Victor Jeoffre, Digiformag https://www.digiformag.com/profil/victor-jeoffre/ Le magazine de la formation professionnelle Thu, 10 Apr 2025 10:12:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 Pédagogie : petites leçons des pays nordiques https://www.digiformag.com/pedagogie-petites-lecons-des-pays-nordiques/ Thu, 24 Oct 2024 06:00:55 +0000 https://www.digiformag.com/?p=15403 Juste avant l’été qui s’annonce encore chaud, on vous emmène prendre l’air dans les pays nordiques. On les connaît bien pour leur système de sécurité protecteur et flexible (la fameuse flexisécurité), un peu moins pour leur système de formation professionnelle. Et pourtant, là aussi, nos voisins du Nord ont de quoi nous inspirer ! Elles […]

L’article Pédagogie : petites leçons des pays nordiques est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Juste avant l’été qui s’annonce encore chaud, on vous emmène prendre l’air dans les pays nordiques. On les connaît bien pour leur système de sécurité protecteur et flexible (la fameuse flexisécurité), un peu moins pour leur système de formation professionnelle. Et pourtant, là aussi, nos voisins du Nord ont de quoi nous inspirer !

Elles et ils sont beaux, grands et blonds. Ils sont les champions du bonheur et de la transition énergétique. Leurs enfants font cours en pleine nature et apprennent à leur rythme. Ils sont les rois de la sécurité au volant et des meubles design en kit. En dépit de leur météo chancelante et d’un taux d’ensoleillement hivernal qui pousse à la déprime, on les présente souvent comme LE modèle à suivre.

Nos dirigeants de n’importe quels bords politiques ont bien compris la vibe du moment en multipliant les allers-retours pour faire une belle photo en leur compagnie. Mais, mais… Je parle bien sûr de nos amis scandinaves ! Si certains clichés ont la vie dure, il est vrai que les Danois, Suédois, Norvégiens et Finlandais paraissent réussir mieux que nous quand on parle d’écologie, de santé, et d’éducation.

Quid de la formation ? Concrètement, que pouvons nous apprendre de la Scandinavie ?

La formation est un droit fondamental à tout âge 

Longtemps le modèle de l’État providence a été une spécificité forte des pays scandinaves. Si, crises à répétition et libéralisme européen obligent, l’État est aujourd’hui moins présent dans ces pays, il le reste beaucoup, et notamment en termes d’éducation et de formation. C’est simple, la gratuité, dès le plus jeune âge, est de mise. Vous me direz comme en France ? Oui, sauf que c’est aussi vrai pour la formation professionnelle.

Ainsi, si la plupart des formations professionnelles en France ont pour financeurs des OPCO ou l’entreprise elle-même, là-bas, la plupart des formations en entreprises sont financées par l’État (surtout au Danemark, en Suède et en Finlande, c’est moins le cas pour la Norvège). Vous me direz quelle est la différence avec notre système ? La formation n’est pas perçue comme un coût par les entreprises, mais bien comme une partie inhérente du job d’un salarié. En France, la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel va dans ce sens. C’est une bonne chose, mais le retard accumulé par rapport aux pays scandinaves est important. 

Résultat : au Danemark, en Norvège ou en Suède, on se forme plus qu’ailleurs en Europe, et on se forme plus souvent ! Bref, la culture de la formation est très installée.

Un art de former à la scandinave ?

Qui n’a jamais entendu parler du Lagom et du Hygge ? Inutile de présenter ces concepts aux bobos et autres neoruraux qui nous lisent, vous êtes sûrement déjà en train de dévorer cet article confortablement installé au fond de votre canapé, devant la chaleur enveloppante de votre poêle à bois. Grand bien vous fasse ! Pour le commun des mortels, il s’agit d’un art de vivre à la scandinave qui connaît un franc succès dans l’hexagone. Aussi certain qu’un art de vivre scandinave existe, peut-on parler d’un art de former à la scandinave ? OUI ! 

Petit tour d’horizons non exhaustif de ce que eux (les Scandinaves) font différemment, ou mieux, que nous (les Français rebelles).

Ils apprennent à… apprendre !

Si cette compétence est encore méconnue en France, elle est pourtant bien réelle et bien pratique ! Sans aller jusqu’à dire que nos amies du Nord sont des machines à apprendre, ils ont de bon réflexes cognitifs en matière de mémorisation. Rien d’extraordinaire à cela : l’autonomie dans le processus d’apprentissage est inhérente au système éducatif scandinave et ce, dès le plus jeune âge. Pour en savoir plus sur cette compétence, vous pouvez consulter l’article que j’ai rédigé à ce sujet ici.

Ils se forment tout au long de leur vie

La différence est ici sociétale : se former, encore une fois, est un droit fondamental. Aussi, l’acte de formation en entreprise est vécu comme naturel. On ne va pas se mentir, en France une formation c’est (trop) souvent soit une punition, soit une récréation. Ce qui amène une autre dimension de la formation “à la scandinave” : la notion de plaisir. Apprendre en s’amusant est, là aussi depuis le plus jeune âge, un parti pris pédagogique, qui perdure en entreprises. Ainsi, les concepts de gamification, de jeux de rôles, d’immersion, ne sont pas du tout nouveaux chez nos camarades à têtes blondes (je ne stigmatise pas, j’énonce une réalité : la preuve ici).

Ils se forment entre pairs et utilisent les pédagogies actives

Si vous avez la chance de rentrer dans une salle de classe ou une salle de formation d’un pays scandinave, il y a de forte chance pour que vous soyez un peu perdu ! Pas de professeur ou de formateur, peu ou pas d’évaluation, des apprenants laissés en autonomie pendant des heures… et pourtant, ça fonctionne ! Le principe : apprendre avec l’autre et par l’autre. Le formateur est avant tout un facilitateur, et très souvent un collègue ! Là encore, ces pratiques sont aussi bien connues en France, mais elles sont, pour le moment, moins automatiques et moins répandues.

 

Vous l’aurez compris, si les pays Scandinaves ne sont pas parfaits, nous avons beaucoup à gagner à nous inspirer d’eux. Nous avons d’ailleurs commencé à le faire, puisque les pédagogies actives sont de plus en plus enseignées et pratiquées, et que la notion de formation tout au long de la vie devient, doucement mais sûrement, une réalité culturelle française. Ce serait donc ça le secret : une culture de l’apprentissage forgée dès le plus jeune âge ? Pour en parler, à quand une délégation de formateurs scandinaves dans les locaux de Digiformag ? Vi ser frem !

 

Bibliographie

https://insights.gostudent.org/fr/systeme-educatif-scandinave-specificites

https://www.reseau-canope.fr/fileadmin/user_upload/Projets/Ecoles-deurope/04_Focus_Finlande.pdf

https://www.managementdelaformation.fr/gestion-de-la-formation/2018/11/09/la-formation-professionnelle-dans-les-pays-nordiques/#:~:text=La%20Norv%C3%A8ge%20%3A%20un%20recours%20important%20%C3%A0%20la%20formation%20informelle&text=Il%20n’existe%20pas%20v%C3%A9ritablement,un%20niveau%20de%20qualification%20faible.

https://www.wooclap.com/blog/education-et-pedagogie-dans-les-pays-nordiques/

https://www.parlonsrh.com/media/lbien-etre-salaries-france-suede/

https://theconversation.com/amp/le-hygge-un-concept-danois-qui-a-le-vent-en-poupe-67894?gclid=Cj0KCQjwj_ajBhCqARIsAA37s0z62IAG_Vhbl5Fe0HJ1OIupCHc9QTUjk9sc-m5SOEgG5SXBni4Jrc4aAp3lEALw_wcB

https://www.liberation.fr/france/2019/12/02/etre-bon-eleve-un-jeu-d-enfant-pour-les-finlandais_1766900/

https://le-cartographe.net/blog/archives/115-les-blonds-en-europe

https://c2ip.insa-toulouse.fr/fr/pedagogies/ameliorer-mon-enseignement/des-pedagogies-actives/definition-et-principes.html#:~:text=L’apprentissage%20par%20l’enqu%C3%AAte,l’action

https://www.vie-publique.fr/loi/20799-loi-5-septembre-2018-pour-la-liberte-de-choisir-son-avenir-professionnel#:~:text=La%20loi%20r%C3%A9forme%20le%20compte,pour%20les%20salari%C3%A9s%20non%20qualifi%C3%A9s.

https://www.cedefop.europa.eu/en/data-insights/06-how-many-adults-participate-education-and-training

L’article Pédagogie : petites leçons des pays nordiques est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Un café avec… Caroline Maitrot et Pierre-Emmanuel Batlle, CEO et directeur commercial de Nomad Education, la pépite EdTech française ! https://www.digiformag.com/un-cafe-avec-caroline-maitrot-et-pierre-emmanuel-batlle-ceo-nomad-education/ Tue, 21 May 2024 06:00:24 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17775 « Un café avec », c’est votre rendez-vous mensuel sur Digiformag ! L’idée est simple : partir à la rencontre de celles et ceux qui font la formation d’aujourd’hui et de demain. Ils ou elles sont formateurs, chercheurs, dirigeants, leaders politiques ou experts de la réglementation. Nous les avons choisis pour leur voix qui porte […]

L’article Un café avec… Caroline Maitrot et Pierre-Emmanuel Batlle, CEO et directeur commercial de Nomad Education, la pépite EdTech française ! est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
« Un café avec », c’est votre rendez-vous mensuel sur Digiformag ! L’idée est simple : partir à la rencontre de celles et ceux qui font la formation d’aujourd’hui et de demain. Ils ou elles sont formateurs, chercheurs, dirigeants, leaders politiques ou experts de la réglementation. Nous les avons choisis pour leur voix qui porte et qui est riche d’enseignements pour la communauté de la formation. « Un café avec » ce sont des histoires de vie captivantes et des apprentissages détonants. Bonne lecture !

