Raphaële Champ, Digiformag https://www.digiformag.com/profil/raphaele/ Le magazine de la formation professionnelle Tue, 26 Aug 2025 14:16:47 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 Comment utiliser l’IA en formation ? https://www.digiformag.com/comment-utiliser-lia-en-formation-2/ https://www.digiformag.com/comment-utiliser-lia-en-formation-2/#respond Mon, 24 Mar 2025 09:00:28 +0000 https://magpreprod.wpengine.com/?p=17972 – Article modifié le 24 mars 2025 – L’intelligence artificielle transforme de nombreux secteurs, et celui de la formation n’y échappe pas. Pourquoi ne pas essayer de comprendre comment utiliser cette technologie pour améliorer aussi bien l’efficacité que la personnalisation de vos programmes ?  Dans un contexte où la formation est perçue sous l’approche des […]

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– Article modifié le 24 mars 2025 –

L’intelligence artificielle transforme de nombreux secteurs, et celui de la formation n’y échappe pas. Pourquoi ne pas essayer de comprendre comment utiliser cette technologie pour améliorer aussi bien l’efficacité que la personnalisation de vos programmes ? 

Dans un contexte où la formation est perçue sous l’approche des compétences (et non plus des métiers), l’IA se révèle précieuse. Ne serait-ce qu’auprès des décideurs qui estiment, pour 61% d’entre eux, que l’IA et l’automatisation seront les porte-drapeaux d’une plus grande envie de se former. 

Quels sont les moyens à votre disposition ? Comment exploiter au mieux les capacités de l’intelligence artificielle ? Découvrez nos suggestions. 

La personnalisation des parcours de formation

L’IA permet de personnaliser les parcours d’apprentissage, répondant ainsi aux besoins individuels de chaque apprenant. Tout ceci dans le but d’améliorer non seulement l’engagement, mais aussi les résultats de l’apprentissage.

Quelques outils à tester

  • Les plateformes d’apprentissage adaptatif : ces plateformes utilisent des algorithmes pour ajuster le contenu en fonction des réponses et des progrès de l’apprenant. On pense par exemple à Coursera et Edmentum.
  • Les algorithmes de recommandation de contenu : similaires aux recommandations de Netflix, ces algorithmes suggèrent des ressources pédagogiques pertinentes en fonction des intérêts et des performances de l’apprenant.

Vous l’aurez compris, le premier cas oriente l’apprenant sans lui laisser voir qu’il existe d’autres options, tandis que le second suggère

En plus des deux premières citées, NovoEd et Degreed sont deux plateformes qui s’appuient sur l’IA pour offrir des parcours d’apprentissage personnalisés. Chacune d’elles analyse les lacunes et les compétences des apprenants pour proposer des modules spécifiques. Ainsi, elles optimisent le temps et l’effort nécessaires à la complétion d’une formation.

En 2025, certaines plateformes vont encore plus loin, en s’appuyant sur des IA génératives capables de produire automatiquement des exercices, des vidéos explicatives, ou des supports d’évaluation, adaptés à chaque apprenant. L’expérience est non seulement personnalisée, mais aussi enrichie de contenus créés à la volée en fonction du profil et des besoins.

À lire également : Quel est l’impact de l’IA sur la façon dont nous formerons ?

L’automatisation des tâches administratives et pédagogiques

L’IA réduit considérablement la charge administrative des formateurs en automatisant des tâches les plus répétitives et les plus chronophages.

Quelques outils à tester

  • Les logiciels d’évaluation automatique : des outils comme Gradescope et Turnitin réalisent une correction rapide et précise des quizz et des évaluations, vous libérant ainsi un temps considérable.

Il existe désormais des assistants pédagogiques virtuels qui génèrent automatiquement des bilans de progression personnalisés pour chaque apprenant et proposent des ressources de remédiation ciblées, en quelques secondes.

L’analyse des données pour améliorer l’apprentissage

L’IA analyse les données des apprenants pour fournir des insights précieux qui permettent d’améliorer les programmes de formation.

Quelques outils à tester

  • Les plateformes d’analyse des performances des apprenants : Intellum et Valamis incluent des outils pour suivre les progrès, identifier les difficultés et adapter les contenus en conséquence.

En 2025, l’analyse prédictive est devenue un atout majeur pour les organismes de formation. Les IA anticipent les risques de décrochage, évaluent les compétences acquises en continu et recommandent des ajustements en temps réel pour optimiser la réussite de chaque parcours.

Intellum utilise l’analyse des données pour proposer des parcours d’apprentissage personnalisés, tout en suivant l’engagement et les performances des apprenants. De son côté, Valamis offre des tableaux de bord détaillés pour aider les formateurs à ajuster leurs stratégies pédagogiques en temps réel.

À lire également : Comment innover dans la formation à distance ?

L’utilisation de chatbots et d’assistants virtuels

Ces deux solutions soutiennent le travail à la fois des apprenants et des formateurs en répondant aux questions et en fournissant un support en continu.

Quelques outils à tester

  • Les chatbots éducatifs : Cognitivescale et Docebo proposent des chatbots capables de répondre aux questions des apprenants, facilitant ainsi un apprentissage autonome.
  • Les assistants virtuels pour formateurs : ces outils aident à préparer les cours, à trouver des ressources pédagogiques et à organiser des activités.

Docebo utilise des chatbots pour répondre aux questions courantes des apprenants, les guide à travers les modules de formation et leur fournit un feedback immédiat. Cognitivescale, quant à lui, aide les formateurs en automatisant les tâches de préparation des cours.

Autre exemple, autre format, découvrez le pitch inspirant du fondateur de Khan Academy qui s’outille aussi d’un chatbot : 

 

Une formation immersive avec la réalité virtuelle et augmentée

La réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR) offrent des expériences immersives, rendant l’apprentissage plus engageant et efficace. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont utilisées par les médecins ou les militaires ! 

À lire également : L’e-learning pour apprendre les gestes techniques

Quelques outils à tester

  • Les simulateurs de formation en VR : Meta Quest (le nouvel Oculus) et HTC Vive proposent des environnements immersifs pour des formations pratiques, comme les simulations médicales ou techniques.
  • Les applications de réalité augmentée : Google ARCore et Apple ARKit permettent de superposer des informations virtuelles sur le monde réel, facilitant ainsi des exercices interactifs.

Les simulateurs VR de Meta sont utilisés pour des formations pratiques en médecine, permettant aux étudiants de s’exercer dans des environnements sécurisés et réalistes. De l’autre côté du spectre, les applications AR comme celles développées avec Google ARCore sont utilisées pour des formations interactives, typiquement en sciences et en ingénierie.

L’IA apporte des bénéfices non négligeables à la fois pour les formateurs et pour les apprenants. Toute la question étant de bien doser le rapport humain/machine. Si vous voulez tester, profitez de son action pour lui confier et des tâches et, pendant ce temps, penchez-vous sur des missions dont vous seuls avez la réponse. De quoi débloquer tous ces sujets en cours et voir un nouveau visage de l’apprentissage !

Les nouveaux usages de l’IA en 2025

Au-delà des fonctionnalités classiques, de nouveaux usages se développent fortement en 2025 :

  • Les chatbots éducatifs offrent un accompagnement 24h/24, répondant aux questions des apprenants et les orientant dans leur parcours.
  • Les environnements d’apprentissage immersifs, créés avec l’aide de l’IA, permettent de simuler des situations professionnelles complexes.
  • Les générateurs de contenus adaptent les supports de cours à différents niveaux (débutant, intermédiaire, avancé) en temps réel.

Former les formateurs à l’IA

Face à la montée en puissance de l’IA, il devient indispensable de former les formateurs à ces outils.
Des formations spécifiques émergent pour apprendre à intégrer l’IA dans la conception pédagogique, dans la relation apprenant, mais aussi dans la gestion des formations.

L’exemple du cabinet Forvis Mazars, qui forme tous ses collaborateurs à l’usage stratégique de l’IA, démontre que cette transition concerne tous les acteurs, pas seulement les apprenants.

Les limites à avoir en tête

Toute technologie doit être utilisée avec discernement. L’IA n’est pas infaillible et comporte des risques si elle est utilisée sans contrôle humain.

Parmi les limites courantes :

  • Une dépendance trop forte aux algorithmes : si tout est automatisé, on peut passer à côté de signaux faibles importants (perte de motivation, fatigue…).
  • L’opacité de certaines décisions prises par les IA : on parle ici de “boîtes noires” algorithmiques qui empêchent parfois de comprendre pourquoi tel contenu est proposé plutôt qu’un autre.

À cela s’ajoutent les enjeux éthiques croissants en 2025 : transparence des modèles d’IA, protection des données personnelles, biais discriminants, et nécessité d’un cadre réglementaire clair. L’UE et la France travaillent d’ailleurs sur des normes encadrant leur utilisation dans les secteurs sensibles comme l’éducation.

Conclusion

Utiliser l’IA en formation, c’est ouvrir la porte à des expériences plus riches, plus personnalisées et plus efficaces. Mais c’est aussi une responsabilité. Pour tirer le meilleur de ces technologies, il est essentiel de bien les comprendre, de se former, et de garder l’humain au centre de l’apprentissage.

En 2025, l’IA ne remplace pas les formateurs. Elle les assiste, les complète, les libère de certaines tâches. Elle devient leur copilote pédagogique.

