Certification RS/RNCP - Digiformag https://www.digiformag.com/certification-rs-rncp/ Le magazine de la formation professionnelle Thu, 19 Feb 2026 09:16:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 Le Certificateur augmenté : une notion portée par Digiforma Certif https://www.digiformag.com/certificateur-augmente-digiforma-certif/ https://www.digiformag.com/certificateur-augmente-digiforma-certif/#respond Thu, 19 Feb 2026 09:16:46 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22964 Dans un secteur en pleine mutation, où les exigences réglementaires se renforcent et où la qualité devient un marqueur différenciant, le rôle des Organismes Certificateurs (OC) évolue profondément. Exigences accrues, contrôles renforcés, traçabilité omniprésente : le cadre se précise, les responsabilités augmentent. Face à ces constats, une question s’impose : comment gagner en maîtrise sans […]

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Dans un secteur en pleine mutation, où les exigences réglementaires se renforcent et où la qualité devient un marqueur différenciant, le rôle des Organismes Certificateurs (OC) évolue profondément. Exigences accrues, contrôles renforcés, traçabilité omniprésente : le cadre se précise, les responsabilités augmentent.

Face à ces constats, une question s’impose : comment gagner en maîtrise sans alourdir la charge de travail ?

Chez Digiforma Certif, nous faisons un constat simple : le métier de certificateur a évolué, mais son environnement de travail, lui, reste trop souvent inadapté. C’est pour répondre à cet écart que nous lançons aujourd’hui une notion structurante : le certificateur augmenté.

Le Certificateur augmenté

Non pas un certificateur remplacé par la technologie, mais un certificateur amplifié par un pilotage plus clair, des processus mieux structurés et des outils pensés pour soutenir son expertise.

Pourquoi le métier de certificateur doit évoluer ?

Les OC sont aujourd’hui confrontés à :

  • Des attendus de France compétences de plus en plus précis et exigeants, 
  • Des réseaux de partenaires qui se développent et doivent être correctement maîtrisés,
  • Des preuves de conformité et une traçabilité accrue qui sont devenus des éléments centraux … vitaux.

Résultat : sans méthode et sans appui technologique, les certificateurs passent encore trop de temps à collecter, organiser, vérifier, relancer, justifier, archiver

Dans ce contexte, continuer à fonctionner avec des outils génériques ou des dispositifs bricolés n’est plus neutre. Cela génère de la charge mentale … et une perte de maîtrise.

Le Certificateur augmenté : un certificateur qui garde la main

Contrairement aux idées parfois véhiculées, l’objectif n’est pas de tout automatiser. L’objectif est de donner au certificateur les clés pour rester 100% maître de l’analyse, de l’interprétation et des arbitrages.

Le concept de Certificateur augmenté désigne un professionnel qui :

  • Pilote son activité avec une vision globale. Les données sont centralisées, actualisées et structurées, ce qui réduit les zones d’ombre et les risques d’erreurs.
  • Anticipe au lieu de subir. Grâce à des alertes, des indicateurs et un suivi en temps réel, les risques de non-conformité sont identifiés plus tôt.
  • Sécurise ses processus. Un cadre commun, des preuves classées, des décisions tracées : la conformité n’est plus un stress, mais une routine.
  • Se concentre sur sa valeur ajoutée. L’analyse et l’amélioration continue reprennent la place qu’elles méritent. 
  • Gagne en sérénité. Les audits deviennent plus fluides, plus maîtrisés.

Le certificateur n’est donc pas “augmenté” par la machine. Il est renforcé par un environnement de travail plus fiable et mieux organisé.

Pourquoi cette transformation est désormais incontournable ?

Aujourd’hui, ne pas s’outiller spécifiquement pour la certification professionnelle expose les OC à des fragilités bien identifiées :

  • difficultés à démontrer la cohérence globale,
  • dépendance à des fichiers multiples,
  • pertes d’information,
  • reconstitution complexe des preuves lors des audits,
  • surcharge opérationnelle des équipes.

À l’inverse, le certificateur augmenté s’inscrit dans une logique d’anticipation :

  • suivi structuré du réseau,
  • indicateurs lisibles,
  • traçabilité native,
  • préparation continue aux audits.

La transition vers un mode augmenté apparaît alors moins comme un choix que comme une continuité logique de la profession.

Digiforma Certif : l’outil de référence pour devenir un Certificateur augmenté

Si Digiforma Certif peut lancer cette notion, c’est parce que la solution a été pensée dès son origine pour répondre aux enjeux spécifiques des organismes certificateurs.

Digiforma Certif permet de :

  • piloter l’activité de certification,
  • sécuriser la conformité et la traçabilité,
  • structurer le suivi des partenaires,
  • alimenter l’amélioration continue,
  • préparer les audits sans tension.

Il ne s’agit pas d’ajouter un outil de plus, mais de poser un cadre de travail cohérent avec la réalité du métier.

Digiforma Certif ne remplace pas le certificateur. Il lui donne un cadre, une vision et un pilotage qui amplifient son expertise.

Redonner de la maîtrise et du sens

Avec le certificateur augmenté, Digiforma Certif ne propose pas uniquement une promesse technologique. Elle propose une vision du métier.

  • Une certification plus maîtrisée.
  • Des décisions mieux étayées.
  • Des équipes moins sous pression.

La certification professionnelle ne devient pas seulement plus simple, elle devient plus solide.

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Évaluer les acquis : fondement de toute formation et certification… et levier stratégique pour les organismes de formation https://www.digiformag.com/evaluer-les-acquis-fondement-de-toute-formation-et-certification-et-levier-strategique-pour-les-organismes-de-formation/ https://www.digiformag.com/evaluer-les-acquis-fondement-de-toute-formation-et-certification-et-levier-strategique-pour-les-organismes-de-formation/#respond Wed, 04 Feb 2026 09:54:26 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22860 L’évaluation des acquis est bien plus qu’une étape réglementaire ou une case à cocher dans un process qualité. Elle constitue le socle sur lequel repose la crédibilité d’un parcours certifiant… mais pas que ! Une formation professionnelle n’a de valeur que si l’on peut prouver que les compétences visées ont été effectivement acquises et sont […]

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L’évaluation des acquis est bien plus qu’une étape réglementaire ou une case à cocher dans un process qualité. Elle constitue le socle sur lequel repose la crédibilité d’un parcours certifiant… mais pas que !