 

« Des jeunes éduqués, bien dans leurs baskets, engagés et conscients des enjeux de demain. » C’est LA promesse faite par Nomad Education, LA pépite française Edtech qui a déjà accompagné plus de 5 millions d’élèves francophones, en France et dans plusieurs pays africains. Lauréate de la French Tech 2030, une initiative de l’Etat français qui vise à accompagner, et je cite sa directrice Clara Chappaz, des « entreprises développant des innovations révolutionnaires (…) qui s’inscrivent dans le plan France 2030 », Nomad Education est une entreprise à mission qui évolue tel un ovni dans le monde de la formation. 

Je suis parti à la rencontre de la cofondatrice et présidente, Caroline Maitrot, et de son directeur commercial, Pierre-Emmanuel Batlle ! Ils nous expliquent les dessous de cette ascension fulgurante, sans langue de bois, entre stratégie de développement BtoB bien rodée, mise en place d’un plan de visibilité BtoC efficace et un management exemplaire.

Nomad Education Caroline Maitrot Pierre-Emmanuel Batlle

De la Corrèze à Matignon

Avant de parler plus amplement de Nomad Education, je me dois de vous présenter nos deux protagonistes du jour ! Caroline Maitrot-Feugeas tout d’abord… attention, phénomène ! Dire qu’elle a de l’énergie est un euphémisme que je ne peux me permettre. Caroline a une ardeur, une vitalité, qui font d’elle une leader charismatique qu’on écoute… jusque dans les plus hautes sphères, puisqu’elle a l’oreille de Gabriel Attal lui-même. Fille d’un père couvreur, elle est « une fille des terrains de rugby », comme elle aime le dire elle-même. Ceux de Corrèze en l’occurrence. 

De cette enfance simple, ou le mot « impossible » n’a jamais été prononcé, mais celui de « travail » érigé en étendard, elle a retenu une forme d’exigence, voire de revanche. Elle a le verbe tranchant et des convictions chevillées au corps, âme sensible s’abstenir ! 

Nomad Education est, pour elle, plus qu’une entreprise : c’est un vrai projet de vie, avec pour conviction profonde que la réussite scolaire, l’école, est un droit pour tous. Voilà des paroles qui pourraient résonner comme un communiqué, mais, à l’entendre, à la voir, c’est bien sa sincérité qui nous saisit. 

 

Deux maîtres-mots : confiance et vision

Pierre-Emmanuel Batlle est un tout autre profil. Moins bavard, plus posé, très à l’écoute, le directeur commercial de Nomad Education semble incarner avec modernité sa fonction : celle d’un manager bienveillant, et dont l’humilité n’est pas feinte. Vous voulez une preuve ? Il ne parle que très peu de lui, beaucoup de ses équipes, et c’est un de ses collaborateurs qui m’a soufflé son nom pour réaliser un portrait. Une preuve d’amour version entreprise ? Quoi qu’il en soit on est bien loin d’un management toxique, que l’on voit encore trop souvent en entreprise. 

Au micromanagement, Pierre-Emmanuel préfère la confiance en son équipe. Confiance rendue possible par la qualité des profils qu’il a recrutés, son équipe d’Avengers, comme il aime le dire. Aux critiques constantes, il préfère une communication transparente et une culture forte du feedback… constructif. Enfin, et peut-être surtout, avec lui on n’a pas la tête dans le brouillard. Le partage d’une vision et d’une direction stratégique bien définie étant un élément fort de réassurance pour ses équipes. Le manager idéal ? Allez savoir, mais un manager efficace et apprécié, très certainement ! 

Ces deux-là, avec chacun leur style (Caroline en chef de meute, Pierre-Emmanuel en vieux sage), nous démontrent, si besoin est, qu’une entreprise qui fonctionne c’est des dirigeants qui inspirent et écoutent. Mais justement, cette entreprise, Nomad Education, elle a quoi de si particulier pour que je vous en parle ?

 

Devenir le « doctolib de l’éducation »

La phrase n’est ni de Caroline, ni de Pierre-Emmanuel, mais d’un conseiller de Matignon. Elle illustre parfaitement l’ambition de Nomad Education et de sa dirigeante : faire partie du quotidien des Français, en tout cas de ceux qui sont en primaire, au collège, au lycée ou à l’université (soit un paquet de monde !). 

Concrètement, Nomad Education c’est une application de révision qui accompagne la réussite scolaire en proposant des fiches de révisions, des exercices, des tests, etc. Le tout avec une interface moderne et gamifiée, qui n’est pas sans rappeler DuoLingo, l’application qui permet d’apprendre les langues. Rendre accessible, avoir un impact, sont des mots maintes fois répétés lors de nos échanges. 

C’est d’ailleurs ce dernier mot, l’impact, qui a poussé Caroline a opter pour la tech. Car, à la différence d’un organisme de formation classique, une application ne connaît aucune limite en nombre d’apprenants. Un raisonnement qui fait sens, et qui est aussi, ils ne s’en cachent pas, dicté par une logique économique : développer une application, c’est pouvoir toucher un nombre presque illimité de prospects, d’autant plus quand on est présent sur le marché africain, le marché de demain (et déjà d’aujourd’hui) de l’éducation et de la formation, de l’avis de bon nombres d’experts. Avis aux OF en recherche d’opportunités.

 

L’entreprise privée à impact : un modèle d’avenir ?

On le sait, la vente est souvent l’enjeu numéro 1 pour la plupart des organismes de formation. Combien d’OF, qui avaient pourtant un bon produit et des services adaptés, se sont heurtés au mur de la prospection ? À ce petit jeu de la visibilité et de la mise en place d’un tunnel de vente perspicace et efficace, Pierre-Emmanuel est sans nul doute un joueur aguerri. 

Arrivé dans le monde de la formation sur le tard, après avoir fait ses armes en agence de communication puis chez Pfizer (qui, effet secondaire du Covid, n’est plus à présenter), il a rejoint l’aventure tant pour la mission (l’éducation pour tous) que la personnalité de sa dirigeante. C’est d’ailleurs visiblement un des marqueurs de cette entreprise : un attachement pour la cause et pour les équipes. 

Entreprise à mission, certifiée Bcorp (un label internationalement reconnu qui promeut une entreprise favorisant un impact bénéfique pour tous), les engagements forts de l’entreprise et de ses dirigeants ont aussi (cause ou conséquence ?) un impact sur l’engagement de ses salariés : un turnover faible, une motivation à tout épreuve, pour, in fine, un business qui se porte bien ! 

Ce modèle, celui d’une société capitalistique ET bénéfique pour tous (on s’accordera à dire que c’est très loin d’être toujours le cas), c’est celui que Caroline Maitrot appelle de ses voeux pour l’essentiel des entreprises du secteur de l’éducation et de la formation. Pierre Emmanuel Batlle résume en quelques mots : « On n’est pas une association mais on est là pour nourrir un cercle vertueux. »

 

Nomad Education, c’est la belle histoire du secteur de la EdTech française. Celle d’une poignée de gens, portés par une dirigeante volontariste et charismatique, qui ont su développer une solution innovante répondant à un besoin simple et fondamental : se former (presque) partout et sur (presque) tout. Derrière cette réussite unique, il y a des ingrédients classiques : une vision claire, une mission simple, un produit de qualité, et des canaux de ventes maîtrisés. Un exemple à suivre ? Une chose est certaine : plus il y aura d’entreprises à mission, mieux nous nous porterons.

 

Dates clés

2011 : Création de Nomad Education

2018 : Lauréat du Prix BPI Innovation pour l’Adaptive Learning 

2019 : Membre de la coalition mondiale de l’UNESCO 

2021 : Prix « 10 000 start-ups pour changer le monde » sous le patronage de la présidence de la République Française

2022 : Caroline Maitrot-Feugeas, Prix 40 femmes Forbes 

2023 : Lauréat French Tech 2030  

2024 : Labellisé BCorp 

3 Apprentissages clés – Focus commercial avec Pierre-Emmanuel Batlle

Comment bien manager ses équipes commerciales ?

« Je me suis entouré d’experts aguerris. On est une véritable équipe d’Avengers. » Un niveau d’autonomie et d’expérience important, c’est pour Pierre-Emmanuel la recette d’une équipe commerciale percutante.

Quels sont les éléments clés d’une stratégie commerciale efficace ?

  • Un positionnement d’Experts sur notre marché
  • Réseaux sociaux
  • Un mapping et plan d’attaque clairs
  • Une stratégie social média riche
  • Cooptation / prescription (via les écoles dans le cas de Nomad Education)

« Mais les basiques du commerce restent et resteront : le présentiel, l’échange, car la formation, l’éducation, reste un marché de niche. Le contact, rien que le contact. »

Un conseil pour toucher les jeunes générations ? 

« Les jeunes veulent avoir le choix, donc le mail est une bonne option. J’ouvre ou je n’ouvre pas, c’est sa décision. En mon sens, il faut une stratégie commerciale plutôt centrée sur l’inbound marketing. »

Citations favorites

Caroline Maitrot : Obama – Yes we can ! 

