E-learning - Digiformag https://www.digiformag.com/e-learning/ Le magazine de la formation professionnelle Thu, 12 Feb 2026 09:56:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 Quel budget pour vos formations e-learning en 2026 ? https://www.digiformag.com/quel-budget-pour-vos-formations-e-learning-en-2026/ https://www.digiformag.com/quel-budget-pour-vos-formations-e-learning-en-2026/#respond Thu, 12 Feb 2026 09:51:22 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22939 À l’heure où le secteur de la formation est suspendu aux réglementations budgétaires de l’État, optimiser son budget 2026 pour la création des formations e-learning est devenu un réflexe nécessaire. Revenons sur 2025 et quelques chiffres pour contextualiser la nécessité d’optimiser son budget en 2026, d’après le baromètre ISTF 2025, “76 % des contenus digitaux […]

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À l’heure où le secteur de la formation est suspendu aux réglementations budgétaires de l’État, optimiser son budget 2026 pour la création des formations e-learning est devenu un réflexe nécessaire. Revenons sur 2025 et quelques chiffres pour contextualiser la nécessité d’optimiser son budget en 2026, d’après le baromètre ISTF 2025, “76 % des contenus digitaux sont produits en interne, contre seulement 24 % en externe”.

Quelles réflexions sont à mener pour capitaliser sur l’existant ? Comment investir de manière intelligente dans son budget ? Je vous partage mes réflexions pour cette année 2026.

L’analyse du besoin, une étape clé

L’analyse du besoin est la clé de la rentabilité du budget. Les principaux freins à la création de formation e-learning en 2025 d’après My Serious Game étaient liés à des questions budgétaires, de calendrier, l’absence de ressources internes et la difficulté pour des apprenants de s’approprier les dispositifs créés.

Il est essentiel de ne pas négliger cette étape en créant un questionnaire fin pour déterminer le besoin en profondeur avec toutes les parties prenantes, que cela soit votre commanditaire, des futurs apprenants et des formateurs associés. Ce questionnement n’est pas sans faire écho à Qualiopi et au fameux indicateur 4 sur l’analyse du besoin.

C’est lors de ce questionnement qu’il convient de définir non seulement vos objectifs pédagogiques, les prérequis nécessaires pour suivre la formation, la finalité du dispositif mais surtout de répondre à la question suivante : “À quel problème mon module ou ma formation va répondre à court terme et à long terme ?”.

L’objectif ici n’est pas uniquement la montée en compétences mais de produire des dispositifs qui répondent à un besoin, avec impact et durables. Cela permet également d’anticiper des besoins à venir, comme par exemple les thématiques susceptibles d’évoluer dans le temps et dont le format sera à mettre à jour. 

Sur la création d’une formation, lors de l’analyse du besoin, on a observé 2 types de contenus : des contenus théoriques qui n’évolueront pas et des contenus avec de la data. Cela nous a permis de faire le choix de créer des courtes vidéos pour le contenu théorique, et des infographies téléchargeables. Résultat : un gain de temps significatif lors de la mise à jour des ressources chiffrées.

Une fois ce problème posé et les solutions définies, vous allez ensuite discuter de la forme que prendra ce dispositif. La finalité du dispositif est essentielle mais la forme que celui-ci aura l’est tout autant. En le visualisant avec toutes les parties, vous allez gagner du temps et particulièrement sur les aller-retours pour corriger ou faire évoluer le dispositif. Il s’agit de la durée des modules, le placement des boutons, le choix des couleurs, le nombre de ressources : par exemple, combien de vidéos, de combien de minutes chacune environ, accessibles sur quel support…

Ces choix ne sont bien évidemment pas définitifs et peuvent évoluer avec le temps mais ils vous feront gagner du temps sur votre production. Vos commanditaires peuvent ne pas être habitués à la forme que peut prendre un module.

C’est aussi à cette étape-là que vous pouvez réfléchir à l’accessibilité de vos formations en réunissant les acteurs impliqués dans cette démarche (4) pour anticiper les transcriptions de vos supports audio, le choix des couleurs, ou de réfléchir aux options d’interaction pour répondre à un public en situation de handicap.

Étudier ses outils et en voir les opportunités

Je vous invite à prendre du temps pour étudier l’ensemble de vos outils que cela soit de votre LMS à vos outils auteurs. Essayez pour chacun de répondre aux questions suivantes :

  • Combien d’outils disposons-nous ?
  • Quelles fonctionnalités utilisons-nous le plus ?
  • Quelles sont celles que nous n’avons jamais utilisées ?
  • Quels outils répondent aux mêmes usages ?
  • Quels sont les problèmes que cherche-t-on à résoudre ?
  • Quels usages à venir pourrons-nous répondre avec ces outils ?
  • Avons-nous besoin d’une bibliothèque d’images payante ou bien seulement de quelques illustrations ? etc. 

Alors, quel est le verdict ? Généralement, nous sous-exploitons nos outils. Prendre le temps de réfléchir aux fonctionnalités utilisées peut vous faire gagner sur votre budget. 

Sur un LMS déjà en place, on a observé que nous utilisons uniquement les fonctionnalités principales pour diffuser du contenu et la complétion de quiz. Après audit du coût du LMS et un comparatif d’autres LMS, on s’est rendu compte que nous pouvions réaliser des économies au niveau du budget outil. Résultat : un budget LMS divisé par trois.

Si jamais vous devez vous séparer d’un outil, prenez en compte vos deadlines de renouvellement mais également les conditions de fin de contrat. C’est aussi le moment de réfléchir à tout ce que vous avez pu créer via ces outils et de les transposer sur un autre. Cette étape peut paraître longue à court terme mais peut s’avérer être un gain financier sur du long terme en vous séparant d’un outil ou en envisageant un LMS avec des fonctionnalités davantage centrées sur votre besoin.

C’est aussi à cette occasion de cette étude qu’il est pertinent de réfléchir à l’apport de l’Intelligence Artificielle (IA) dans vos outils pour votre conception, notamment parce que vos formateurs et vos apprenants l’utilisent déjà. L’IA n’est pas qu’un gadget, elle peut être un véritable levier quand on s’interroge sur son apport : comment affiner mes prompts pour les réutiliser ? Est-ce que j’ai besoin de l’IA pour créer ?

Miser sur les bibliothèques de contenus et les gabarits

Avez-vous déjà vu les vidéos de Disney où on voit plusieurs scènes d’animation identiques mais dans des dessins-animés différents ? La réutilisation de contenus est essentielle en 2026 pour optimiser son budget. À l’instar de Disney, faites la même chose pour vos modules et réutilisez vos gabarits voire même certains de vos contenus (selon l’accord défini avec votre commanditaire).. 

En effet, misez sur la création de vos gabarits en ayant des templates de modules (intro, outro, animation, boutons de navigation, place du logo etc.), l’habillage des vidéos (bandeau défilant avec le nom et le prénom de l’intervenant), des infographies (section du titre, nombre de colonnes), des templates de quiz, etc., prêts à l’emploi. 

La création de gabarits vous fera gagner du temps lors de votre conception pédagogique, vous n’aurez plus qu’à les dupliquer et les adapter selon le besoin. 

N’hésitez pas à les recenser dans une bibliothèque de gabarits en les répertoriant et à construire de la même manière une bibliothèque de grains pédagogiques créés. Vous pouvez qualifier chaque grain : objectif pédagogique, format, durée, prérequis, mots-clés, le besoin auquel il a répondu sans oublier où est-il stocké, etc. Cela peut prendre la forme d’un tableau Excel partagé ou une base de données dans l’outil Notion ou directement depuis votre LMS si la fonctionnalité est proposée.

Cette base vous sera utile et économique pour vos futurs projets. Selon vos besoins de formation à venir, il est fort probable que vous ayez déjà œuvré sur le sujet, vous n’aurez plus qu’à réutiliser le grain et l’adapter. Je vous invite à la faire soit à la livraison, soit à la mise en ligne d’un dispositif. 

C’est également à cette étape-là que je vous invite à ne pas négliger le versioning de vos conceptions pédagogiques. Le versioning va permettre de statuer à l’instant T des objectifs, des compétences traitées, des modalités de vos ressources pédagogiques. Cela permet également de désacraliser le mythe de la version finale et parfaite mais surtout d’éviter des confusions au niveau des mises à jour ou modifications de contenus avant de livrer la ressource et le module. Vous gagnerez du temps lors de la réutilisation de vos contenus. 

En résumé :
L’optimisation de votre budget pour vos formations e-learning, ce n’est pas qu’une dépense c’est un levier stratégique. La véritable question est de savoir non pas combien investir mais où et pourquoi. Cette liste de conseils n’est pas exhaustive et n’hésitez pas à nous partager vos recommandations pour 2026 !
Sources :

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Formation E-learning : et si l’asynchrone était l’allié du synchrone ? https://www.digiformag.com/formation-e-learning-et-si-lasynchrone-etait-lallie-du-synchrone/ https://www.digiformag.com/formation-e-learning-et-si-lasynchrone-etait-lallie-du-synchrone/#respond Thu, 11 Dec 2025 15:52:17 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22803 On entend encore trop fréquemment qu’il faut choisir entre le synchrone et l’asynchrone. Pourtant, les deux se complètent très bien et, ensemble, ils apportent une vraie valeur ajoutée à l’expérience de formation. Ce n’est toujours pas une logique à laquelle on pense spontanément. Souvent, c’est encore l’un ou l’autre : soit du 100 % synchrone, soit du […]

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On entend encore trop fréquemment qu’il faut choisir entre le synchrone et l’asynchrone. Pourtant, les deux se complètent très bien et, ensemble, ils apportent une vraie valeur ajoutée à l’expérience de formation.

Ce n’est toujours pas une logique à laquelle on pense spontanément.

