Katarzyna Fossati, Digiformag https://www.digiformag.com/profil/katarzyna-fossati/ Le magazine de la formation professionnelle Wed, 04 Feb 2026 14:31:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 Évaluer les acquis : fondement de toute formation et certification… et levier stratégique pour les organismes de formation https://www.digiformag.com/evaluer-les-acquis-fondement-de-toute-formation-et-certification-et-levier-strategique-pour-les-organismes-de-formation/ https://www.digiformag.com/evaluer-les-acquis-fondement-de-toute-formation-et-certification-et-levier-strategique-pour-les-organismes-de-formation/#respond Wed, 04 Feb 2026 09:54:26 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22860 L’évaluation des acquis est bien plus qu’une étape réglementaire ou une case à cocher dans un process qualité. Elle constitue le socle sur lequel repose la crédibilité d’un parcours certifiant… mais pas que ! Une formation professionnelle n’a de valeur que si l’on peut prouver que les compétences visées ont été effectivement acquises et sont […]

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L’évaluation des acquis est bien plus qu’une étape réglementaire ou une case à cocher dans un process qualité. Elle constitue le socle sur lequel repose la crédibilité d’un parcours certifiant… mais pas que !

Une formation professionnelle n’a de valeur que si l’on peut prouver que les compétences visées ont été effectivement acquises et sont mobilisables dans un contexte professionnel réel.

Dans le cadre d’un enregistrement au Répertoire Spécifique ou au RNCP, la question de l’évaluation est systématiquement au cœur de l’instruction des dossiers. En effet, pour France Compétences, l’évaluation certificative n’est pas un élément « secondaire » (ce qui est encore le cas pour bon nombre d’organismes de formation qui résument l’évaluation à un quizz ou petit exercice théorique…), mais bien le cœur de la démonstration attendue : c’est elle qui permet de garantir que la certification délivrée constitue un repère fiable pour le marché du travail.

Cette exigence dépasse largement le cadre administratif. Elle doit résonner pleinement dans la stratégie de l’organisme porteur du projet – mais aussi de tout organisme de formation quand bien même il ne s’inscrirait pas dans un projet de certification – car elle engage à la fois sa responsabilité et sa réputation.

Évaluer et délivrer un certificat de réussite, c’est affirmer que le titulaire maîtrise les compétences (autrement dit les objectifs de la formation), que ces dernières ont été observées et mesurées de manière objective.

Et, cerise sur le gâteau (qui n’est pas une option pour les porteurs de projets de certification), si l’évaluation est assurée par un jury autre que le formateur, alors son impartialité est assurée.

 

La certification s’articule autour de l’évaluation

 

On a parfois tendance à aborder le sujet de l’évaluation (j’entends par là le « comment va-t-on évaluer ? ») en fin de parcours, comme un simple outil de validation. Or, elle devrait être au contraire l’élément de départ de toute ingénierie de certification et de formation. Un projet certifiant (mais aussi de formation, vous l’aurez compris) se construit d’abord autour de la démonstration de la compétence acquise. Cela signifie que les modalités d’évaluation doivent être conçues en amont, pour refléter au plus juste les situations professionnelles que le titulaire sera amené à gérer.

De la même manière, la formation qui prépare à cette certification ne peut être pensée indépendamment du dispositif évaluatif. L’un et l’autre sont étroitement liés. Si l’on modifie une épreuve, il est souvent nécessaire de revoir le déroulé pédagogique ; si l’on introduit une nouvelle compétence à évaluer, cela impacte à la fois le contenu de la formation et la manière dont elle se termine.

C’est donc une approche circulaire, et non linéaire : l’évaluation ne vient pas après la formation, elle la structure. Et cette articulation est essentielle à la fois pour répondre aux exigences de France Compétences, mais aussi – et surtout – pour offrir une expérience cohérente et efficace aux futurs apprenants et titulaires.

 

Évaluer pour attester : une exigence de fond et de forme

Dans le cadre d’un dossier RS ou RNCP, l’évaluation vise à attester que les compétences du référentiel sont réellement maîtrisées. Cela suppose plusieurs choses : d’abord, que les compétences en question soient observables et évaluables (c’est tout l’enjeu du travail sur le référentiel de compétences). Ensuite, que les épreuves proposées permettent effectivement de recueillir la preuve de cette maîtrise, dans des conditions réalistes, équitables et reproductibles.

🎯Le choix des modalités d’évaluation dépend donc intrinsèquement de la nature des compétences visées.

  • Lorsqu’il s’agit de vérifier l’acquisition d’un savoir, on pourra recourir à des outils tels que des QCM, des questionnaires écrits ou oraux, voire des quiz numériques.
  • Si l’on souhaite observer un savoir-faire, une mise en situation professionnelle (réelle ou reconstituée) sera bien plus adaptée.
  • Enfin, pour les savoir-être associés à un savoir faire – qui relèvent de la posture, du comportement ou de la relation –, il est souvent pertinent de passer par des jeux de rôle, des simulations, ou des entretiens avec jury.

 

L’évaluation comme repère pour le marché

La fonction de l’évaluation ne s’arrête pas à valider l’apprentissage. Elle joue aussi un rôle structurant dans la reconnaissance des compétences transférées sur le marché. Une entreprise, un recruteur ou une branche professionnelle ne peuvent faire confiance à un titre ou une certification que si celle-ci repose sur une évaluation sérieuse, claire et cohérente avec les réalités métier.

C’est ce qui explique pourquoi l’enjeu de l’objectivité est si fort. Une certification, ou une attestation de réussite, délivrée sur la base d’un simple test écrit, sans observation de la compétence mise en œuvre, aura peu de valeur pour le monde professionnel. À l’inverse, une certification qui mobilise des évaluations en situation, croisées avec des écrits professionnels et des présentations orales, sera perçue comme beaucoup plus robuste.

La responsabilité du certificateur et de l’organisme de formation qui prépare à l’acquisition des compétences est donc engagée sur deux fronts : garantir la fiabilité de son dispositif d’évaluation d’une part, et démontrer que celui-ci est suffisamment rigoureux pour produire un niveau reconnu, mobilisable et transférable dans le monde professionnel.

 

Penser des évaluations faisables et équitables

Concevoir un bon dispositif d’évaluation, c’est aussi penser à sa faisabilité opérationnelle.

De  nombreux projets proposent encore des mises en situation idéales sur le papier, mais difficilement organisables dans les faits, faute de moyens techniques, humains ou logistiques. Cela peut devenir un vrai frein au déploiement de l’évaluation.

Il est donc nécessaire d’anticiper tous les paramètres de mise en œuvre :

  • les ressources nécessaires,
  • la formation des jurys,
  • les critères d’évaluation,
  • les supports, les durées, les seuils de réussite.Le dispositif doit être réaliste, duplicable, et pouvoir s’appliquer à différents profils de candidats. En bref… exit les usines à gaz. Evaluations sérieuses ne rime pas systématiquement avec complexité (en revanche avec pertinence oui !).

Il convient également de tenir compte des publics visés. Une même compétence ne s’évaluera pas de la même façon selon qu’elle s’adresse à des cadres ou des techniciens, à des professionnels en reconversion ou à des salariés expérimentés. Des aménagements peuvent être nécessaires pour assurer l’équité – notamment pour des publics en difficulté avec l’écrit, ou en situation de handicap.

Une bonne pratique consiste à tester les modalités en amont, en conditions réelles ou simulées, pour s’assurer de leur pertinence, de leur clarté et de leur faisabilité. Ce retour d’expérience permet d’ajuster les modalités, les supports ou encore la durée des épreuves avant la généralisation du dispositif.

 

En conclusion : évaluer, c’est structurer, prouver, professionnaliser

En somme, l’évaluation des acquis n’est pas qu’un outil pédagogique et certificatif : c’est un levier stratégique pour les organismes qui souhaitent professionnaliser leurs parcours, légitimer leurs formations et renforcer la reconnaissance de leurs titres.