Pierre-Emmanuel Batlle : Le NON est le début d’un OUI (ndlr : il parle bien entendu de l’aspect commercial ici 😉 )

L’article Un café avec… Caroline Maitrot et Pierre-Emmanuel Batlle, CEO et directeur commercial de Nomad Education, la pépite EdTech française ! est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Et si on formait… nos formateurs ? https://www.digiformag.com/et-si-on-formait-nos-formateurs/ Wed, 10 Apr 2024 06:30:16 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17521 Former les formateurs, voilà qui sonne comme une évidence… et pourtant ! Aujourd’hui encore, les formateurs sont avant-tout des experts… ce qui est une bonne chose, mais à condition d’être aussi un fin pédagogue. Or, force est de constater que bon nombre de formateurs marchent sur une jambe. Quelques questions pour réfléchir sur le sujet […]

L’article Et si on formait… nos formateurs ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Former les formateurs, voilà qui sonne comme une évidence… et pourtant ! Aujourd’hui encore, les formateurs sont avant-tout des experts… ce qui est une bonne chose, mais à condition d’être aussi un fin pédagogue. Or, force est de constater que bon nombre de formateurs marchent sur une jambe. Quelques questions pour réfléchir sur le sujet : combien ont suivi une formation à l’andragogie (la pédagogie adaptée aux adultes) ? Combien sont à la fois expert, formateur, facilitateur et coach ? Difficile de trouver une enquête rigoureuse, mais cette presque absence d’information est un indice : on forme peu à l’art de la transmission des savoirs et compétences, la fameuse andragogie ! Alors si vous êtes un formateur ou une formatrice, j’ai une bonne nouvelle : vous trouverez ici une synthèse des nouveaux enjeux et besoins du monde de la formation, ainsi que 3 pistes pour faire de chaque formateur un passeur (extra)ordinaire ! 

Si je vous dis que je vais vous parler de Montaigne dans un article sur les formateurs, vous allez me dire « mais quel est le lien mon cher Victor !? ». Eh bien le voici : « ce sont toujours les cordonniers qui sont les plus mal chaussés », soit un adage populaire qui aurait pour source une réflexion de Montaigne dans un de ses essais au 16e siècle. Toujours pas ? Ce que nous dit le célèbre philosophe, sans le savoir et avec 5 siècles d’avance (quel visionnaire !), c’est que les formateurs français sont peu, voire pas formés à leur cœur de métier : transmettre ! En effet, les formateurs passent leur journée à former les autres, à transmettre des savoirs et des compétences et, POURTANT, le mot andragogie leur est souvent inconnu. Pourquoi c’est un problème ? On en parle ici !

Plus de formateurs, mais sont-ils formés ?

+31 % d’OF entre 2018 et 2022 (soit 88 000 pour cette même année), et surtout un presque doublement des formateurs indépendants (37 315) durant la même période. Nous devrions donc avoir, en toute logique, une croissance importante du nombre de formateurs certifiés, ou à minima des formateurs ayant suivi une formation de formateurs.

Or, impossible de trouver une telle information ! J’ai bien contacté le détenteur de la certification « Conception, animation et évaluation d’une action de formation », qui est adoubé par France compétences. Sans retour. J’ai bien cherché sur plusieurs dizaines de sites, institutionnels et privés, sans trouver d’information tangible supposant une hausse importante des formations de formateurs.

Faute de chiffres officiels, j’ai contacté plusieurs formateurs.

Le constat est préoccupant : sur 10 formateurs, seulement 3 ont suivi une formation de formateurs. Difficile de tirer une conclusion d’un échantillon aussi réduit, mais étant moi-même formateur de formateurs, je ne peux que constater, par ma petite fenêtre, le manque patent de formation en andragogie, domaine pourtant crucial pour garantir la qualité et l’efficacité des formations.

Des enjeux nouveaux qui nécessitent de repenser le rôle du formateur 

Former nos formateurs (mais également les responsables formations, les managers, les RH, les leaders… bref toute personne qui a une activité, même partielle, de transmission des compétences) paraît d’autant plus crucial quand on regarde les enjeux de la formation. Enjeux qui évoluent constamment pour s’adapter aux changements technologiques, sociétaux et économiques. Petit tour d’horizons des défis d’aujourd’hui et de demain !

  • Formation à distance et en ligne

Avec l’avènement des technologies numériques, et bien « aidée » par le Covid, la formation à distance et en ligne est devenue de plus en plus populaire. Les organisations doivent relever le défi de créer des environnements d’apprentissage en ligne efficaces, interactifs et engageants pour répondre aux besoins des apprenants éloignés ou ceux qui préfèrent apprendre à leur propre rythme. Plus qu’un défi, une nécessité, pour laquelle bon nombre de formateurs ne sont pas (encore) armés.

  • Formation personnalisée et adaptative

Les apprenants ont des besoins et des styles d’apprentissage différents. Les nouvelles technologies permettent de fournir des formations personnalisées et adaptatives, qui s’ajustent en fonction des préférences, des compétences et du niveau de compréhension de chaque apprenant. Et, au-délà des technologies, c’est bien au formateur de s’adapter à chacun.

  • Développement des compétences du 21e siècle

Les compétences telles que la pensée critique, la résolution de problèmes, la collaboration, la communication et la créativité sont de plus en plus importantes dans le monde du travail. Les programmes de formation doivent donc être conçus pour développer ces compétences chez les apprenants, de manière transversale, ce qui suppose de revoir les modalités et d’incorporer de l’expérientiel.

  • Formation tout au long de la vie

Dans un monde en constante évolution, il est essentiel pour les individus de continuer à apprendre et à se former tout au long de leur vie. Les organisations doivent encourager une culture de l’apprentissage continu et fournir des opportunités de formation professionnelle et de développement personnel à leurs employés à toutes les étapes de leur carrière. Facile à dire me direz-vous !

  • Inclusion et diversité

Les programmes de formation doivent être accessibles à tous, quelle que soit leur origine ethnique, leur genre, leur âge ou leur situation socio-économique. Il est important de tenir compte des besoins spécifiques des différents groupes d’apprenants et de garantir qu’ils se sentent inclus et représentés dans les programmes de formation. Cette phrase a de toute évidence une importance et un sens légèrement différent en fonction de votre génération (je sais je sais, je caricature un peu, mais vous avez compris l’idée)… Quoi qu’il en soit, nul doute que l’inclusion et la diversité sont des thèmes désormais centraux, et c’est tant mieux !

  • Évaluation de l’efficacité de la formation

Les organisations doivent être en mesure de mesurer l’impact de leurs programmes de formation et d’identifier les domaines où des améliorations sont nécessaires. Cela nécessite la mise en place de systèmes d’évaluation robustes pour suivre la progression des apprenants et évaluer l’efficacité des méthodes pédagogiques utilisées. Comprendre : le simple questionnaire de fin de formation n’est peut-être plus suffisant. Là aussi, le formateur doit avoir les bons outils et les bonnes connaissances pour répondre à cet enjeu.

Nous venons de le voir, ce ne sont pas les enjeux (certains diront même les défis) qui manquent ! Voyons maintenant comment y faire face.

Plusieurs possibilités pour les formateurs

  • Suivre une formation de formateur

Pour vous former, quoi de plus intuitif que de retourner à l’école ? Une école pour adulte bien sûr ! Il existe beaucoup de programmes de formations de formateurs, et la durée, comme les prix, comme la qualité, est très variable… tout dépend de vos besoins ! A titre d’exemple, nous avons chez We Hate School, créé une académie pour les formateurs, avec trois objectifs simples : mieux concevoir, mieux animer, mieux vendre.  Ces objectifs pédagogiques n’ont pas été choisis au hasard, ce sont ceux qui sont ressortis comme prioritaires par une enquête que nous avons mené auprès de plus de 250 formateurs en 2023.

  • Apprendre par soi-même

Einstein disait « apprendre n’est qu’expérience, tout le reste n’est qu’information. » Si c’est un peu réducteur, on peut faire confiance au célèbre physicien : rien ne vaut la pratique ! Si bon nombre de formateurs n’ont pas suivi de formation de formateurs, c’est bien souvent parce qu’ils n’en voient pas l’utilité. Après tout, 10 ans d’expérience, ça vaut bien plus qu’une formation de quelques semaines ? Oui, mais… attention à l’excès d’orgueil, une petite mise à jour est souvent nécessaire… et salutaire 🙂

  • Partir en learning expedition

En se concentrant sur les meilleures pratiques, cette plongée temporaire favorise une expérience d’apprentissage pratique et concrète, souvent très inspirante, permettant aux participants de comprendre en profondeur les enjeux et les dynamiques propres à l’apprentissage de demain. A utiliser sans modération (même si le coût d’une learning expedition est souvent un frein) au sein d’entreprises innovantes du secteur et de pays avant-gardistes, à l’image des pays du Nord.

Nous venons de le voir, les enjeux ne manquent pas ! En y répondant, les organisations peuvent créer des programmes de formation plus efficaces et pertinents qui permettraient aux apprenants de développer les compétences dont ils ont besoin pour réussir dans un monde en constante évolution. Et, au centre de ce challenge ô combien important pour notre société qu’est le « mieux former », le formateur a un rôle central… et complexe ! Tellement complexe, qu’on ne voit pas bien comment il ou elle pourrait le mener à bien sans une formation adéquate. Vous savez ce qu’il vous reste à faire 😉

L’article Et si on formait… nos formateurs ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Un café avec… Thierry Picq, professeur à emlyon Business School et co-fondateur d’Act4 Talents https://www.digiformag.com/un-cafe-avec-thierry-picq-professeur-a-emlyon-business-school-et-co-fondateur-dact4-talents/ Tue, 20 Feb 2024 06:30:16 +0000 https://www.digiformag.com/?p=17196 Le jardinier de la formation “Un café avec”, c’est votre nouveau rendez-vous mensuel sur Digiformag ! L’idée est simple : partir à la rencontre de celles et ceux qui font la formation d’aujourd’hui et de demain. Ils ou elles sont formateurs, chercheurs, dirigeants, leaders politiques ou experts de la réglementation. Nous les avons choisis pour […]

L’article Un café avec… Thierry Picq, professeur à emlyon Business School et co-fondateur d’Act4 Talents est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Le jardinier de la formation

Thierry Picq

“Un café avec”, c’est votre nouveau rendez-vous mensuel sur Digiformag ! L’idée est simple : partir à la rencontre de celles et ceux qui font la formation d’aujourd’hui et de demain.