Une formation professionnelle n’a de valeur que si l’on peut prouver que les compétences visées ont été effectivement acquises et sont mobilisables dans un contexte professionnel réel.

Dans le cadre d’un enregistrement au Répertoire Spécifique ou au RNCP, la question de l’évaluation est systématiquement au cœur de l’instruction des dossiers. En effet, pour France Compétences, l’évaluation certificative n’est pas un élément « secondaire » (ce qui est encore le cas pour bon nombre d’organismes de formation qui résument l’évaluation à un quizz ou petit exercice théorique…), mais bien le cœur de la démonstration attendue : c’est elle qui permet de garantir que la certification délivrée constitue un repère fiable pour le marché du travail.

Cette exigence dépasse largement le cadre administratif. Elle doit résonner pleinement dans la stratégie de l’organisme porteur du projet – mais aussi de tout organisme de formation quand bien même il ne s’inscrirait pas dans un projet de certification – car elle engage à la fois sa responsabilité et sa réputation.

Évaluer et délivrer un certificat de réussite, c’est affirmer que le titulaire maîtrise les compétences (autrement dit les objectifs de la formation), que ces dernières ont été observées et mesurées de manière objective.

Et, cerise sur le gâteau (qui n’est pas une option pour les porteurs de projets de certification), si l’évaluation est assurée par un jury autre que le formateur, alors son impartialité est assurée.

 

La certification s’articule autour de l’évaluation

 

On a parfois tendance à aborder le sujet de l’évaluation (j’entends par là le « comment va-t-on évaluer ? ») en fin de parcours, comme un simple outil de validation. Or, elle devrait être au contraire l’élément de départ de toute ingénierie de certification et de formation. Un projet certifiant (mais aussi de formation, vous l’aurez compris) se construit d’abord autour de la démonstration de la compétence acquise. Cela signifie que les modalités d’évaluation doivent être conçues en amont, pour refléter au plus juste les situations professionnelles que le titulaire sera amené à gérer.

De la même manière, la formation qui prépare à cette certification ne peut être pensée indépendamment du dispositif évaluatif. L’un et l’autre sont étroitement liés. Si l’on modifie une épreuve, il est souvent nécessaire de revoir le déroulé pédagogique ; si l’on introduit une nouvelle compétence à évaluer, cela impacte à la fois le contenu de la formation et la manière dont elle se termine.

C’est donc une approche circulaire, et non linéaire : l’évaluation ne vient pas après la formation, elle la structure. Et cette articulation est essentielle à la fois pour répondre aux exigences de France Compétences, mais aussi – et surtout – pour offrir une expérience cohérente et efficace aux futurs apprenants et titulaires.

 

Évaluer pour attester : une exigence de fond et de forme

Dans le cadre d’un dossier RS ou RNCP, l’évaluation vise à attester que les compétences du référentiel sont réellement maîtrisées. Cela suppose plusieurs choses : d’abord, que les compétences en question soient observables et évaluables (c’est tout l’enjeu du travail sur le référentiel de compétences). Ensuite, que les épreuves proposées permettent effectivement de recueillir la preuve de cette maîtrise, dans des conditions réalistes, équitables et reproductibles.

🎯Le choix des modalités d’évaluation dépend donc intrinsèquement de la nature des compétences visées.

  • Lorsqu’il s’agit de vérifier l’acquisition d’un savoir, on pourra recourir à des outils tels que des QCM, des questionnaires écrits ou oraux, voire des quiz numériques.
  • Si l’on souhaite observer un savoir-faire, une mise en situation professionnelle (réelle ou reconstituée) sera bien plus adaptée.
  • Enfin, pour les savoir-être associés à un savoir faire – qui relèvent de la posture, du comportement ou de la relation –, il est souvent pertinent de passer par des jeux de rôle, des simulations, ou des entretiens avec jury.

 

L’évaluation comme repère pour le marché

La fonction de l’évaluation ne s’arrête pas à valider l’apprentissage. Elle joue aussi un rôle structurant dans la reconnaissance des compétences transférées sur le marché. Une entreprise, un recruteur ou une branche professionnelle ne peuvent faire confiance à un titre ou une certification que si celle-ci repose sur une évaluation sérieuse, claire et cohérente avec les réalités métier.

C’est ce qui explique pourquoi l’enjeu de l’objectivité est si fort. Une certification, ou une attestation de réussite, délivrée sur la base d’un simple test écrit, sans observation de la compétence mise en œuvre, aura peu de valeur pour le monde professionnel. À l’inverse, une certification qui mobilise des évaluations en situation, croisées avec des écrits professionnels et des présentations orales, sera perçue comme beaucoup plus robuste.

La responsabilité du certificateur et de l’organisme de formation qui prépare à l’acquisition des compétences est donc engagée sur deux fronts : garantir la fiabilité de son dispositif d’évaluation d’une part, et démontrer que celui-ci est suffisamment rigoureux pour produire un niveau reconnu, mobilisable et transférable dans le monde professionnel.

 

Penser des évaluations faisables et équitables

Concevoir un bon dispositif d’évaluation, c’est aussi penser à sa faisabilité opérationnelle.

De  nombreux projets proposent encore des mises en situation idéales sur le papier, mais difficilement organisables dans les faits, faute de moyens techniques, humains ou logistiques. Cela peut devenir un vrai frein au déploiement de l’évaluation.

Il est donc nécessaire d’anticiper tous les paramètres de mise en œuvre :

  • les ressources nécessaires,
  • la formation des jurys,
  • les critères d’évaluation,
  • les supports, les durées, les seuils de réussite.Le dispositif doit être réaliste, duplicable, et pouvoir s’appliquer à différents profils de candidats. En bref… exit les usines à gaz. Evaluations sérieuses ne rime pas systématiquement avec complexité (en revanche avec pertinence oui !).

Il convient également de tenir compte des publics visés. Une même compétence ne s’évaluera pas de la même façon selon qu’elle s’adresse à des cadres ou des techniciens, à des professionnels en reconversion ou à des salariés expérimentés. Des aménagements peuvent être nécessaires pour assurer l’équité – notamment pour des publics en difficulté avec l’écrit, ou en situation de handicap.