 

Crédit photo : This Is Engineering

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Former des profils neuroatypiques https://www.digiformag.com/former-des-profils-neuroatypiques/ Thu, 24 Oct 2024 06:00:24 +0000 https://www.digiformag.com/?p=15572 Et si vous aviez l’occasion d’accompagner Poincaré, Newton ou Zuckerberg dans leur apprentissage ? Alléchant, mais pas si simple ! Ces vedettes intellectuelles font en effet partie de ceux que l’on appelle les « neuroatypiques », ceux qui se fraient leur chemin à travers notre monde. Penser aux profils neuroatypiques est indispensable pour que votre formation soit attrayante et […]

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Et si vous aviez l’occasion d’accompagner Poincaré, Newton ou Zuckerberg dans leur apprentissage ? Alléchant, mais pas si simple ! Ces vedettes intellectuelles font en effet partie de ceux que l’on appelle les « neuroatypiques », ceux qui se fraient leur chemin à travers notre monde.

Penser aux profils neuroatypiques est indispensable pour que votre formation soit attrayante et adaptée à tous. De la considération des différences de chacun à la personnalisation de votre accompagnement, quelques pistes de réflexion…

Qu’est-ce qu’une personne neuroatypique ?

En 1998, la psychologue Judy Singer théorise le concept de neurodiversité en observant les comportements mystérieux de sa fille à la maison et à l’école. Elle soulève alors la question d’une norme neurologique qui scinderait les individus en deux parties :

  • celle des neurotypiques qui disposent d’un fonctionnement cérébral commun ;
  • celle des neuroatypiques dont les caractéristiques et les schémas de pensée peuvent différer des normes établies. Que ce soit en termes de compétences sociales, d’appréhension sensorielle ou encore de traitement de l’information.

Cette distinction n’a pas pour but de créer une ségrégation sociale, loin de là. Elle permet surtout d’intégrer la différence pour proposer un autre modèle que celui régi par la norme. Le tout, afin de créer un environnement accueillant pour chacun.

Bonne nouvelle : 25 ans plus tard, la discussion s’est enfin démocratisée. Grâce à un entourage plus attentif et informé, la neuroatypie peut être détectée dès le plus jeune âge, bien que certains diagnostics soient encore tardifs.

Les profils neuroatypiques sont divers et englobent :

  • les troubles du spectre de l’autisme (TSA), notamment le syndrome d’Asperger ;
  • les « dys » : dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysorthographie, dyscalculie, etc. ;
  • les TDA-H : les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité ;
  • les hauts potentiels intellectuels (HPI) et hauts potentiels émotionnels (HPE) ;
  • les hypersensibles.

Quoi qu’il en soit, les problématiques rencontrées par les personnes neuroatypiques se poursuivent à l’âge adulte, que ce soit dans le monde professionnel ou dans le cadre d’une formation. C’est à ce moment-là que votre rôle devient crucial.

[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=jfwRegf4mE0[/embedyt]

 

Pourquoi adapter son offre de formation aux personnes neuroatypiques ?

À l’heure où l’inclusion n’est plus un gros mot, il est essentiel de prendre en compte les caractéristiques atypiques afin de garantir une égalité des chances, notamment en termes d’apprentissage et de parcours professionnel. D’autant plus lorsque la Fédération Française des Dys (FFDys) nous apprend que 20 % de la population est considérée comme neuroatypique !

Si elles ne sont pas prises en compte, les spécificités des personnes neuroatypiques peuvent impliquer des risques pour leur santé physique et mentale : dépression, burnout, anxiété généralisée, etc. Afin de se conformer au cadre (parfois exigu), bon nombre d’entre elles tentent d’ailleurs de dissimuler leurs troubles. Si vous faites le choix d’une formation inclusive, vous créez une ouverture de la parole bienveillante tout en vous rapprochant de l’adaptive learning.

Plus qu’un ajustement, votre formation peut également apparaître comme une réelle alternative pour les individus neuroatypiques qui présentent des signes d’anxiété sociale, notamment lorsqu’elle repose sur le principe de l’e-learning. Grâce à l’apprentissage à distance, fini les appréhensions et les inconforts.

Comment adapter votre formation aux apprenants neuroatypiques ?

Des entreprises commencent à s’engager en faveur de la diversité cognitive, comme Orange et son dispositif Neuroteam qui offre un accompagnement des personnes neurotaypiques avec un double objectif pédagogique et informatif. Une telle démarche semble pouvoir être transposée au monde de la formation. Si, comme son nom l’indique, la neurodiversité évoque une multiplicité des profils, commencez par ouvrir la discussion sur ce sujet. Ainsi, vos apprenants pourront vous communiquer leur diagnostic. Pour la suite, voici quelques conseils méthodologiques sur lesquels vous appuyer.

Individualisation de la formation

Les profils neuroatypiques étant divers, personnalisez la formation en tenant compte de leurs intérêts, de leurs compétences et de leur style d’apprentissage. Soyez flexible et adaptez vos méthodes pédagogiques afin de répondre à leurs besoins spécifiques. Par exemple, vous pouvez ajuster la durée des séances en fonction de la capacité de concentration de la personne.

Communication claire et adaptée

Utilisez un langage clair, simple et perceptible pour échanger avec des personnes neuroatypiques. Donnez des instructions précises et prenez le temps de repérer si les apprenants perçoivent le monde plutôt en images, en mots, ou en motifs afin de varier vos supports pédagogiques. Encouragez-les à poser des questions et à exprimer leurs besoins ou leurs préoccupations.

Pédagogie du concret

Généralement, les apprenants neuroatypiques ont une préférence pour le concret et évitent les activités en équipe. Par conséquent, certaines techniques sont à privilégier :

  • les exercices pratiques ;
  • les études de cas ;
  • la formation à distance et flexible dans le temps ;
  • les simulations ;
  • les logiciels interactifs ;
  • l’entraînement à la tâche.

Structuration de l’environnement

Créez un environnement d’apprentissage structuré et prévisible. Fournissez des routines et des horaires clairs, en indiquant les activités prévues et les transitions entre celles-ci. De telles précisions rassurent et laissent l’énergie disponible pour se concentrer sur le contenu de la formation. Utilisez des repères visuels, tels que des pictogrammes ou des tableaux de tâches pour aider à organiser les activités.

Offrir un environnement structuré est clé pour la formation des personnes neuroatypiques

Suivi et évaluation

Évaluez régulièrement les progrès des apprenants neuroatypiques et identifiez les domaines qui nécessitent un soutien supplémentaire. En tant que personne ressource, fournissez un accompagnement personnalisé pour maximiser leur réussite. Il serait également intéressant de laisser votre formation disponible plus longtemps qu’à l’accoutumée, à titre de rappel ou de confirmation.

Former des adultes neuroatypiques est une aventure stimulante et enrichissante. En adoptant une approche inclusive, en adaptant les méthodes pédagogiques et en favorisant leur autonomie, vous contribuerez à construire un monde où chaque individu peut s’épanouir. Lancez-vous dans cette formidable entreprise et les apprenants neuroatypiques vous remercieront !

 

En savoir plus :

Découvrez notre webinaire sur la neurodiversité en formation

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L’IA en e-learning : les 6 pièges à éviter et les 6 bonnes pratiques https://www.digiformag.com/lia-en-e-learning-les-6-pieges-a-eviter-et-les-6-bonnes-pratiques/ Mon, 30 Sep 2024 06:00:18 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17974 Au Leaning Technologies comme ailleurs, l’Intelligence Artificielle est sur toutes les lèvres. C’est bien normal vu ses capacités à augmenter à la fois vos formations et votre productivité.  Toutefois, attention à ne pas voler trop près du soleil ! Certes, l’IA est capable de beaucoup, mais pas encore de tout. De même, vous pouvez, avec […]

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Au Leaning Technologies comme ailleurs, l’Intelligence Artificielle est sur toutes les lèvres. C’est bien normal vu ses capacités à augmenter à la fois vos formations et votre productivité. 

Toutefois, attention à ne pas voler trop près du soleil ! Certes, l’IA est capable de beaucoup, mais pas encore de tout. De même, vous pouvez, avec son concours, améliorer ce que vous faites déjà, mais vous aurez du mal à travestir votre niveau de connaissances ou à vous inventer de nouvelles compétences. 

Pour éviter les déconvenues et passer à côté de cette révolution par ego blessé, nous préférons vous mettre en garde sur ses capacités supposées et réelles afin que vous décidiez en votre âme et conscience de l’utiliser ou non. Nous vous exposons donc à la fois les pièges et nos techniques pour les éviter. 

Avant toute chose, laissez-nous juste vous préciser qu’il existe une myriade d’IA et que toutes ne se valent pas. Toutefois, dans ce marché très libre, vous avez de grandes chances de trouver plusieurs alternatives à la même problématique. 

Piège n°1 : surévaluer les capacités de l’IA

Le piège : vous pensez que l’IA peut tout faire et résoudre tous les problèmes de formation. Votre foi aveugle peut engendrer chez vous des attentes irréalistes et, irrémédiablement, déclencher une déception lorsque l’IA ne répond pas à toutes vos attentes.

Avec cette approche, vous ne rencontrerez que déception, mauvaise intégration et perte de ressources.

Pour éviter le piège : évaluez précisément les capacités de l’IA et ne l’utilisez que dans des domaines spécifiques où elle excelle. On pensera notamment à l’analyse de données ou la personnalisation des parcours. Ainsi, vous tirez pleinement parti de ses points forts, tout en évitant de grosses déconvenues. 

Piège n°2 : le manque de formation pour les formateurs

Le piège : vous introduisez – voire, imposez – l’IA dans votre organisme, sans former les formateurs à son utilisation. Ces derniers peuvent se sentir dépassés ou réticents à utiliser une nouvelle technologie qu’ils ne maîtrisent pas. Et on ne les blâme pas, tout le monde n’est pas technophile. 

Cela entraînerait des conflits et un abandon partiel de l’outil ; dommage pour votre investissement. La fameuse résistance au changement pousserait aussi à une utilisation inefficace de l’IA.