Ils ou elles sont formateurs, chercheurs, dirigeants, leaders politiques ou experts de la réglementation. Nous les avons choisis pour leur voix qui porte et qui est riche d’enseignements pour la communauté de la formation. “Un café avec” ce sont des histoires de vie captivantes et des apprentissages détonants. Bonne lecture !

Pour ce premier portrait, on commence avec une figure lyonnaise bien connue du microcosme de l’éducation et de la formation : Thierry Picq.

Passé un moment avec lui, c’est avant tout rencontrer un sourire et un regard, qui n’est pas sans rappeler un certain Jean d’Ormesson. Du haut de sa soixantaine bien portée, il dégage une expression pleine de vitalité, presque enfantine. Et, quand on l’écoute, on comprend d’où vient cette impression : Thierry est curieux de tout. Thierry est un grand gamin. C’est un assoiffé de rencontre et d’expérience. Je sais, à me lire on a l’impression que je suis sous le charme. Mais, force est de constater qu’il est complexe de ne pas l’apprécier. Au-delà de mon coup de foudre professionnel que m’a appris cette rencontre autour d’un café avec l’ancien directeur académique et de l’innovation de l’emlyon, qui est-il ?

De l’amphi de l’emlyon aux arènes du sport

Hyperactif dans la vraie vie comme sur LinkedIn, vous pouvez le croiser sur les bancs de l’emlyon, la prestigieuse école de management qu’il a co-dirigé pendant plusieurs années, ou encore à Confluence, plus précisément à l’orangerie, un tiers lieu innovant qui héberge en son sein Act4 Talents, la société à mission qu’il a cofondé.

Vous pouvez aussi le croiser au bord des terrains de basket (l’ASVEL Lyon notamment) ou de hand-ball, et plus globalement dans beaucoup d’évènements sportifs, où il joue tour à tour le rôle d’entremetteur, de communicant ou d’instigateur de projet.

Vous pouvez aussi le croiser en learning expedition à l’autre bout du monde, lorsqu’il accompagne des dirigeants en quête d’innovations. Il est aussi présent en librairie à travers son ouvrage “L’art de la performance” où il part littéralement explorer ce qui fait l’excellence des virtuoses de la musique, mais aussi des forces spéciales, des sportifs de haut niveau, des explorateurs et des grands chefs.

Vous l’aurez compris, on commence presque à croire que l’homme a le don d’ubiquité tant il est multi casquettes. Une sorte de slasher de l’extrême. Mais alors comment fait-il ? La réponse jaillit naturellement et en toute humilité, sans même lui poser la question : “Je suis présent partout sans y être de façon complète. Je suis à la fois dedans et dehors.”

Une réponse digne d’un maître Yoda face à l’apprenti Jedi que je suis. Plus notre échange avance, plus ma tasse de café se vide, et plus je commence à saisir la singularité du personnage : Thierry, c’est l’antithèse de l’expert. Son expertise tient justement à sa capacité à relier différents univers. Celui de la formation. Celui du sport. Celui de l’art. Celui des entreprises et du management. Avec l’objectif de révéler et de promouvoir tous les acteurs qui font bouger les lignes et inventent le monde de demain, dans tous les domaines. Comme il le dit lui-même,  il est un “passeur entre plusieurs mondes.” Je commence à mieux comprendre pourquoi il connaît (presque) tout le monde.

Architecte de la performance des autres

Mais alors pourquoi tout ce beau monde demande ses conseils ?

La réponse tient en un mot : hybridation.

A l’instar d’un biologiste qui va croiser deux variétés d’une même espèce pour arriver à une troisième, notre professeur d’emlyon  met en relation des mondes différents en créant les conditions propices à l’éclosion d’un nouveau concept, d’un nouveau projet ou d’une nouvelle méthode. Comme il le dit lui-même “on ne fait pas pousser une fleur en tirant sur sa tige.” Tout vient donc de la création d’un contexte et d’un terreau favorable à la transmission, à l’inspiration et à l’éclosion des projets. Il est un peu jardinier, notre Thierry Picq.

Son quotidien, c’est de mettre plusieurs personnes en capacité de faire autrement en créant des situations apprenantes, avec des mises en scènes soignées et des méthodes d’apprentissages propices.

Il a été, à titre d’exemple, l’un des premiers à expérimenter l’usage des réseaux sociaux dans la salle de cours, ou encore des méthodologies de classe inversée, d’apprentissage entre pairs ou par l’expérience, dès la fin des années 1990.

La création d’un espace d’innovation iconique, le Silex, est l’un de ses accomplissements. L’innovation sur les espaces de travail et d’apprentissage développée dans ce laboratoire de 1 000 m² (un des lieux les plus visités de Lyon pendant près de 2 ans) a permis de poser les concepts de base du nouveau campus d’emlyon (30 000 m² à Gerland).

Une autre de ses fiertés est, sans nul doute, de pouvoir étudier depuis l’intérieur, les ressorts de la très haute performance, et notamment celle des sportifs. J’apprends d’ailleurs, au détour d’une digression, que son prochain ouvrage “Au cœur des champions” sortira au printemps 2024, juste avant les JO de Paris. Il est parti à la rencontre des champions français pour savoir ce qui a conduit à leur performance. Comment s’entrainer, comment se former, avec quel écosystème ? Avec une double préface de la ministre des sports et de Tony Parker svp. Pourquoi ce livre ? Pour donner des clés de compréhension de l’excellence transposée à des contextes plus classiques et valoriser et diffuser des histoires inspirantes. La transmission, encore et toujours.

Un chercheur qui sait parler aux entreprises

C’est un secret de polichinelle, les grandes écoles de management françaises ont un modèle économique fragile, basé sur un auto-financement et un fort investissement dans la recherche. La grande école de commerce Lyonnaise a subi ces dernières années, plusieurs changements de direction et a changé de statut juridique et d’actionnaires. Mais là encore, Thierry Picq, tel un chat qui retombe toujours sur ses pattes, à réinventer son rôle au sein de cette nouvelle organisation. Comprendre que son statut d’enseignant chercheur de niveau 2 (le plus haut niveau possible) lui offre une liberté d’action importante. Il utilise cette liberté pour parler aux entreprises, notamment lors de conférences, souvent sur le thème de la performance, sa marotte à lui. Il parle de performance et d’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. Ou comment faire (très) bien sans y laisser (trop) de plumes.  Des thématiques plus que jamais d’actualité, notamment avec l’arrivée sur le marché du travail de la génération Z. Son conseil ? Il reprend les mots de Claude Onesta, ancien entraîneur de l’équipe de France de handball : “savoir faire des choses simples mais à la perfection.” Facile à dire me direz-vous ! 

On pourrait dire beaucoup de choses sur Thierry Picq, mais j’en retiens surtout une : il est résolument moderne. Son approche de la formation, qu’il veut ouverte sur le monde, résolument disruptive quand on parle de pédagogie, nous dit quelque chose du monde de demain. L’apprentissage en silo ? Terminé. Les formations purement descendantes ? Terminé. La posture d’expert ? Terminé. La paroi étanche entre le monde universitaire et l’écosystème business ? Explosée. Et, c’est bien avec cet esprit de pionnier qu’il aborde les différents projets. J’allais dire qu’il travaille. Mais n’allez pas lui dire ça, et n’allez pas lui parler de retraite, tant il considère ses activités, aussi nombreuses que prenantes, comme des passions. Victor Hugo écrivait dans les Misérables “Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.” Thierry Picq, lui, est assurément un bon jardinier. 

Thierry Picq

Dates clés

1963 : Naissance à Paris

2009- 2014 : Doyen associé à l’innovation pédagogique à emlyon

2010-2019 : Président du comité d’orientation de l‘école de l’Air de Salon de Provence

2014-2017 : Directeur académique (en charge de la faculté et de tous les programmes diplômant) à emlyon

2017-2020 : Directeur de l’innovation et créateur du Silex

2020 : Co-création de Act4 Talents

2021  Publication du livre « l’art de la performance »

Apprentissages clés

  • Identifier les points fort de votre organisation et en faire des axes d’excellences
  • Lutter contre les dogmes, les normes et les habitudes
  • Contextualiser l’apprentissage
  • Miser sur les innovations pédagogiques
  • Travailler votre posture, votre capacité à apprendre
  • Cultiver sa curiosité, sa capacité d’émerveillement et de découverte
  • L’humain d’abord, au centre de tout : des apprentissages, de la relation, du travail et de la vie…

Citations favorites

  • Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir
  • Dans la vie, il ne faut pas s’en faire. Personne n’en est jamais sorti vivant !

L’article Un café avec… Thierry Picq, professeur à emlyon Business School et co-fondateur d’Act4 Talents est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Le charisme et la formation : on en parle ? https://www.digiformag.com/le-charisme-et-la-formation-on-en-parle/ Wed, 27 Dec 2023 06:30:37 +0000 https://www.digiformag.com/?p=16992 En voilà un beau compliment : vous êtes charismatique ! Compétence suprême, elle est difficile à appréhender et peut-être encore plus à transmettre. Elle est pourtant ô combien utile en agissant comme un facilitateur d’engagement auprès des apprenants. Entre mythe et pragmatisme, voyons comment travailler votre charisme ! Avantage concurrentiel indéniable, le charisme est aussi […]

L’article Le charisme et la formation : on en parle ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
En voilà un beau compliment : vous êtes charismatique ! Compétence suprême, elle est difficile à appréhender et peut-être encore plus à transmettre. Elle est pourtant ô combien utile en agissant comme un facilitateur d’engagement auprès des apprenants. Entre mythe et pragmatisme, voyons comment travailler votre charisme !