Souvent, c’est encore l’un ou l’autre : soit du 100 % synchrone, soit du 100 % e-learning. Cependant, le format hybride est une excellente option dans beaucoup de situations. Il permet de tirer le meilleur des deux mondes : le lien et la dynamique du direct, combinés à la souplesse et au temps d’intégration que permet l’asynchrone.

Beaucoup de formateurs partagent la même frustration : devoir répéter à chaque session les bases, les rappels théoriques, les consignes…
Et du côté des apprenants, on entend souvent ceci : « J’étais motivé, mais une fois de retour au travail, j’ai eu du mal à mettre mes acquis en pratique. »

Ces situations, on les connaît bien. L’hybride permet justement d’y répondre.

Avant la formation : poser les bases et rassurer

Proposer une partie asynchrone avant le démarrage change beaucoup de choses.
Les participants peuvent découvrir les notions clés, revoir les fondamentaux et prendre le temps de comprendre le contexte.

Certains arrivent plus sereins, car ils savent déjà de quoi il sera question ; d’autres apprécient de pouvoir avancer à leur rythme, tranquillement.


Et même si tout le monde ne s’y intéresse pas, le simple fait d’avoir un premier contact avec la formation en amont crée une différence : la session ne commence plus à 9 h avec le café d’accueil, elle commence bien avant, dans les esprits.

Pendant la formation : plus d’interaction, moins de théorie


Quand les bases sont posées avant, le temps en direct devient plus vivant.
Le formateur peut se concentrer sur ce qui a le plus de valeur : les échanges, la pratique, les retours d’expérience.


Les moments collectifs gagnent en efficacité : on passe moins de temps à poser les bases et plus à communiquer vraiment.

Tout le monde n’arrive pas forcément avec le même niveau de préparation, mais ceux qui ont pu avancer en amont tirent clairement plus de bénéfices du temps passé ensemble.
Et globalement, le groupe progresse plus rapidement, car les discussions vont plus loin, plus vite, et se montrent plus concrètes.

Après la formation : éviter la retombée de soufflé


C’est un constat partagé : juste après la formation, tout le monde est motivé. Et puis, en rentrant dans le quotidien, le rythme reprend vite le dessus.

Proposer un suivi asynchrone, même léger, permet de prolonger cette dynamique : un rappel, une capsule à revoir, une mise en pratique à tester.

Ces points d’ancrage, simples mais réguliers, aident à maintenir l’élan et à transformer la formation en véritable évolution.

Et pour le formateur, un vrai confort

L’asynchrone, c’est aussi un gain de souffle pour le formateur.
Certains contenus qu’on répète sans cesse peuvent être enregistrés une fois pour toutes, ce qui libère du temps et de l’énergie pour ce qui fait vraiment la différence : les interactions, les questions, les situations vécues.

C’est une autre façon de travailler, plus centrée sur la relation et l’accompagnement, qui redonne du sens au rôle de formateur.

Les limites à garder en tête

Ce format demande du temps et une réelle implication.
Avant la formation, les participants doivent pouvoir dégager du temps pour apprendre en autonomie, et les entreprises doivent leur laisser cette possibilité.


C’est aussi une autre posture : être acteur de sa formation du début à la fin.
Ce n’est pas adapté à tous les publics ni à tous les thèmes, mais c’est une piste à garder en tête. Parce qu’au fond, la vraie question à se poser, c’est : « Quelle formule donnera le plus de sens à l’expérience d’apprentissage ? »

Trouver le bon équilibre entre synchrone et asynchrone


L’asynchrone ne remplace pas le synchrone, il le complète.
En combinant les deux, on crée une expérience plus fluide, plus équilibrée et plus durable.
Avant, on prépare. Pendant, on vit. Après, on ancre.
L’enjeu, ce n’est pas de digitaliser pour digitaliser, mais de trouver la juste articulation entre les formats pour concevoir des formations plus vivantes, plus utiles, et qui continuent à porter leurs fruits bien après la fin de la session.

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Social learning : comment favoriser l’apprentissage collaboratif intergénérationnel ? https://www.digiformag.com/social-learning-comment-favoriser-lapprentissage-collaboratif-intergenerationnel/ https://www.digiformag.com/social-learning-comment-favoriser-lapprentissage-collaboratif-intergenerationnel/#respond Mon, 27 Oct 2025 09:00:28 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22360 Dans vos salles de formation, vous l’observez quotidiennement : une apprentie de 22 ans explique TikTok à un cadre de 55 ans, tandis que ce dernier lui transmet les ficelles de la négociation commerciale. Cette scène, loin d’être anecdotique, illustre une révolution silencieuse qui transforme l’univers de la formation professionnelle. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : […]

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Dans vos salles de formation, vous l’observez quotidiennement : une apprentie de 22 ans explique TikTok à un cadre de 55 ans, tandis que ce dernier lui transmet les ficelles de la négociation commerciale. Cette scène, loin d’être anecdotique, illustre une révolution silencieuse qui transforme l’univers de la formation professionnelle.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon une étude CSA pour LinkedIn,90 % des jeunes actifs reconnaissent que les seniors peuvent leur transmettre des compétences cruciales, et 70 % des seniors admettent que les plus jeunes leur apportent de nouvelles façons de travailler. Mieux encore, les entreprises qui misent sur la diversité générationnelle affichent 22 % de productivité supplémentaire et réduisent leur turnover de 19 % .

Avec quatre à cinq générations qui cohabitent désormais dans nos organisations, l’enjeu n’est plus seulement de former, mais de créer les conditions d’un apprentissage mutuel où chacun devient tour à tour élève et enseignant. Le numérique, souvent perçu comme un facteur de division générationnelle, peut-il devenir le trait d’union de cette collaboration ?

Quand les générations se rencontrent : un terreau fertile pour l’apprentissage

Albert Bandura n’imaginait sans doute pas, dans les années 60, que sa théorie de l’apprentissage social trouverait un terrain d’application aussi riche que nos environnements de travail multigénérationnels. Pourtant, ses recherches sur l’observation, l’imitation et l’interaction sociale comme moteurs d’apprentissage résonnent aujourd’hui avec une acuité particulière.

L’expérience de la poupée Bobo, qui démontrait l’apprentissage par mimétisme, prend une dimension nouvelle quand on observe un baby-boomer adopter les codes du télétravail en regardant faire son collègue millénial. Ou quand ce même millénial intègre les subtilités de la relation client en observant l’aisance naturelle de son aîné au téléphone.

Cette dynamique s’appuie sur le fameux modèle 70-20-10, développé dans les années 90 par le Center for Creative Leadership : 70 % de nos apprentissages se font par l’expérience, 20 % par les interactions sociales, et seulement 10 % par la formation formelle. Autrement dit, la majorité de ce que nous apprenons vraiment se joue dans ces moments d’échanges informels entre collègues et dans le cadre des communautés d’apprentissage.

L’intergénérationnel démultiplie ces effets. Là où une formation classique se contente de transmettre un savoir vertical, les échanges entre générations créent un apprentissage en réseau, plus riche et plus durable. Les seniors apportent le recul, la vision stratégique et cette capacité à contextualiser qui ne s’acquiert qu’avec l’expérience. Les plus jeunes injectent la créativité, l’agilité numérique et souvent cette audace qui bouscule les habitudes.

Le résultat ? Les 85 % de salariés qui estiment que les relations intergénérationnelles améliorent la cohésion d’équipe ne s’y trompent pas. Cette alchimie générationnelle crée un environnement d’apprentissage permanent où chacun puise dans l’expertise de l’autre pour enrichir la sienne.

Les clés d’un social learning intergénérationnel réussi

Mais attention, cette magie opérationnelle ne se décrète pas. Elle se cultive, s’organise, se structure. Premier levier à actionner : le mentorat croisé, cette approche qui casse les codes traditionnels du sachant et de l’apprenant.

Fini le schéma classique où le senior transmet son savoir au junior dans un sens unique. Place au mentorat inversé où chacun endosse alternativement le rôle de mentor et de mentoré. Concrètement ? Votre commercial expérimenté forme sa jeune collègue aux techniques de closing, pendant qu’elle lui enseigne l’art du social selling sur LinkedIn. Cette réciprocité brise les barrières hiérarchiques et crée une dynamique d’échange authentique.

L’astuce réside dans le jumelage réfléchi : associer les personnalités selon leurs styles d’apprentissage, leurs centres d’intérêt et leurs objectifs professionnels plutôt que selon l’âge uniquement. Un cadre de 45 ans passionné de nouvelles technologies s’épanouira davantage avec un junior geek qu’avec un senior réfractaire au digital.

Les ateliers collaboratifs constituent le deuxième pilier de cette stratégie. Imaginez des équipes mixtes planchant sur des défis d’innovation ou des projets de résolution de problème. L’expérience montre que cette diversité générationnelle stimule la créativité : les seniors tempèrent l’enthousiasme des juniors par leur pragmatisme, tandis que les jeunes insufflent de l’audace aux approches plus prudentes de leurs aînés.

Cette formation mutuelle fonctionne particulièrement bien quand elle s’ancre dans la réciprocité assumée. Organisez des sessions où chaque génération présente ses compétences spécifiques : nouveaux outils digitaux pour les uns, bonnes pratiques terrain et vision stratégique pour les autres. L’objectif n’est pas de niveler par le bas, mais de créer un terreau commun où chacun peut faire germer son expertise.

Reste un écueil à éviter : le « jeunisme » ou l’« âgisme » déguisé. L’efficacité du dispositif repose sur un respect mutuel authentique et la reconnaissance que chaque génération apporte une valeur unique. Les 77 % d’entreprises qui constatent une amélioration des compétences grâce au mentorat intergénérationnel ont toutes misé sur cette philosophie de l’échange équitable.