Une bonne pratique consiste à tester les modalités en amont, en conditions réelles ou simulées, pour s’assurer de leur pertinence, de leur clarté et de leur faisabilité. Ce retour d’expérience permet d’ajuster les modalités, les supports ou encore la durée des épreuves avant la généralisation du dispositif.

 

En conclusion : évaluer, c’est structurer, prouver, professionnaliser

En somme, l’évaluation des acquis n’est pas qu’un outil pédagogique et certificatif : c’est un levier stratégique pour les organismes qui souhaitent professionnaliser leurs parcours, légitimer leurs formations et renforcer la reconnaissance de leurs titres.

C’est aussi un moyen de donner du sens à l’ensemble du processus de formation : car si ce qui est enseigné ne peut être attesté, alors il devient difficile d’en revendiquer la valeur.

Dans un contexte réglementaire où les exigences de qualité sont croissantes, et où les attentes du marché se renforcent, l’évaluation est plus que jamais un facteur différenciant. Il s’agit alors de se saisir de cette formidable opportunité de structurer des parcours plus solides, plus cohérents et plus impactants.

 

 

 

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Certification RS/RNCP : communiquer, oui, mais pas n’importe comment ! https://www.digiformag.com/certifications-rs-rncp-communiquer/ https://www.digiformag.com/certifications-rs-rncp-communiquer/#respond Tue, 13 Jan 2026 16:26:51 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22833 Communiquer sur une certification professionnelle enregistrée au Répertoire spécifique (RS) ou au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) peut constituer un levier commercial important pour valoriser une offre de formation. Cependant, dans le cadre de mes accompagnements auprès de certificateurs, j’ai souvent constaté des non-conformités liées à la communication : présence du logo Qualiopi sur […]

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Communiquer sur une certification professionnelle enregistrée au Répertoire spécifique (RS) ou au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) peut constituer un levier commercial important pour valoriser une offre de formation. Cependant, dans le cadre de mes accompagnements auprès de certificateurs, j’ai souvent constaté des non-conformités liées à la communication : présence du logo Qualiopi sur des PVs de jury, programmes de formation au discours excessivement marketing, ou encore confusion entre formation et certification.

Ces pratiques, parfois perçues comme anodines, peuvent pourtant exposer les organismes à des risques réels lors d’un audit Qualiopi ou d’un contrôle. À travers cet article, je vous propose de faire le point sur les règles à respecter et les bonnes pratiques à adopter pour communiquer de manière conforme, claire et sécurisée sur vos certifications RS ou RNCP.

Qualiopi : clarté, traçabilité et cohérence de l’information

Avant toute chose, vous devez bien entendu respecter le cadre de Qualiopi.  En effet, la dernière version du RNQ  inclut plusieurs indicateurs directement liés à la communication des certifications visées :

  • L’indicateur 1 impose que, pour toute formation préparant à une certification enregistrée au RS ou au RNCP, l’information diffusée au public mentionne de manière explicite et vérifiable : le libellé exact de la certification, le code RNCP ou RS, le nom de l’organisme certificateur, ainsi que la date d’enregistrement de la certification. Ces éléments doivent être strictement conformes aux données publiées par France compétences et identiques sur l’ensemble des supports de communication. Il est d’ailleurs recommandé de mettre un lien direct vers la fiche RS ou RNCP en plus de ces informations.
  • L’indicateur 3 porte quant à lui sur les résultats obtenus par les bénéficiaires, lorsqu’ils sont disponibles. Dans le cadre d’une certification RNCP, cela implique de communiquer des indicateurs en lien direct avec le dispositif certifiant : taux d’obtention de la certification, possibilité ou non de validation partielle par bloc de compétences, existence d’équivalences, de passerelles ou de suites de parcours, ainsi que les débouchés professionnelles identifiées. Même s’il se limite aujourd’hui aux certifications RNCP, il est possible de l’adapter dans le cadre d’une certification au RS. Ces informations doivent être présentées de manière factuelle, sans confusion entre formation et certification, et sans promesse implicite de résultat.

Plus largement, la communication doit respecter strictement les conditions d’usage de la marque Qualiopi, appartenant à l’État. 

Règles EDOF : visibilité CPF et conformité de l’offre publiée

Pour qu’une formation préparant à une certification RS ou RNCP soit visible et finançable par le Compte Personnel de Formation (CPF), elle doit être publiée via moncompteformation.gouv.fr géré par la Caisse des Dépôts. La fiche de présentation de la formation doit mentionner le code RNCP ou RS de la certification, son intitulé exact, les objectifs, prérequis, modalités pédagogiques, durée et résultats attendus. En cas de non-conformité, la fiche peut être suspendue ou masquée, ce qui impacte directement la visibilité et l’accès au financement CPF de la formation. La Caisse des Dépôts met à disposition un ensemble de fiches pratiques qu’il est vivement recommandé de consulter avant tout enregistrement.

✅ Enfin, vous pouvez utiliser le logo “cette offre de formation est éligible au CPF” dans votre communication, mais vous devez respecter la charte officielle, sans modification, recomposition ou détournement. Cette fois-ci c’est bien l’offre de formation qui est éligible et non tout un catalogue ou un établissement, attention à ne pas créer de confusion ! 

Droit de la consommation et réglementation (dont le décret du 6 juin 2025)

Comme toute prestation de service, la communication commerciale doit respecter le droit de la consommation. Toute information transmise au public doit être claire, exacte et non trompeuse, conformément aux obligations générales du Code de la consommation en matière de publicité et d’information précontractuelle.