Avantage concurrentiel indéniable, le charisme est aussi mal partagé que la richesse en Afrique du Sud (sic) ! J’ai beau former des formateurs avec des méthodes similaires, des outils équivalents… il y en a toujours qui surperforment ! Verbatim en pagaille : “Formateur excellent et super charismatique, un régal de l’écouter ! ; “Marianne a su capter notre attention du début à la fin, et pourtant ce n’était pas gagné, bravo !”. Waouh. C’est ce que se disent souvent les apprenants face à un (ou une, le charisme n’étant pas l’apanage des hommes en dépit d’une croyance tenace) formateur charismatique. Alors, comment font-ils ? Avec quelles conséquences ? Et ils font quoi, au juste, nos champions et championnes du charisme ? Enquête un peu spéciale pour un sujet un peu spécial.

Des dieux parmi nous

Don conféré par la grâce divine pour le bien commun.” (dixit Google) C’est donc de dieux (et déesses) sur terre dont nous allons parler, rien que ça ! Plus sérieusement, le charisme est un trait de caractère (ou une compétence ? nous y viendrons) qui a rapport à la capacité de séduction, une aura importante, une aisance face à la foule. Avoir du charisme, c’est avoir une présence spécifique. C’est sortir du lot, c’est être remarqué et perçu comme remarquable. Et si l’on pense rapidement à des personnalités publiques comme Barack Obama, Charles de Gaulle ou Elisabeth Badinter, être charismatique ne veut pas dire être une personnalité publique. On se souvient tous de “cette prof charismatique qui nous a fait aimer les maths”. Premier enseignement : on peut être un inconnu et avoir du charisme. Ouf !

Travailler son charisme

Mais alors, inné ou acquis le charisme ? Si des formations pour “développer son charisme” existe (je vous jure), impossible de répondre avec certitude sans tendre vers le charlatanisme, mais on peut tout de même s’accorder sur quelques grandes lignes : 

  • Une expérience certaine. Si l’expérience n’attend pas le nombre des années (dixit Corneille), force est d’admettre que les moins jeunes d’entre nous bénéficient – en général – d’une certaine aura en tant que formateur. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : non, il ne suffit pas d’être âgé pour être charismatique, et ce n’est pas non plus une condition nécessaire MAIS, puisque avec l’âge vient l’expérience, et une certaine sagesse, et un certain calme, il est un facteur facilitant… la plupart du temps ;).

Leçon n°1 : capitaliser sur tes expériences apprenantes tu devras !

  • Leadership par l’exemple… et l’excellence. Plus vous serez en mesure de démontrer que vous maîtrisez des compétences, plus vos apprenants auront une tendance naturelle à vous suivre. Un exemple ? Paul Bocuse, emblème de la cuisine française aux 3 étoiles Michelin, était bien connu pour sa soupe au truffes ou son gratin de queues d’écrevisses, mais aussi pour son franc parlé et son charisme intemporel. Quand le chef Bocuse entrait dans une cuisine, on regardait et on écoutait comme un croyant écoute le Pape à Lourdes !

Leçon n°2 : montrer l’exemple tu pourras (et devra)

  • Un langage corporel maîtrisé. Les gestes sont assurés et maîtrisés, la posture est convaincante, voir conquérante, la voix porte et le regard perce. Voilà ce qu’on pourrait dire de la plupart des personnes charismatiques. Chacun de ces comportements se répète et se répète, à l’instar d’un acteur de théâtre. La notion anglo-saxonne de “personal branding”, soit le marketing de soi, met d’ailleurs l’accent sur la capacité de chacun à convaincre son audience de sa pertinence en travaillant son charisme et sa posture.

Leçon n°3 : à l’art oratoire et au personal branding tu te formera

  • Un sens de l’écoute hors norme. Qu’il est agréable de se sentir vraiment écouté ! Pourtant ce sentiment n’est pas si courant que ça. Souvent nos interlocuteurs ont une idée préconçue de qui nous sommes et de ce que nous pensons… quand ils ne nous coupent pas la parole ! À titre d’exemple, celle ou celui qu’on appelle péjorativement le “petit chef” est clairement en déficit de charisme ! Une personne charismatique, puisqu’elle est généralement dotée d’un fort capital confiance et d’un niveau de compétences sérieux… écoute !

Leçon n°4 : empathique tu seras

  • Une signature visuelle. On est ici dans le registre du symbole et de la mémoire. Être charismatique, c’est être repéré et repérable. Les femmes et hommes publics, à commencer par les politiciens, l’ont bien compris en utilisant une signature visuelle qui les caractérise. Les chapeaux de Mitterrand, les robes de Coco Chanel, les cols roulés noirs de Steve Jobs, ou plus récemment la cravate rouge de Jean-Luc Mélenchon et les cheveux gris courts de Christine Lagarde. Des symboles consciemment choisis pour incarner une personnalité et souligner des convictions. Bref, un outil au service du charisme.

Leçon n°5 : un signe distinctif tu trouveras

  • Un je-ne-sais-quoi. Il y a tout de même une part d’inexplicable dans le charisme d’une personne. Le titre de cet article scientifique de la chercheuse Agnès Rivolier “Le charisme : entre magie et communication” est un excellent résumé de la situation : si on comprend, pour l’essentiel, les méthodes et postures utilisés par les personnes charismatique, ainsi que les tenants et aboutissants (notamment le rapport de domination chère à Max Weber), reste que la recette du charisme est difficilement duplicable. Une personne, un humain, est “là” un petit peu plus que les autres et on ne sait pas l’expliquer. Difficile de briser ce plafond de verre… et c’est peut-être tant mieux, à l’époque des IA génératives, qu’une part de mystère existe encore dans l’art d’être humain !

Leçon n°6 : “Soyez vous-même, les autres sont déjà pris” (Oscar Wilde)

Nous l’avons vu dans un numéro papier de Digiformag, à la base de la pyramide de l’apprentissage il y a l’attention, ou cette capacité à capter vos apprenants ! Sans attention, pas d’apprentissage. Et à ce petit jeu là, les formateurs charismatiques partent avec une bonne longueur d’avance, ils sont littéralement des machines à capter l’attention. C’est précisément ce précieux avantage qui en fait des formateurs très recherchés. N’oublions pas tout de même que si capter l’attention est nécessaire, ce n’est pas suffisant. Reste à faciliter la compréhension pour vos apprenants, à faire en sorte qu’ils apprennent puis qu’ils utilisent les compétences apprises. Charismatique oui, mais pas que !

L’article Le charisme et la formation : on en parle ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Outro : ou comment bien conclure vos formations https://www.digiformag.com/outro-ou-comment-bien-conclure-vos-formations/ Tue, 28 Nov 2023 06:30:10 +0000 https://www.digiformag.com/?p=16752 C’est le moment où l’on veut voir des sourires et des bonnes notes, des mains tendus et de bon comptes-rendus. Ce moment, c’est la conclusion (outro pour les intimes) ! Elle se prépare avec soins, s’anime avec envie et se poursuit avec curiosité. Focus sur un moment à ne pas louper, l’outro ! Commençons d’entrée […]

L’article Outro : ou comment bien conclure vos formations est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
C’est le moment où l’on veut voir des sourires et des bonnes notes, des mains tendus et de bon comptes-rendus. Ce moment, c’est la conclusion (outro pour les intimes) ! Elle se prépare avec soins, s’anime avec envie et se poursuit avec curiosité. Focus sur un moment à ne pas louper, l’outro !

Commençons d’entrée de jeu par briser la glace, “Outro”… c’est moche ! Mais bon, c’est bel et bien le terme utilisé par la communauté des formateurs pour désigner… la conclusion ! Mais la conclusion de quoi ?

D’une séquence de formation, qu’elle soit en présentiel, distanciel ou blended.  Nous allons donc parler de comment finir en beauté ! Mais, d’ailleurs, pourquoi c’est important de finir en beauté !? Trois raisons essentielles chers lecteurs : l’ancrage des savoirs & compétences, la satisfaction des apprenants et… l’administratif ! 

Conclure, c’est lutter contre l’oubli

Que vous organisiez une visio d’une heure, une journée de formation en présentiel ou un programme complet de plusieurs semaines, le moment de la conclusion est fondamental pour améliorer la rétention des apprentissages : il s’agit de lutter contre un phénomène naturel… l’oubli ! Comme l’a théorisé le physicien allemand Ebbinghaus en 1885 (!) avec sa courbe de l’oubli, l’apprenant a une tendance naturelle (mais inégale) à oublier ce qu’il a appris… répéter est donc le meilleur moyen pour lutter contre cette longue descente aux enfer vers l’ignorance !

Si la conclusion n’est pas la solution miracle (pour lutter contre l’oubli il faut répéter souvent et à intervalle régulier), elle est le moment idéal pour poser la première pierre dans votre phase de répétition. Conclure c’est donc avant tout, répéter ce que vous avez transmis auparavant ! Vous pouvez le faire vous-même, vous pouvez aussi laisser la parole aux participants, l’essentiel étant de répéter sans être redondant.

Un moment de célébration

C’est fait, vous avez répété (sans paraître répétitif 😉 ) avec vos apprenants, les apprentissages essentiels. Il est temps de leur donner la parole ! Qu’ont-ils apprécié ? Qu’y a-t-il à changer ? La conclusion, c’est aussi un formidable moment apprenant pour vous ! Vous pouvez bénéficier, en direct, des retours de vos clients, et donc si besoin ajuster votre formation par la suite. C’est un formidable cadeau de la part des participants, n’oubliez pas de les remercier et de leur faire part de votre gratitude.