C’est aussi un moyen de donner du sens à l’ensemble du processus de formation : car si ce qui est enseigné ne peut être attesté, alors il devient difficile d’en revendiquer la valeur.

Dans un contexte réglementaire où les exigences de qualité sont croissantes, et où les attentes du marché se renforcent, l’évaluation est plus que jamais un facteur différenciant. Il s’agit alors de se saisir de cette formidable opportunité de structurer des parcours plus solides, plus cohérents et plus impactants.

 

 

 

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IA et certifications RNCP/RS : quels impacts et évolutions laissent entrevoir l’utilisation de ce nouvel outil ? https://www.digiformag.com/ia-certification/ https://www.digiformag.com/ia-certification/#respond Tue, 02 Dec 2025 10:47:19 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22781 Aucun professionnel de la formation et de la certification n’est passé à côté : l’irruption de l’intelligence artificielle générative entraînent des évolutions dans les modalités de formation mais aussi dans les fondements mêmes de l’évaluation certificative.  Pour les acteurs de la formation professionnelle et futurs certificateurs RNCP/RS, l’heure est à la réflexion : Faut-il interdire […]

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Aucun professionnel de la formation et de la certification n’est passé à côté : l’irruption de l’intelligence artificielle générative entraînent des évolutions dans les modalités de formation mais aussi dans les fondements mêmes de l’évaluation certificative. 

Pour les acteurs de la formation professionnelle et futurs certificateurs RNCP/RS, l’heure est à la réflexion :

Faut-il interdire l’IA ? Peut-on l’autoriser dans les évaluations ? Jusqu’où peut-on aller dans l’automatisation sans compromettre la cohérence d’évaluations bien fondées et dénuées de biais ? Comment peut-elle être mobilisée pour soulager le travail des évaluateurs, voire l’objectiver ? Peut-on aller jusqu’à remplacer les évaluateurs, selon la nature des évaluations ? Peut-elle intervenir dans les délibérations certificatives ? Doit-elle être autorisée comme outil au service des candidats, sans prendre le risque que les productions de ces derniers soient dénuées de toute vraie réflexion et compétences ?

Ce débat ne fait que commencer… et dans le fond, toutes ces questions soulèvent celle de savoir quelle est (encore) la place de l’humain.

Faut-il (encore) un jury humain pour évaluer les compétences ?

Face à toutes sortes de nouveaux outils capables d’analyser un texte, de corriger un devoir ou de détecter une tricherie, il serait tentant de laisser l’IA prendre le relais du jury humain, au nom de la rapidité ou de la standardisation. Elle pourrait constituer également une véritable solution à la problématique de mobilisation de jurys évaluateurs, voire certificateurs, malheureusement pas toujours disponibles faute de temps et à cause, pour certains, des conditions d’intervention : un lien de subordination, et donc une rémunération. Ce qui soulève la question de l’impartialité. Mais c’est là un autre sujet, quoique.

Bref, la tentation est là, mais attention : une certification RNCP/RS repose sur des fondements que seule une évaluation encadrée par un humain, contextuelle et experte peut véritablement garantir.

Pourquoi ne peut-on pas « remplacer » un jury humain ?

  • Parce qu’évaluer une compétence ne se limite pas à vérifier un résultat : cela implique de comprendre le raisonnement, d’interpréter une posture, de questionner une intention. De ce fait, outre le volet jury, c’est aussi du candidat que cela se passe : par exemple, pour des évaluations de type rapport à rédiger, pour lequel l’IA serait tout à fait mobilisable, un oral en complément permettra au jury de s’assurer qu’elle a bien été utilisée comme outil et non comme le ghostwriter du candidat.
  • Parce que les productions d’un candidat sont souvent nuancées, contextualisées et nécessitent un jugement expert, qui dépasse la logique binaire d’un algorithme, à ce jour en tout cas.
  • Parce que l’évaluation implique aussi une relation : c’est dans l’échange, notamment à l’oral, que se révèlent la compréhension, l’adaptabilité, la maîtrise réelle.

Côté  RGPD, c’est plutôt très clair : aucune décision produisant des effets juridiques (comme l’attribution d’un diplôme ou d’une certification professionnelle) ne peut reposer uniquement sur un traitement automatisé.

Dans ce cas, peut-on imaginer « un binôme de choc » ? 

Un vrai teaser de film de science-fiction : « un jury humain… épaulé par l’IA : elle peut générer une note… il peut valider une compétence ».

En somme, un outil, ni plus, ni moins. Par exemple : un assistant pour l’analyse de copies écrites (pré-correction, surlignage d’éléments à vérifier), une aide à la cohérence des notations (standardisation sur un barème), un outil de vigilance sur les suspicions de plagiat ou de triche, à manier avec prudence, bien entendu, ou encore un support à la gestion des volumes lorsque les jurys évaluent de grands effectifs.

L’IA peut donc être envisagée pour seconder l’humain qui conserve la prise de décision finale, responsable et argumentée. Bien entendu cela suppose de former les jurys à la lecture critique des suggestions de l’IA, pour notamment en connaître les limites (biais, faux positifs, mauvaise « interprétation »).

Pour faire simple, l’IA ne remplace pas le jury, mais l’invite à évoluer.

Côté candidat : peut-on l’autoriser à utiliser l’IA pendant une évaluation ?

Si pour certains elle est perçue comme source de triche, il faut garder à l’esprit qu’elle devient un outil de travail courant dans les entreprises. De fait, interdire son usage en évaluation ne semble pas pertinent, mais sous conditions. Il faut en faire un moyen au service de compétences, voire des compétences à part entière, selon la nature de la certification.

Par exemple un candidat à un titre de développeur qui utilise Copilot pour gagner du temps sur du code répétitif, mais qui devra rester capable de justifier son choix et d’optimiser le résultat, ou un professionnel du marketing qui pour obtenir une certification RS en utilisation de l’IA dans une campagne digitalisée d’acquisition clients qui l’utiliserait pour en créer la maquette tout en  expliquant le positionnement stratégique et la cible définie.

Au final, l’IA ne dévalorise pas une certification, mais elle nécessite d’être assortie de moyens pour relever le « défi de l’authenticité ».

Pour conclure ce n’est, à priori, pas l’outil qui compte, mais la compétence de l’usager.

L’usage de l’IA ne doit donc ni masquer une lacune, ni remplacer la réflexion du candidat. Il peut, en revanche, être un révélateur de compétence numérique, d’esprit critique et d’adaptabilité, qui sont des atouts très recherchées sur le marché du travail (notamment chez les professionnels appelés à assurer la mission d’évaluateur).

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Ce qu’il faut intégrer à vos dossiers RNCP et RS dès cet automne https://www.digiformag.com/ce-quil-faut-integrer-a-vos-dossiers-rncp-et-rs-des-cet-automne/ https://www.digiformag.com/ce-quil-faut-integrer-a-vos-dossiers-rncp-et-rs-des-cet-automne/#comments Wed, 01 Oct 2025 08:00:02 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22285 Depuis la rentrée, de nombreuses évolutions réglementaires sont venues préciser les exigences d’enregistrement des certifications professionnelles.  Le second semestre 2025 marque ainsi des nouveautés structurantes dans la documentation à prendre en compte pour les certificateurs et les porteurs de projets, qui doivent se mettre à jour sans tarder. Voici les points clés à intégrer dès […]

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Depuis la rentrée, de nombreuses évolutions réglementaires sont venues préciser les exigences d’enregistrement des certifications professionnelles. 

Le second semestre 2025 marque ainsi des nouveautés structurantes dans la documentation à prendre en compte pour les certificateurs et les porteurs de projets, qui doivent se mettre à jour sans tarder.