Le numérique comme facilitateur d’échanges

Paradoxalement, le numérique – souvent pointé du doigt comme facteur de fracture générationnelle – se révèle être l’un des meilleurs alliés du social learning intergénérationnel. À condition de l’aborder avec intelligence et nuance.

Les plateformes collaboratives modernes offrent une palette d’outils qui s’adaptent aux préférences de chaque génération. Les LMS nouvelle génération intègrent forums de discussion, chats instantanés, espaces projets collaboratifs et bibliothèques de ressources multimédias. Cette variété permet à chacun de trouver son mode d’expression privilégié : les digital natives gravitent naturellement vers les outils synchrones et interactifs, tandis que les générations plus mûres apprécient souvent les ressources structurées et les échanges asynchrones.

L’art consiste à orchestrer cette diversité plutôt qu’à l’uniformiser. Proposez des tutoriels vidéo courts et dynamiques pour capter l’attention des millennials, tout en maintenant des guides méthodologiques détaillés pour rassurer les baby-boomers. Intégrez des fonctionnalités de visioconférence pour les échanges en temps réel, sans oublier les espaces de discussion écrits pour ceux qui préfèrent prendre le temps de la réflexion.

Cette approche multimodale porte ses fruits. Prenez l’exemple de cette entreprise de conseil qui a déployé un réseau social d’entreprise où chaque collaborateur peut partager ses découvertes, poser ses questions et proposer son aide. Résultat : les juniors y publient des tutos sur les derniers outils digitaux, pendant que les seniors partagent leurs retours d’expérience client. L’apprentissage se fait naturellement, au fil des interactions quotidiennes.

La clé réside dans l’accompagnement personnalisé. Inutile de lancer une plateforme collaborative sans former préalablement les utilisateurs à ses spécificités. Organisez des sessions de prise en main différenciées : ateliers découverte pour les moins à l’aise avec le digital, sessions d’optimisation pour les power users. Cette montée en compétences progressive évite les frustrations et favorise l’adoption.

Le mobile joue également un rôle central dans cette dynamique. Les applications de micro-learning permettent d’apprendre par petites touches, format qui séduit toutes les générations. Un commercial peut consulter une capsule sur les objections clients pendant son trajet, puis enrichir le contenu de son expérience personnelle via un commentaire ou un témoignage audio.

L’avenir se dessine déjà

Le social learning intergénérationnel n’est plus une tendance émergente, c’est une réalité opérationnelle qui redessine les contours de la formation professionnelle. Les entreprises qui s’y engagent récoltent des bénéfices tangibles : amélioration de la productivité des bénéficiaires, hausse de la satisfaction au travail, et surtout, cette dynamique collective qui transforme l’apprentissage en plaisir partagé.

Cette approche prend d’autant plus de sens que la démographie du travail évolue rapidement. La part des gen Z et des millénials dans les organisations ne cesse de progresser. Parallèlement, l’allongement des carrières maintient les seniors plus longtemps en activité. Cette cohabitation prolongée multiplie les opportunités d’échanges intergénérationnels.

Pour vous, formateurs, l’enjeu consiste désormais à repenser votre rôle. Moins “sachant” omniscient, plus “chef d’orchestre” des savoirs. Votre mission ? Créer les conditions de ces rencontres fertiles, faciliter les échanges, et veiller à ce que chaque voix trouve sa place dans cette symphonie apprenante.

Le numérique vous y aide, à condition de l’aborder comme un facilitateur plutôt qu’une fin en soi. Vos apprenants n’attendent pas de vous que vous maîtrisiez tous les outils, mais que vous sachiez créer un environnement où chacun peut apporter sa pierre à l’édifice collectif.

Alors, prêt à transformer vos prochaines formations en laboratoires d’apprentissage intergénérationnel ? Vos apprenants vous remercieront de leur avoir offert bien plus qu’un contenu : une expérience humaine qui marquera durablement leur parcours professionnel.

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Digital Learning Low-Tech by Design : éloge de la sobriété numérique en formation https://www.digiformag.com/digital-learning-low-tech-by-design-eloge-formation/ https://www.digiformag.com/digital-learning-low-tech-by-design-eloge-formation/#comments Thu, 12 Jun 2025 06:00:29 +0000 https://www.digiformag.com/?p=21451 À l’heure où l’intelligence artificielle et avant que le métavers envahissent le secteur de la formation, une approche radicalement différente émerge dans le paysage du digital learning. Le « Low-Tech by Design » propose de concevoir des formations numériques sobres, inclusives et efficaces. Cette philosophie répond aux enjeux écologiques tout en améliorant l’accès à la […]

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À l’heure où l’intelligence artificielle et avant que le métavers envahissent le secteur de la formation, une approche radicalement différente émerge dans le paysage du digital learning.

Le « Low-Tech by Design » propose de concevoir des formations numériques sobres, inclusives et efficaces. Cette philosophie répond aux enjeux écologiques tout en améliorant l’accès à la formation et son efficacité pédagogique.

Décryptage d’une tendance qui pourrait bien représenter l’avenir du digital learning.

Moins de technologie, plus d’impact : le paradoxe du digital learning

La surenchère technologique est devenue la norme dans le secteur de la formation digitale. Entre réalité virtuelle, intelligence artificielle et plateformes LMS toujours plus gourmandes en ressources, l’essentiel — la valeur pédagogique — est parfois oublié.

Le « Low-Tech by Design » n’est pas une simple réduction des outils numériques, mais une démarche de conception recentrée sur les besoins réels des apprenants et la sobriété des dispositifs. Face à des formations numériques souvent surchargées, cette approche propose un retour à l’essentiel.

Des formats optimisés pour une empreinte écologique réduite

Au cœur de cette approche se trouve l’optimisation des ressources pédagogiques.

Plusieurs leviers peuvent être activés :

  • Privilégier des formats sobres : texte, audio et diaporamas commentés plutôt que des vidéos haute définition qui alourdissent l’empreinte écologique des formations. Cette sobriété n’est pas un appauvrissement pédagogique, mais une optimisation raisonnée des ressources.
  • Concevoir des cours en ligne sous forme de fichiers HTML statiques téléchargeables, plutôt que d’imposer un LMS nécessitant une connexion permanente et une infrastructure lourde. Cette approche réduit considérablement l’empreinte carbone de la formation.

Des exemples concrets illustrent cette démarche :

  • L’Université de Paris-Est Créteil propose une UE « Outils numériques et low-tech » qui enseigne aux étudiants la matérialité des outils numériques et leur impact environnemental.
  • Certaines formations en alternance s’appuient désormais sur des fiches PDF enrichies et des groupes WhatsApp, plutôt que sur des plateformes e-learning avec animations 3D et vidéos haute définition.

La médiation, clé de voûte d’un apprentissage low-tech réussi

La transition vers une approche low-tech ne peut se faire sans accompagnement. Les apprenants comme les formateurs ont besoin d’être guidés vers ces nouvelles pratiques. C’est là que la médiation numérique joue un rôle crucial.

La simple mise à disposition de contenus accessibles ne suffit pas. L’enjeu réside dans l’appropriation effective de ces ressources par les apprenants. C’est pourquoi un accompagnement pédagogique devient essentiel dans la transition vers le low-tech, pour guider les utilisateurs vers des pratiques numériques plus durables tout en maximisant l’efficacité de leur apprentissage.

Cette médiation passe par :

  • L’encouragement à utiliser des formats sobres comme l’audio ou le texte enrichi plutôt que la vidéo HD.
  • L’apprentissage de l’optimisation des outils pour éviter le stockage inutile.
  • La sensibilisation à l’impact environnemental du numérique.

Low-tech et inclusion : une réponse aux inégalités numériques

L’approche low-tech répond également à un autre enjeu majeur : celui de l’inclusion numérique. Dans un monde où la fracture numérique persiste, concevoir des formations accessibles sans matériel coûteux ou connexion haut débit devient un impératif éthique.

Le digital learning low-tech favorise :

  • La compatibilité mobile et offline, permettant aux formations d’être suivies sur smartphone et hors ligne.
  • Des interfaces épurées et ergonomiques qui réduisent les distractions.
  • L’utilisation de formats universels et interopérables (PDF accessibles, MP3, EPUB) plutôt que des formats propriétaires lourds..

Le « juste nécessaire » : un nouveau paradigme pour les concepteurs pédagogiques

À l’ère des LMS massifs et des solutions IA énergivores, il devient stratégique de repenser notre rapport à la technologie éducative. L’approche low-tech nous invite à développer une littératie numérique basée sur la conscience des impacts et le choix éclairé des outils.

Concrètement, cela signifie :

  • Éviter l’inflation technologique qui pousse à la surconsommation d’outils numériques.
  • S’assurer que chaque outil intégré à une formation a une finalité pédagogique claire.
  • Enseigner aux apprenants quand et comment utiliser la technologie de manière pertinente.

Comme j’aime à le rappeler à mes clients : la vraie innovation en digital learning n’est pas d’ajouter toujours plus de technologie, mais de choisir la technologie juste et nécessaire pour atteindre l’objectif pédagogique.

Une démarche stratégique, non une contrainte

Contrairement aux idées reçues, le digital learning low-tech n’est pas une régression technologique, mais une réinvention stratégique de la formation numérique. Il offre plusieurs avantages concurrentiels :

  • Réduction de l’impact environnemental : moins d’énergie consommée, moins de renouvellement matériel.
  • Accessibilité accrue : des formations disponibles même dans des zones à faible connectivité.
  • Simplicité et efficacité : moins de complexité technique, plus d’engagement.
  • Meilleure mémorisation : une formation plus ciblée, sans surcharge cognitive.

La démarche low-tech représente finalement un retour aux fondamentaux de la pédagogie, où la technologie devient un moyen, non une fin en soi.