En parlant de remerciement, la conclusion, c’est la note finale de votre partition. A vous de donner le la ! Finir avec une photo de groupe ? Pourquoi pas une activité plus fun ? Le tout accompagné de quelques mignardises et d’un verre (soft ou alcoolisé, en fonction de l’ambiance souhaitée) ! Bref, vous l’aurez compris, bien conclure, c’est aussi avoir le sens de la fête.

Faire passer la pilule Qualiopi 

On arrive dans le dur. Pour beaucoup d’entre vous, la fin d’une formation est synonyme de questionnaire d’évaluation, point important pour vous et pour la certification Qualiopi. Pas le choix donc. C’est le moment de créer un questionnaire simple, beau et avec un UX (user experience, soit expérience client) au top.

Exit le template maussade proposé de base par Google Survey, faite place à vos talents de designer et de storyteller en embarquant vos apprenants dans un questionnaire fun et simple. Si cette étape demande un travail certain en amont, elle vous permet d’avoir des retours plus qualitatifs et d’améliorer l’expérience de vos apprenants, et donc la satisfaction. 

Pas une fin en soi

La conclusion est un passage symbolique vers l’après formation… mais ce n’est pas une finalité. Je m’explique. L’apprentissage n’est pas un processus linéaire mais itératif.

Comprendre : il n’a jamais de fin.

Une compétence doit être mise à jour. Une compétence doit être consolidée. C’est pourquoi je vous conseille vivement, pour les mêmes trois raisons que ci-dessus (pour rappel : ancrer les apprentissages, maximiser la satisfaction, effectuer les tâches administratives), de proposer à vos apprenants une suite à l’apprentissage. Que ce soit à travers un mail de remerciement qui propose une synthèse de la formation ET des éléments supplémentaires, l’envoi d’une fiche mémo par courrier (je sais, c’est vintage, mais croyez-moi ça fait la différence !) ou encore l’organisation d’une visio ou d’un meet-up post formation. Ouvrir la fin de votre parcours de formation sur une autre expérience apprenante c’est s’assurer de la réussite de vos apprenants… et de la vôtre, en poursuivant la vente indirecte de vos prestations.

Nous venons de le voir, une bonne outro c’est un moment clé pour le succès pédagogique et commercial de votre programme. Étape cruciale de la formation, votre conclusion sera le reflet de votre programme. L’introduction annonce le tempo, la conclusion ancre la mélodie. Deux étapes fondamentales qui ne peuvent rien sans un cœur de formation bien pensé et bien mené. A vos partitions !

L’article Outro : ou comment bien conclure vos formations est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Comment l’informatique change notre rapport à la formation ? https://www.digiformag.com/comment-linformatique-change-notre-rapport-a-la-formation/ Tue, 19 Sep 2023 06:30:24 +0000 https://www.digiformag.com/?p=16010 Comment l’informatique change notre rapport à la formation ? Réponse en trois étapes, de la conception à l’usage en passant par l’animation. Pour le reste, à vous de vous faire votre propre avis. Alors, oui le sujet de cet article ne semble pas très sexy. On a connu plus **** à clic ! Oui, mais […]

L’article Comment l’informatique change notre rapport à la formation ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Comment l’informatique change notre rapport à la formation ? Réponse en trois étapes, de la conception à l’usage en passant par l’animation. Pour le reste, à vous de vous faire votre propre avis.

Alors, oui le sujet de cet article ne semble pas très sexy. On a connu plus **** à clic ! Oui, mais voilà, c’est une réalité : l’informatique change notre rapport à la conception, à l’animation et à l’usage des formations, et bien plus que vous ne le pensez !

Avant de se lancer dans l’exploration de ces trois grandes sphères de la formation (pour rappel : conception, animation, usage), il convient de définir le terme. “Informatique”… ce mot est devenu tellement banal qu’on en oublie presque son origine et son sens. Nos voisins allemands sont les premiers à utiliser ce terme en 1957, sous la plume de l’ingénieur Karl Steinbuch. Pour lui c’est simple, informatik = le traitement automatique de l’information. Bref, une machine qui traite des informations pour nous. Le parfait esclave des temps modernes ! Voilà pour la sémantique et l’histoire, parlons maintenant de notre affaire : pourquoi l’informatique change la formation pro ?

Vers des formations 100% auto-conçues ?

La conception tout d’abord. Vous me direz “là c’est évident mon cher Victor !”. Informatique + conception = PowerPoint ! Blague à part, même si ce logiciel inventé par Microsoft en 1987 n’est plus tout neuf, force est de constater qu’il reste LE logiciel le plus utilisé par les formateurs. Mais, je vous l’accorde, je parle ici un peu d’un ancien temps. Et l’intelligence artificielle alors ? On ne devrait pas attendre encore trop longtemps pour que des formations e-learning soit entièrement générées (fond et forme) par des IA.

Vous pensez que ça ne fonctionnera pas ? “« Heart on My Sleeve », ça vous dit quelque chose ? Surement que non, pourtant ce nom donne des sueurs froides à l’industrie de la chanson. Il s’agit d’un titre, entièrement “composé” par une IA en avril 2023, qui imite les chanteurs Drake et The Weeknd. Le résultat est bluffant. La chanson est même éligible aux Grammy Awards. Non, toujours pas convaincu ? Plusieurs médias, dont Brut, songent de plus en plus à utiliser l’IA pour la production de leurs contenus. Pour nous professionnels de la formation, la question n’est pas de savoir si, mais QUAND l’IA va se mettre à créer des formations ex-nihilo. Avec toutes les questions de qualité, de propriété et bien sûr d’humanité qui vont avec.

Former sans prof… les informaticiens le font déjà 

En ce qui concerne l’animation, il me semble que l’apport de l’informatique va bien au-delà des outils de visioconférence (coucou Teams et Google Meet) ou des applications pédagogiques (à l’instar de Kahoot, Mentimeter, Wooclap, Miro, etc). Depuis plusieurs années déjà, le monde de la tech a fait sa révolution de la formation. Fini les salles de classe classiques, place aux espaces destructurés et flexibles, à l’instar des espaces de formation au sein de la Coding Factory, école de code informatique de la CCI Paris, qui revendique son ADN startup. Former oui, mais pas comme à l’école classique.

Certaines écoles et certains centres de formation vont même plus loin, en proposant des formations… sans formateur. Oui, vous avez bien lu. Rassurez-vous, on ne va pas tous pointer à Pôle emploi demain, mais force est de constater que ce modèle fonctionne et est en pleine croissance. Cyril Ihssan, directeur de la mise en œuvre pédagogique au sein de O1 Talent, société qui propose des formations partout dans le monde pour les futurs informaticiens, avec comme base unique un logiciel qui s’adapte aux niveaux des apprenants, n’en démort pas : “Notre modèle est facile et rapide à mettre en place. Et les résultats sont là : nos apprenants montent très vite en compétence”.

Le cursus se déroule sans formateur à proprement dit, selon les principes de l’apprentissage entre pairs et de l’intelligence collective. Via des séries de projets individuels et collectifs, les apprenants progressent par un système de points d’expérience dans le cursus. Preuve de l’attrait pour ce format innovant, plusieurs écoles en France mais aussi à l’étranger, proposent ce type de formation. On peut également penser, sur un modèle comparable, à la fameuse école 42 de Xavier Niel, ou il s’agit là aussi de former, en “autoformation” (dixit leur site internet) les développeurs de demain. Si ce modèle fonctionne, constatons qu’il est aujourd’hui largement cantonné au monde de la tech… pour le moment. Le formateur de demain serait alors avant tout un concepteur et un mentor.

Une diffusion de la formation sans limite

On arrive au dernier point de notre triptyque (souvenez-vous : conception, animation, usage), l’usage ! Prenons un peu de hauteur, ou plutôt de recul.

Nous sommes au début des années 1990. Internet commence tout juste à émerger. Comment forme-t-on ? Principalement avec des livres et, bien entendu, les savoirs et savoirs faire des formatrices et formateurs.

Nous sommes en 2023… et (presque) tout à changer. Internet et les réseaux sociaux, notamment, sont passés par là. L’accès aux savoirs est facile, instantané et très souvent gratuit. Pour le moment, rien de nouveau sous le soleil me direz-vous. Sauf que, si sur Google vous pouvez accéder à n’importe quelle information, il est de plus en plus possible de se former, en ligne, à des métiers bien ancrés dans le réel, à commencer par le plus emblématique d’entre tous, boulanger ! Et oui, passer son CAP Boulangerie, c’est désormais possible 100 % en ligne ! Certes, vous devez toujours réaliser des stages pratiques, mais la formation en elle-même est bien réalisée derrière un ordinateur. Si c’est une révolution indéniable, s’agit-il pour autant d’un progrès ? La réponse se trouvera sûrement dans nos baguettes.

On l’aura donc compris, l’informatique change en profondeur notre rapport à la formation. De la conception automatisée à la diffusion sans frontière en passant par une refondation du rôle des formateurs, nul doute que nous allons vers des lendemains différents. Faut-il s’en inquiéter ou s’en réjouir ? Chacun se fera son avis !

L’article Comment l’informatique change notre rapport à la formation ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
La génération Z, génération canapé ? https://www.digiformag.com/la-generation-z-generation-canape/ Tue, 18 Jul 2023 06:30:30 +0000 https://www.digiformag.com/?p=15411 Ils ont aujourd’hui moins de 25 ans et constituent les nouveaux arrivants sur le marché du travail. Ce sont les stagiaires et juniors d’aujourd’hui, et les managers et dirigeants de demain. On les dit hyperconnectés et avides de changement, mais aussi allergiques au travail et impossible à manager et former. Qu’en est-il vraiment ? L’inspecteur […]

L’article La génération Z, génération canapé ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Ils ont aujourd’hui moins de 25 ans et constituent les nouveaux arrivants sur le marché du travail. Ce sont les stagiaires et juniors d’aujourd’hui, et les managers et dirigeants de demain. On les dit hyperconnectés et avides de changement, mais aussi allergiques au travail et impossible à manager et former. Qu’en est-il vraiment ?