A ce titre, l’organisme doit :

  • éliminer toute ambiguïté entre une certification professionnelle enregistrée au RS ou au RNCP et un diplôme d’État, en évitant toute terminologie ou présentation pouvant induire une confusion sur la nature, le niveau ou la portée juridique de la certification, sauf lorsque celle-ci correspond effectivement à un diplôme enregistré comme tel. Un diplôme d’État est délivré au nom de l’État par un ministère certificateur. À l’inverse, lorsqu’une certification est enregistrée au RNCP, on parle le plus souvent de titre à finalité professionnelle, attestant de compétences professionnelles définies dans un référentiel validé par France compétences, sans constituer un diplôme d’État au sens juridique du terme ;
  • éviter toute promesse implicite ou explicite de résultats, notamment en matière d’accès à l’emploi, d’évolution professionnelle ou de reconnaissance automatique, lorsque ces résultats ne sont pas objectivés par des données vérifiables et directement liées à la certification.
    Par exemple, indiquer que « la certification permet de trouver un emploi à coup sûr » ou qu’elle est « reconnue par tous les employeurs du secteur » constitue une promesse non démontrable. Une formulation conforme consistera plutôt à décrire les compétences visées par la certification, les débouchés professionnels identifiées dans la fiche officielle et, le cas échéant, à communiquer des taux d’obtention ou d’insertion clairement sourcés, en précisant leur périmètre et leur année de référence ;
  • ne pas utiliser de formulations susceptibles d’être interprétées comme des garanties de financement, y compris l’éligibilité automatique au CPF, ces éléments étant conditionnés au respect de critères réglementaires et à la situation individuelle des bénéficiaires. Une communication conforme précisera que la formation est éligible au CPF, tout en indiquant que la mobilisation des droits est conditionnée aux droits disponibles du titulaire et aux règles en vigueur.

Avant de communiquer sur votre certification RS/RNCP, vérifiez que :

  • l’intitulé est strictement identique à la fiche officielle ;
  • le code RS/RNCP, la date d’enregistrement et le certificateur sont mentionnés ;
  • dans le cadre d’un RNCP la possibilité ou non de validation partielle par bloc de compétences, l’existence d’équivalences, de passerelles ou de suites de parcours, ainsi que les débouchés professionnelles sont identifiés ;
  • aucune promesse implicite de résultat ou de financement n’apparaît ;
  • les résultats communiqués lorsqu’ils existent (taux de présentation, taux d’obtention), sont factuels, sourcés, datés et directement liés à la certification ;
  • les logos Qualiopi et Mon Compte Formation sont utilisés conformément aux chartes ;
  • les informations sont cohérentes sur tous les supports (site internet, moncompteformation.gouv.fr, plaquettes commerciales, catalogues, réseaux sociaux).

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IA et certifications RNCP/RS : quels impacts et évolutions laissent entrevoir l’utilisation de ce nouvel outil ? https://www.digiformag.com/ia-certification/ https://www.digiformag.com/ia-certification/#respond Tue, 02 Dec 2025 10:47:19 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22781 Aucun professionnel de la formation et de la certification n’est passé à côté : l’irruption de l’intelligence artificielle générative entraînent des évolutions dans les modalités de formation mais aussi dans les fondements mêmes de l’évaluation certificative.  Pour les acteurs de la formation professionnelle et futurs certificateurs RNCP/RS, l’heure est à la réflexion : Faut-il interdire […]

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Aucun professionnel de la formation et de la certification n’est passé à côté : l’irruption de l’intelligence artificielle générative entraînent des évolutions dans les modalités de formation mais aussi dans les fondements mêmes de l’évaluation certificative. 

Pour les acteurs de la formation professionnelle et futurs certificateurs RNCP/RS, l’heure est à la réflexion :

Faut-il interdire l’IA ? Peut-on l’autoriser dans les évaluations ? Jusqu’où peut-on aller dans l’automatisation sans compromettre la cohérence d’évaluations bien fondées et dénuées de biais ? Comment peut-elle être mobilisée pour soulager le travail des évaluateurs, voire l’objectiver ? Peut-on aller jusqu’à remplacer les évaluateurs, selon la nature des évaluations ? Peut-elle intervenir dans les délibérations certificatives ? Doit-elle être autorisée comme outil au service des candidats, sans prendre le risque que les productions de ces derniers soient dénuées de toute vraie réflexion et compétences ?

Ce débat ne fait que commencer… et dans le fond, toutes ces questions soulèvent celle de savoir quelle est (encore) la place de l’humain.

Faut-il (encore) un jury humain pour évaluer les compétences ?

Face à toutes sortes de nouveaux outils capables d’analyser un texte, de corriger un devoir ou de détecter une tricherie, il serait tentant de laisser l’IA prendre le relais du jury humain, au nom de la rapidité ou de la standardisation. Elle pourrait constituer également une véritable solution à la problématique de mobilisation de jurys évaluateurs, voire certificateurs, malheureusement pas toujours disponibles faute de temps et à cause, pour certains, des conditions d’intervention : un lien de subordination, et donc une rémunération. Ce qui soulève la question de l’impartialité. Mais c’est là un autre sujet, quoique.

Bref, la tentation est là, mais attention : une certification RNCP/RS repose sur des fondements que seule une évaluation encadrée par un humain, contextuelle et experte peut véritablement garantir.

Pourquoi ne peut-on pas « remplacer » un jury humain ?

  • Parce qu’évaluer une compétence ne se limite pas à vérifier un résultat : cela implique de comprendre le raisonnement, d’interpréter une posture, de questionner une intention. De ce fait, outre le volet jury, c’est aussi du candidat que cela se passe : par exemple, pour des évaluations de type rapport à rédiger, pour lequel l’IA serait tout à fait mobilisable, un oral en complément permettra au jury de s’assurer qu’elle a bien été utilisée comme outil et non comme le ghostwriter du candidat.
  • Parce que les productions d’un candidat sont souvent nuancées, contextualisées et nécessitent un jugement expert, qui dépasse la logique binaire d’un algorithme, à ce jour en tout cas.
  • Parce que l’évaluation implique aussi une relation : c’est dans l’échange, notamment à l’oral, que se révèlent la compréhension, l’adaptabilité, la maîtrise réelle.

Côté  RGPD, c’est plutôt très clair : aucune décision produisant des effets juridiques (comme l’attribution d’un diplôme ou d’une certification professionnelle) ne peut reposer uniquement sur un traitement automatisé.

Dans ce cas, peut-on imaginer « un binôme de choc » ? 

Un vrai teaser de film de science-fiction : « un jury humain… épaulé par l’IA : elle peut générer une note… il peut valider une compétence ».