Vers un digital learning plus responsable

L’avenir du digital learning ne repose pas sur une course à la technologie la plus avancée, mais sur une technologie mieux pensée et mieux utilisée. Le Low-Tech by Design représente une opportunité de repenser la formation avec plus d’impact et de responsabilité.

En tant que professionnels de la formation, nous avons le devoir de nous interroger : avons-nous besoin de toutes ces technologies pour atteindre nos objectifs pédagogiques ? Notre infrastructure numérique est-elle proportionnée à nos besoins réels ? Ces questions simples pourraient bien constituer le premier pas vers un digital learning plus durable et finalement plus efficace.

Dans la formation digitale, il ne suffit pas d’innover, il faut transformer. Le low-tech by design nous montre précisément comment.

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L’apprentissage en cohorte : le modèle gagnant de la formation en ligne ? https://www.digiformag.com/lapprentissage-en-cohorte-digiformag/ https://www.digiformag.com/lapprentissage-en-cohorte-digiformag/#respond Tue, 06 May 2025 05:00:33 +0000 https://magpreprod.wpengine.com/?p=19188 L’apprentissage en cohorte s’impose comme une tendance majeure dans la formation digitale en 2024. Contrairement aux MOOCs traditionnels où chacun avance à son rythme, ce modèle rassemble les apprenants qui progressent ensemble selon un calendrier défini. Avec des taux de complétion frôlant les 90 %, contre 3 à 15 % pour les MOOCs classiques, ce […]

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L’apprentissage en cohorte s’impose comme une tendance majeure dans la formation digitale en 2024. Contrairement aux MOOCs traditionnels où chacun avance à son rythme, ce modèle rassemble les apprenants qui progressent ensemble selon un calendrier défini. Avec des taux de complétion frôlant les 90 %, contre 3 à 15 % pour les MOOCs classiques, ce format séduit aussi bien les organismes de formation que les entreprises.

Plongée dans cette révolution pédagogique qui combine technologie et interactions humaines pour maximiser l’engagement.

Une réponse à l’échec des modèles 100 % autonomes

Si les contenus éducatifs en ligne sont devenus abondants et accessibles, l’engagement des apprenants reste le talon d’Achille des formations digitales. Les MOOCs et les formations en auto-apprentissage, malgré leur flexibilité, souffrent d’un taux d’abandon considérable.

« Dans le monde digital, ce qui est rare et précieux n’est plus le contenu, mais la communauté et l’interactivité, » explique Wes Kao, cofondatrice de Maven, une plateforme spécialisée dans les cours en cohorte. Ce constat explique pourquoi l’apprentissage en cohorte gagne du terrain.

Ce modèle recrée l’expérience d’une classe virtuelle avec des éléments clés :

  • des cours en direct avec interactions ;
  • des discussions et travaux de groupe ;
  • des projets collaboratifs ;
  • un accompagnement par un facilitateur ;
  • un calendrier commun avec échéances.

Les résultats sont éloquents : le programme altMBA affichait un taux de complétion de 96 %, tandis que Section4 indique que 88 % des apprenants appliquent ce qu’ils ont appris dans les trois mois suivant la formation.

Innovations pédagogiques et technologiques

L’apprentissage en cohorte privilégie une pédagogie active où l’apprenant n’est plus un simple consommateur de contenu, mais un acteur de son apprentissage.

Les innovations qui caractérisent ce modèle sont déjà nombreuses.

  1. Apprentissage par la pratique

Les formations en cohorte privilégient une pédagogie axée sur les projets et les discussions d’équipe hebdomadaires, avec un accent mis sur l’application immédiate des connaissances.

  1. Technologies collaboratives dédiées

Des plateformes spécialisées comme Disco, Teachfloor ou Circle offrent des environnements intégrant des forums, des visioconférences, des messageries de groupe et un suivi des progrès.

  1. Intelligence artificielle au service de l’engagement

Disco a lancé un « AI Co-Pilot » qui assiste les communautés d’apprentissage, tandis que Complement Éducation utilise un coach virtuel alimenté par l’IA pour accompagner les participants.

  1. Peer-learning structuré

L’apprentissage par les pairs devient une composante centrale, avec des activités où les apprenants s’entraident, s’évaluent mutuellement et travaillent ensemble sur des cas concrets.

Un marché en pleine expansion

Le modèle économique de l’apprentissage en cohorte se distingue par un positionnement premium. Là où un MOOC classique coûte entre 0 et 50 $, un cours en cohorte peut être facturé entre 750 et 5 000 $. Ce prix supérieur se justifie par une promesse d’efficacité accrue et d’accompagnement personnalisé.

Les investissements massifs témoignent de la confiance dans ce modèle :

  • Reforge a levé 60 millions $ en série B en mars 2025.
  • Section4, créée par le professeur Scott Galloway (NYU), a levé 30 millions $ en 2021.
  • Maven a obtenu 4,3 millions $ dès son lancement.

« Nous délivrons 50 à 70 % de la valeur d’un MBA élite pour 10 % du coût et 1 % des contraintes, » affirme Scott Galloway de Section4, qui compte déjà 20 000 alumni et travaille avec la moitié des entreprises du Fortune 100.

Comparaison avec les autres formats d’apprentissage en ligne

Pour comprendre l’attrait du modèle en cohorte, rien de tel qu’une comparaison avec les autres formats dominants :

Critère MOOCs traditionnels Auto-formation Apprentissage en cohorte
Taux de complétion 3-15 % en moyenne Variable, souvent faible 85-95 %
Flexibilité Élevée Très élevée Moyenne (calendrier fixe)
Scalabilité Très élevée (milliers) Illimitée Limitée (dizaines/centaines)
Interactions Faibles à nulles Nulles Élevées
Prix Bas (0-50 $) Variable Élevé (750-5 000 $)
Développement de compétences pratiques Limité Limité Élevé
Accompagnement Minimal Aucun Personnalisé

Cette comparaison met en lumière un compromis fondamental : l’apprentissage en cohorte sacrifie une partie de la flexibilité et de la scalabilité au profit d’un engagement et d’une efficacité pédagogique nettement supérieurs.

Le futur de la formation digitale

L’avenir semble appartenir aux modèles hybrides, qui tentent de combiner le meilleur des deux mondes. Selon une étude de 2024, 58 % des actifs français déclarent préférer un format hybride ou à distance pour se former, reflétant une appétence croissante pour ces modalités.

On voit émerger des “cohortes hybrides” qui visent à reprendre la scalabilité des MOOCs tout en conservant le côté transformationnel des cohortes.

Ces formats innovants combinent :

  • des effectifs plus larges mais subdivisés en petits groupes de travail ;
  • des plateformes mêlant modules asynchrones et rendez-vous synchrones ;
  • l’usage d’outils automatisés pour soulager les formateurs.

Pour les organismes de formation et les services formation en entreprise, l’enjeu est désormais d’intégrer les principes de l’apprentissage en cohorte dans leurs offres, en créant des parcours qui favorisent l’engagement et la collaboration sans sacrifier totalement la flexibilité.

Le contenu éducatif est devenu une commodité.
La vraie valeur se trouve dans la communauté, l’accompagnement et l’application pratique.
Une leçon que tous les acteurs de la formation auraient intérêt à méditer en 2025.

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L’IA en e-learning : les 6 pièges à éviter et les 6 bonnes pratiques https://www.digiformag.com/lia-en-e-learning-les-6-pieges-a-eviter-et-les-6-bonnes-pratiques/ Mon, 30 Sep 2024 06:00:18 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17974 Au Leaning Technologies comme ailleurs, l’Intelligence Artificielle est sur toutes les lèvres. C’est bien normal vu ses capacités à augmenter à la fois vos formations et votre productivité.  Toutefois, attention à ne pas voler trop près du soleil ! Certes, l’IA est capable de beaucoup, mais pas encore de tout. De même, vous pouvez, avec […]

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Au Leaning Technologies comme ailleurs, l’Intelligence Artificielle est sur toutes les lèvres. C’est bien normal vu ses capacités à augmenter à la fois vos formations et votre productivité. 

Toutefois, attention à ne pas voler trop près du soleil ! Certes, l’IA est capable de beaucoup, mais pas encore de tout. De même, vous pouvez, avec son concours, améliorer ce que vous faites déjà, mais vous aurez du mal à travestir votre niveau de connaissances ou à vous inventer de nouvelles compétences. 

Pour éviter les déconvenues et passer à côté de cette révolution par ego blessé, nous préférons vous mettre en garde sur ses capacités supposées et réelles afin que vous décidiez en votre âme et conscience de l’utiliser ou non. Nous vous exposons donc à la fois les pièges et nos techniques pour les éviter. 

Avant toute chose, laissez-nous juste vous préciser qu’il existe une myriade d’IA et que toutes ne se valent pas. Toutefois, dans ce marché très libre, vous avez de grandes chances de trouver plusieurs alternatives à la même problématique. 

Piège n°1 : surévaluer les capacités de l’IA

Le piège : vous pensez que l’IA peut tout faire et résoudre tous les problèmes de formation. Votre foi aveugle peut engendrer chez vous des attentes irréalistes et, irrémédiablement, déclencher une déception lorsque l’IA ne répond pas à toutes vos attentes.

Avec cette approche, vous ne rencontrerez que déception, mauvaise intégration et perte de ressources.

Pour éviter le piège : évaluez précisément les capacités de l’IA et ne l’utilisez que dans des domaines spécifiques où elle excelle. On pensera notamment à l’analyse de données ou la personnalisation des parcours. Ainsi, vous tirez pleinement parti de ses points forts, tout en évitant de grosses déconvenues. 