L’inspecteur Victor a enquêté pour vous.

 

“Ok boomer” ! Cette expression ne vous dit rien ? Aïe, vous avez surement 40 ans et plus. Elle est l’exemple parfait des dissensions grandissantes qui traversent nos sociétés modernes. Il n’y qu’à voir nos repas de famille : c’est souvent le dialogue de sourds (pour ne pas dire plus) entre le boomer (génération née entre 1946 et 1964) qui a connu les Trentes Glorieuses et mai 68, la génération X (née entre 1965 et 1980) pour qui la valeur travail est essentielle, voire suprême, les millennials (la génération Y, née entre 1981 et 1996) qui sont nés avec internet et le programme erasmus, la Gen Z (née entre 1997 et 2012) qui bousculent les codes au travail et dans la sphère sociale, et les petits derniers, la génération Alpha, qui sont nés dans un monde un peu dystopique, entre le covid, l’IA et le métaverse, et qu’on dit allergique à l’effort. Bref, pas facile de danser sur la même mesure quand l’un écoute Imagine de John Lennon et l’autre Djadja de Aya Nakamura… Orelsan, sociologue des temps modernes, l’a bien compris avec sa célèbre défaite de famille ! Ok, c’est cliché, mais c’est quand même très vrai. 

 

Pour résumer : c’est un beau bordel

Bordel qui persiste en entreprise. Mais alors concrètement, ce beau monde est-il irréconciliable ? Plus précisément, les petits derniers à être entrés sur le marché du travail (la Gen Z), sont-ils vraiment d’énormes feignasses impossible à manager ? La réponse tient en un mot (attention, partis pris du millennials que je suis) : NON. En revanche, leurs codes sont différents. Et justement, voyons ensemble comment jouer avec eux pour utiliser tout leur potentiel.

Une génération en quête de sens et de flexibilité

Ils ont aujourd’hui moins de 25 ans et constituent les nouveaux arrivants sur le marché du travail. En d’autres termes, ce sont les stagiaires et juniors d’aujourd’hui, et les managers et dirigeants de demain. Travailler avec eux n’est donc pas un choix, mais une nécessité. Pour bien faire, commençons par déconstruire quelques clichés.

Ils sont asociaux et accros aux écrans !

Faux.. et vrai.

Asociaux certainement pas. Au contraire, ils sont connectés a bien plus de personnes que les générations passées, grâce à une agilité numérique inégalée. Les réseaux sociaux sont des plateformes pour partager leurs expériences et les coulisses de leurs vies. Loin d’être asociaux, ils sont hyper sociaux ! Le revers de la médaille : sans écran, ils seraient bien perdus ! 4 heures par jour sur leur smartphone, 7 heures par jour tout écran confondu (smartphone, PC, TV), soit le double d’un Français moyen… A ceux qui commercialisent des stages de déconnexion, votre future clientèle est ici !

Ils sont bêtes et désinformés

Faux et… “c’est compliqué”.

Génération très diplômée (87 %, c’est la part des bacheliers au sein de cette génération en 2020 d’après le Ministère de l’enseignement supérieur), aux compétences de plus en plus hybrides (hard skills & soft skills) et aux expériences de plus en plus variées, entre alternance, stages et projets associatifs. Une génération loin d’être bête donc, mais qui serait victime de la désinformation ? Si l’âge est un critère, c’est avant nous le niveau d’éducation qui a une influence. Cette perception d’une génération désinformée est vraisemblablement due aux canaux d’informations qu’ils utilisent (exit les journaux et la radio, bonjour la télévision et surtout les réseaux sociaux)… canaux qui s’affranchissent souvent d’un travail journalistique rigoureux. Plus qu’une génération désinformée, on parlera d’une génération mal informée ?

“CDI je n’en veux plus”

Plutôt vrai.

D’après une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), 45% de la Gen Z souhaiterait devenir auto-entrepreneur. C’est 27% pour la génération d’avant, les millennials, et moins de 10 % pour la génération X. La tendance est donc nette, et même si le CDI reste le contrat le plus courant, le besoin d’indépendance et de liberté est un game changer, comme disent les djeuns (Nb : vocabulaire d’un boomer 🙂).

4 actions concrète à mettre en place si vous travaillez avec la Gen Z

Co-définissez la raison d’être de votre entreprise avec eux

Comprendre pour quoi et pourquoi ils travaillent. C’est la base, le prérequis même, avant toute action de formation. Les chiffres sont d’ailleurs sans appel : 78% de la Gen Z refuseraient un emploi qui n’a pas de sens. 78% ! Aussi, les notions de flexibilité et d’équilibre vie pro vie perso sont là encore essentielles pour cette génération. Le télétravail, la possibilité d’avoir plusieurs activités ou encore des relations d’égal à égal sont des éléments à mettre en avant.

Adoptez une posture de management bienveillant et inspirant

Vos diplômes ou votre position professionnelle ne vous seront pas d’une grande utilité pour manager des membres de la génération Z. Votre sens de l’écoute, votre leadership par “l’exemple” seront en revanche des atouts plus précieux. Pensez également à favoriser la créativité importante de cette génération en accordant un “droit à l’erreur”.

Offrez de l’autonomie et des perspectives

Former à la gestion des tâches, outiller la Gen Z, oui, leur dire comment faire non. Et c’est une très bonne nouvelle pour nous, professionnels de la formation ! La Gen Z souhaite apprendre à faire, et non pas faire ce qu’on lui dit. “Quand un homme à faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson”. A croire que Confucius était de la génération Z.

Formez grâce au Blended Learning

Nous avons ici une génération qui est 100 % compatible avec le digital, tant bien que formé avec les outils de la Gen Z est un pari gagnant. Classe virtuelle, échange asynchrone via un réseau social interne, gamification des e-learning… ce sera une évidence pour eux !

 

Nous venons de le voir, la Gen Z est assez loin des clichés qui lui collent à la peau. Génération qui rabat les cartes, elle est potentiellement celle qui va changer la donne en termes de relation au travail et de rapport à la société. Raison de plus pour bien la comprendre, l’écouter, et travailler avec elle. Ok boomer ?

L’article La génération Z, génération canapé ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
ChatGPT : allié ou ennemi du formateur ? https://www.digiformag.com/chatgpt-allie-ou-ennemi-du-formateur/ https://www.digiformag.com/chatgpt-allie-ou-ennemi-du-formateur/#comments Tue, 23 May 2023 06:30:06 +0000 https://www.digiformag.com/?p=15024 Que vous soyez un fan de tech ou non, vous n’avez pas pu passer à côté, je parle bien sûr de ChatGPT ! Cette intelligence artificielle, développée par OpenAI, une entreprise Californienne, impressionne par ses résultats : demandez-lui (presque) n’importe quoi, elle vous répondra ! Le système est si bien fait qu’on pourrait croire échanger […]

L’article ChatGPT : allié ou ennemi du formateur ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
Que vous soyez un fan de tech ou non, vous n’avez pas pu passer à côté, je parle bien sûr de ChatGPT ! Cette intelligence artificielle, développée par OpenAI, une entreprise Californienne, impressionne par ses résultats : demandez-lui (presque) n’importe quoi, elle vous répondra ! Le système est si bien fait qu’on pourrait croire échanger avec un humain, et qui plus est pas le plus bête. Entre engouement et inquiétude, que nous promet ChatGPT et que dit-il de notre rapport à la formation ? 

ChatGPT, ou le nouveau nom à la mode qui n’en finit plus d’alimenter les débats ! Et il y a de quoi. Pour Bill Gates, cette intelligence artificielle (IA) va avoir des conséquences aussi importantes que l’avènement d’internet ou de l’ordinateur. Rien que ça. Et puis, au-delà des discours des prophètes des temps modernes, il y a ces chiffres qui donnent le vertige. 

D’un avenir apocalyptique…

300 millions d’emplois seraient menacés à moyen terme dans le monde d’après des chercheurs de la banque d’investissement Goldman Sachs. 90% du contenu en ligne sera issu directement ou indirectement d’une IA en 2026, d’après l’agence Europol. Un monde de fakes news et de pensées robotisées. Des dizaines de métiers seraient menacés (développeur informatique, journaliste, enseignant, graphiste, secrétaire, formateur, etc.) Bref, on nous promet l’apocalypse digitale. 

A des lendemains chantants ?

De l’autre côté, on vante les mérites de ChatGPT comme un super assistant qui va nous dégager du temps, en promettant d’automatiser les tâches de recherche d’information, de rédaction, d’évaluation, et tant d’autres actions chronophages. Le Forum économique mondial va même jusqu’à prédire 16 000 milliards de dollars de création de richesse d’ici 2030. Plus de 5 fois la richesse produite par la France ! Bref, une vie plus facile et de la thune à gogo. 

Entre technophile béat et technophobe apocalyptique, difficile de s’y retrouver. Et c’est encore plus vrai pour le secteur de la formation. Alors, concrètement, ChatGPT, allié ou ennemi de la formation ?

Demandons tout d’abord, au premier concerné, ChatGPT lui-même ! A cette question, il répond sans ambiguïté, mais non sans prétention. “Je suis un allié pour la formation professionnelle, car je suis un outil numérique qui peut aider les apprenants à accéder à des informations précieuses et pertinentes pour leur domaine d’études.” Il va même jusqu’à dire qu’il est un outil “précieux”. Pas de doute, ChatGPT a fait une formation vente. 