Pour éviter le piège : investissez – en parallèle de l’outil IA – dans la formation continue des formateurs pour qu’ils le comprennent et l’utilisent efficacement. Il faudra donc prévoir : 

  • Des sessions de formation dédiées ;
  • Des ateliers pratiques ;
  • Un support continu pour répondre aux questions et aux défis rencontrés.

Piège n°3 : négliger les aspects éthiques et de confidentialité

Le piège : vous passez outre les préoccupations éthiques et de confidentialité liées à l’utilisation de l’IA. Vous voyez venir le RGPD et son armée, la CNIL ? N’oubliez jamais que l’utilisation de données personnelles sans consentement explicite ou de manière non sécurisée peut entraîner des problèmes graves. 

En parallèle, vous prenez un risque vis-à-vis de la confiance que les apprenants placent en vous. N’oubliez pas que nous sommes désormais habitués à ces règles, nous les remarquons bien plus qu’on ne le croit. 

À lire également : RGPD : organismes de formation, préparez-vous ! Protection des données personnelles

 

Pour éviter le piège : mettez en place des politiques strictes de confidentialité et de protection des données. Aussi, soyez transparent avec les apprenants sur l’utilisation de leurs données, ça ne fait de mal à personne. 

En parallèle, assurez-vous que les plateformes et outils d’IA que vous utilisez respectent les réglementations européennes en matière de protection des données.

Piège n°4 : une dépendance excessive à l’IA

Le piège : vous êtes tellement charmés par l’IA que vous en devenez dépendant, au détriment de l’interaction humaine. Oui, l’IA peut automatiser de nombreux aspects de l’apprentissage, mais non, elle ne peut pas remplacer purement et simplement les interactions humaines.

Un enthousiasme aveugle amènera tôt ou tard à un manque de personnalisation humaine et une baisse certaine de la qualité de la formation.

Pour éviter le piège : utilisez l’IA comme un outil complémentaire pour les formateurs, mais gardez à l’esprit que la machine ne remplace pas l’humain en tout. Confiez-lui plutôt des tâches administratives et analytiques et laissez aux formateurs plus de temps pour se concentrer sur l’interaction et le soutien aux apprenants.

À lire également : 10 astuces pour favoriser l’engagement des apprenants

Piège n°5 : sous-estimer l’importance de l’infrastructure technique

Le piège : Vous vous appuyez sur des outils d’IA, mais sans penser à leur infrastructure technique nécessaire. Et un jour, surprise, votre solution ne fonctionne plus ou moins bien faute d’infrastructure adaptée. C’est le temps, non pas de l’amour, mais des dysfonctionnements. 

Deux pour le prix d’un, vous vous offrez aussi une mauvaise expérience utilisateur.

Pour éviter le piège : assurez-vous d’avoir une infrastructure technique robuste et évolutive pour supporter l’intégration de l’IA, qui inclut : 

  • Des serveurs performants ;
  • Une connexion Internet fiable ;
  • Des logiciels à jour. 

Si cette partie vous rebute, il est peut-être temps de revoir votre projet. 

À lire également : L’e-learning a aussi un rôle à jouer dans la sobriété numérique

Piège n°6 : ignorer les feedbacks des apprenants

Le piège : dans votre lune de miel avec l’IA, vous refusez d’écouter ceux que vous percevez comme détracteurs. Généreux comme vous êtes, vous mettez tout le monde dans le même panier, y compris vos apprenants. Pourtant, vous savez que les feedbacks des utilisateurs sont essentiels pour comprendre les points faibles et améliorer votre offre ou ses outils technologiques.

Dans votre projet devenu personnel, vous vous retrouvez avec des apprenants fort mécontents et passez à côté d’une occasion d’améliorer votre solution.

Pour éviter le piège : ouvrez les yeux et les oreilles, récoltez régulièrement les feedbacks des apprenants et ajustez les outils d’IA en conséquence. 

Passez par des enquêtes, des sessions de feedback et des analyses de données (que vous pouvez concevoir via l’IA) pour comprendre l’expérience des apprenants et vous améliorer jour après jour.

 

Vous l’aurez compris, l’IA, c’est oui, mais avec parcimonie. N’oubliez jamais votre meilleur allié, votre cerveau, et votre sens critique pour élaborer un outil qui est à la fois utile et à la fois durable. L’IA, bien utilisée, peut transformer la manière dont nous apprenons et enseignons, rendant la formation plus efficace et personnalisée. À vous d’associer les deux au mieux. 

Crédit photo : Nick Fewings

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Comment utiliser l’IA en formation ? https://www.digiformag.com/comment-utiliser-lia-en-formation/ https://www.digiformag.com/comment-utiliser-lia-en-formation/#comments Thu, 22 Aug 2024 06:00:28 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17972 L’intelligence artificielle transforme de nombreux secteurs, et celui de la formation n’y échappe pas. Pourquoi ne pas essayer de comprendre comment utiliser cette technologie pour améliorer aussi bien l’efficacité que la personnalisation de vos programmes ?  Dans un contexte où la formation est perçue sous l’approche des compétences (et non plus des métiers), l’IA se […]

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L’intelligence artificielle transforme de nombreux secteurs, et celui de la formation n’y échappe pas. Pourquoi ne pas essayer de comprendre comment utiliser cette technologie pour améliorer aussi bien l’efficacité que la personnalisation de vos programmes ? 

Dans un contexte où la formation est perçue sous l’approche des compétences (et non plus des métiers), l’IA se révèle précieuse. Ne serait-ce qu’auprès des décideurs qui estiment, pour 61% d’entre eux, que l’IA et l’automatisation seront les porte-drapeaux d’une plus grande envie de se former. 

Quels sont les moyens à votre disposition ? Comment exploiter au mieux les capacités de l’intelligence artificielle ? Découvrez nos suggestions. 

La personnalisation des parcours de formation

L’IA permet de personnaliser les parcours d’apprentissage, répondant ainsi aux besoins individuels de chaque apprenant. Tout ceci dans le but d’améliorer non seulement l’engagement, mais aussi les résultats de l’apprentissage.

Quelques outils à tester

  • Les plateformes d’apprentissage adaptatif : ces plateformes utilisent des algorithmes pour ajuster le contenu en fonction des réponses et des progrès de l’apprenant. On pense par exemple à Coursera et Edmentum.
  • Les algorithmes de recommandation de contenu : similaires aux recommandations de Netflix, ces algorithmes suggèrent des ressources pédagogiques pertinentes en fonction des intérêts et des performances de l’apprenant.

Vous l’aurez compris, le premier cas oriente l’apprenant sans lui laisser voir qu’il existe d’autres options, tandis que le second suggère

En plus des deux premières citées, NovoEd et Degreed sont deux plateformes qui s’appuient sur l’IA pour offrir des parcours d’apprentissage personnalisés. Chacune d’elles analyse les lacunes et les compétences des apprenants pour proposer des modules spécifiques. Ainsi, elles optimisent le temps et l’effort nécessaires à la complétion d’une formation.

À lire également : Quel est l’impact de l’IA sur la façon dont nous formerons ?

L’automatisation des tâches administratives et pédagogiques

L’IA réduit considérablement la charge administrative des formateurs en automatisant des tâches les plus répétitives et les plus chronophages.

Quelques outils à tester

  • Les logiciels d’évaluation automatique : des outils comme Gradescope et Turnitin réalisent une correction rapide et précise des quizz et des évaluations, vous libérant ainsi un temps considérable.
  • Les outils de gestion des inscriptions et des suivis administratifs : le très fameux IBM Watson (désormais appelé “watsonx”) est également capable de gérer les inscriptions, les suivis et même de répondre aux questions administratives courantes.

Turnitin est largement utilisé pour l’évaluation des devoirs écrits, notamment puisqu’il détecte automatiquement les plagiats et fournit des commentaires instantanés. IBM Watson, de son côté, est plus utilisé pour automatiser les processus administratifs dans de nombreux centres de formation initiale ou continue.

L’analyse des données pour améliorer l’apprentissage

L’IA analyse les données des apprenants pour fournir des insights précieux qui permettent d’améliorer les programmes de formation.

Quelques outils à tester

  • Les plateformes d’analyse des performances des apprenants : Intellum et Valamis incluent des outils pour suivre les progrès, identifier les difficultés et adapter les contenus en conséquence.
  • L’analyse prédictive : cette technologie anticipe les futurs besoins des apprenants en se basant sur leurs performances passées.

Intellum utilise l’analyse des données pour proposer des parcours d’apprentissage personnalisés, tout en suivant l’engagement et les performances des apprenants. De son côté, Valamis offre des tableaux de bord détaillés pour aider les formateurs à ajuster leurs stratégies pédagogiques en temps réel.

À lire également : Comment innover dans la formation à distance ?

L’utilisation de chatbots et d’assistants virtuels

Ces deux solutions soutiennent le travail à la fois des apprenants et des formateurs en répondant aux questions et en fournissant un support en continu.

Quelques outils à tester

  • Les chatbots éducatifs : Cognitivescale et Docebo proposent des chatbots capables de répondre aux questions des apprenants, facilitant ainsi un apprentissage autonome.
  • Les assistants virtuels pour formateurs : ces outils aident à préparer les cours, à trouver des ressources pédagogiques et à organiser des activités.

Docebo utilise des chatbots pour répondre aux questions courantes des apprenants, les guide à travers les modules de formation et leur fournit un feedback immédiat. Cognitivescale, quant à lui, aide les formateurs en automatisant les tâches de préparation des cours.

Autre exemple, autre format, découvrez le pitch inspirant du fondateur de Khan Academy qui s’outille aussi d’un chatbot : 

 

Une formation immersive avec la réalité virtuelle et augmentée

La réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR) offrent des expériences immersives, rendant l’apprentissage plus engageant et efficace. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont utilisées par les médecins ou les militaires ! 