Voici les points clés à intégrer dès maintenant, que ce soit pour une première demande ou une demande dite de « renouvellement » auprès du répertoire spécifique (RS) ou au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Ce qui change pour les demandes au répertoire spécifique (RS)

Un nouveau tableur de suivi

France compétences propose désormais un tableur qui facilite l’analyse de la valeur d’usage, point déterminant du dossier de demande, qui donne du fil à retordre à la majorité des porteurs de projets. Composé de plusieurs onglets, il permet notamment de démontrer de façon concrète l’impact professionnel des compétences visées.

À noter : la quatrième feuille est indiquée comme « facultative », mais elle constitue une vraie preuve de l’utilité sociale et professionnelle de la certification. À utiliser donc sans hésiter (et sans faire de grimace s’il-vous-plaît) !
  

Un nouveau « document complémentaire »

Un « document complémentaire », largement inspiré de celui qui était déjà obligatoire dans le cadre d’une demande d’enregistrement au RNCP, tout beau tout neuf, avec des questions précises à traiter et indiquant bien que la note d’opportunité et les témoignages doivent toujours être joints au dossier. Les explications relatives à la prise en compte des effets de la transition écologique et numérique, le cas échéant, est clairement mise en avant.

Ce qui change pour le RNCP

➡ Une version mise à jour du tableau de suivi de l’insertion professionnelle (renommé « tableau données » pour l’occasion.

La version mise à disposition en juillet dernier est donc désormais obsolète. La dernière mouture confirme et intègre plusieurs modifications :

  • Suppression des données nominatives sur les salaires (déjà le cas depuis juillet).
  • Nouvelle colonne sur l’intitulé exact de la formation préparant à la certification. Fini les intitulés flous ou bricolés, la communication sur les parcours. Quels que soient les parcours, ils doivent être parfaitement alignés avec l’intitulé de certification.
  • Nouvelle colonne relative à la « quotité de temps de travail lié au poste occupé ou à l’activité indépendante en pourcentage ». Donnée très intéressante, a priori évolutive avec les années dans une activité libérale, par exemple.

Notez également la présence de deux nouvelles feuilles, l’une sur les « données parcours », invitant à préciser le nombre d’entrants et de sortants du parcours certifiant, et l’autre sur les « données évaluations », destinée à préciser le nombre de candidats présentés aux épreuves d’évaluation.

➡ Un document complémentaire mis à jour

Il reflète les précisions apportées par le décret de juin 2025.  Ici aussi, en réponse au décret, les explications relatives à la prise en compte des effets de la transition écologique et numérique, le cas échéant, sont demandées.

Pour le moment, contrairement au document complémentaire à une demande RS, il ne mentionne pas explicitement de joindre la note d’opportunité. À suivre de près.

Et côté VAE, où en est-on ?

Si vous êtes certificateur RNCP, pensez à ces deux démarches :

  1. Ouvrir votre certification à la VAE via la plateforme France VAE :  https://www.francevae.fr/.
  2. Mettre à jour votre procédure VAE pour y intégrer une étude de faisabilité, ainsi qu’un remaniement des livrets (exit le couple Livret 1 / Livret 2 classique). 

N’oubliez pas la convention de partenariat !

Que votre projet concerne une demande RS ou RNCP, la convention de partenariat doit être fournie au dossier pour toute demande d’enregistrement, et ceci même si aucun réseau n’est activé dans l’immédiat.

Le décret n°2025-500 du 6 juin 2025, précise les mentions obligatoires qui doivent y figurer (telles que les modalités de mise en œuvre de la formation qui prépare à la certification, qualification du formateur, ou encore les montants). Veillez à la mettre à jour !

Au passage, quelques rappels sur les « interfaces incontournables » du certificateur

Petit rappel des plateformes sur lesquelles il vous faut naviguer pour gérer efficacement votre certification :

  • EDOF : pour mettre en ligne vos parcours de formation certifiants et permettre aux personnes qui souhaitent souhaitent utiliser leur CPF de les acheter par ce moyen.
  • L’espace accrochage via mon compte personnel de formation : pour déclarer les titulaires des certifications dans les trois mois qui suivent les délibérations.
  • MAF (mon activité formation) : pour saisir le bilan pédagogique et financier (offre aussi un accès à EDOF, et potentiellement à France VAE).
  • France VAE : pour les certifications RNCP. Elle permet de rendre la certification accessible à la VAE (je vous invite à le faire si ce n’est pas déjà fait).

À suivre : des communications importantes à venir

France compétences a d’ores et déjà prévu plusieurs publications et mises à jour d’ici les prochains jours/semaines :

  • un nouveau Vademecum ;
  • une mise à jour de la plateforme CertifPro, annoncée pour le 6 octobre ;
  • et un webinaire le 25 septembre, que vous pouvez retrouver ici.

En bref

Si vous êtes certificateur ou en projet de dépôt, restez en veille active et mettez à jour dès maintenant vos process et documentations. Chaque précision peut faire la différence entre une demande recevable… ou un rejet.

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Ce que change (vraiment) le décret du 6 juin 2025 pour les certifications RS et RNCP https://www.digiformag.com/decret-6-juin-2025-changements/ https://www.digiformag.com/decret-6-juin-2025-changements/#comments Mon, 22 Sep 2025 14:16:06 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22253 Le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle introduit une série d’évolutions réglementaires majeures pour les porteurs de projets RS et RNCP.  Objectif affiché : renforcer la transparence, la rigueur et la lisibilité du système. Tour d’horizon commenté de ce qui change… et de ce que cela implique concrètement. 1. Refus sans […]

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Le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle introduit une série d’évolutions réglementaires majeures pour les porteurs de projets RS et RNCP. 

Objectif affiché : renforcer la transparence, la rigueur et la lisibilité du système. Tour d’horizon commenté de ce qui change… et de ce que cela implique concrètement.

1. Refus sans examen du fond : la tolérance zéro

Un nouvel article du Code du travail (R. 6113-8-1) autorise désormais France compétences à refuser une demande d’enregistrement sans même instruire les critères de recevabilité si certains manquements sont constatés. Cela concerne :

  • les fausses déclarations, notamment sur les données d’insertion des promotions de titulaires ;
  • le plagiat d’un référentiel existant ;
  • toute communication trompeuse (site, plaquette, webinaire, etc.) sur le dispositif ou ses résultats.

Les porteurs de projets doivent donc être vigilants à propos de la rédaction du dossier et de leurs supports de communication. Le copier-coller d’un référentiel tiers ou des taux d’insertion « embellis » peuvent désormais entraîner un rejet immédiat, sans même passer en commission.

Dans les faits, c’était déjà le cas pour les fausses déclarations avant la publication du décret, mais maintenant que les transgressions sont clairement énoncées, il est possible d’espérer une baisse des tentatives de duperie.

2. Critères des répertoires : renforcement de la preuve et des attendus

Le décret vient étoffer les critères d’éligibilité au RNCP et au RS. On peut noter :

  • la vérification des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement réellement mobilisés ;
  • l’alignement des contenus des référentiels sur les enjeux transversaux : transition écologique, numérique, accessibilité, sécurité ;
  • la possibilité de déposer un dossier avec une seule promotion, mais dans ce cas, l’enregistrement est limité à un maximum de trois ans au lieu de cinq.

Ces évolutions vont dans le sens d’une meilleure traçabilité des projets et d’une logique de « preuve par l’usage ». Une seule promotion suffit, certes, mais le niveau d’exigence documentaire augmente. 

3. Alignement des critères RS/RNCP

Les critères du RS (art. R. 6113-11) sont également actualisés pour inclure :

  • l’impact du projet de certification sur les parcours professionnels (1° bis) ;
  • la réalité des moyens techniques, pédagogiques et d’encadrement mis en œuvre pour la réalisation des actions de formation (1° quater) ;
  • l’adéquation de ces actions avec le référentiel (1° quinquies).

Ces informations offrent ainsi une plus grande convergence des critères entre les deux répertoires.