En somme, un outil, ni plus, ni moins. Par exemple : un assistant pour l’analyse de copies écrites (pré-correction, surlignage d’éléments à vérifier), une aide à la cohérence des notations (standardisation sur un barème), un outil de vigilance sur les suspicions de plagiat ou de triche, à manier avec prudence, bien entendu, ou encore un support à la gestion des volumes lorsque les jurys évaluent de grands effectifs.

L’IA peut donc être envisagée pour seconder l’humain qui conserve la prise de décision finale, responsable et argumentée. Bien entendu cela suppose de former les jurys à la lecture critique des suggestions de l’IA, pour notamment en connaître les limites (biais, faux positifs, mauvaise « interprétation »).

Pour faire simple, l’IA ne remplace pas le jury, mais l’invite à évoluer.

Côté candidat : peut-on l’autoriser à utiliser l’IA pendant une évaluation ?

Si pour certains elle est perçue comme source de triche, il faut garder à l’esprit qu’elle devient un outil de travail courant dans les entreprises. De fait, interdire son usage en évaluation ne semble pas pertinent, mais sous conditions. Il faut en faire un moyen au service de compétences, voire des compétences à part entière, selon la nature de la certification.

Par exemple un candidat à un titre de développeur qui utilise Copilot pour gagner du temps sur du code répétitif, mais qui devra rester capable de justifier son choix et d’optimiser le résultat, ou un professionnel du marketing qui pour obtenir une certification RS en utilisation de l’IA dans une campagne digitalisée d’acquisition clients qui l’utiliserait pour en créer la maquette tout en  expliquant le positionnement stratégique et la cible définie.

Au final, l’IA ne dévalorise pas une certification, mais elle nécessite d’être assortie de moyens pour relever le « défi de l’authenticité ».

Pour conclure ce n’est, à priori, pas l’outil qui compte, mais la compétence de l’usager.

L’usage de l’IA ne doit donc ni masquer une lacune, ni remplacer la réflexion du candidat. Il peut, en revanche, être un révélateur de compétence numérique, d’esprit critique et d’adaptabilité, qui sont des atouts très recherchées sur le marché du travail (notamment chez les professionnels appelés à assurer la mission d’évaluateur).

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Mon regard de praticien sur les nouvelles règles de certification https://www.digiformag.com/mon-regard-de-praticien-sur-les-nouvelles-regles-de-certification/ https://www.digiformag.com/mon-regard-de-praticien-sur-les-nouvelles-regles-de-certification/#respond Wed, 05 Nov 2025 06:00:39 +0000 https://www.digiformag.com/?p=21585 Chroniques d’un directeur pédagogique – Épisode 5 Cet article s’inscrit dans le cadre des chroniques d’un directeur pédagogique. Ce cinquième épisode aborde un sujet hautement stratégique pour tout certificateur : les nouvelles règles du jeu en matière de dépôt, de gestion et de contrôle des certifications professionnelles, à la lumière du décret du 6 juin […]

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Chroniques d’un directeur pédagogique – Épisode 5

Cet article s’inscrit dans le cadre des chroniques d’un directeur pédagogique. Ce cinquième épisode aborde un sujet hautement stratégique pour tout certificateur : les nouvelles règles du jeu en matière de dépôt, de gestion et de contrôle des certifications professionnelles, à la lumière du décret du 6 juin 2025.

Une réforme dans la continuité

Côté certificateur, cela fait bien longtemps que le dépôt d’un dossier n’est plus un long fleuve tranquille. Les taux d’acceptation de la part de France compétences (63,5 % pour le RNCP et environ 20 % pour le répertoire spécifique en 2023) en témoignent. Déposer n’est pas une simple formalité, c’est un vrai travail de conception qui peut (doit ?) prendre des mois. Référentiel de compétences, note d’opportunité, valeur d’usage, suivi des cohortes… il y a déjà énormément d’étapes pour toucher le Graal.

Le décret du 6 juin 2025 vient durcir encore le cadre. Objectif annoncé : renforcer la qualité et la transparence du système. Objectif ressenti : réserver l’entrée aux plus aguerris.

Plusieurs des points du décret m’interpellent et vont m’impacter en tant que praticien au sein d’un OF. Voici ma lecture pratique de ces changements.

Il y a le bon dossier et le mauvais dossier

Depuis le 1ᵉʳ octobre 2025, de nouvelles exigences se sont appliquées pour qu’on puisse parler « d’un bon dossier. »

Le référentiel devra intégrer plusieurs blocs incontournables :

  • Transitions écologique et numérique
  • Santé, travail, accessibilité, handicap

Une seule promotion pourra suffire pour l’instruction, mais la certification ne sera alors valable que trois ans (intéressant pour les primo-déposants). Autrement dit : on entre pour faire ses preuves, mais pour s’installer durablement dans le jeu, il faudra démontrer sa capacité à attirer des stagiaires avec de vraies perspectives d’emploi.

3 refus ou dépôts mal ficelés en cinq ans vaudront une carence d’un an.

Autant dire qu’on va réfléchir à deux fois avant de déposer un dossier et cliquer sur le bouton « envoyer. »

Mon avis de praticien :
Le passage à la présentation d’une seule promotion était attendu. C’était en effet un des freins importants au dépôt, puisqu’il fallait démontrer sa capacité à vendre des parcours – parfois long et coûteux – sans financement public. Selon les domaines, ce n’est en effet pas toujours une sinécure de trouver des stagiaires « cobayes » qui vont « essuyer les plâtres », avec une reconnaissance RNCP non garantie au final de leur côté. Cela dit, la reconnaissance pour une durée de 3 ans maximum me parait un bon point d’équilibre.
Quant à la perspective d’une carence pour redéposer, on peut imaginer que cela poussera à travailler davantage encore son dossier, en prenant parfois quelques semaines supplémentaires pour muscler sa note d’opportunité avant l’envoi. Mais on en était déjà là avec les exigences des dernières années.

Pour les certificateurs en place : le niveau monte aussi

Pour les certificateurs déjà installés, il faudra désormais documenter les promotions de l’année en cours et de l’année précédente.
Finie la possibilité de montrer uniquement les résultats « historiques » flatteurs d’il y a 3 ou 4 ans. C’est l’efficacité actuelle qui sera jugée.