À lire également : L’e-learning pour apprendre les gestes techniques

Quelques outils à tester

  • Les simulateurs de formation en VR : Meta Quest (le nouvel Oculus) et HTC Vive proposent des environnements immersifs pour des formations pratiques, comme les simulations médicales ou techniques.
  • Les applications de réalité augmentée : Google ARCore et Apple ARKit permettent de superposer des informations virtuelles sur le monde réel, facilitant ainsi des exercices interactifs.

Les simulateurs VR de Meta sont utilisés pour des formations pratiques en médecine, permettant aux étudiants de s’exercer dans des environnements sécurisés et réalistes. De l’autre côté du spectre, les applications AR comme celles développées avec Google ARCore sont utilisées pour des formations interactives, typiquement en sciences et en ingénierie.

L’IA apporte des bénéfices non négligeables à la fois pour les formateurs et pour les apprenants. Toute la question étant de bien doser le rapport humain/machine. Si vous voulez tester, profitez de son action pour lui confier et des tâches et, pendant ce temps, penchez-vous sur des missions dont vous seuls avez la réponse. De quoi débloquer tous ces sujets en cours et voir un nouveau visage de l’apprentissage !

 

 

Crédit photo : This Is Engineering

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Démarche numérique éco-responsable : de quoi parle-t-on ? https://www.digiformag.com/demarche-numerique-eco-responsable-de-quoi-parle-t-on/ Wed, 07 Aug 2024 06:00:23 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17924 Aussi immatériel soit-il, le numérique provoque des conséquences bien réelles. Ce monde merveilleux qui donne vie aux idées et voix aux anonymes exige tout de même de la part des utilisateurs une utilisation consciente. Que l’on parle de ceux qui utilisent, comme de ceux qui produisent. Vous avez inscrit dans votre feuille de route une […]

L’article Démarche numérique éco-responsable : de quoi parle-t-on ? est apparu en premier sur Digiformag.

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Aussi immatériel soit-il, le numérique provoque des conséquences bien réelles. Ce monde merveilleux qui donne vie aux idées et voix aux anonymes exige tout de même de la part des utilisateurs une utilisation consciente. Que l’on parle de ceux qui utilisent, comme de ceux qui produisent.

Vous avez inscrit dans votre feuille de route une démarche plus responsable ? Vous cherchez des alternatives ? Nous sommes allés voir ce que propose, entre autres, la Mission interministérielle du numérique écoresponsable pour trouver leurs meilleures astuces. Voyons ce que vous pouvez faire pour faire rimer numérique et écologique. 

Où se situe la consommation de ressources dans le numérique ? 

Pour faire évoluer vos pratiques, il est déjà intéressant de comprendre ce qu’elles engendrent. Les impacts écologiques du numérique sont nombreux, ne serait-ce que parce que le terme “numérique” s’étend de la conception de machines à la consommation d’électricité.

Aujourd’hui, ce numérique omniprésent représente tout de même 2,5% de l’empreinte carbone sur notre territoire. Sachant qu’on limite le papier, les déplacements et qu’on éteint nos machines lorsqu’elles ne servent pas, à quels endroits se situent ces utilisations de ressources ? 

  • Dans les terminaux : pensez à tous les matériaux, tous les minéraux et tous les métaux exploités pour parvenir à un smartphone ou un ordinateur. Des ressources qui sont perdues à jamais – puisqu’elles ne se renouvellent pas – et utilisées pendant environ 2 ou 3 ans.
  • Dans les réseaux : le merveilleux Wifi ne se passe pas de kilomètres de câbles et fibres. Sans parler des réseaux mobiles (comme la 5G), qui consomment 3 fois plus d’énergie.
  • Dans les datacenters et serveurs : pour que vous ayez accès à tout dans le Cloud, les infrastructures ne peuvent faire l’économie de centre de données – ces fameuses armoires.
  • Dans l’utilisation par les internautes : le streaming, la consultation de sites, l’envoi d’e-mails… participent, dans une moindre mesure, à utiliser de l’énergie. 

Des consommations qui s’ajoutent les unes aux autres et qui impactent toutes les ressources. 

Avoir une réflexion plus durable

Dans “démarche numérique éco-responsable”, il y a “démarche”. Avant même de démarrer la conception de votre interface – logiciel, application ou site internet – intéressez-vous à son impact et son adéquation avec votre philosophie : 

  • Est-ce que votre solution est accessible sur tous les supports (notamment les smartphones de plus de 5 ans ou reposant sur des technologies interopérables) ?
  • Avez-vous listé des objectifs en matière de sobriété ? 
  • Vous êtes vous intéressé à la consommation d’énergie de vos infrastructures ? 

Ces quelques éléments, et d’autres à retrouver ici, vous aideront à réaliser un projet réellement plus sobre. 

À lire également : L’e-learning a aussi un rôle à jouer dans la sobriété numérique

Travailler l’éco-conception de son site de formation

Puisque votre solution est numérique, prenez un instant pour voir ce que vous pouvez changer pour participer à un monde digital plus sobre, à commencer par l’éco-conception. 

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce qu’un site éco-conçu ? En une phrase, dites-vous que c’est un site internet léger. Mais pas seulement :

  • il possède peu de médias, en tout cas, pas de médias inutiles ou obsolètes ;
  • il limite le nombre de pages, voire, n’existe qu’en format one page (une seule page) ;
  • il exploite des typographies du système d’exploitation et non celles d’un designer ;
  • il joue avec peu de couleurs et encore moins d’animations. 

Si vous êtes tentés par l’éco-conception, jouez sur plusieurs leviers : 

  • réduisez la taille de vos images ou remplacez-les par des icônes ;
  • de même pour vos vidéos, qui seront limitées en nombre ;
  • les textes sont travaillés pour être épurés, sans fioritures. Chaque mot est réellement utile ;
  • privilégiez le HTML et le CSS lorsque vous codez, ce sont des langages assez économes ;
  • appuyez-vous sur des polices de caractères simples et très lisibles ;
  • limitez le poids de vos pages ;
  • oubliez les plug-ins qui arrivent par lot, surtout chez WordPress ;
  • comptez sur les caches, ce système qui stocke des informations de votre site et évite d’envoyer une nouvelle requête si un internaute se rend une seconde fois sur votre page. 

Ces quelques éléments devraient vous permettre de limiter la consommation d’énergie engendrée par votre solution. 

La sobriété peut se jouer tout au long de la vie de votre solution

En complément, et après avoir mis en place les techniques d’éco-conception, vous pouvez instaurer d’autres bonnes pratiques, qui feront du bien à la planète et aux internautes :

  • Oubliez les techniques marketing assez grossières : les pop-up, l’infinite scroll (comme sur les réseaux sociaux), la lecture automatique de vidéos…
  • Limitez la collecte de données à tout va à des fins de ciblage marketing. Vous utilisez des ressources supplémentaires sans forcément faire grand-chose des informations. Avant de les collecter, listez bien les raisons pour lesquelles vous le faites et ce que vous ferez de ces données.
  • Retenez bien que l’IA, si chère à certains cœurs, consomme de l’énergie, du stockage et des datacenters. À utiliser donc avec parcimonie !

Bien évidemment, ces pratiques s’accompagnent d’une consommation responsable où vous prolongez la vie de vos appareils. Allier numérique et sobriété est aujourd’hui possible, et même simple, sans perdre en qualité. Vous avez de nombreux moyens à votre disposition pour offrir une expérience agréable sur votre solution, tout en limitant à la fois la consommation de ressources et les émissions de gaz à effet de serre. Nous ne pouvons que vous conseiller de creuser le sujet auprès de la Mission évoquée en début d’article. À vous d’intégrer la boucle vertueuse ! 

Crédit photo : Önder Örtel

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Comment améliorer vos modules e-learning en 3 étapes ? https://www.digiformag.com/comment-ameliorer-vos-modules-e-learning-en-3-etapes/ Mon, 29 Jul 2024 06:00:55 +0000 http://www.digiformag.com/?p=7107 Dans ce webinaire interactif de 1h30, expérimentez les secrets pour animer des formations à distance engageantes et efficaces.

Au programme de ce live animé par Séverine Le Jeune, vous découvrirez :
1- Les bonnes pratiques lorsque l’on anime à distance
2- Qu’est-ce que je fais si la technologie me lâche
3- Comment garder la motivation des apprenants

Vous pourrez lui poser toutes vos questions en live et partager avec nous vos expériences personnelles.

👩🏻‍🦰 Notre invitée : Séverine Le Jeune est Responsable de La Learning Fabrique, organisme de formation créé par Learn Assembly et spécialisé dans la montée en compétences des professionnels de la formation depuis plus de 10 ans.

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Article mis à jour le 29 juillet 2024

Formateur chevronné, vous avez déjà mis en place un ou plusieurs modules de formation via l’e-learning. Vous les avez testés auprès de vos apprenants, modelés selon leurs retours et actualisés au moment opportun. Toutefois aujourd’hui, vous vous sentez légèrement bloqué, vous avez envie d’aller plus loin. Plutôt que de réinventer la roue, pourquoi ne pas améliorer l’existant ? Découvrez comment vous pouvez améliorer chaque module de votre formation et atteindre l’objectif de votre stratégie e-learning.