4. Trois refus = une année de carence

Autre nouveauté forte : l’instauration d’une période de carence d’un an pour les porteurs ayant essuyé trois refus sur un même projet (ou sur des projets similaires) au cours des cinq dernières années.

L’objectif est notamment d’éviter les dépôts en boucle de projets mal construits, insuffisamment revus ou non conformes. Le temps économisé par les commissions pourra être investi dans l’analyse de dossiers solides. Une fois de plus, toutes les parties prenantes en sortiront gagnantes.

5. Encadrement renforcé des conventions d’habilitation

Le décret détaille désormais davantage ce que doit mentionner une convention entre un certificateur et un organisme tiers habilité (articles R. 6113-16-1 à R. 6113-16-3), notamment :

  • la durée de formation, les moyens pédagogiques et humains ;
  • les conditions de sous-traitance ;
  • les spécificités d’apprentissage ;
  • et… les contreparties financières, si elles sont applicables.

Tous les certificateurs et porteurs de projets doivent réviser leur modèle de convention pour s’assurer de leur conformité. Au passage, ceux qui n’ont pas encore de réseau doivent prévoir un projet de convention dès le dépôt, afin de démontrer que tous les cas de figure ont été anticipés.

6. Un régime de contrôle et de sanction structuré

Le décret introduit une série d’articles (R. 6113-16-7 à R. 6113-16-13) qui encadrent :

  • les suspensions conservatoires (en cas de manquement ou de risque grave) ;
  • la mise en demeure ;
  • la suppression d’une certification ;
  • les interdictions de déposer à nouveau.

France compétences, en tant qu’autorité de régulation, est dotée de pouvoirs de contrôle, de sanction et de suspension… mais toujours dans le cadre d’un contradictoire.

7. Public et privé : mêmes règles, même jeu

Dernier pilier de ce décret : l’harmonisation des obligations entre les certificateurs ministériels et les certificateurs privés. Cela concerne notamment :

  • la transmission des données d’insertion (art. R. 6113-15) ;
  • les règles de suivi ;
  • l’honorabilité des dirigeants (art. R. 6113-14) ;
  • les exigences documentaires.

Un pas vers plus d’équité entre les différents types de certificateurs, donc, et une clarification du cadre pour tous.

En somme, pas une révolution, mais un sérieux cap de structuration

Le décret du 6 juin 2025 s’inscrit dans une logique de professionnalisation des pratiques et de clarification du système. Il vient poser un cadre plus intelligible, plus juste, et surtout plus exigeant, qui demande aux porteurs de projets de se structurer dès le départ ou de se mettre à jour.

France compétences a annoncé que la documentation serait actualisée et que des webinaires seraient proposés pour accompagner les acteurs concernés :
https://www.francecompetences.fr/fiche/repertoires-nationaux-de-nouvelles-conditions-denregistrement-fixees-par-decret/

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Construire un référentiel béton : les exigences (très concrètes) de France compétences en 2025 https://www.digiformag.com/comment-construire-un-bon-referentiel-rs-rncp-digiformag/ https://www.digiformag.com/comment-construire-un-bon-referentiel-rs-rncp-digiformag/#comments Thu, 19 Jun 2025 06:00:57 +0000 https://www.digiformag.com/?p=21469 Depuis la réforme de 2018, le ton est clair : la certification professionnelle, c’est du sérieux. Fini les référentiels approximatifs ou séduisants en surface mais vides de fond. La commission de certification de France compétences ne transige plus : un bon dossier, c’est un dossier ancré dans la réalité métier, qui parle au marché du travail […]

L’article Construire un référentiel béton : les exigences (très concrètes) de France compétences en 2025 est apparu en premier sur Digiformag.

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Depuis la réforme de 2018, le ton est clair : la certification professionnelle, c’est du sérieux.

Fini les référentiels approximatifs ou séduisants en surface mais vides de fond. La commission de certification de France compétences ne transige plus : un bon dossier, c’est un dossier ancré dans la réalité métier, qui parle au marché du travail et qui évalue ce qui compte vraiment.

Le taux de refus parle de lui-même

En 2023, seulement 63,5  % des demandes RNCP étaient acceptées. Côté Répertoire spécifique (RS), c’est encore plus radical : 17,6  % de validation, et une fonte du nombre de certifications actives de près de 50 % entre 2018 et 2023.

Le message est limpide : seules les certifications solides, utiles et parfaitement structurées ont leur place aux répertoires.

Et cela passe notamment par un référentiel qui a du sens.

Un bon référentiel, ce n’est pas juste « joli sur le papier »

Si la mise en page est soignée, que la structure en blocs/activités est bien équilibrée, que l’écriture en compétences est respectée, mais que le fond ne suit pas, le dossier s’en trouve fragilisé.

Pourquoi ? Parce qu’un référentiel est bien plus qu’un outil administratif : c’est la traduction de l’expertise métier en compétences évaluables. Il constitue le socle sur lequel va s’appuyer la qualité de la formation et la crédibilité de la certification.

Par exemple, dans le cas d’un référentiel RNCP, la seule lecture des activités et blocs de compétences doit permettre de comprendre :

  • ce que fait le professionnel ;
  • comment il le fait ;
  • et dans quel but.

Même logique côté RS : chaque compétence doit être compréhensible de manière autonome, reflétant un savoir-faire opérationnel contextualisé.

Pas besoin de lire le référentiel entier pour comprendre de quoi on parle si c’est bien fait.

Les fondations : activités, compétences, évaluation

Dans les référentiels RNCP, les activités et les compétences se couvrent en blocs de compétences.

Ces derniers peuvent donc être vus comme des familles d’activités. De fait il est plus logique, de manière générale, que l’architecture d’un bloc soit constitué de plusieurs activités, elles-mêmes décomposées en compétences.

Les activités professionnelles sont réelles, repérables dans le monde du travail. Elles doivent refléter le cœur du métier et être logiquement structurées : on ne mélange pas des tâches sans lien clair.

Par exemple, le bloc « Définir les orientations stratégiques et créatives de la collection de mode » (cf RNCP 39212 Styliste Créateur de Mode), englobe la famille d’activités suivantes : 

  • Analyse interne et externe de l’entreprise de mode et de son environnement.
  • Définition du cahier des charges créatif et stratégique de la collection.

Ce sont ces deux activités qui vont permettre au styliste de dégager le fil rouge qui guidera l’élaboration d’une collection. Ensuite, chacune de ces deux activités est déclinée, dans le cas de ce référentiel, en trois compétences.

Chacune d’entre elle respecte la syntaxe attendu par France compétences et traduit avec précision les actions qui sont réalisées et leurs buts respectifs dans le cadre de l’activité à laquelle elles sont rattachées.

Focus sur les compétences

France compétences le répète : une compétence est une action professionnelle, contextualisée, finalisée.

Elle doit répondre à la question :

  • Que fait le professionnel, avec quel(s) moyen(s) et dans quel but ?

Exemples de fausse route « Connaître les bases de… » ou « Avoir des notions de… » ou encore  « Maîtriser les techniques de vente ».

Un bon libellé serait : « Conduire un entretien de vente en identifiant les besoins du client afin de proposer une solution adaptée et conclure l’acte d’achat ».

Et les évaluations dans tout cela ?

Là aussi, France compétences veut du concret. On évalue des compétences opérationnelles, donc on privilégie autant que possible la mise en situation professionnelle.

En toute logique, pour certifier les compétences d’un pâtissier, il faut le voir à l’œuvre dans la réalisation d’un gâteau (autrement dit une dissertation n’aurait que peu de sens pour évaluer son savoir-faire).

Côté critères d’évaluation : ils doivent permettre une évaluation objective et reproductible. Deux évaluateurs différents doivent pouvoir aboutir à la même décision avec les mêmes éléments.

Ainsi, un critère avec une formulation du type  : « la réalisation est satisfaisante » est subjective (le terme « satisfaisant » donnant lieu à des interprétations). Une version plus objective serait : « la pâte obtenue est de consistance homogène, lisse et sans grumeaux » (c’est un exemple, bien entendu).