Concernant les conventions de partenariat, elles devront comporter 10 mentions obligatoires : modalités financières, conditions de sous-traitance, encadrement sécurité. Formalisme renforcé donc, mais également réactivité, puisque tout partenaire habilité devra être déclaré dans les deux mois à France compétence (on peut considérer que cela reste un délai très raisonnable pour le faire).

Mon avis de praticien :
La logique des preuves a changé. On n’est plus dans le « bilan tous les cinq ans » : il faut démontrer les résultats beaucoup plus vite, beaucoup plus concrètement. Et vu la vitesse à laquelle le marché et les besoins en compétences bougent, c’est franchement cohérent.

Mais ça implique un vrai changement de braquet : on va devoir redoubler d’inventivité pour construire des référentiels de compétences qui tiennent la route et qui restent assez souples pour coller à la réalité du terrain. Le but, au fond, c’est toujours le même : être capable de montrer qu’on forme pour de vrai, que les gens trouvent du travail à la sortie. C’est de l’ingénierie de certification pure, mais aussi une grosse dose d’ingénierie pédagogique.

Sur les partenariats : oui, le formalisme monte en flèche, et clairement, ça alourdit le suivi. Mais ce n’est pas plus mal. J’ai connu l’époque où un simple coup de fil ou un mail pouvait valoir partenariat — bon, cette époque est finie. Aujourd’hui, tout doit être cadré, signé, suivi. Et au fond, c’est plus sain. Le revers de la médaille, c’est que les certificateurs se ferment de plus en plus. Certains ne veulent carrément plus de partenaires. Trop de risques, trop de contrôles, trop de travail derrière. Les verrous se posent les uns après les autres sur les points d’entrée historiques de la fraude au CPF.

Des exigences renforcées pour les partenaires habilités

Côté préparation à la certification, le message est clair : on ne bricole plus.

Un partenaire a des missions claires, et doit :

  • Dispenser l’ensemble des compétences
  • Respecter les durées minimales de formation et de stage
  • Ne pas faire de l’hybride si le référentiel impose le présentiel
  • Respecter les ratios
  • Utiliser l’intitulé exact de la certification

Côté évaluation, les garde-fous se resserrent :

  • Le référentiel est le seul cadre d’évaluation
  • Un organisme ne peut être centre d’évaluation pour un autre centre s’il a déjà assuré la formation

Mon avis de praticien :
La ligne rouge est claire : on ne dénature pas la certification. Ce rappel à l’ordre sur la frontière entre formation et évaluation est une bonne chose et remet les pendules à l’heure.

Mais si on est complètement honnêtes, cela va compliquer sérieusement la vie des réseaux et des multi-sites. Pour les partenaires, ça veut donc dire monter en gamme, apprendre à lire un référentiel dans le texte, et surtout, arrêter de bricoler dans son coin.

Contrôles et sanctions : nouvelle ère de rigueur

Les contrôles se font désormais à deux niveaux :

  • En amont : un dossier avec des fausses données ou plagiées pourra être sanctionné sans sommation.
  • Durant la période de validité de la certification : France compétences pourra désormais mandater des tiers pour contrôler la bonne mise en œuvre de la certification, à l’instar de ce que font déjà les financeurs.

La palette des sanctions s’étend de la mise en demeure à l’interdiction de dépôt pendant deux ans.

Mon avis de praticien :
On passe à une logique de contrôle renforcé et externalisé comme ce qui a pu être mis en place dans la cadre du GIE D2OF. Pour les OF, cela veut dire une obligation de conformité non seulement sur la forme (du dossier), mais sur le fond (la mise en application). Pour le coup, je ne peux que m’en réjouir tant j’ai vu des écarts aberrants sur le marché entre certification sur le papier, et parcours dans la réalité…

En conclusion

Ce décret du 6 juin 2025 a marqué une nouvelle étape dans l’encadrement des certifications professionnelles. Il renforce les exigences, clarifie les rôles, verrouille les dérives, et oblige tous les acteurs – certificateurs comme partenaires – à monter en compétence. On peut y voir une contrainte supplémentaire, ou bien une opportunité d’élever le niveau global de la formation professionnelle en France. C’est au choix.

Mon avis de praticien :
Pour les experts du domaine, ces nouveautés ne surprennent pas. Entre veille, échanges entre pairs et bruits de couloir, cela fait plus d’un an que nous intégrons la grande majorité de ces exigences dans nos dossiers de certifications. Elles sont désormais officielles. Dont acte. Mais ça ne va pas modifier sensiblement notre manière de fonctionner.

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On vous raconte une histoire de certification avec Moulinot et Terravox https://www.digiformag.com/on-vous-raconte-une-histoire-de-certification-avec-moulinot-et-terravox/ https://www.digiformag.com/on-vous-raconte-une-histoire-de-certification-avec-moulinot-et-terravox/#respond Thu, 23 Oct 2025 06:00:50 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22462 Et plus précisément, comment Moulinot et Terravox ont fait reconnaître un métier clé de la transition écologique, celui d’éco-animateur.  Alors que la transition écologique devient un impératif, un métier terrain, discret mais essentiel, s’est imposé peu à peu, celui d’éco-animateur. Présents dans les quartiers, les entreprises et les collectivités, ces professionnels accompagnent les citoyens vers […]

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Et plus précisément, comment Moulinot et Terravox ont fait reconnaître un métier clé de la transition écologique, celui d’éco-animateur. 

Alors que la transition écologique devient un impératif, un métier terrain, discret mais essentiel, s’est imposé peu à peu, celui d’éco-animateur. Présents dans les quartiers, les entreprises et les collectivités, ces professionnels accompagnent les citoyens vers de nouvelles pratiques environnementales comme le tri, la réduction des déchets et les bonnes pratiques.

Un métier longtemps exercé dans l’ombre mais qui vient d’obtenir une certification officielle puisqu’il est désormais certifié au RNCP. Et derrière cette victoire, se trouve un duo : Moulinot, entreprise pionnière dans la valorisation des biodéchets et Terravox, acteur majeur de la sensibilisation environnementale.  