Étape n° 1 : analyser l’existant

Avant de se lancer dans une nouvelle approche de votre e-learning, il faut savoir d’où vous partez. Orientez votre réflexion sur le fond et la forme de vos modules. Votre premier support se compose de vos enquêtes de satisfaction. En parallèle, nous vous proposons une liste de questions qui vous aiguilleront :

Le contenu des modules e-learning

  • Comment sont réparties les notions essentielles et les notions utiles ? 80 % de notions essentielles et 20 % de notions utiles ? En majorité des détails et peu d’informations piliers ?
  • Comment répartissez-vous l’apprentissage théorique et l’expérience concrète ? Proposez-vous peu ou beaucoup de cas pratiques ?
  • Quels moyens utilisez-vous pour transmettre des notions ? Des exercices, des quizz, des simulations ?
  • Selon les réponses à vos enquêtes, vos apprenants retiennent-ils la plupart des notions ou seulement quelques exemples ?
  • Comment allez-vous mesurer l’acquisition et la rétention de connaissances une fois les modules retravaillés ?

Par exemple, dans une formation en négociation, alternez entre les grandes lois qui dirigent la communication inter-personnelle et les petits conseils pour débloquer une situation paralysante. Lorsque vous avez délivré une liste d’apprentissages et d’outils, proposez un jeu interactif où l’apprenant est amené à négocier avec un interlocuteur électronique. Le stagiaire sélectionne ses réponses via un quizz ou un QCM. À la fin du module ou de la formation entière, vous proposez une évaluation qui analyse les notions retenues et compétences acquises. Vous réitérez cette évaluation 3 ou 6 mois plus tard pour connaître la rétention à long terme.

Lire aussi : Stratégie e-learning: comment définir des objectifs et choisir une plateforme LMS ?

La navigation entre les modules e-learning

  • Votre e-learning est-il agréable à utiliser ? Le parcours de l’apprenant est-il fluide ? Le stagiaire peut-il trouver facilement l’information dont il a besoin ?
  • Vos modules sont-ils accessibles depuis un ordinateur, une tablette, un smartphone ? Demandent-ils des outils annexes (casque, micro, visio) ? Utilisent-ils beaucoup de bande passante (exigeant du WiFi) ou fonctionnent-ils via un réseau 3G/4G ?
  • Quelle est la durée moyenne de chaque module ? Est-elle jugée appropriée ? Les stagiaires peuvent-ils interrompre facilement leur session pour reprendre plus tard ?

Dans notre cas de formation sur la négociation, proposez à un tiers de se rendre sur votre plateforme. Laissez-le se balader entre les modules et parmi les modules. Notez son parcours, décelez les potentielles frictions et retenez ses questions. Si votre e-learning est accessible sur mobile, faites également tester vos modules via ce biais. Regardez si la navigation est assez intuitive, ce que fait votre testeur des annexes et si un réseau 4G suffit.

Une fois ce constat fait, votre travail se dessine sur le fond, puis la forme. N’oubliez pas, l’un ne va pas sans l’autre, il faut donc réaliser un effort sur les deux fronts.

Étape n° 2 : retravailler le fond

Repensez votre formation du point de vue de l’apprenant : que comprend-il ? Que retient-il ? Comment peut-il utiliser ce que vous lui transmettez ? La répartition entre les formats est-elle adaptée à ses besoins ? Utilisez un ou plusieurs leviers proposés ci-dessous pour améliorer vos modules de formation :

Le modèle 70-20-10

Cette technique consiste à diviser ses éléments d’apprentissage par ordre de priorité :

  • 70 % d’expérience. Votre contenu doit être constitué à partir de 70 % de cas pratiques et d’exercices. Vous pouvez vous inspirer de situations que rencontre l’apprenant ou créer votre propre scénario.
  • 20 % de Social Learning. Une des clés de l’engagement apprenant réside dans la transmission par les pairs. Stimulez le groupe ou faites intervenir manager/collaborateurs pour diversifier les sources de savoir.
  • 10 % d’apprentissage formel. Le transfert de connaissances reste incontournable dans la formation. Accordez-lui du temps, mais pas au point de tomber dans le cours magistral.

Le storytelling

Parce qu’une expérience est toujours plus intéressante qu’une liste de principes, utilisez ce levier pour transmettre plus facilement. Lionel Clément, fondateur de storytelling.fr ajoute « L’objectif du storytelling est de permettre à l’apprenant d’assimiler un contenu de formation plus ou moins complexe de façon simple et quasi intuitive. »

Appuyez-vous sur la clé d’entrée situationnelle : partez d’un contexte connu de vos apprenants, puis développez une histoire dans laquelle vous dessinez les pratiques et comportements à faire évoluer. Placez votre apprenant comme le héros de l’histoire et appuyez-vous sur 3 épreuves :

  • L’épreuve qualifiante qui facilite la prise de conscience des lacunes ;
  • L’épreuve génératrice qui permet de mettre en œuvre la compétence cible ;
  • L’épreuve glorifiante qui installe la compétence et célèbre le héros.

Utilisez le principe de problème-quête-victoire et vous obtenez un scénario parfaitement adapté à la formation à distance ! Toujours dans notre exemple d’e-learning en négociation, pariez sur la gamification :

  1. Partez d’une situation bloquée (négociation entre un acheteur et un vendeur, demande d’augmentation, changement de contrat…) ;
  2. Construisez un parcours dans lequel votre stagiaire/héros acquiert des compétences sous forme de niveaux. Aidez-le à s’améliorer et à atteindre son score le plus haut ;
  3. Reposez la situation initiale en fin de parcours. Votre apprenant pourra voir très concrètement les progrès réalisés et prendre conscience des compétences acquises.

Le storytelling est un élément indispensable lorsque vous construisez votre formation. L’on pense à tord, que le storytelling n’est qu’un élément marketing qui ne concerne pas la formation professionnelle, alors qu’il peut vous permettre de capter l’attention et d’améliorer l’engagement de vos apprenant en captivant leur attention dès le début de votre formation.

Le récit permet d’appliquer un cadre, de poser vos apprenants dans une réalité. Les éléments narratifs vous permettent en plus de stimuler leur cerveau en facilitant la mémorisation et le développement des compétences.

Le storytelling incite les apprenants à prendre le temps de réfléchir et d’analyser, il encourage ainsi l’apprentissage actif. Au vu de ses nombreux avantages, il demeure un atout indéniable pour vos formations. Depuis la nuit des temps, l’humanité transmet par des histoires, il est tout naturel chez l’Homme d’apprécier et de mieux comprendre lorsqu’il s’agit de contextualiser.

Les messages clés

Astuce gain de temps : triez tous vos apprentissages en deux sections : les connaissances invariantes et les connaissances variables. Les premières sont des enseignements universels et intemporels ; les secondes, des enseignements amenés à évoluer dans le temps ou le contexte.

Sélectionnez uniquement les connaissances variables, ce seront elles qu’il faudra mettre à jour régulièrement. Indiquez dans votre agenda les dates de mise à jour et proposez-les à vos apprenants via des formats satellites comme un PDF téléchargeable. Vous n’aurez pas à modifier le cœur de votre module, uniquement son annexe.

Lire aussi : 5 obstacles à éviter quand on débute en e-learning

Étape n° 3 : améliorer la forme

Un bon contenu seul ne suffit pas, il faut que votre e-learning soit accessible, fluide et agréable. Pensez connexion, parcours et design.

La promesse ATAWAD

Pour que votre e-learning soit utilisé, fixez-vous l’objectif ATAWAD, soit une formation accessible AnyTime, AnyWhere, AnyDevice (Tout le Temps, Partout et sur Tout Appareil). Pensez aux ressources de connexion (WiFi ou 4G), à l’accessibilité de vos modules (combien de clics) et à leur compatibilité sur les divers supports (adaptés aux formats portraits et paysages).

Si besoin, faites-vous épauler par des experts qui réaliseront les modifications nécessaires afin d’obtenir une charte graphique épurée, d’être mobile friendly et de créer ou insérer des visuels ou vidéos.

Si vous réalisez cette mission en équipe, n’oubliez personne : chef du projet, commanditaire, expert métier, concepteur, développeur, DSI, testeurs… Chacun a un rôle précis à jouer et ne peut se supplanter aux autres.

Pour accompagner l’équipe dans ce travail, le chef du projet a tout intérêt à mettre en place un plan : identification des livrables à modifier, liste des tâches, répartition par rôle, planning des réalisations, coordination… Avec un plan détaillé et partagé, toute l’équipe dispose du même niveau d’information et peut travailler de façon collaborative.

Grâce à ces 3 étapes, vous avez une vision plus claire des éléments que vous pouvez ajuster. N’oubliez pas de faire tester votre nouvelle formation e-learning à un groupe avant de la diffuser au plus grand nombre, vous pourrez réajuster si besoin.

Afin de vous guider davantage dans la réalisation de vos modules e-learning, voici le replay de notre webinaire sur l’animation de classes virtuelles.

 

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Connaissez-vous le principe du bundle ? https://www.digiformag.com/bundle-elearning/ https://www.digiformag.com/bundle-elearning/#comments Wed, 24 Jul 2024 06:00:56 +0000 https://www.digiformag.com/?p=9226 Article mis à jour le 24 juillet 2024 Assez méconnu en France, le bundle est plus pratiqué outre-Atlantique. De quoi parle-t-on au juste ? D’une technique qui mélange formation et marketing. Elle s’adresse surtout aux formateurs indépendants et aux personnes qui proposent des formations, mais qui ne sont pas (encore) certifiées. Découvrez une rampe de lancement […]

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Article mis à jour le 24 juillet 2024

Assez méconnu en France, le bundle est plus pratiqué outre-Atlantique. De quoi parle-t-on au juste ? D’une technique qui mélange formation et marketing. Elle s’adresse surtout aux formateurs indépendants et aux personnes qui proposent des formations, mais qui ne sont pas (encore) certifiées. Découvrez une rampe de lancement efficace, peu coûteuse et très agréable à vivre : le bundle.

En quoi consiste le bundle ?

De l’anglais « lot », le bundle répond à un principe assez simple : plusieurs professionnels se rassemblent pour partager leurs savoirs et proposer une expérience unique.