Piège n°2 : le manque de formation pour les formateurs

Le piège : vous introduisez – voire, imposez – l’IA dans votre organisme, sans former les formateurs à son utilisation. Ces derniers peuvent se sentir dépassés ou réticents à utiliser une nouvelle technologie qu’ils ne maîtrisent pas. Et on ne les blâme pas, tout le monde n’est pas technophile. 

Cela entraînerait des conflits et un abandon partiel de l’outil ; dommage pour votre investissement. La fameuse résistance au changement pousserait aussi à une utilisation inefficace de l’IA.

Pour éviter le piège : investissez – en parallèle de l’outil IA – dans la formation continue des formateurs pour qu’ils le comprennent et l’utilisent efficacement. Il faudra donc prévoir : 

  • Des sessions de formation dédiées ;
  • Des ateliers pratiques ;
  • Un support continu pour répondre aux questions et aux défis rencontrés.

Piège n°3 : négliger les aspects éthiques et de confidentialité

Le piège : vous passez outre les préoccupations éthiques et de confidentialité liées à l’utilisation de l’IA. Vous voyez venir le RGPD et son armée, la CNIL ? N’oubliez jamais que l’utilisation de données personnelles sans consentement explicite ou de manière non sécurisée peut entraîner des problèmes graves. 

En parallèle, vous prenez un risque vis-à-vis de la confiance que les apprenants placent en vous. N’oubliez pas que nous sommes désormais habitués à ces règles, nous les remarquons bien plus qu’on ne le croit. 

À lire également : RGPD : organismes de formation, préparez-vous ! Protection des données personnelles

 

Pour éviter le piège : mettez en place des politiques strictes de confidentialité et de protection des données. Aussi, soyez transparent avec les apprenants sur l’utilisation de leurs données, ça ne fait de mal à personne. 

En parallèle, assurez-vous que les plateformes et outils d’IA que vous utilisez respectent les réglementations européennes en matière de protection des données.

Piège n°4 : une dépendance excessive à l’IA

Le piège : vous êtes tellement charmés par l’IA que vous en devenez dépendant, au détriment de l’interaction humaine. Oui, l’IA peut automatiser de nombreux aspects de l’apprentissage, mais non, elle ne peut pas remplacer purement et simplement les interactions humaines.

Un enthousiasme aveugle amènera tôt ou tard à un manque de personnalisation humaine et une baisse certaine de la qualité de la formation.

Pour éviter le piège : utilisez l’IA comme un outil complémentaire pour les formateurs, mais gardez à l’esprit que la machine ne remplace pas l’humain en tout. Confiez-lui plutôt des tâches administratives et analytiques et laissez aux formateurs plus de temps pour se concentrer sur l’interaction et le soutien aux apprenants.

À lire également : 10 astuces pour favoriser l’engagement des apprenants

Piège n°5 : sous-estimer l’importance de l’infrastructure technique

Le piège : Vous vous appuyez sur des outils d’IA, mais sans penser à leur infrastructure technique nécessaire. Et un jour, surprise, votre solution ne fonctionne plus ou moins bien faute d’infrastructure adaptée. C’est le temps, non pas de l’amour, mais des dysfonctionnements. 

Deux pour le prix d’un, vous vous offrez aussi une mauvaise expérience utilisateur.

Pour éviter le piège : assurez-vous d’avoir une infrastructure technique robuste et évolutive pour supporter l’intégration de l’IA, qui inclut : 

  • Des serveurs performants ;
  • Une connexion Internet fiable ;
  • Des logiciels à jour. 

Si cette partie vous rebute, il est peut-être temps de revoir votre projet. 

À lire également : L’e-learning a aussi un rôle à jouer dans la sobriété numérique

Piège n°6 : ignorer les feedbacks des apprenants

Le piège : dans votre lune de miel avec l’IA, vous refusez d’écouter ceux que vous percevez comme détracteurs. Généreux comme vous êtes, vous mettez tout le monde dans le même panier, y compris vos apprenants. Pourtant, vous savez que les feedbacks des utilisateurs sont essentiels pour comprendre les points faibles et améliorer votre offre ou ses outils technologiques.

Dans votre projet devenu personnel, vous vous retrouvez avec des apprenants fort mécontents et passez à côté d’une occasion d’améliorer votre solution.

Pour éviter le piège : ouvrez les yeux et les oreilles, récoltez régulièrement les feedbacks des apprenants et ajustez les outils d’IA en conséquence. 

Passez par des enquêtes, des sessions de feedback et des analyses de données (que vous pouvez concevoir via l’IA) pour comprendre l’expérience des apprenants et vous améliorer jour après jour.

 

Vous l’aurez compris, l’IA, c’est oui, mais avec parcimonie. N’oubliez jamais votre meilleur allié, votre cerveau, et votre sens critique pour élaborer un outil qui est à la fois utile et à la fois durable. L’IA, bien utilisée, peut transformer la manière dont nous apprenons et enseignons, rendant la formation plus efficace et personnalisée. À vous d’associer les deux au mieux. 

Crédit photo : Nick Fewings

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Comment utiliser l’IA en formation ? https://www.digiformag.com/comment-utiliser-lia-en-formation/ https://www.digiformag.com/comment-utiliser-lia-en-formation/#comments Thu, 22 Aug 2024 06:00:28 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17972 L’intelligence artificielle transforme de nombreux secteurs, et celui de la formation n’y échappe pas. Pourquoi ne pas essayer de comprendre comment utiliser cette technologie pour améliorer aussi bien l’efficacité que la personnalisation de vos programmes ?  Dans un contexte où la formation est perçue sous l’approche des compétences (et non plus des métiers), l’IA se […]

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L’intelligence artificielle transforme de nombreux secteurs, et celui de la formation n’y échappe pas. Pourquoi ne pas essayer de comprendre comment utiliser cette technologie pour améliorer aussi bien l’efficacité que la personnalisation de vos programmes ? 

Dans un contexte où la formation est perçue sous l’approche des compétences (et non plus des métiers), l’IA se révèle précieuse. Ne serait-ce qu’auprès des décideurs qui estiment, pour 61% d’entre eux, que l’IA et l’automatisation seront les porte-drapeaux d’une plus grande envie de se former. 

Quels sont les moyens à votre disposition ? Comment exploiter au mieux les capacités de l’intelligence artificielle ? Découvrez nos suggestions. 

La personnalisation des parcours de formation

L’IA permet de personnaliser les parcours d’apprentissage, répondant ainsi aux besoins individuels de chaque apprenant. Tout ceci dans le but d’améliorer non seulement l’engagement, mais aussi les résultats de l’apprentissage.

Quelques outils à tester

  • Les plateformes d’apprentissage adaptatif : ces plateformes utilisent des algorithmes pour ajuster le contenu en fonction des réponses et des progrès de l’apprenant. On pense par exemple à Coursera et Edmentum.
  • Les algorithmes de recommandation de contenu : similaires aux recommandations de Netflix, ces algorithmes suggèrent des ressources pédagogiques pertinentes en fonction des intérêts et des performances de l’apprenant.

Vous l’aurez compris, le premier cas oriente l’apprenant sans lui laisser voir qu’il existe d’autres options, tandis que le second suggère

En plus des deux premières citées, NovoEd et Degreed sont deux plateformes qui s’appuient sur l’IA pour offrir des parcours d’apprentissage personnalisés. Chacune d’elles analyse les lacunes et les compétences des apprenants pour proposer des modules spécifiques. Ainsi, elles optimisent le temps et l’effort nécessaires à la complétion d’une formation.

À lire également : Quel est l’impact de l’IA sur la façon dont nous formerons ?

L’automatisation des tâches administratives et pédagogiques

L’IA réduit considérablement la charge administrative des formateurs en automatisant des tâches les plus répétitives et les plus chronophages.

Quelques outils à tester

  • Les logiciels d’évaluation automatique : des outils comme Gradescope et Turnitin réalisent une correction rapide et précise des quizz et des évaluations, vous libérant ainsi un temps considérable.
  • Les outils de gestion des inscriptions et des suivis administratifs : le très fameux IBM Watson (désormais appelé “watsonx”) est également capable de gérer les inscriptions, les suivis et même de répondre aux questions administratives courantes.

Turnitin est largement utilisé pour l’évaluation des devoirs écrits, notamment puisqu’il détecte automatiquement les plagiats et fournit des commentaires instantanés. IBM Watson, de son côté, est plus utilisé pour automatiser les processus administratifs dans de nombreux centres de formation initiale ou continue.

L’analyse des données pour améliorer l’apprentissage

L’IA analyse les données des apprenants pour fournir des insights précieux qui permettent d’améliorer les programmes de formation.

Quelques outils à tester

  • Les plateformes d’analyse des performances des apprenants : Intellum et Valamis incluent des outils pour suivre les progrès, identifier les difficultés et adapter les contenus en conséquence.
  • L’analyse prédictive : cette technologie anticipe les futurs besoins des apprenants en se basant sur leurs performances passées.

Intellum utilise l’analyse des données pour proposer des parcours d’apprentissage personnalisés, tout en suivant l’engagement et les performances des apprenants. De son côté, Valamis offre des tableaux de bord détaillés pour aider les formateurs à ajuster leurs stratégies pédagogiques en temps réel.

À lire également : Comment innover dans la formation à distance ?

L’utilisation de chatbots et d’assistants virtuels

Ces deux solutions soutiennent le travail à la fois des apprenants et des formateurs en répondant aux questions et en fournissant un support en continu.

Quelques outils à tester

  • Les chatbots éducatifs : Cognitivescale et Docebo proposent des chatbots capables de répondre aux questions des apprenants, facilitant ainsi un apprentissage autonome.
  • Les assistants virtuels pour formateurs : ces outils aident à préparer les cours, à trouver des ressources pédagogiques et à organiser des activités.