Hélène ReboulPour Hélène Reboul, responsable de l’organisme de formation et des certifications chez Moulinot, cette reconnaissance est symbolique comme elle le souligne : 

« La formation professionnelle a un rôle clé à jouer dans la transition écologique. S’engager dans la reconnaissance de ces nouveaux métiers, c’est anticiper les compétences de demain, créer de l’emploi local et utile, et accélérer la transformation écologique. »

Une entreprise devenue organisme de formation

Moulinot n’a pas attendu que l’État donne le tempo. L’entreprise, née en Île-de-France, est historiquement associée au déploiement du tri des biodéchets.

« Moulinot est à la fois le pionnier mais également le leader de la valorisation des biodéchets en Île-de-France. »

Dès 2019, l’entreprise crée un organisme de formation certifié Qualiopi dès 2021, avec comme philosophie de former des personnes éloignées de l’emploi à des métiers émergents de l’économie circulaire.

« La mission initiale de notre OF : offrir une seconde chance à des demandeurs d’emploi en les formant à des nouveaux métiers concrets, utiles et porteurs de sens. »

Ce projet s’inscrit ainsi dans une démarche d’insertion globale. 

« Moulinot a créé une entreprise d’insertion en 2019. 10 % du personnel vient de parcours d’insertion. »

Cette double approche, à la fois environnementale et sociale, va naturellement conduire à formaliser le rôle d’éco-animateur. 

Pourquoi créer une certification ?

Le point de départ n’est pas administratif, mais plutôt pragmatique.

« Nous avions recruté et formé nos propres éco-animateurs dès la création de l’entreprise. Il fallait leur donner une reconnaissance. »

Les motivations sont multiples : 

  • reconnaître officiellement un métier émergent ;
  • stabiliser l’emploi ;
  • structurer les compétences ;
  • renforcer l’attractivité du secteur ; 
  • permettre la VAE.

Hélène insiste : 

« La certification permet une reconnaissance d’un savoir-faire et du professionnalisme des éco-animateurs déjà en poste. Elle permet aussi de rendre ce métier plus attractif et de lui donner une visibilité légitime. »

Une donnée illustre cette urgence : 

« La très forte rotation des postes due à l’absence de repère en termes de certification tant pour les employeurs que pour les salariés. »

Et derrière l’enjeu RH, l’enjeu sociétal : 

« La nécessaire augmentation du nombre d’éco-animateurs afin d’atteindre les objectifs que la France s’est fixée en termes de changement des comportements individuels. »

Une alliance avec un autre acteur : Terravox

Afin de porter cette certification, Moulinot ne s’est pas lancée seule dans la bataille. Elle a su s’entourer de Terravox. 

« Terravox est l’un des employeurs majeurs d’éco-animateurs en Île-de-France. Ils intervenaient déjà dans nos jurys et proposaient des débouchés aux apprenants. »

Un rapprochement qui a du sens. 

« Nous avons présenté un dossier basé sur l’analyse concrète des missions réalisées et des besoins en compétences exprimés. »

Les missions du métier sont multiples et ancrée dans le réel : 

« Des actions d’animation, des déambulations, du porte-à-porte, la sensibilisation des habitants…»

Ce sont des milliers d’heures de terrain qui ont nourri le référentiel. 

Une procédure longue, structurée et exigeante

Obtenir un titre RNCP ne s’improvise pas. 

« L’obtention de la certification a nécessité une approche structurée et exigeante.

Voici quelques étapes : 

  • analyse du besoin métier en lien avec les acteurs terrain ;

  • formalisation du référentiel de compétences ;

  • description du cadre d’exercice ;

  • analyse du marché ;

  • justification du niveau de qualification ;

  • mise en place d’un système de veille ;

  • procédure VAE prévue. »

L’accompagnement a été essentiel pour le dépôt : « nous avons été accompagnés par Arnaud Farhi, du cabinet AFIC. »

Et les soutiens institutionnels ont pesé : « des lettres de soutien de SMND, SYCTOM, Est Ensemble et l’agglomération d’Agen ont montré l’importance accordée au métier. »

France compétences a joué son rôle de régulateur et les critères étaient clairs : 

« Taux d’insertion, cohérence des blocs de compétences, clarté du référentiel, ouverture à la VAE. »

Et une fois certifié, il se passe quoi ? 

La certification implique un haut niveau d’exigence dans sa gestion, « déclarer les indicateurs de suivi avec les taux d’insertion, de certification, de satisfaction et de VAE. »

Du côté des OF habilités, les contrôle est rigoureux : 

« Contrôles systématiques, possibilité de déclarer une session non conforme, contrôles aléatoires. »

Une gouvernance partagée s’impose alors : « la gestion des habilitations est confiée à Moulinot et la VAE à Terravox. »

Un modèle assez original dans le paysage des certifications. 

La VAE pour sécuriser et professionnaliser le parcours

La certification ouvre à un droit essentiel : la VAE. 

« Au moins 6 mois d’expérience et 50 journées de missions de porte-à-porte sont nécessaires. »

Le processus est encadré : « Terravox utilisera la plateforme France VAE et organisera les jurys sur le territoire national. »

Et professionnalise même la filière d’accompagnement : « deux journées de formation par an pour les accompagnateurs VAE, agréés nominativement pour 3 ans. »

Un métier reconnu, attractif et une structuration du marché 

métier éco-animateur

Les bénéfices ont été immédiats : « la certification clarifie les attentes métiers, facilite la montée en compétences et renforce notre crédibilité. »

Pour les candidats, « une meilleure visibilité, l’accès à la VAE et une projection professionnelle renforcée. »

Pour le secteur, « le métier est entré dans le champ des professions officiellement reconnues par l’État. » Un levier d’attractivité indispensable dans une filière en plein essor. 

Et après ? Déjà deux autres certifications en route

Moulinot a su projeter sa vision : « nous avons déjà déposé deux certifications sur d’autres métiers de la transition écologique. » Avec pour objectif immédiat « d’habiliter d’autres OF et de développer les certifications. »

La démarche ne fait que commencer.

Quelques conseils aux OF

Pour les organismes de formation souhaitant certifier un métier, Hélène partage ses conseils clés : 

  • analyser le marché ;
  • créer un référentiel solide ;
  • réaliser des partenariats avec les acteurs du secteur ;
  • réaliser des comités de pilotage ;
  • réaliser des tests du parcours d’évaluation.