Dans le monde de la formation, un bundle correspond à un groupe de formateurs et/ou d’experts qui interviennent tous sur un seul sujet précis. Chacun apporte son expérience et son angle spécifique pour créer, à plusieurs, un contenu exceptionnel et très riche.

Le bundle peut durer le temps d’une session ou s’étendre sur plusieurs jours. Le format varie selon le créateur du bundle : soit les vidéos sont pré-enregistrées, soit tout le monde échange au même moment. Quoi qu’il en soit, le bundle respecte un fil d’Ariane et les experts ont préparé leur intervention. Les échanges avec le public sont facilités via un chat ou des questions dans l’assistance. La personne à l’origine du bundle doit rester disponible et concentrée sur ce projet durant toute la durée de celui-ci.

Le bundle peut vivre seul ou être intégré à un parcours de formation. Il se réalise parfaitement en ligne grâce aux logiciels de visioconférence et au partage de documents dématérialisés.

En tant qu’apprenant, pourquoi suivre un bundle ?

Puisqu’il rassemble plein de professionnels aux horizons variés, le bundle est une véritable mine de savoirs pluriels quasi introuvable ailleurs. Les intervenants, en plus de partager leur propre expérience, peuvent confronter leurs points de vue et donner une appréciation d’ensemble du sujet.

La pluridisciplinarité est intéressante pour traiter vraiment tous les aspects d’une thématique. Prenons comme exemple un bundle autour de la publicité sur les réseaux sociaux. Bien sûr, des formateurs sont très compétents pour en parler, mais mettre dans la même salle des copywriters, des experts du growth hacking, des spécialistes en réseaux sociaux et des graphistes est indéniablement plus intéressant.

Par ailleurs, la plupart des intervenants ne sont pas connus de l’apprenant. Quoi de plus précieux que de sortir de son cercle pour obtenir un autre avis, remettre en question sa pratique ou tester d’autres façons d’effectuer son travail ? Le bundle permet aussi de découvrir de nouvelles personnes ou pratiques.

Financièrement, le bundle est une belle opportunité. Dans la plupart des cas, un bundle propose pour un prix correct des interventions qui, prises à l’unité, seraient bien plus chères. Avec le bundle, le savoir devient plus accessible.

Selon les réglages techniques du bundle, certaines vidéos restent accessibles très longtemps, voire, à vie. Si le sujet est très technique ou si l’apprenant a sauté sur l’occasion avant de pouvoir appliquer les enseignements, il aura accès au contenu longtemps.

Formateur, pourquoi intégrer ou lancer un bundle ?

Techniquement, un bundle se crée rapidement. Il suffit d’un logiciel de visioconférence ou d’enregistrement vidéo. Le bundle n’est pas censé être cinématographique, il ne demande pas beaucoup de préparation visuelle. En direct, ce concept fait la part belle à la spontanéité, tout ne doit pas être écrit.

Puisqu’il est rapide à exécuter, le bundle ne coûte pas grand-chose. Le budget principal est alloué à l’abonnement au logiciel. Pour faire encore plus économique, vérifiez qu’un des intervenants n’ait pas déjà une licence !

Quand il est utilisé comme préambule à une formation ou en version bêta, le bundle est en réalité un test grandeur nature. Il vous permet de peaufiner vos arguments, d’ajuster votre contenu, d’enrichir vos exemples et de valider l’intérêt de votre communauté. Il vous permet d’annoncer ou de préparer le lancement de votre nouvelle offre de façon plus convaincante et accessible.

À lire également : maximisez la réussite du lancement de votre formation e-learning

Parfois, le bundle est un excellent moyen d’aborder un sujet qui ne mérite pas une formation complète : un aspect technique, la prise en main d’un logiciel ou le focus sur une pratique. Via un rendez-vous d’une heure, vous avez le temps de creuser le sujet sans pour autant sortir la lourde machine marketing.

À lire également : nos conseils pour optimiser votre page entreprise sur LinkedIn

Si votre activité subit une forme de saisonnalité, vous avez sûrement besoin de combler quelques trous dans votre emploi du temps ou dans votre chiffre d’affaires. Le bundle peut parfaitement vous aider à relancer une activité au ralenti. Il demande peu d’efforts et permet de toucher de nouvelles personnes : la combinaison gagnante pour redémarrer.

Le dernier intérêt repose sur la création de réseau via le bundle. Lorsqu’il est temps de choisir vos intervenants, rien ne vous empêche d’aller chercher une personne hors de votre cercle : un expert que vous suivez, un professionnel qui vous intrigue, un confrère que l’on vous a recommandé. Cette expérience engageante commune crée de vrais liens et étend votre univers.

Dans la même veine, votre univers s’ouvre aux communautés des intervenants. Le but marketing du bundle est de permettre à tous de toucher plus d’apprenants. Lorsque chaque expert communique sur sa participation, vous rassemblez plus de personnes et donc, plus d’inconnus. S’ils sont satisfaits de votre intervention, les inconnus deviendront des prospects.

Les règles du bundle

Un bundle qui convertit est un bundle qui prend en compte 3 points :

  • L’homogénéité des intervenants. Ceux-ci doivent être experts du sujet traité, sans être en concurrence directe. Personne n’a envie d’entendre deux fois le même argument ou un contenu creux ;
  • La préparation des interventions. Oui à la spontanéité, mais n’oublions pas pour quoi nous sommes réunis. Sans fil rouge, la présentation risque de partir dans tous les sens ;
  • La communication. Pour un bundle vraiment intéressant, il est essentiel de proposer un espace de discussion entre les apprenants et les intervenants. En live, pensons au chat. En asynchrone, un groupe sur les réseaux sociaux ou une adresse mail unique sont de bons espaces.

 

Pratique entre deux périodes chargées, le bundle est un formidable levier pour annoncer ou lancer une nouvelle formation. Organiser un bundle vous effraie ? Essayez d’abord d’en intégrer un en étant à l’écoute de vos pairs et de votre réseau. Vous pouvez déjà vous faire votre propre idée du format et le créateur sera sûrement ravi de partager ses astuces avec vous.

Finalement, l’organisation d’un bundle de formations vous permettra de sortir du lot et c’est actionnable assez facilement. Il n’est pas nécessaire de réunir des dizaines de formateurs pour réaliser un bundle, mais avec seulement quelques experts, vous avez la possibilité de vous lancer avec ce format.

Le mieux est de tester et de vous ouvrir aux autres OF afin de bénéficier de leur retour d’expérience et de leur témoignage. Nous en profitons pour vous rappeler que vous pouvez contacter directement la rédaction via le formulaire de contact si vous souhaitez témoigner en tant qu’OF ou formateur sur vos retours d’expériences et différents sujets.

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Comment faire une vidéo e-learning efficace ? https://www.digiformag.com/comment-faire-une-video-e-learning-efficace/ Wed, 10 Jul 2024 06:00:36 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17903 C’est officiel, la vidéo est le format préféré des apprenants français. En 2024, les capsules dépassent les cours en ligne ou les webinaires. Sans surprise me direz-vous. Et à votre avantage aussi, car la création de vidéos e-learning est un véritable tremplin pour revoir vos formations et capter l’attention de vos apprenants d’une autre façon. […]

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C’est officiel, la vidéo est le format préféré des apprenants français. En 2024, les capsules dépassent les cours en ligne ou les webinaires. Sans surprise me direz-vous. Et à votre avantage aussi, car la création de vidéos e-learning est un véritable tremplin pour revoir vos formations et capter l’attention de vos apprenants d’une autre façon.

Une vidéo bien conçue permet non seulement de rendre le contenu plus engageant, mais aussi de faciliter la compréhension de concepts complexes ou assez longs.

Vous y pensez sans oser franchir le pas ? Appuyez-vous sur ce guide pour vous aider à créer des vidéos e-learning efficaces et captivantes.

Conseil n° 1 : suivez vos objectifs

Pour commencer, identifiez les objectifs de votre formation et ce que vos apprenants doivent en retenir. Ensuite, décomposez ces objectifs en micro-objectifs spécifiques que chaque vidéo doit couvrir.

Cela vous permettra de structurer vos vidéos de manière ciblée et cohérente, en répondant précisément aux besoins de vos apprenants.

Conseil n° 2 : allouez la bonne place à vos nouveaux contenus

Une fois vos objectifs définis, il est temps de décider où intégrer les vidéos dans votre parcours de formation. Reprenez le déroulé général de votre objet et repérez les endroits où une vidéo pourrait être particulièrement efficace.

Aucun moment ne vous semble évident ? Alors, penchez-vous sur les formats :

  • Tutoriels : en vidéo, vous aurez plus de faciliter à démontrer des procédures ou des techniques spécifiques.
  • Quiz : innovez avec un format vidéo ! Le quiz peut rester interactif, même à travers une capsule.
  • Schémas ou formules : offrez-vous une façon plus simple, intuitive et explicite de présenter ou décortiquer un schéma.
  • Échanges : parfois, un dialogue ou une mise en situation vaut mieux que 1000 mots.
  • Questions fréquentes : si vos apprenants butent sur un concept ou le retiennent peu, la vidéo peut être le format qu’il vous manquait.
  • Informations historiques ou culturelles : profitez des bibliothèques publiques ou d’archives, comme la BnF ou l’INA, pour illustrer vos propos.

En identifiant ces instants ou besoins clés, vous pourrez utiliser les vidéos pour communiquer des informations visuelles, afficher des démonstrations ou illustrer des concepts de manière dynamique.

Conseil n° 3 : scénarisez votre vidéo

De bonnes vidéos e-learning doivent être bien scénarisées. Cela signifie qu’elles doivent avoir un objectif clair et un plan structuré. Sinon, vos apprenants vous regarderont juste déblatérer dans un soliloque qui n’a ni queue ni tête.