Attention aux effets de manche et à l’IA !

Depuis quelques mois l’IA infiltre tous les domaines.

Attention à ne pas céder aux sirènes de la facilité ! Sauf à maîtriser parfaitement cet outil et à vérifier chacune de ses propositions, ses biais se voient comme le nez au milieu de la figure et donnent lieu à des dossiers aux tournures stéréotypées et non approfondis au regard des besoins du contexte professionnel.

Il ne remplace pas l’œil de l’expert métier. La profession et les compétences inhérentes à celle-ci ne doivent pas être caricaturées ni sorties d’un dictionnaire RH. 

Les référentiels sont avant tout la traduction des gestes, des raisonnements et des décisions du professionnel en situation réelle.

En bref, sans implication d’experts métier humains, les référentiels manquent d’âme… et de pertinence.

Et demain ? Handicap, transition écologique et IA

France compétences demande aussi d’intégrer les transformations structurelles du monde du travail, mais à bon escient, cela va de soi :

  • Prise en compte du handicap dans les pratiques.
  • Protection des données personnelles.
  • Réflexions sur la transition écologique.
  • Évolution des usages de l’intelligence artificielle.

La prise en compte de ces évolutions ne doit pas être réalisée en mode gadget. Pas question de coller une phrase sur la RSE pour « faire bien ». L’enjeu est d’analyser comment ces évolutions transforment les compétences métier, et de les intégrer là où elles ont du sens (c’est-à-dire par ce que c’est justifié dans la pratique professionnelle).

Et si on voyait le référentiel comme une capsule temporelle ? 

C’est ainsi que je vois les choses.

C’est peut-être une image un peu poétique, mais elle mérite qu’on s’y attarde. Un référentiel, c’est la mémoire vivante d’un métier à un instant donné. Dans 100 ans, si on l’ouvre, on doit pouvoir comprendre comment on réparait une vanne hydraulique, comment on posait des extensions de cils ou comment on négociait un marché public.

Alors, construisez votre référentiel comme on archive un savoir précieux. Parce que c’est exactement ça.

En conclusion : rigueur, terrain, lisibilité

Un bon référentiel, ce n’est pas qu’un passage obligé pour obtenir un enregistrement au RNCP ou au RS. C’est un outil stratégique : pour la formation, pour les employeurs et pour les candidats.

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Fin des prises en charge CPF pour la création d’entreprise : quelles solutions pour les organismes de formation spécialisés en la matière ? https://www.digiformag.com/fin-des-prises-en-charge-cpf-pour-la-creation-dentreprise-quelles-solutions-pour-les-organismes-de-formation-specialises-en-la-matiere/ https://www.digiformag.com/fin-des-prises-en-charge-cpf-pour-la-creation-dentreprise-quelles-solutions-pour-les-organismes-de-formation-specialises-en-la-matiere/#comments Wed, 12 Mar 2025 05:00:09 +0000 https://magpreprod.wpengine.com/?p=19190 Depuis le 16 février 2025, les formations en création et reprise d’entreprise ne sont plus éligibles au compte personnel de formation (CPF). Cette décision marque un tournant majeur pour les organismes de formation qui avaient fait de ce dispositif un levier clé pour accompagner les entrepreneurs. Si cette réforme vise avant tout à lutter contre […]

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Depuis le 16 février 2025, les formations en création et reprise d’entreprise ne sont plus éligibles au compte personnel de formation (CPF). Cette décision marque un tournant majeur pour les organismes de formation qui avaient fait de ce dispositif un levier clé pour accompagner les entrepreneurs. Si cette réforme vise avant tout à lutter contre les abus, elle impacte également des acteurs sérieux qui proposent des formations de qualité, alignées sur les véritables besoins des créateurs d’entreprise.

Alors, comment rebondir et garantir la pérennité de son offre de formation ? Deux pistes s’offrent aux organismes de formation souhaitant continuer à proposer des parcours certifiants dans ce domaine : intégrer un réseau de partenaires d’un certificateur habilité ou créer leur propre certification et faire la demande de son enregistrement au répertoire spécifique (RS) ou au RNCP.

Pourquoi cette réforme ? Un « nettoyage » du CPF nécessaire

La suppression de l’éligibilité des formations en création d’entreprise au CPF s’inscrit dans une logique de régulation et de lutte contre les dérives. Ces dernières années, ce type de formation avait attiré de nombreux acteurs peu scrupuleux, exploitant les failles du système pour proposer des programmes de faible qualité, souvent sans réel impact sur les compétences des bénéficiaires.

Sans parler des formations totalement hors sujet, « déguisées » en programmes accompagnant à la création d’entreprise…

Par ailleurs, comme l’explique Cécile Bertrand, chef du pôle CPF au sein de la DGEFP, dans un de ses posts LinkedIn, cette réforme s’aligne sur une volonté plus large de renforcer l’encadrement des financements publics et de s’assurer que les certifications financées via le CPF répondent à des besoins métiers concrets et non à des projets purement individuels.

Cependant, certains perçoivent cette décision comme pénalisante envers les organismes de formation sérieux, qui ont développé des parcours solides et adaptés aux véritables enjeux de la création et de la gestion d’entreprise.

Ceux-là ont justement une carte à jouer : le sérieux de leur offre est une véritable valeur ajoutée pour aider les entrepreneurs à construire un projet solide et durable et contribuer ainsi à améliorer la pérennité des entreprises françaises.

Voici deux pistes pour permettre à ces organismes de formations de continuer ou de permettre à leurs apprenants de voir leurs parcours de formation pris en charge par le CPF.

Piste 1 : rejoindre un réseau de partenaires d’un certificateur habilité

Pour continuer à proposer des formations financées par le CPF, une première option consiste à devenir partenaire d’un organisme certificateur disposant déjà d’une certification inscrite au répertoire spécifique ou au RNCP.

Un organisme certificateur ayant obtenu un enregistrement de sa certification auprès de France compétences, peut déployer son dispositif via un réseau de partenaires habilités à préparer les candidats à cette certification. À noter que ce n’est toutefois pas une obligation.

L’organisme de formation, en devenant partenaire habilité, s’engage à déployer une formation préparant strictement au référentiel de compétences du certificateur et aux épreuves qui les évaluent (modalités d’évaluation qui, rappelons-le, sont obligatoires dans le cadre d’un parcours certifiant).

Pour rejoindre un réseau de partenaires, l’organisme de formation doit répondre à des critères de qualité et respecter le cadre défini par le certificateur.

Piste 2 : développer sa propre certification inscrite au RS ou au RNCP

Pour les organismes souhaitant maîtriser totalement leur offre et leur positionnement, la création d’une certification propre est une alternative pertinente.

Devenir certificateur permet de créer son propre référentiel de compétences répondant aux besoins du marché et de proposer une offre différenciante. 

Par ailleurs, structurer une offre de formation certifiante garantit une véritable montée en compétences des apprenants et permet de sécuriser son modèle économique, en toute indépendance. 

Pour autant, c’est une démarche complète et réfléchie, qui prend un certain temps (et de l’énergie !).

Il convient notamment : 

  • D’identifier les besoins sur le marché du travail et de démontrer la valeur d’usage, c’est-à-dire les bénéfices des compétences acquises dans le contexte professionnel.
  • De structurer un référentiel de compétences structuré et répondant aux exigences de France compétences.
  •  De démontrer la pertinence du processus certifiant à travers l’organisation et la gestion des évaluations.

Ceci amène souvent à  repenser son offre de formation autour de compétences professionnelles concrètes et évaluables pour pouvoir s’assurer de leur maîtrise par les candidats.

Ainsi, il s’agit de répondre à une question fondamentale

« En tant qu’entrepreneur ou chef d’entreprise, que dois-je savoir faire ? »

Une autre réflexion intéressante à conduire est celle qui consiste à spécialiser sa certification destinée aux créateurs d’entreprise par secteur d’activité. 