Si lui est convaincu, ce n’est pas le cas de bon nombres d’enseignants ou formateurs, à commencer par Melissa, enseignante d’HGGSP (la géopolitique pour faire court) dans un lycée Lyonnais et qui a vu, presque du jour en lendemain, l’ensemble de ses étudiants lui rendre des devoirs digne d’un thésard. Ou comment, en 30 secondes avec ChatGPT, en faire plus qu’en 3 heures sans lui. 

A contrario, de plus en plus de formateurs utilisent ChatGPT en amont de leurs formations, pour créer du contenu plus efficacement. C’est le cas d’André, formateur dans la gestion de projet Agile dans le domaine de la tech, qui utilise ChatGPT pour “gagner du temps, être plus productif”. 

On le voit bien, deux visions émergent. Et, comme souvent, la vérité est quelque part au milieu.

Je m’explique. Mon opinion est que ChatGPT, et l’ensemble de ses pairs (Google Bard, etc.), vont nous pousser à mettre l’accent sur ce qui fait la différence entre une machine et nous. 

Petit tour d’horizon non exhaustif :

  • notre capacité à transmettre une émotion, des valeurs, des compétences sociales et émotionnelles ;
  • notre capacité, qui va devenir un impératif, à porter un regard curieux et critique sur notre environnement ;
  • notre capacité à motiver et coacher. ;
  • notre capacité à être… humain, finalement. 

ChatGPT, ou la nécessité de devenir plus humain

En somme, ChatGPT – qui n’est qu’un algorithme créé et nourri par l’Homme – nous force à être plus humain. Il va nous falloir, individuellement et collectivement, repenser nos méthodes d’apprentissages, réévaluer les compétences à prioriser. Ce travail d’inventaire, aussi nécessaire que salutaire, devrait ouvrir la voie à de nouvelles tendances. Ou plutôt au renforcement de tendance déjà existantes ! Plus de soft skills. Plus d’expérientiel. Plus d’intéractions. En somme, la mise en avant des parcours qui visent, justement, à nous rendre meilleur dans notre humanité. 

Loin de l’apocalypse cognitive qu’on nous promet, l’émergence de ces nouvelles IA devrait renforcer notre humanité. Merci ChatGPT ? Affaire à suivre !

NB : cet article a été entièrement rédigé par un humain.

L’article ChatGPT : allié ou ennemi du formateur ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
https://www.digiformag.com/chatgpt-allie-ou-ennemi-du-formateur/feed/ 2
Apprendre à apprendre… mythe ou réalité ? https://www.digiformag.com/apprendre-a-apprendre-mythe-ou-realite/ Tue, 04 Apr 2023 06:30:37 +0000 https://www.digiformag.com/?p=14709 On en rêve tous de cette recette miracle qui ferait de l’apprentissage un jeu d’enfant ! Certains même – les adeptes de l’hypnopédie, pour ne pas les citer – croient en la capacité de l’homme à apprendre en dormant ! Il faut dire que ça donne envie : se réveiller bilingue après une bonne grasse […]

L’article Apprendre à apprendre… mythe ou réalité ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>
On en rêve tous de cette recette miracle qui ferait de l’apprentissage un jeu d’enfant ! Certains même – les adeptes de l’hypnopédie, pour ne pas les citer – croient en la capacité de l’homme à apprendre en dormant ! Il faut dire que ça donne envie : se réveiller bilingue après une bonne grasse matinée, apprendre le code en siestant plusieurs fois par jour, ou, allons-y gaiement, devenir un formateur formidable dans la nuit de lundi à mardi ! Désolé si vous êtes un adepte de cette croyance, la science nous a prouvé à mainte reprise que c’était… faux ! MAIS, ne partez pas si vite, l’espoir existe ! 

 

Si apprendre sans effort est un mythe, apprendre à apprendre relève de la réalité. La littérature sur la question et les formations fleurissent. On vante les mérites de la capacité à apprendre, qui permettrait de réussir plus facilement les concours, d’obtenir des promotions, de réussir votre expatriation et même, d’après OpenClassroom, de devenir un “super apprenant” ! Commençons par une mauvaise nouvelle : vous ne serez plus jamais aussi bon pour apprendre que pendant votre enfance ! C’est prouvé, la plasticité du cerveau, c’est-à-dire sa capacité à créer de nouvelles connexions et à en modifier d’anciennes, et donc à apprendre, décroît à partir de 16-18 ans. Les enfants sont de formidables machines à apprendre ! Mais, pas de panique, avec un peu d’entraînement et de méthode, on peut arriver à des résultats épatants.

Respecter les 4 piliers de l’apprentissage

C’est ici Stanislas Dehaene, neuroscientifique français reconnu internationalement pour ses travaux sur les sciences cognitives expérimentales, et notamment la faculté d’apprendre (on vous recommande son ouvrage Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines, 2018, chez Odile Jacob) qui sera notre meilleur guide. En effet, les différentes recherches en sciences cognitives laissent entrevoir un chemin de l’apprentissage. Si chacun tracera sa propre voie, respecter les étapes ci-dessous permet de maximiser l’apprentissage, que ce soit en tant que formateur ou apprenant.

Première étape de votre chemin vers la maîtrise de la faculté d’apprendre, l’attention ! Il s’agit ici de capter son auditoire ET de maximiser la concentration (la vôtre et/ou celle de votre auditoire) ! Exit votre smartphone qui sonne toutes les minutes, si vous voulez bien apprendre, soyez concentré à 100 %. Vous voilà maintenant tout ouïe, place à l’action dans la deuxième étape ! On parle d’engagement actif. Apprendre, c’est mieux en faisant. Vous êtes enseignant ou formateur ? Stop aux cours magistraux, ou alors à petite dose et échelonner dans le temps. 

Apprendre, c’est aussi savoir échouer. Les startup, reine de l’innovation, l’ont bien compris en mettant en application le principe du “Test and learn”. Faire des erreurs donc, et comprendre pourquoi. Dernière étape, la consolidation des apprentissages ! Traduction : répéter, encore et encore ! Je sais, c’est décevant. J’aurais aimé vous dire qu’apprendre sans effort, c’était possible. Mais non. Apprendre nécessite de répéter plusieurs fois, et dans le temps, un geste, une leçon, pour que votre cerveau se réorganise, crée de nouveau schéma, de nouvelles routes. L’attention, l’engagement actif, savoir échouer et consolider les apprentissages, voici les 4 piliers pour bien apprendre ! Vous aurez noté ici que je me répète, ce qui rejoint notre point 4 😉

Pour faire de cet article un acte d’apprentissage réel, vous trouverez ci-dessous 10 conseils pratiques pour “Apprendre à apprendre”.

 

Les 10 règles à suivre pour booster votre capacité d’apprentissage

  1. Identifiez ce que vous voulez apprendre, et pourquoi. Apprendre sans vraiment le vouloir, ça ne fonctionne pas (ou en tout cas pas très longtemps).
  2. La concentration, c’est la clé ! On a dit focus !
  3. Distribuer l’apprentissage. Comprendre on apprend pas en une fois mais en plusieurs petites fois. De la répétition, idéalement quotidienne, né un apprentissage efficace. Exemple avec la musique : mieux vaut 15 min par jour pendant 8 jours, qu’une seule fois 2 heures, dixit Stanislas Dehaene.
  4. Ne pas viser trop haut. Il s’agit de se fixer des objectifs à votre portée ! Viser haut, mais commencer petit 🙂
  5. Bien dormir, pour consolider les apprentissages. C’est valable pour les plus jeunes (ça on le sait), mais aussi pour nous (les vieux) ! Si on apprend pas en dormant, on mémorise en dormant. Quand vous dormez, votre cerveau, lui, ne chôme pas !
  6. L’échec est positif. Il est inhérent à l’apprentissage, à condition de comprendre pourquoi.
  7. Nourrir sa curiosité, notamment en créant des routines d’apprentissage. Je vous lance un défi : à chaque semaine un nouvel apprentissage ! Vous êtes plutôt podcast, article, vidéo ou discussion ? A vous de jouer (d’apprendre) !
  8. Travailler votre mémoire. Apprendre c’est bien, encore faut-il retenir ce que vous avez appris. A chacun sa recette : besoin d’un visuel ? de vous “raconter” une histoire ? d’écrire ? etc. Les possibilités sont infinies. Retenez ces quelques éléments : la place dans votre cerveau n’est pas limitée ; mémoriser, c’est s’entraîner à mémoriser ; comprendre est (souvent) nécessaire.
  9. Formez-vous à l’apprentissage ! Apprendre à apprendre est, d’après le World Economic Forum, une des 10 compétences clés à maîtriser à l’époque actuelle. Mon conseil : investissez d’abord dans cette compétence – surtout si vous êtes formateur – et toutes les autres compétences seront plus simples à acquérir.
  10. Rédiger un plan d’apprentissage. Quelles compétences maitrisez vous et à quel degré ? Quel est votre besoin en compétences pour l’avenir ? Comment acquérir ces compétences ? Autant de questions qui méritent un véritable plan !

 

Bonus : apprendre à désapprendre ! Sans même parler des neuromythes (on utilise 10 % de notre cerveau, on peut apprendre en dormant, etc.), il est nécessaire de faire l’inventaire de vos pratiques, pour mieux les critiquer… et (peut-être) les changer ! 

 

Apprendre à apprendre est une compétence à part entière, bien réelle, qui devrait être un préambule à l’apprentissage. Sans faire de vous des super héros de l’apprentissage, les techniques, outils et méthodes de cette nouvelle matière permettent d’envisager plus sereinement et plus efficacement l’acquisition de nouveaux savoirs et nouvelles compétences. Ce qui est une révolution en soi ! Alors, qui se lance ?

L’article Apprendre à apprendre… mythe ou réalité ? est apparu en premier sur Digiformag.

]]>