Comment scénariser quand ce n’est pas son métier ? On vous partage nos clés :

  • Élaborez un plan : notez les points clés à aborder et l’ordre dans lequel vous allez les présenter. De ce fait, vous ne vous éparpillerez point.
  • Rédigez un script : même si ce n’est qu’un guide, il est utile d’avoir un script pour vous aider à rester concentré et à dérouler votre argumentaire de manière fluide. Préparez un support facile à lire quand vous êtes en live.
  • Utilisez des guides visuels : confectionnez des supports (diapositives, schémas, images) pour accompagner votre discours et faciliter la compréhension. La vidéo est comme une présentation augmentée, servez-vous de ses possibilités.
  • Préparez une introduction et une conclusion : une bonne introduction capte l’attention de votre audience, et une conclusion efficace résume les points clés et appelle à l’action ou à la réflexion.

En suivant ces étapes, vous vous assurez que vos vidéos sont structurées, claires et engageantes.

À lire également : Comment faire une vidéo pour une formation e-learning ? En bonus : des exemples de vidéos réalisées

Conseil n° 4 : connaissez-vous vous-même

Parce que la vidéo n’est pas à la portée de tout le monde, ne nous compliquons pas la tâche. Dans l’optique d’éviter les nœuds au cerveau, nous ne pouvons que vous conseiller de jouer sur vos forces et de connaître vos préférences. C’est pourquoi nous vous proposons d’emblée quelques solutions au regard des freins les plus courants :

  • Vous êtes technophile ? Tentez les nouvelles solutions proposées par l’IA, comme la création de vidéos à partir de texte ou l’animation de photographies.
  • Vous aimez le montage ? Amusez-vous avec les effets et les transitions pour dynamiser votre contenu.
  • Vous n’aimez pas vous voir à l’écran ? Utilisez des images externes, des captures filmées d’écran ou des vidéos libres de droits.
  • Vous êtes à l’aise avec l’écriture ? Essayez le storytelling pour rendre votre vidéo plus engageante.

En choisissant la méthode qui correspond le mieux à vos compétences et à votre confort, vous maximisez l’efficacité de vos vidéos et le plaisir à les réaliser.

À lire également : Comment transformer le contenu pédagogique d’un support de présentation en vidéo ?

Conseil n° 5 : pensez aux essentiels

La vidéo étant assez répandue, certaines règles incontournables sont à prendre en compte :

  • Durée : limitez vos vidéos à moins de 6 minutes pour maintenir l’attention des apprenants.
  • Accessibilité : assurez-vous que vos vidéos soient accessibles sur smartphone et téléchargeables si possible. Ainsi, elles suivront mieux les apprenants dans leur vie quotidienne.
  • Sous-titres : ajoutez des sous-titres pour rendre vos vidéos accessibles aux personnes malentendantes et à ceux qui préfèrent lire.
  • Titres ou chapitres : ponctuez vos vidéos de titres ou de chapitres pour les structurer et faciliter la navigation.
  • Engagement : incorporez des éléments interactifs comme des quiz ou des appels à l’action pour maintenir l’attention de vos apprenants.

À lire également : Comment passer la qualité vidéo au niveau supérieur ?

 

Créer des vidéos e-learning efficaces demande de la préparation et de la réflexion, mais les bénéfices sont nombreux. Prenez le temps de planifier et de concevoir vos vidéos avec soin et vous verrez les résultats en termes d’engagement et de satisfaction des apprenants. Lancez-vous dès que vous sentez que c’est le bon moment et soyez enthousiasmés par les nouvelles perspectives pour vos formations !

Crédit image : Jakob Owens 

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Quels intérêts de former aux soft skills ? https://www.digiformag.com/quels-interets-de-former-aux-soft-skills/ Tue, 18 Jun 2024 08:08:10 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17556 Vous connaissez l’importance des soft skills ; ces fameuses compétences comportementales qui prennent une importance grandissante dans le monde professionnel. Si vous avez toujours axé vos formations autour de compétences techniques, ou hard skills, vous pensez peut-être à opérer un virage dans vos offres afin de proposer plus de modules autour des appétences et des capacités […]

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Vous connaissez l’importance des soft skills ; ces fameuses compétences comportementales qui prennent une importance grandissante dans le monde professionnel.

Si vous avez toujours axé vos formations autour de compétences techniques, ou hard skills, vous pensez peut-être à opérer un virage dans vos offres afin de proposer plus de modules autour des appétences et des capacités sociales. Bonne nouvelle, l’e-learning est un bon levier pour dérouler vos contenus et transmettre vos connaissances.

Pourquoi penser à intégrer ce sujet de formation ? Qu’avez-vous à y gagner ? Est-il vraiment intéressant d’ouvrir votre catalogue aux soft skills ? Voici quelques réponses auxquelles nous allons nous attaquer ici.

Bon point pour vous : nous nous concentrons sur quelques arguments actuels, de quoi éviter de proposer une énième formation à la communication multiculturelle et vous offrir une chance de vous démarquer.

S’intéresser aux soft skills pour s’adapter à la nouvelle génération d’actifs

Le visage du travail se rajeunit avec l’arrivée de la génération Z. Qu’ils soient stagiaires, alternants ou jeunes actifs, les individus nés entre 1997 et 2012 modifient le paysage de l’emploi.

À lire également : La génération Z, génération canapé ?

Bien que leur impact soit limité, ils font couler beaucoup d’encre et sont affublés de bien des comportements. Toujours généralistes, souvent dédaigneux, les traits qu’on leur colle sur le dos ne favorisent ni leur intégration, ni la cohésion dans l’équipe.

Lorsque vous vous retrouvez entre des RH qui anticipent la place que cette GenZ prendra et des actifs qui ne leur facilitent pas la tâche, vous êtes sur un créneau parfait : celui de la formation aux soft skills qui assure un meilleur vivre ensemble.

Balayer les préjugés, faire collaborer, transmettre les pratiques entre individus, offrir à chacun sa place dans la collaboration, créer un cadre permettant échanges et débats… Les enjeux sont nombreux et ce, pour longtemps.

Grâce à ce type de formation, vous permettez aux uns de tirer le maximum de leurs pratiques ou capacités et aux autres, de les manager correctement.

Nous venons de décrire une opportunité commerciale, mais pensez également à toutes les autres franges d’apprenants, notamment les neuroatypiques.

À lire également : Former des profils neuroatypiques

Former aux soft skills pour répondre aux nouvelles demandes des entreprises

Les employeurs placent depuis longtemps les soft skills au centre de leurs recherches, mais pas toujours pour les mêmes raisons. En ce moment se dessinent plusieurs arguments, tous en faveur des compétences comportementales.

1er argument : la technologie

Ces dernières années, mais surtout ces derniers mois, l’usage des technologies s’accélère en entreprise : création de contenus ou résolution de problèmes avec l’intelligence artificielle, gestion de soucis à distance, co-création via les espaces de travail visuels…

Dans cet univers où les compétences se périment de plus en plus vite, les soft skills prennent naturellement une part majeure dans ce qui fait le ou la salarié(e). Puisqu’une part grandissante des tâches s’automatise, reste à l’humain la capacité de conduire ces tâches, mais surtout, d’encourager la créativité, la prise de décision ou la pensée critique.

2e argument : les changements entrepreneuriaux

Plus petites que les PME, mais bien plus souples, des startups naissent tous les jours sur le territoire. Agiles, modulables, en constante évolution… Elles demandent naturellement une certaine souplesse de la part de leurs équipes.

Bien choisir ses salariés

C’est pourquoi un certain nombre d’entre elles concentrent leur recrutement sur le savoir-être, sachant qu’une formation technique est inévitable. Vous avez déjà entendu le fameux « On ne veut pas un CV, on veut un profil » ? Vous avez sous les yeux la concrétisation de cette démarche d’un nouveau genre.

À lire également : Place et rôle du tuteur en entreprise

Bien accueillir ses salariés

Sortons du monde des startups pour analyser le paysage de l’entreprise en France. Une formation aux soft skills trouve toute sa place en phase d’onboarding. Puisqu’un recrutement coûte, un mauvais recrutement laisse un goût amer. Une formation aux soft skills s’avère précieuse pour le recruteur, que cela concerne sa posture ou sa recherche du candidat idéal.

À lire également : Onboarding & Formation on en parle ?

Bien faire évoluer ses salariés

Dans la continuité de carrière, la logique veut que les salariés grimpent l’échelle pour devenir manager. De ce fait, bon nombre d’employeurs ne cherchent pas à savoir si ces futurs managers possèdent les compétences humaines requises pour mener à bien leurs missions et ne pas éclater l’équipe qu’ils accompagnent. Ici, une formation aux soft skills se présente comme essentielle. Pour le bien du manager, des managés et de l’entreprise en général.

Former aux soft skills pour changer son quotidien de formateur

La formation aux soft skills est très intéressante pour les entreprises, mais pas uniquement elles ! En élargissant votre champ de formation, vous changez soit de public, soit d’approche. De quoi vous apporter un nouveau souffle.

À lire également : Webinaire « Les nouveaux métiers dans la formation professionnelle »

Premièrement, en proposant de travailler son savoir-être, vous allez probablement être au contact de nouvelles personnes : des managers en devenir ou installés, des professionnels RH, des recruteurs, des chefs d’entreprises… Votre quotidien s’en voit à minima modifié.

Votre pratique va elle aussi connaître une évolution notoire. En vous intéressant aux soft skills, vous découvrirez ou élaborerez des mises en situation et des méthodes d’évaluation inédites. Les paramètres étant différents par rapport à ce que vous avez connu, leur apprentissage et leur jugement s’en voient aussi modifiés.

