a changé de visage.
La logique « un contrat = un financement » présentée en 2018 devient « un contrat = de multiples financements » avec une part croissante d’investissement entreprise.

Nécessairement, cette sollicitation renforcée des employeurs ne peut pas être que financière. Si « tout travail mérite cotisations » (Jean-Pierre Farandou, ministre du travail, octobre 2025), tout financement mérite contrepartie.

Ce sera sûrement l’enjeu le plus important en tant que CFA au cours de l’année 2026.

  • Comment se transformer, et passer de prestataire de formations à partenaires de formation ?
  • Comment intégrer les employeurs dans la dynamique de développement, a minima de maintien ?

Co-construction des parcours, interventions régulières, extension de l’offre de services. Les possibilités sont nombreuses, et devront être choisies au regard des besoins réels des entreprises.

 

L’apprentissage a encore de beaux jours devant lui malgré les réformes

Ce constat un peu morose ne doit pas faire perdre de vue les bienfaits de l’apprentissage.
Diversité, mixité, insertion professionnelle, emploi des jeunes. Autant d’indicateurs qui ont prouvé ces dernières années que l’apprentissage était bien plus qu’un contrat, et évidemment plus qu’une ligne sur un budget.

Nous devons continuer de tout faire pour que les employeurs venus dans l’apprentissage par curiosité, ou même par opportunisme financier, restent par conviction.

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Financements 2026 : des formations RS bientôt plafonnées, le permis B menacé https://www.digiformag.com/financements-2026-des-formations-rs-bientot-plafonnees/ https://www.digiformag.com/financements-2026-des-formations-rs-bientot-plafonnees/#respond Mon, 26 Jan 2026 16:11:11 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22896 Rentrée 2026 : une formation professionnelle sous contraintes… et sous plafonds Chaque début d’année a son lot d’annonces, de promesses et d’incertitudes. Encore plus quand on travaille dans le secteur de la formation professionnelle. Toutefois, cette rentrée 2026 a une saveur particulière, bien plus instable que tout ce que j’ai pu connaitre en 15 ans […]

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Rentrée 2026 : une formation professionnelle sous contraintes… et sous plafonds

Chaque début d’année a son lot d’annonces, de promesses et d’incertitudes. Encore plus quand on travaille dans le secteur de la formation professionnelle.
Toutefois, cette rentrée 2026 a une saveur particulière, bien plus instable que tout ce que j’ai pu connaitre en 15 ans dans le secteur.

Un parfum de 49.3, de lignes budgétaires sous tension, et surtout cette impression familière dans la formation professionnelle :
on doit avancer… sans avoir encore toutes les règles du jeu.

Pourtant, certaines mesures sur le financement sont déjà concrètes, ne dépendant pas nécessairement du budget 2026.
D’autres sont annoncées, évoquées, fortement pressenties même si « pas encore votées », même si l’échéance se rapproche fortement 

Nous avons évoqué ce sujet au cours d’un Webinaire organisé avec Pascale LAGAHE le 22 janvier dernier.

Je vous propose une petite synthèse dans cet article ci-dessous.
À prendre avec toutes les précautions nécessaires.

Le CPF (encore) sous tension

Ce qui est désormais acté

  • Reste à charge revalorisé :
    103,20 € depuis le 1er janvier 2026 (indexé sur l’inflation)
  • CPF coconstruit facilité (décret du 03/12/2025) :
    • priorité donnée aux abondements employeurs
    • remboursement possible sous conditions
    • suivi via l’espace employeur (EDEF)

Ce qui est désormais quasi certain

Les dernières versions du projet de loi qui fera l’objet d’un 49.3 lèvent peu à peu le doute.

👉 L’article 81 du volet dépenses du budget 2026 acte le principe d’un plafonnement du CPF, renvoyé à des décrets d’application.

Sont concernés :

  • certifications au Répertoire Spécifique (hors CléA)
  • bilan de compétences
  • permis B

La VAE, un temps évoquée, ne serait finalement pas concernée.

Concernant le permis B : l’éligibilité sera limitée aux demandeurs d’emploi ou aux actifs avec cofinancement (employeurs, France Travail…).

Si le texte est adopté via le 49.3 et que la motion de censure est rejetée, une adoption dès début février est envisageable, sous réserve des décrets.

Alternance : des arbitrages assumés… et d’autres en attente

Ce qui est actif

  • Aide à l’embauche de 5 000 € réservée aux entreprises de moins de 250 salariés
    (niveaux 3 et 4)
  • Revalorisation des barèmes : +1,18 %

Ce qui n’est pas encore tranché

Autres financements : une stabilité relative, sans euphorie

Hors CPF et alternance, le paysage est plus calme. Pas d’euphorie, ni de dépenses incontrôlées, mais relativement lisible.

Les financements France Compétences sont maintenus, avec une stabilité ou une légère baisse :

  • PDC : 521 M€

  • PTP : 435 M€

  • CEP : 110 M€

Le FSE+ reste mobilisable jusqu’à fin juin 2026, principalement sur les projets liés à la transition numérique ou écologique.

La période de reconversion, qui remplace la PRO-A depuis le 1er janvier 2026, est bien posée dans les textes
(CDD de 6 à 12 mois, formations certifiantes de 150 à 450 heures…),
mais son financement reste suspendu aux décrets d’application.

Là encore, le cadre existe. Les détails, eux, attendent.

Ce qu’on peut en retenir (sans boule de cristal)

👉 Moins d’automatismes
👉 Plus de conditions
👉 Une formation professionnelle pilotée sous contrainte budgétaire

Le débat n’est donc pas seulement « qu’est-ce qui change ? » mais bien « comment continuer à faire bien, dans un cadre qui n’a pas fini de bouger ».

 

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🎓En savoir plus

Vous pouvez retrouver le replay de notre webinaire sur l’actualité des financements 2026 pour la formation professionnelle sur la chaine Youtube de Digforma.

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