Plutôt que de proposer une approche généraliste, il peut être plus pertinent de structurer une offre autour des besoins spécifiques de certains secteurs professionnels et de leurs spécificités, qui conditionnent ou qui ont un impact sur la pérennité de l’entreprise à créer, notamment pour les professions réglementées ou dans lesquels des normes particulières doivent s’appliquer.

En affinant son offre et en ciblant un public précis, un organisme de formation peut ainsi proposer une certification à forte valeur ajoutée, qui répond à des besoins concrets et spécifiques sur le marché de l’emploi.

En bref, l’arrêt du financement par le CPF des accompagnements à la création d’entreprise tels qu’il existait jusqu’à présent ne signifie pas la fin de ces prestations.

En repensant leur offre et en se penchant pour l’une de ces pistes, ils peuvent continuer à proposer des formations de qualité, tout en maintenant des possibilités de financement pour leurs apprenants.

Cette réforme est donc une opportunité pour les organismes de formation de gagner en professionnalisme et en structuration (ou de l’affirmer), en proposant un parcours allant jusqu’à l’évaluation de la maîtrise des compétences acquises (le fondement même d’une formation), plaçant ainsi le bénéficiaire au cœur du système.

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Réseaux de partenaires pour les certificateurs RS et RNCP : comment les constituer et pourquoi s’y investir ? https://www.digiformag.com/reseaux-de-partenaires-rs-rncp/ https://www.digiformag.com/reseaux-de-partenaires-rs-rncp/#comments Wed, 09 Oct 2024 06:00:08 +0000 https://www.digiformag.com/?p=18476 Créer et faire vivre un réseau de partenaires peut être une étape clé pour les certificateurs RNCP et RS.  Mais en quoi consiste exactement ce réseau ? Comment s’y prendre pour le constituer, et quels sont les avantages et les limites d’une telle démarche ?  Petit tour d’horizon de l’univers des partenariats Lorsque l’on devient […]

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Créer et faire vivre un réseau de partenaires peut être une étape clé pour les certificateurs RNCP et RS. 

Mais en quoi consiste exactement ce réseau ? Comment s’y prendre pour le constituer, et quels sont les avantages et les limites d’une telle démarche ? 

Petit tour d’horizon de l’univers des partenariats

Lorsque l’on devient certificateur enregistré au RSCH (Répertoire Spécifique des Certifications et des Habilitations) ou au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), la création d’un réseau de partenaires peut être une opportunité stratégique, notamment pour faire rayonner la certification. Ce réseau regroupe les organismes habilités à proposer une formation qui prépare à la certification ou à en organiser les épreuves certifiantes. L’entrée dans le réseau se fait moyennant finance, si bien que l’on peut voir se profiler un vrai modèle économique.

Attention toutefois à ne pas perdre de vue le rôle de certificateur : il s’engage à mettre en place et à animer un tel réseau, avec toute la rigueur et l’organisation que cela requiert. 

Qu’est-ce qu’un réseau de partenaires pour les certificateurs ?

Un réseau de partenaires est un ensemble d’organismes de formation ou d’institutions avec qui le certificateur collabore pour déployer ses formations et/ou ses évaluations certifiantes. Ces partenaires peuvent donc intervenir à différents niveaux, qu’ils peuvent cumuler ou non : de la mise en œuvre des parcours de formation à l’organisation des sessions de certification avec des jurys indépendants.

Le rôle des partenaires est donc essentiel dans le processus. Ils deviennent les bras armés du certificateur, notamment lorsqu’il souhaite toucher une plus large audience ou lorsqu’il veut déployer sa certification sur plusieurs territoires.

Pourquoi s’investir dans un réseau de partenaires ?

Un réseau de partenaires présente plusieurs intérêts pour les certificateurs, tels que :

  • Une plus grande portée géographique : en travaillant avec des partenaires répartis sur différents territoires, l’audience de la certification est élargie, l’accès à la certification est favorisé, sans nécessairement multiplier les structures internes.
  • Un développement plus rapide : si le réseau bien structuré, la certification peut se déployer plus rapidement et efficacement pour répondre à une demande importante sur le marché.
  • Un levier de reconnaissance de crédibilité : la force d’un réseau, s’il est bien mené, peut envoyer un signe de sérieux et de qualité notamment aux yeux de France compétences, mais aussi des entreprises et des apprenants.

Comment constituer son réseau de partenaires ?

La constitution d’un réseau de partenaires ne s’improvise pas.

Voici quelques incontournables pour y parvenir :

  • Poser les conditions de sélections d’organismes fiables : la survie de la certification en dépend. S’assurer de sélectionner des organismes de formation qui ont une solide expertise dans le domaine et qui partagent les valeurs de la certification est essentiel.  
  • Formaliser très précisément les partenariats : une convention détaillant les responsabilités de chacun est indispensable. Cela inclut des éléments comme la gestion des sessions d’évaluation, la communication autour de la certification et le respect des procédures d’assurance qualité notamment.
  • Former les partenaires : véritables relais du certificateur, ils doivent être parfaitement formés aux spécificités de du titre ou de la certification, dont ils doivent maîtriser le référentiel de compétences, les modalités d’évaluation et le règlement.
  • Animer et contrôler le réseau : si le collectif est une force,  il faut le faire vivre pour qu’il perdure. Il est important d’instaurer un dialogue régulier avec les partenaires, à travers par exemple des formations régulières, des réunions de suivi, mais aussi et surtout… des audits réguliers pour s’assurer du respect des conditions émises par la convention de partenariat. 

La confiance n’exclut pas le contrôle. 

Et si le certificateur ne parvient pas à encadrer le réseau de partenaires, que se passe-t-il ?

Si le certificateur a mal défini le cadre du partenariat ou s’il ne met pas en place les moyens de vérification, il risque de se laisser déborder et de perdre le contrôle : parmi les cas de figures fréquemment rencontrés il y a les nombres de passage de la certification, largement inférieurs au nombre de personnes formées, ou les contenus de formation éloignés du ceux de la certification, voire complètement hors des clous…

Résultat, outre les contrôles de France compétences ou de la Caisse des Dépôts et Consignation, c’est le maintien de l’enregistrement au RSCH ou au RNCP qui est en jeu. Une option peu réjouissante tant celui-ci demande d’énergie, de temps et de travail.

En bref

Constituer et animer un réseau de partenaires est une démarche stratégique pour les certificateurs.

Bien pensé et bien structuré, un tel réseau permet de déployer rapidement et efficacement une certification sur le marché. Toutefois, attention à ne pas aller trop vite, à bien se « roder » à son rôle de certificateur, à envisager ce déploiement par étape et surtout… à garder à l’esprit que c’est bien le bénéficiaire qui doit rester au cœur de ce beau système de transmission et de validation des compétences.

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Mon titre RS/RNCP est enregistré, et maintenant ? https://www.digiformag.com/mon-titre-rs-rncp-est-enregistre-et-maintenant/ Tue, 02 Jul 2024 08:46:48 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17887 La démarche de demande d’enregistrement d’une certification auprès de l’un des Répertoires Nationaux est à la fois longue et passionnante : elle nécessite de penser chaque détail de l’ingénierie certificative et du processus d’évaluation des compétences. Elle interroge également la légitimité du porteur de projet à devenir certificateur et fait faire un exercice de recherches et […]

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La démarche de demande d’enregistrement d’une certification auprès de l’un des Répertoires Nationaux est à la fois longue et passionnante : elle nécessite de penser chaque détail de l’ingénierie certificative et du processus d’évaluation des compétences. Elle interroge également la légitimité du porteur de projet à devenir certificateur et fait faire un exercice de recherches et d’argumentation pour démontrer l’opportunité économique et sociale de ce projet.