 

Former aux soft skills vous permet, selon votre passé, de vous concentrer sur d’autres sujets. Ces fameux savoir-être sont variés, à vous de choisir ceux qui vous intéressent le plus pour prendre du plaisir à former. Vous y trouverez vite un intérêt, tout comme vos apprenants.

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4 jeux issus du gamestorming pour animer votre formation https://www.digiformag.com/4-jeux-issus-du-gamestorming-pour-animer-votre-formation/ Wed, 15 May 2024 10:30:35 +0000 http://www.digiformag.com/?p=7002 — Article mis à jour le 15 mai 2024 — Vous avez utilisé les jeux d’ouverture pour débuter votre séance ou façonné votre propre approche ? Profitez maintenant de 4 nouveaux exemples qui vous accompagneront tout au long de vos séances. Ces jeux issus de l’ouvrage « Gamestorming » de Dave Gray, Sunni Brown et James Macanufo vous […]

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— Article mis à jour le 15 mai 2024 —

Vous avez utilisé les jeux d’ouverture pour débuter votre séance ou façonné votre propre approche ? Profitez maintenant de 4 nouveaux exemples qui vous accompagneront tout au long de vos séances. Ces jeux issus de l’ouvrage « Gamestorming » de Dave Gray, Sunni Brown et James Macanufo vous aiguilleront dans votre phase d’exploration. Bonnes séances !

Avant de vous présenter notre sélection de jeux, des explications sur le gamestorming

La méthode du gamestorming a été développée aux États-Unis et fait référence au jeu et à un autre aspect, l’organisation de session d’inspiration.

Contraction de « game » et de « brainstorming », le gamestorming consiste tout naturellement à appliquer les règles d’un jeu à la méthode du brainstorming. Une méthode ludique, favorisant la créativité et les nouvelles idées, une véritable innovation pédagogique. 

Pourquoi intégrer le jeu dans un parcours de formation ?

Cette modalité pédagogique, le gamestorming, évite les formations interminables et ennuyantes, peu adaptées aux besoins des apprenants. C’est un moyen efficace pour favoriser l’esprit d’équipe et un environnement propice au travail collaboratif et à la résolution de problèmes.

Jouer demeure une excellente façon d’apprendre : 

  • modalités pédagogiques innovantes ;
  • technique simple ne nécessitant pas de grands moyens ;
  • pratique favorisant la motivation, l’engagement et le travail collaboratif ;
  • méthode créant l’intelligence collective et des moments plus efficaces et pertinents.

Situer les connaissances et méconnaissances — « La zone aveugle » de Sunni Brown

Afin de connaître le niveau de connaissance de chaque participant, vous pouvez vous appuyer sur un exercice réflexif qui les invite à se situer dans le spectre des acquis.

  • Nombre de joueurs : de 5 à 15 personnes
  • Durée du jeu : de 30 à 45 minutes
  • Supports : paperboard ou tableau, posts-it

Déroulé du jeu :

  1. Avant le jeu, préparez un large paperboard (ou utilisez le tableau) pour dessiner un profil et 4 flèches qui partent dans 4 directions. Au bout de la première flèche, écrivez « sait/sait », au bout de la seconde « sait/ne sait pas », « ne sait pas/sait » pour la troisième et la quatrième se termine sur « ne sait pas/ne sait pas ». Définissez le thème du jeu : il peut soit porter sur la formation en général, soit sur un aspect en particulier ;
  2. Présentez le jeu aux participants : ils devront tous alimenter les 4 flèches avec leurs réponses. Sur la première flèche, chacun notera « ce que je sais que je sais » (« ce que j’ai conscience de connaître »). Sur la seconde flèche, « ce que je sais que je ne sais pas » (« ce que j’ai conscience de ne pas connaître »). Sur la troisième flèche, « ce que je ne sais pas ce que je sais » (« mes connaissances que je n’exploite pas pour ce sujet »). Sur la quatrième flèche « ce que je ne sais pas que je ne sais pas » (« ce que j’ignore ne pas connaître ») ;
  3. Distribuez des posts-it et invitez les participants à remplir la flèche une, puis la flèche deux, puis la flèche trois ;
  4. Pour la flèche quatre, ils vont rencontrer des difficultés. Posez des questions provocantes telles que « Qu’est-ce que telle équipe sait que votre équipe ignore qu’elle ne sait pas ? » Confrontez les équipes et les points de vue. Appuyez-vous sur le tableau déjà rempli pour que les participants notent ce qu’ils ignorent ;
  5. Si déjà vos joueurs prennent conscience de leur zone aveugle, vous avez atteint votre objectif. Si vous souhaitez aller plus loin, réfléchissez collectivement aux moyens de relever les défis propres aux réponses et aux catégories.

Source : toutes les illustrations sont issues de l’ouvrage « Gamestorming »

Pour un déroulement sans encombre, restez sur des sujets et des réponses très factuels. Pas question ici de faire un examen psychologique ou de laisser libre cours au jugement entre stagiaires.

Favoriser l’apprentissage entre pairs — « Le feu de camp » de Sunni Brown

Intégrez l’apprentissage entre pairs à travers des techniques de storytelling : chaque membre raconte une histoire qui permettra à ses coéquipiers de découvrir une notion, de savoir comment réagir face à une situation ou d’alimenter leur palette de connaissances.

  • Nombre de joueurs : de 8 à 20 personnes
  • Durée du jeu : de 30 à 45 minutes
  • Supports : des posts-it et des feutres

Déroulé du jeu :

  1. En amont de la séance, inscrivez 10 à 20 mots sur des post-it. Ces mots constitueront les points de départ de 10 à 20 histoires. Pensez à des idées neutres : « projets », « travail d’équipe », « apprentissage », « premier jour de travail », « opportunités »… Collez les posts-it sur les murs de la salle ;
  2. Distribuez feutres et posts-it aux participants. Détaillez votre idée : vous organisez un feu de camp sur le lieu de la séance et vous invitez les participants à partager leurs histoires. Présentez le mur de mots et laissez 3 minutes à l’assemblée pour trouver une histoire associée à chaque mot ;
  3. Commencez la séance par votre propre histoire. Sélectionnez un post-it, collez-le sur un autre mur et racontez votre histoire. Invitez chaque participant à faire de même à tour de rôle. Si un mot de l’histoire n° 1 évoque une autre histoire à un participant, il prend le relai. Ainsi, toutes les histoires ont un lien entre elles. Ce lien se révèle via les posts-it qui se collent à la suite des autres afin de créer un fil conducteur ;
  4. Si aucun mot de l’histoire précédente ne fait écho aux futurs conteurs, alors ils prennent un post-it au hasard et le colle à la suite des autres. Vous passez d’un mur de mots à un fil de l’histoire. Le jeu se termine lorsque tous les joueurs ont conté leur anecdote et que les échanges sont terminés.

Grâce à cette technique, vous vous appuyez sur les expériences des joueurs et enrichissez la formation. Ce jeu ludique détend l’atmosphère et encourage les discussions informelles.

Gérer les feedbacks — « Le consensus à cinq doigts »

Accélérez et fluidifiez les points d’avancement afin de connaître le ressenti des stagiaires sans perturber l’énergie du groupe.

Déroulé du jeu : lorsque le besoin s’en fait ressentir, demandez à vos participants d’indiquer leur niveau de compréhension ou d’entente concernant le sujet que vous traitez. Pour qu’ils s’expriment, ils doivent utiliser une main et afficher — de 0 à 5 — leur ressenti : s’ils lèvent 5 doigts, ils comprennent très bien le sujet. S’ils lèvent le poing, ils se sentent loin du sujet traité ou ne comprennent pas la séance. Penchez-vous sur les participants qui lèvent de 0 à 3 doigts, ils vous aideront à être plus clair, à reformuler ou à creuser le sujet.

Grâce à cette technique, vous mesurez les écarts de perception et vous vous concentrez sur les participants qui en ressentent le besoin sans perturber les autres.

Partager les expériences et opinions — « Le World Café » du collectif World Café

Très répandu, le World Café permet de passer d’un cadre scolaire à un cadre informel en se basant sur un environnement proche d’un Café.

  • Nombre de joueurs : libre, mais dans notre exemple, de 24 à 30 participants divisés en groupes de 4 à 5 personnes
  • Durée du jeu : 1 h 30
  • Supports : matériel de dessin

Déroulé du jeu :

  1. En amont du jeu, préparez une liste de questions ouvertes, simples, concrètes et dans le thème de votre formation ou de votre séance. Préparez un environnement hospitalier en disposant plusieurs tables rondes et en déposant du matériel à dessin ;
  2. Le jeu se découpe en 3 séances de 20 minutes incluant le temps de synthèse. Les équipes désignent un « hôte » par table, les autres seront des « ambassadeurs ». Les 6 groupes de notre exemple répondent à des questions similaires autour des tables voisines. En préparation, prévoyez autant de questions que de table, mais n’oubliez pas qu’elles couvrent le même sujet. Vous pouvez par exemple prendre des angles différents d’un même thème ;
  3. Lorsque les 20 minutes se sont écoulées, les « ambassadeurs » changent de table. Les « hôtes » résument aux nouveaux « ambassadeurs » les échanges menés précédemment. Les discussions débutent à partir des dernières réflexions afin de ne pas repartir du point de départ.

Vous avez ainsi capitalisé sur les échanges et les conclusions afin d’aller plus loin dans l’exploration et la discussion. Cette technique est très efficace avec des grands groupes ou des profils complémentaires.

Retrouvez d’autres jeux et toutes les informations nécessaires à la pratique du gamestorming dans notre dossier spécial. Prochain sujet : les jeux de fermeture où comment terminer ses sessions de formation.

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