Docebo utilise des chatbots pour répondre aux questions courantes des apprenants, les guide à travers les modules de formation et leur fournit un feedback immédiat. Cognitivescale, quant à lui, aide les formateurs en automatisant les tâches de préparation des cours.

Autre exemple, autre format, découvrez le pitch inspirant du fondateur de Khan Academy qui s’outille aussi d’un chatbot : 

 

Une formation immersive avec la réalité virtuelle et augmentée

La réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR) offrent des expériences immersives, rendant l’apprentissage plus engageant et efficace. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont utilisées par les médecins ou les militaires ! 

À lire également : L’e-learning pour apprendre les gestes techniques

Quelques outils à tester

  • Les simulateurs de formation en VR : Meta Quest (le nouvel Oculus) et HTC Vive proposent des environnements immersifs pour des formations pratiques, comme les simulations médicales ou techniques.
  • Les applications de réalité augmentée : Google ARCore et Apple ARKit permettent de superposer des informations virtuelles sur le monde réel, facilitant ainsi des exercices interactifs.

Les simulateurs VR de Meta sont utilisés pour des formations pratiques en médecine, permettant aux étudiants de s’exercer dans des environnements sécurisés et réalistes. De l’autre côté du spectre, les applications AR comme celles développées avec Google ARCore sont utilisées pour des formations interactives, typiquement en sciences et en ingénierie.

L’IA apporte des bénéfices non négligeables à la fois pour les formateurs et pour les apprenants. Toute la question étant de bien doser le rapport humain/machine. Si vous voulez tester, profitez de son action pour lui confier et des tâches et, pendant ce temps, penchez-vous sur des missions dont vous seuls avez la réponse. De quoi débloquer tous ces sujets en cours et voir un nouveau visage de l’apprentissage !

 

 

Crédit photo : This Is Engineering

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Démarche numérique éco-responsable : de quoi parle-t-on ? https://www.digiformag.com/demarche-numerique-eco-responsable-de-quoi-parle-t-on/ Wed, 07 Aug 2024 06:00:23 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17924 Aussi immatériel soit-il, le numérique provoque des conséquences bien réelles. Ce monde merveilleux qui donne vie aux idées et voix aux anonymes exige tout de même de la part des utilisateurs une utilisation consciente. Que l’on parle de ceux qui utilisent, comme de ceux qui produisent. Vous avez inscrit dans votre feuille de route une […]

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Aussi immatériel soit-il, le numérique provoque des conséquences bien réelles. Ce monde merveilleux qui donne vie aux idées et voix aux anonymes exige tout de même de la part des utilisateurs une utilisation consciente. Que l’on parle de ceux qui utilisent, comme de ceux qui produisent.

Vous avez inscrit dans votre feuille de route une démarche plus responsable ? Vous cherchez des alternatives ? Nous sommes allés voir ce que propose, entre autres, la Mission interministérielle du numérique écoresponsable pour trouver leurs meilleures astuces. Voyons ce que vous pouvez faire pour faire rimer numérique et écologique. 

Où se situe la consommation de ressources dans le numérique ? 

Pour faire évoluer vos pratiques, il est déjà intéressant de comprendre ce qu’elles engendrent. Les impacts écologiques du numérique sont nombreux, ne serait-ce que parce que le terme “numérique” s’étend de la conception de machines à la consommation d’électricité.

Aujourd’hui, ce numérique omniprésent représente tout de même 2,5% de l’empreinte carbone sur notre territoire. Sachant qu’on limite le papier, les déplacements et qu’on éteint nos machines lorsqu’elles ne servent pas, à quels endroits se situent ces utilisations de ressources ? 

  • Dans les terminaux : pensez à tous les matériaux, tous les minéraux et tous les métaux exploités pour parvenir à un smartphone ou un ordinateur. Des ressources qui sont perdues à jamais – puisqu’elles ne se renouvellent pas – et utilisées pendant environ 2 ou 3 ans.
  • Dans les réseaux : le merveilleux Wifi ne se passe pas de kilomètres de câbles et fibres. Sans parler des réseaux mobiles (comme la 5G), qui consomment 3 fois plus d’énergie.
  • Dans les datacenters et serveurs : pour que vous ayez accès à tout dans le Cloud, les infrastructures ne peuvent faire l’économie de centre de données – ces fameuses armoires.
  • Dans l’utilisation par les internautes : le streaming, la consultation de sites, l’envoi d’e-mails… participent, dans une moindre mesure, à utiliser de l’énergie. 

Des consommations qui s’ajoutent les unes aux autres et qui impactent toutes les ressources. 

Avoir une réflexion plus durable

Dans “démarche numérique éco-responsable”, il y a “démarche”. Avant même de démarrer la conception de votre interface – logiciel, application ou site internet – intéressez-vous à son impact et son adéquation avec votre philosophie : 

  • Est-ce que votre solution est accessible sur tous les supports (notamment les smartphones de plus de 5 ans ou reposant sur des technologies interopérables) ?
  • Avez-vous listé des objectifs en matière de sobriété ? 
  • Vous êtes vous intéressé à la consommation d’énergie de vos infrastructures ? 

Ces quelques éléments, et d’autres à retrouver ici, vous aideront à réaliser un projet réellement plus sobre. 

À lire également : L’e-learning a aussi un rôle à jouer dans la sobriété numérique

Travailler l’éco-conception de son site de formation

Puisque votre solution est numérique, prenez un instant pour voir ce que vous pouvez changer pour participer à un monde digital plus sobre, à commencer par l’éco-conception. 

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce qu’un site éco-conçu ? En une phrase, dites-vous que c’est un site internet léger. Mais pas seulement :

  • il possède peu de médias, en tout cas, pas de médias inutiles ou obsolètes ;
  • il limite le nombre de pages, voire, n’existe qu’en format one page (une seule page) ;
  • il exploite des typographies du système d’exploitation et non celles d’un designer ;
  • il joue avec peu de couleurs et encore moins d’animations. 

Si vous êtes tentés par l’éco-conception, jouez sur plusieurs leviers : 

  • réduisez la taille de vos images ou remplacez-les par des icônes ;
  • de même pour vos vidéos, qui seront limitées en nombre ;
  • les textes sont travaillés pour être épurés, sans fioritures. Chaque mot est réellement utile ;
  • privilégiez le HTML et le CSS lorsque vous codez, ce sont des langages assez économes ;
  • appuyez-vous sur des polices de caractères simples et très lisibles ;
  • limitez le poids de vos pages ;
  • oubliez les plug-ins qui arrivent par lot, surtout chez WordPress ;
  • comptez sur les caches, ce système qui stocke des informations de votre site et évite d’envoyer une nouvelle requête si un internaute se rend une seconde fois sur votre page. 

Ces quelques éléments devraient vous permettre de limiter la consommation d’énergie engendrée par votre solution. 

La sobriété peut se jouer tout au long de la vie de votre solution

En complément, et après avoir mis en place les techniques d’éco-conception, vous pouvez instaurer d’autres bonnes pratiques, qui feront du bien à la planète et aux internautes :

  • Oubliez les techniques marketing assez grossières : les pop-up, l’infinite scroll (comme sur les réseaux sociaux), la lecture automatique de vidéos…
  • Limitez la collecte de données à tout va à des fins de ciblage marketing. Vous utilisez des ressources supplémentaires sans forcément faire grand-chose des informations. Avant de les collecter, listez bien les raisons pour lesquelles vous le faites et ce que vous ferez de ces données.
  • Retenez bien que l’IA, si chère à certains cœurs, consomme de l’énergie, du stockage et des datacenters. À utiliser donc avec parcimonie !

Bien évidemment, ces pratiques s’accompagnent d’une consommation responsable où vous prolongez la vie de vos appareils. Allier numérique et sobriété est aujourd’hui possible, et même simple, sans perdre en qualité. Vous avez de nombreux moyens à votre disposition pour offrir une expérience agréable sur votre solution, tout en limitant à la fois la consommation de ressources et les émissions de gaz à effet de serre. Nous ne pouvons que vous conseiller de creuser le sujet auprès de la Mission évoquée en début d’article. À vous d’intégrer la boucle vertueuse ! 

Crédit photo : Önder Örtel

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Comment faire une vidéo pour une formation e-learning ? En bonus : des exemples de vidéos réalisées https://www.digiformag.com/comment-faire-une-video-pour-une-formation-e-learning/ Tue, 30 Jul 2024 06:00:00 +0000 http://www.digiformag.com/?p=6600 Digitaliser son activité, c’est se donner la possibilité de produire plus avec moins de moyens et le e-learning n’échappe pas à cette tendance. Pour beaucoup de formateurs, se lancer en e-learning c’est l’opportunité de construire une formation complète en n’utilisant qu’un smartphone et de quelques logiciels. Des formations peu coûteuses à produire, qui pourront ensuite […]

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Digitaliser son activité, c’est se donner la possibilité de produire plus avec moins de moyens et le e-learning n’échappe pas à cette tendance. Pour beaucoup de formateurs, se lancer en e-learning c’est l’opportunité de construire une formation complète en n’utilisant qu’un smartphone et de quelques logiciels. Des formations peu coûteuses à produire, qui pourront ensuite être diffusées (et vendues !) auprès d’un large public. En réalité, si il est tout à fait possible de créer une vidéo e-learning avec peu de moyens, c’est également un format qui ne tolère pas les erreurs de confection : une image qui tremble ou un son grésillant et l’apprenant a tôt fait de changer de fenêtre !

Aujourd’hui, nous vous partageons quelques bonnes pratiques pour vous aider à créer votre première vidéo e-learning par vous-même. Vous découvrirez également un exemple de vidéo réalisé par nos soins et respectant l’ensemble de ces préceptes. Pas besoin d’être Martin Scorsese pour obtenir un rendu professionnel !