Après de longs mois de travail et d’attente, lorsque la bonne nouvelle tombe, c’est la joie et l’allégresse ! Mais passée la phase des félicitations, vient le temps du (vrai) début de l’aventure du certificateur.

Celle-ci nécessite beaucoup de rigueur et d’implication pour faire vivre et pour renouveler la certification à l’issue de sa durée de validité.

Voici un petit tour d’horizon de ce qui devra être mis en œuvre sans attendre pour assurer la pérennité de la certification.

Appliquer à la lettre tout ce qui a été inscrit dans la procédure d’assurance qualité

En effet, le contenu d’une procédure d’assurance qualité n’est pas une figure de style. Il convient d’appliquer à la lettre tout ce qu’elle prévoit afin de répondre aux exigences réglementaires.

Il appartiendra, par exemple, au certificateur :

  • d’organiser les sessions de certification à la suite des formations ;
  • de structurer et de contrôler son réseau de partenaire le cas échéant ;
  • d’envoyer les convocations aux candidats et aux jurys ;
  • de transmettre les parchemins ;
  • de mettre en place son offre de formation certifiante sur EDOF ;
  • de suivre les titulaires et de mesurer les bénéfices de la certification et des compétences acquises dans leur parcours professionnel ;
  • de suivre les évolutions du marché du travail et du secteur d’activité visé afin d’envisager des mises à jour de la certification.

Se doter de moyens pour piloter son activité de certificateur sereinement

Faire vivre la certification est un travail à part entière. Tous les certificateurs ne drainent pas le même volume d’activité mais quel que soit ce dernier, il convient de fixer les moyens dédiés au pilotage de cette activité : outils, fonction(s), répartition des tâches, calendrier… tout doit être anticipé afin de ne rien oublier des tâches inhérentes à cette nouvelle responsabilité, et surtout de générer les éléments de preuve à conserver en cas de contrôle ou de réclamation.

Petit rappel au passage : un parcours certifiant engage les apprenants à s’inscrire aux épreuves certificatives… ce qui nécessite du certificateur de faire le nécessaire pour que les candidats aillent jusqu’au bout du process. L’enjeu est de taille : pas de présentation aux épreuves, pas de mesure pertinente de la pertinence de la certification. En effet, sans retours sur l’impact de celle-ci, comment justifier son renouvellement ?

La clé de la réussite est un suivi scrupuleux en temps réel, qu’il s’agisse de la gestion administrative, du suivi des titulaires, des réunions et autres conseils de perfectionnement et production des compte rendus de celles-ci.

Contrôler son réseau de partenaires

Construire un réseau de partenaire, habilités à former et/ou organiser les épreuves certificatives, est un beau projet. Non seulement le réseau renforce le déploiement de la certification, constituant en ce sens une réponse à un besoin en compétences sur l’ensemble du territoire, mais peut s’avérer être un modèle économique intéressant. Cette perspective ne doit cependant pas l’emporter sur une certaine réalité : les membres du réseau doivent respecter à la lettre les process du certificateur. À travers chacun d’eux, il engage sa responsabilité !

Des manquements de sa part ou de celles des partenaires risquent de conduire à un déréférencement de la certification.

Procéder à l’accrochage des alumni

Qui dit formation certifiante dit, comme évoqué plus haut, évaluations de compétences. Elles ne sont pas optionnelles. Une proportion de candidats trop faible ou inférieure au nombre de formés interroge sur la pertinence même de la certification.

Pour les candidats qui réussissent, le certificateur doit procéder à “l’accrochage” des titulaires auprès de France Compétences dans les trois mois qui suivent les délibérations de chaque session.

Il s’agit d’un tableau à compléter dans le détail (le document n’admet pas la moindre erreur de saisie) et à convertir en xml. Là encore, l’assiduité et la rigueur sont de mises.

Se préparer au renouvellement

Rien n’est acquis, c’est d’autant plus vrai en matière de certification. France Compétences procède aux enregistrements pour une durée limitée (maximum 5 ans). Il convient donc de surveiller le calendrier et d’anticiper la demande de renouvellement (temps de travail et délai d’instruction oblige), pour mettre à jour son dossier et démontrer le vécu de la certification. Il s’agit au final d’une nouvelle demande d’enregistrement, avec toutes les justifications du vécu de la certification depuis le(s) enregistrement(s) précédent(s). Quand démarrer la préparation au renouvellement ? Le jour de l’enregistrement de celle-ci !

En bref, vous l’aurez compris, faire enregistrer une certification au RS ou au RNCP n’est pas une fin en soi : ce n’est que le début de l’aventure. 

Devenir certificateur n’est pas la résultante d’une démarche administrative.  Devenir certificateur c’est être un acteur à part entière, qui engage sa responsabilité, en garantissant la maîtrise de compétences professionnelles sur le marché du travail. Il en résulte un rôle, ou plutôt une mission, qu’il s’agit d’endosser sérieusement et fièrement !

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7 points essentiels pour vérifier la faisabilité d’un projet de certification RS/RNCP https://www.digiformag.com/7-points-pour-verifier-la-faisabilite-dun-projet-de-certification-rs-rncp/ Tue, 28 May 2024 06:30:10 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17791 Avant de se lancer dans la création d’une certification visant un enregistrement auprès du Répertoire spécifique des certifications et des habilitations (RSCH, communément appelé RS) ou Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), il est crucial d’évaluer minutieusement la faisabilité du projet. Cette étape préliminaire permet d’identifier les potentiels obstacles et d’augmenter les chances de réussite […]

L’article 7 points essentiels pour vérifier la faisabilité d’un projet de certification RS/RNCP est apparu en premier sur Digiformag.

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Avant de se lancer dans la création d’une certification visant un enregistrement auprès du Répertoire spécifique des certifications et des habilitations (RSCH, communément appelé RS) ou Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), il est crucial d’évaluer minutieusement la faisabilité du projet. Cette étape préliminaire permet d’identifier les potentiels obstacles et d’augmenter les chances de réussite de la certification.

Voici 7 points essentiels mais non exhaustifs à prendre en compte pour vérifier la faisabilité de votre projet de certification avant de vous lancer dans une aventure, certes passionnante, mais nécessitant du temps, de l’énergie et des ressources pour la mener à bien.

Analysez les besoins du marché afin de vérifier la pertinence du projet de certification

Le but sera d’étudier l’opportunité du projet en recherchant les indices (faits, chiffres, statistiques notamment) démontrant le besoin réel et exprimé du marché du travail français en matière de compétences. Il s’agit de s’assurer que la certification répond à une demande concrète des entreprises et des professionnels. Puis, de voir de quelle manière cette demande est couverte par d’autres certifications, pour éventuellement proposer un angle différenciant.

Évaluez la pertinence du périmètre et de la cible du projet de certification

Le périmètre de la certification doit être clairement défini. Il doit être cohérent avec les besoins du marché et les attentes des professionnels. Il est indispensable de délimiter les compétences, les savoirs faire, que la certification va évaluer ainsi que la ou les cibles visées par la certification. Concrètement, qui a besoin de ces compétences, et pourquoi ?

Assurez-vous du Répertoire dont relève votre projet

RS ou RNCP ? Autrement dit, le but du projet est-t-il de certifier des compétences complémentaires à un métier ou transversales à plusieurs d’entre eux, ou encore de valider toutes les compétences propres à un seul métier ? Le choix du Répertoire a un impact clair sur la structuration du projet lui-même. Le dossier de demande d’enregistrement et la manière de faire vivre la certification, même s’il existe tout de même des points communs entre les deux.

Maîtrisez les critères d’éligibilité propres à chaque Répertoire

France compétences examine les demandes d’enregistrement au RS selon 6 critères et au RNCP selon 9 critères (disponibles sur le site de France compétences). Leur ordre de classement a une importance. Il est impératif de se familiariser avec ces critères et de s’assurer que le projet de certification y répond. Voyez-les comme des « consignes » qu’il faut suivre scrupuleusement, pour s’assurer de bien construire et défendre son projet. Les instructrices et instructeurs se basent sur ces critères pour analyser votre projet.

Ainsi, il vous faudra notamment adopter la bonne terminologie et surtout une certaine méthodologie. Par exemple pour rédiger en compétences, structurer des blocs, déterminer des modalités d’évaluation fiables, procéder à l’analyse des certifications comparables, etc.

Prévoyez de tester le dispositif certificatif 

Comment mettez-vous en œuvre votre processus certificatif ? Combien de personnes avez-vous évaluées ? Quels bénéfices ces personnes retirent-elles des compétences acquises ? Pour le RS, il faudra justifier de la manière dont les titulaires utilisent leurs compétences.

Le RNCP quant à lui va plus loin :  il faudra démontrer l’insertion professionnelle des titulaires de deux promotions (deux ensembles de candidats ayant réussi les évaluations sur deux années civiles). Dès lors, on comprend que pour se lancer dans un projet de certification, il faut se projeter dans sa mise en œuvre concrète, ce qui demande de penser la logistique de l’organisation des épreuves et du suivi des candidats, pour vérifier comment les compétences sont exploitées.

Anticipez la constitution de votre équipe projet

La portée du projet n’est pas la même entre une certification RS et RNCP, de ce fait, de manière générale, les ressources humaines à mobiliser sont moins importantes dans le premier cas que dans le second. Néanmoins, il faut anticiper ces points : qui va travailler sur le projet ? Avec quelle répartition des tâches ?  Quel temps les différents acteurs peuvent-ils y consacrer ?

La création d’un comité de pilotage solide est un atout. La réussite d’une certification repose sur la mobilisation d’acteurs clés du secteur concerné, des experts métiers, mais aussi, selon les cas, des représentants d’entreprises, de branches professionnelles, d’organismes de formation et des pouvoirs publics.

Prévoyez les moyens et les ressources pour faire vivre votre certification

Même s’il est parfois difficile de se projeter sur la mise en œuvre de la certification alors que le projet lui-même n’est pas encore bien défini, la faisabilité de celui-ci est en partie déterminée par la capacité du porteur de projet à mobiliser les moyens et les ressources pour assurer « la vie » de la certification.

Parfois, une même personne peut assurer plusieurs fonctions, mais pour que le projet soit viable, tout doit être pensé. Ainsi, le processus de certification doit être clairement défini et détaillé dans une procédure écrite. Cette procédure doit par exemple inclure les étapes de candidature, de traitement et la protection des données, d’évaluation, de délivrance des certificats et de gestion des réclamations et les moyens et ressources associées. De même, il faudra décrire précisément ce qui est prévu pour gérer un réseau de partenaires, habiliter les membres du jury d’évaluation, suivre les alumnis ou encore pour respecter la législation, par exemple.

Pour conclure

Vous l’aurez compris, faire une étude de faisabilité, c’est s’assurer d’avoir réuni toutes les conditions pour mener à bien son projet. C’est une phase cruciale avant de se lancer dans la constitution d’un dossier de demande d’enregistrement auprès de France compétences. N’hésitez pas à solliciter les conseils d’un consultant pour vous aider dans cette étape préalable.

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Formation et certification… quelle différence ? https://www.digiformag.com/formation-et-certification-quelle-difference/ Tue, 30 Apr 2024 09:04:22 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17669 Dans un contexte où les organismes de formation doivent s’adapter en permanence aux exigences réglementaires spécifiques de leur secteur et au vocable associé, la formation et la certification sont souvent étroitement liées, étant des leviers essentiels pour obtenir une reconnaissance sur le marché et accéder aux financements publics. Dans cet article, nous expliquons l’importance cruciale […]

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Dans un contexte où les organismes de formation doivent s’adapter en permanence aux exigences réglementaires spécifiques de leur secteur et au vocable associé, la formation et la certification sont souvent étroitement liées, étant des leviers essentiels pour obtenir une reconnaissance sur le marché et accéder aux financements publics. Dans cet article, nous expliquons l’importance cruciale de bien faire la distinction entre ces deux notions.

Formation certifiante, parcours certifiant, formation, certification… 

La terminologie qui encadre notre secteur peut parfois sembler un peu ambiguë. Pourtant, il convient d’être absolument au clair avec le « jargon » pour éviter des écueils, notamment celui de faire fausse route lors de la démarche de demande d’enregistrement d’un titre ou d’une certification auprès du RSCH ou du RNCP (qui demande bien du temps et de l’énergie !).

Faisons le point sur les différences fondamentales entre formation et certification.

Formation versus certification

Pour faire très simple : 

  • Une formation correspond au parcours au cours duquel un apprenant va recevoir des connaissances et des compétences et va s’entraîner en vue de les acquérir. Pour choisir son parcours de formation avant que celle-ci ne démarre, l’apprenant pourra consulter un programme de formation présentant, entre autres, les objectifs d’acquisition de compétences, les modules et leurs durées. Pour garantir son bon déroulement, l’organisme de formation mettra à disposition des apprenants des supports et autres ressources pédagogiques, un ou plusieurs formateurs, etc. 

 

  • Une certification est constituée d’un référentiel de compétences professionnelles et de leurs modalités et critères d’évaluation, qui permettent de s’assurer que le candidat les maîtrise. Un dispositif certificatif est structuré et organisé afin de prévoir dans les moindres détails comment les compétences acquises par un candidat sont évaluées (la nature et la portée des épreuves), par qui (c’est-à-dire la composition des membres du jury), où (en présentiel ou en distanciel par exemple) et pourquoi (l’opportunité économique et sociale de la certification, si on souhaite faire enregistrer celle-ci à l’un des répertoires nationaux, RSCH/RNCP, doit être démontrée).  Un titre ou une certification reconnue par l’Etat est enregistré au RNCP ou au RSCH.

Évaluations formatives et certificatives

La formation concerne donc des apprenants qui suivent la phase préparatoire à une certification, à laquelle ils se présentent en tant que candidats. De ce fait, les évaluations formatives et certificatives n’ont pas la même portée :  les premières permettent de faire un état des lieux des apprentissages des formés, les secondes vérifient et valident (ou pas) les compétences acquises.

En vue d’une demande d’enregistrement d’une certification auprès de France compétences

Pour les porteurs de projets qui souhaitent faire une demande d’enregistrement auprès du RSCH ou du RNCP cela fait donc une grande différence dans la constitution du dossier :  on ne présente pas de programme ou de contenu de formation dans celui-ci, ce n’est pas son objet. 

Qu’est-ce qu’une formation certifiante ?

Une formation dite certifiante est donc un parcours qui prépare à une certification, c’est-à-dire à des évaluations de compétences, à travers un ou des examens, conduit par un jury indépendant, pour garantir son impartialité.

Cette formation fait l’objet d’une ingénierie formative qui doit scrupuleusement veiller à ne pas s’éloigner du référentiel de compétences de la certification et à bien préparer les candidats à cette dernière.

Pour une formation certifiante, la certification n’est pas une option

Il faut donc bien intégrer la chose suivante :

Lorsqu’on s’inscrit à une formation certifiante (au sens du RSCH ou du RNCP), on s’inscrit également à un ou des examens. Cette inscription n’est pas optionnelle !

J’entends souvent des apprenants dire : « oui, mais moi c’est la formation qui m’intéresse ! Le passage de l’examen, je n’en ai pas besoin et ça ne m’intéresse pas ».

Au-delà de passer à côté d’une véritable opportunité de faire reconnaître et de valoriser leurs compétences, ceux-là s’exposent à devoir rembourser le montant de la formation (pris en charge par le CPF ou autre fond mutualisé).

De même, le certificateur qui propose des formations certifiantes via le CPF et qui ne veillerait pas à informer les apprenants de leur obligation de s’inscrire aux épreuves certificatives, pourrait subir le même sort, voire être déréférencé par France compétence (en bref, perdre sa certification).

 

 

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