Pourquoi faire des vidéos e-learning ?

Faut-il absolument faire une vidéo pour enrichir ses supports e-learning ? Si il est plutôt facile d’animer un powerpoint ou de travailler un fichier texte pour le rendre plus lisible, faire une vidéo exige plus de moyens. Si vous n’êtes pas très technophile, vous avez la possibilité de sous-traiter la création de la vidéo auprès d’un prestataire qui aura à disposition tout le matériel (vidéo, son, montage) nécessaire. Au contraire, si vous aimez créer vos contenus, il est possible de réaliser soi-même des vidéos au rendu professionnel avec un simple smartphone et un micro !

Faire des vidéos pour sa formation e-learning peut être un véritable atout auprès de vos stagiaires, en plus de varier les supports et donc de maintenir l’attention de vos apprenants, c’est également l’occasion de montrer ou démontrer des éléments de votre cours qui sont difficiles à expliquer simplement par écrit.

Faire une vidéo e-learning peut être utile pour :

  • Faire une démonstration pratique : comment appliquer une technique en particulier par exemple.
  • Illustrer une présentation : montrer des exemples, des lieux, des archives auxquels les apprenants n’ont pas forcément accès par eux-mêmes.
  • Expliquer un concept : parfois le texte ne suffit pas ou a besoin d’être complété par une explication orale !
  • Mettre en scène un débat : faire intervenir des experts, fluidifier les échanges et valoriser chaque point de vue.

Comment structurer sa vidéo e-learning ?

Attention, une vidéo e-learning n’est pas un cours filmé ! Là où le cours présentiel va favoriser l’interactivité et s’adapter aux besoins des apprenants, une vidéo e-learning se doit d’être concise, répondre à une problématique précise et donner un certain nombre d’informations-clés à vos stagiaires.

Au niveau du format, il faut donc privilégier des vidéos courtes et dynamiques qui capteront l’attention des apprenants et vous permettront de partager les bonnes informations au bon moment. Beaucoup d’études se sont penchées sur la question du temps d’attention des élèves sur les formations vidéo. En 2014, par exemple, une analyse du temps de visionnage des stagiaires sur des vidéos e-learning a montré que l’attention baissait drastiquement au-delà de 6 minutes de vidéo. N’ayez donc pas peur de découper votre contenu en plusieurs vidéos de 3 à 6 minutes maximum : cela vous permettra de susciter l’intérêt de vos stagiaires tout en leur permettant de naviguer plus simplement entre les différentes notions présentées.

A vous donc d’adapter le contenu au format de la vidéo ! Pour chacune de vos vidéos, pensez à hiérarchiser les informations : il est important d’identifier en amont quels sont les éléments que doivent retenir les stagiaires afin de les valoriser. A l’inverse, diminuez les frictions, c’est-à-dire, tout ce qui pourrait perdre l’attention de vos stagiaires : expliquez les termes de jargon, évitez les redondances et privilégiez un ton informel.

Que mettre dans sa vidéo ?

L’avantage de la vidéo sur les supports textes ? Le mouvement et le son ! Deux éléments à utiliser à votre avantage pour votre nouveau support.

Pour l’image, vous pouvez illustrer votre vidéo de plusieurs façons différentes : en parlant face à la caméra (pour présenter un concept ou un débat), en partageant des manipulations ou des schémas explicatifs, ou encore en utilisant des images tierces, comme des images d’archives, ou des extraits de films ou de documentaires. Mais attention à ne pas perdre l’apprenant ! Chaque élément montré à l’écran doit avoir une utilité pédagogique.

En vidéo, le son est aussi important que l’image ! Utilisez votre voix comme voix off pour maintenir un lien avec les stagiaires tout au long de la vidéo. Si le besoin s’en fait sentir, pour maintenir le rythme notamment, n’ayez pas peur d’utiliser des bruitages ou des musiques de fond. Comme pour les images, cela doit servir l’objectif pédagogique de votre vidéo. N’hésitez pas à appliquer l’adage“less is more” en privilégiant une vidéo sobre à une explosion de sons et de couleurs qui risqueraient de perdre votre stagiaire.

Construire sa première vidéo étape par étape

Vous avez donc décidé d’enrichir vos cours en ligne avec des vidéos, vous savez de quoi vous allez parler et il ne vous reste plus qu’à vous lancer ? Suivez ce guide pas à pas pour créer votre première vidéo e-learning sereinement.

Définir l’objectif de la vidéo :

En amont, définissez ce dont la vidéo va parler, et avec quels éléments votre stagiaire devra repartir. Ces deux éléments seront votre fil rouge tout au long de la création de votre vidéo !

Scénariser sa vidéo e-learning :

Scénariser sa vidéo, cela signifie se projeter concrètement dans la réalisation : c’est le moment d’écrire le texte de la voix off, de choisir le décor et les plans de coupe (c’est-à-dire les images, schémas ou extraits qui apparaîtront à l’écran) et également de rassembler le matériel nécessaire ! Si vous décidez de vous filmer pour votre vidéo, trouvez un fond informel devant lequel poser votre caméra : un canapé ou un bureau donneront une impression de proximité qui favorisera l’engagement de vos stagiaires pour votre vidéo. Pour les plans de coupe, vérifiez que vous avez bien tous les droits nécessaires à la réutilisation des images et que celles-ci sont au bon format.

Filmer sa vidéo :

Une fois que vous avez tout préparé, il ne reste plus qu’à filmer ! N’ayez pas peur de vous y reprendre à plusieurs fois et de tenter plusieurs formats : en parlant plus ou moins vite, en vous déplaçant dans votre décor ou encore en ajoutant, ou en supprimant du texte. Si vous n’êtes pas expérimenté, pas de panique ! Il faut généralement plusieurs prises, même pour les professionnels, pour obtenir un résultat correct. Et si le contenu est clé, n’oubliez jamais la forme : tout au long de la réalisation de votre vidéo, pensez à vérifier la stabilité de votre vidéo, l’éclairage ainsi que le son. Vous ne voulez pas avoir à refaire vos prises une fois celles-ci enregistrées !

Monter sa vidéo :

Vous avez désormais tous les plans et tous les sons dont vous avez besoin pour créer votre vidéo, il ne vous reste plus qu’à les assembler. Le montage est l’occasion de tester différents formats : rallongez la vidéo, ajoutez des effets de transition, du texte ou de la musique… Faites des essais et mettez-vous à la place d’un stagiaire. Une vidéo dynamique n’a pas besoin d’avoir des tonnes d’effets mais doit répondre à la problématique de l’apprenant : le meilleur moyen de savoir ce qui marche reste encore de faire visionner plusieurs versions de la vidéo finale à quelques stagiaires tests !

Partager sa vidéo :

Le montage est terminé, il ne vous reste plus qu’à partager votre vidéo au monde ! Même si vous prévoyez de diffuser votre vidéo sur des plateformes LMS qui vont nécessiter des formats de diffusion compacts, exportez toujours votre vidéo au format le plus qualitatif, même si cela alourdit le fichier. Il est toujours possible de réduire une vidéo, par contre il n’est pas possible d’augmenter la qualité d’un fichier à posteriori. A titre indicatif, privilégiez des formats d’export à 1080p en HD.

Quelques exemples de vidéos e-learning

Pour présenter notre logiciel Digiforma à nos utilisateurs, j’ai par exemple réalisé une série de vidéos e-learning afin de détailler l’ensemble des fonctionnalités disponibles. Pour chaque vidéo, j’ai réalisé une courte introduction expliquant l’intérêt de la fonctionnalité et l’objectif de la vidéo. J’ai ensuite filmé mon écran via le logiciel de montage Camtasia, pour y détailler les différents éléments de présentation. Entre chaque partie, j’ai inséré un écran titre, pour clarifier le plan de la vidéo.

Pour exemple, voici la courte vidéo qui a été réalisée pour présenter le Bilan Pédagogique et Financier dans Digiforma :

Pour les utilisateurs de Digiforma, vous pouvez consulter nos autres vidéos sur cette page ! Vous verrez qu’on a testé différents formats et différents rythmes de vidéo en fonction des objectifs des vidéos.

Nous avons d’ailleurs dédier un série de tuto permettant de transformer vos formations présentielles en formations e-learning.


Se lancer dans les vidéos e-learning c’est l’occasion de repenser le contenu de ses cours et son rapport à la pédagogie : c’est un exercice qui demande du temps et de la patience, mais qui permet aussi de découvrir de nouvelles méthodologies pour créer des modules e-learning de manièe très progressive. Une fois la vidéo éditée, il faut encore l’intégrer dans son parcours e-learning, la mettre en ligne et la partager : autant d’étapes nécessaires pour construire un cours dématérialisé de A à Z.

Et vous ? Quelles sont vos astuces pour réaliser des vidéos e-learning parfaites ?

L’article Comment faire une vidéo pour une formation e-learning ? En bonus : des exemples de vidéos réalisées est apparu en premier sur Digiformag.

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Comment améliorer vos modules e-learning en 3 étapes ? https://www.digiformag.com/comment-ameliorer-vos-modules-e-learning-en-3-etapes/ Mon, 29 Jul 2024 06:00:55 +0000 http://www.digiformag.com/?p=7107 Dans ce webinaire interactif de 1h30, expérimentez les secrets pour animer des formations à distance engageantes et efficaces.

Au programme de ce live animé par Séverine Le Jeune, vous découvrirez :
1- Les bonnes pratiques lorsque l’on anime à distance
2- Qu’est-ce que je fais si la technologie me lâche
3- Comment garder la motivation des apprenants

Vous pourrez lui poser toutes vos questions en live et partager avec nous vos expériences personnelles.

👩🏻‍🦰 Notre invitée : Séverine Le Jeune est Responsable de La Learning Fabrique, organisme de formation créé par Learn Assembly et spécialisé dans la montée en compétences des professionnels de la formation depuis plus de 10 ans.

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Article mis à jour le 29 juillet 2024

Formateur chevronné, vous avez déjà mis en place un ou plusieurs modules de formation via l’e-learning. Vous les avez testés auprès de vos apprenants, modelés selon leurs retours et actualisés au moment opportun. Toutefois aujourd’hui, vous vous sentez légèrement bloqué, vous avez envie d’aller plus loin. Plutôt que de réinventer la roue, pourquoi ne pas améliorer l’existant ? Découvrez comment vous pouvez améliorer chaque module de votre formation et atteindre l’objectif de votre stratégie e-learning.

Étape n° 1 : analyser l’existant

Avant de se lancer dans une nouvelle approche de votre e-learning, il faut savoir d’où vous partez. Orientez votre réflexion sur le fond et la forme de vos modules. Votre premier support se compose de vos enquêtes de satisfaction. En parallèle, nous vous proposons une liste de questions qui vous aiguilleront :

Le contenu des modules e-learning

  • Comment sont réparties les notions essentielles et les notions utiles ? 80 % de notions essentielles et 20 % de notions utiles ? En majorité des détails et peu d’informations piliers ?
  • Comment répartissez-vous l’apprentissage théorique et l’expérience concrète ? Proposez-vous peu ou beaucoup de cas pratiques ?
  • Quels moyens utilisez-vous pour transmettre des notions ? Des exercices, des quizz, des simulations ?
  • Selon les réponses à vos enquêtes, vos apprenants retiennent-ils la plupart des notions ou seulement quelques exemples ?
  • Comment allez-vous mesurer l’acquisition et la rétention de connaissances une fois les modules retravaillés ?

Par exemple, dans une formation en négociation, alternez entre les grandes lois qui dirigent la communication inter-personnelle et les petits conseils pour débloquer une situation paralysante. Lorsque vous avez délivré une liste d’apprentissages et d’outils, proposez un jeu interactif où l’apprenant est amené à négocier avec un interlocuteur électronique. Le stagiaire sélectionne ses réponses via un quizz ou un QCM. À la fin du module ou de la formation entière, vous proposez une évaluation qui analyse les notions retenues et compétences acquises. Vous réitérez cette évaluation 3 ou 6 mois plus tard pour connaître la rétention à long terme.

Lire aussi : Stratégie e-learning: comment définir des objectifs et choisir une plateforme LMS ?

La navigation entre les modules e-learning

  • Votre e-learning est-il agréable à utiliser ? Le parcours de l’apprenant est-il fluide ? Le stagiaire peut-il trouver facilement l’information dont il a besoin ?
  • Vos modules sont-ils accessibles depuis un ordinateur, une tablette, un smartphone ? Demandent-ils des outils annexes (casque, micro, visio) ? Utilisent-ils beaucoup de bande passante (exigeant du WiFi) ou fonctionnent-ils via un réseau 3G/4G ?
  • Quelle est la durée moyenne de chaque module ? Est-elle jugée appropriée ? Les stagiaires peuvent-ils interrompre facilement leur session pour reprendre plus tard ?

Dans notre cas de formation sur la négociation, proposez à un tiers de se rendre sur votre plateforme. Laissez-le se balader entre les modules et parmi les modules. Notez son parcours, décelez les potentielles frictions et retenez ses questions. Si votre e-learning est accessible sur mobile, faites également tester vos modules via ce biais. Regardez si la navigation est assez intuitive, ce que fait votre testeur des annexes et si un réseau 4G suffit.

Une fois ce constat fait, votre travail se dessine sur le fond, puis la forme. N’oubliez pas, l’un ne va pas sans l’autre, il faut donc réaliser un effort sur les deux fronts.

Étape n° 2 : retravailler le fond

Repensez votre formation du point de vue de l’apprenant : que comprend-il ? Que retient-il ? Comment peut-il utiliser ce que vous lui transmettez ? La répartition entre les formats est-elle adaptée à ses besoins ? Utilisez un ou plusieurs leviers proposés ci-dessous pour améliorer vos modules de formation :

Le modèle 70-20-10

Cette technique consiste à diviser ses éléments d’apprentissage par ordre de priorité :

  • 70 % d’expérience. Votre contenu doit être constitué à partir de 70 % de cas pratiques et d’exercices. Vous pouvez vous inspirer de situations que rencontre l’apprenant ou créer votre propre scénario.
  • 20 % de Social Learning. Une des clés de l’engagement apprenant réside dans la transmission par les pairs. Stimulez le groupe ou faites intervenir manager/collaborateurs pour diversifier les sources de savoir.
  • 10 % d’apprentissage formel. Le transfert de connaissances reste incontournable dans la formation. Accordez-lui du temps, mais pas au point de tomber dans le cours magistral.

Le storytelling

Parce qu’une expérience est toujours plus intéressante qu’une liste de principes, utilisez ce levier pour transmettre plus facilement. Lionel Clément, fondateur de storytelling.fr ajoute « L’objectif du storytelling est de permettre à l’apprenant d’assimiler un contenu de formation plus ou moins complexe de façon simple et quasi intuitive. »

Appuyez-vous sur la clé d’entrée situationnelle : partez d’un contexte connu de vos apprenants, puis développez une histoire dans laquelle vous dessinez les pratiques et comportements à faire évoluer. Placez votre apprenant comme le héros de l’histoire et appuyez-vous sur 3 épreuves :

  • L’épreuve qualifiante qui facilite la prise de conscience des lacunes ;
  • L’épreuve génératrice qui permet de mettre en œuvre la compétence cible ;
  • L’épreuve glorifiante qui installe la compétence et célèbre le héros.

Utilisez le principe de problème-quête-victoire et vous obtenez un scénario parfaitement adapté à la formation à distance ! Toujours dans notre exemple d’e-learning en négociation, pariez sur la gamification :

  1. Partez d’une situation bloquée (négociation entre un acheteur et un vendeur, demande d’augmentation, changement de contrat…) ;
  2. Construisez un parcours dans lequel votre stagiaire/héros acquiert des compétences sous forme de niveaux. Aidez-le à s’améliorer et à atteindre son score le plus haut ;
  3. Reposez la situation initiale en fin de parcours. Votre apprenant pourra voir très concrètement les progrès réalisés et prendre conscience des compétences acquises.

Le storytelling est un élément indispensable lorsque vous construisez votre formation. L’on pense à tord, que le storytelling n’est qu’un élément marketing qui ne concerne pas la formation professionnelle, alors qu’il peut vous permettre de capter l’attention et d’améliorer l’engagement de vos apprenant en captivant leur attention dès le début de votre formation.

Le récit permet d’appliquer un cadre, de poser vos apprenants dans une réalité. Les éléments narratifs vous permettent en plus de stimuler leur cerveau en facilitant la mémorisation et le développement des compétences.

Le storytelling incite les apprenants à prendre le temps de réfléchir et d’analyser, il encourage ainsi l’apprentissage actif. Au vu de ses nombreux avantages, il demeure un atout indéniable pour vos formations. Depuis la nuit des temps, l’humanité transmet par des histoires, il est tout naturel chez l’Homme d’apprécier et de mieux comprendre lorsqu’il s’agit de contextualiser.

Les messages clés

Astuce gain de temps : triez tous vos apprentissages en deux sections : les connaissances invariantes et les connaissances variables. Les premières sont des enseignements universels et intemporels ; les secondes, des enseignements amenés à évoluer dans le temps ou le contexte.

Sélectionnez uniquement les connaissances variables, ce seront elles qu’il faudra mettre à jour régulièrement. Indiquez dans votre agenda les dates de mise à jour et proposez-les à vos apprenants via des formats satellites comme un PDF téléchargeable. Vous n’aurez pas à modifier le cœur de votre module, uniquement son annexe.

Lire aussi : 5 obstacles à éviter quand on débute en e-learning

Étape n° 3 : améliorer la forme

Un bon contenu seul ne suffit pas, il faut que votre e-learning soit accessible, fluide et agréable. Pensez connexion, parcours et design.

La promesse ATAWAD

Pour que votre e-learning soit utilisé, fixez-vous l’objectif ATAWAD, soit une formation accessible AnyTime, AnyWhere, AnyDevice (Tout le Temps, Partout et sur Tout Appareil). Pensez aux ressources de connexion (WiFi ou 4G), à l’accessibilité de vos modules (combien de clics) et à leur compatibilité sur les divers supports (adaptés aux formats portraits et paysages).

Si besoin, faites-vous épauler par des experts qui réaliseront les modifications nécessaires afin d’obtenir une charte graphique épurée, d’être mobile friendly et de créer ou insérer des visuels ou vidéos.

Si vous réalisez cette mission en équipe, n’oubliez personne : chef du projet, commanditaire, expert métier, concepteur, développeur, DSI, testeurs… Chacun a un rôle précis à jouer et ne peut se supplanter aux autres.

Pour accompagner l’équipe dans ce travail, le chef du projet a tout intérêt à mettre en place un plan : identification des livrables à modifier, liste des tâches, répartition par rôle, planning des réalisations, coordination… Avec un plan détaillé et partagé, toute l’équipe dispose du même niveau d’information et peut travailler de façon collaborative.

Grâce à ces 3 étapes, vous avez une vision plus claire des éléments que vous pouvez ajuster. N’oubliez pas de faire tester votre nouvelle formation e-learning à un groupe avant de la diffuser au plus grand nombre, vous pourrez réajuster si besoin.

Afin de vous guider davantage dans la réalisation de vos modules e-learning, voici le replay de notre webinaire sur l’animation de classes virtuelles.

 

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