Son message final : « la formation professionnelle doit anticiper les compétences de demain. »

Une certification au service de la société 

Dans un pays qui doit collectivement transformer ses usages, l’éco-animateur devient un maillon central. En obtenant cette reconnaissance, Moulinot et Terravox montrent qu’il est possible d’hybrider innovation pédagogique, utilité sociale et transition écologique. 

Derrière le RNCP, il s’y trouve bien plus : une vision du travail, de l’insertion, de l’écologie et l’avenir des compétences. 

« Créer de l’emploi utile, ancré dans les territoires et au service de la transition écologique. Voilà notre objectif. »

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Nouvelle réforme de la qualité et des certifications professionnelles https://www.digiformag.com/nouvelle-reforme-de-la-qualite-et-des-certifications-professionnelles/ https://www.digiformag.com/nouvelle-reforme-de-la-qualite-et-des-certifications-professionnelles/#respond Tue, 14 Oct 2025 06:00:40 +0000 https://www.digiformag.com/?p=21511 Le gouvernement a présenté en Conseil des ministres une stratégie ambitieuse visant à aligner l’offre de formation initiale et continue sur les besoins réels du marché du travail. Objectifs affichés : réduire le chômage de longue durée, faciliter l’insertion des jeunes et accélérer les reconversions professionnelles. Quelles pourraient être les conséquences de cette nouvelle réforme […]

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Le gouvernement a présenté en Conseil des ministres une stratégie ambitieuse visant à aligner l’offre de formation initiale et continue sur les besoins réels du marché du travail. Objectifs affichés : réduire le chômage de longue durée, faciliter l’insertion des jeunes et accélérer les reconversions professionnelles. Quelles pourraient être les conséquences de cette nouvelle réforme ?

Vers une meilleure adéquation emploi-formation

Le gouvernement souhaite renforcer l’adéquation entre les diplômes délivrés et les compétences attendues sur le marché du travail. En effet, en 2023, 17,2 % étaient en situation de chômage contre 7,3 % pour la population globale (INSEE). Cette situation, durable depuis des décennies, pose très clairement la question de la pertinence des certifications professionnelles.

Taux chomage

Malgré une progression de 3,2 % des entrées en apprentissage en 2024 (878 871 nouveaux contrats), certaines formations restent peu alignées sur les besoins du marché. Dans un contexte de rigueur budgétaire, le gouvernement prévoit donc de flécher les financements en fonction des besoins en compétences.

Exemple : Un CFA proposant une formation en game design pourrait voir ses aides réduites si les débouchés sont faibles localement, tandis qu’un programme de technicien de maintenance dans une région industrielle serait priorisé.

Par ailleurs, on peut imaginer assez facilement que les critères d’employabilité et de besoins du marché risquent d’être davantage renforcés côté France Compétences pour qu’un organisme puisse prétendre à un enregistrement de sa certification professionnelle.

Transformation de la voie professionnelle et de l’enseignement supérieur

La transformation de la voie professionnel et de l’enseignement supérieur est en ligne de mire, notamment à travers :

  • La création de bureaux des entreprises dans les lycées
  • Le déploiement du dispositif Avenir Pro en lien avec France Travail
  • La révision des cursus sans débouchés vers des filières en tension

Les contrats de performance des universités devront également prendre en compte les besoins en compétences locaux. En clair, les moyens octroyés dépendront de la capacité de ces établissements à prouver qu’ils peuvent former des professionnels à même de pourvoir les métiers en tension localement.

Faciliter les reconversions professionnelles

Le ministère souhaite orienter plus efficacement les salariés en reconversion vers les métiers en tension. Il prévoit :

  • La simplification des dispositifs existants (PTP, Pro-A…)
  • Un recours élargi à la VAE
  • Le cofinancement du CPF par les entreprises, faisant écho au dernier décret en la matière 

Accompagner les demandeurs d’emploi vers des secteurs qui recrutent

Le Plan d’investissement dans les compétences (PIC), dont les résultats ont été jugés mitigés par la Cour des Comptes devra cibler davantage les secteurs en tension. De nouvelles conventions avec les Régions sont prévues en ce sens.

Parallèlement, France Travail concentrera une partie de ses moyens financiers sur :

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Ce qu’il faut intégrer à vos dossiers RNCP et RS dès cet automne https://www.digiformag.com/ce-quil-faut-integrer-a-vos-dossiers-rncp-et-rs-des-cet-automne/ https://www.digiformag.com/ce-quil-faut-integrer-a-vos-dossiers-rncp-et-rs-des-cet-automne/#comments Wed, 01 Oct 2025 08:00:02 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22285 Depuis la rentrée, de nombreuses évolutions réglementaires sont venues préciser les exigences d’enregistrement des certifications professionnelles.  Le second semestre 2025 marque ainsi des nouveautés structurantes dans la documentation à prendre en compte pour les certificateurs et les porteurs de projets, qui doivent se mettre à jour sans tarder. Voici les points clés à intégrer dès […]

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Depuis la rentrée, de nombreuses évolutions réglementaires sont venues préciser les exigences d’enregistrement des certifications professionnelles. 

Le second semestre 2025 marque ainsi des nouveautés structurantes dans la documentation à prendre en compte pour les certificateurs et les porteurs de projets, qui doivent se mettre à jour sans tarder.

Voici les points clés à intégrer dès maintenant, que ce soit pour une première demande ou une demande dite de « renouvellement » auprès du répertoire spécifique (RS) ou au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Ce qui change pour les demandes au répertoire spécifique (RS)

Un nouveau tableur de suivi

France compétences propose désormais un tableur qui facilite l’analyse de la valeur d’usage, point déterminant du dossier de demande, qui donne du fil à retordre à la majorité des porteurs de projets. Composé de plusieurs onglets, il permet notamment de démontrer de façon concrète l’impact professionnel des compétences visées.

À noter : la quatrième feuille est indiquée comme « facultative », mais elle constitue une vraie preuve de l’utilité sociale et professionnelle de la certification. À utiliser donc sans hésiter (et sans faire de grimace s’il-vous-plaît) !
  

Un nouveau « document complémentaire »

Un « document complémentaire », largement inspiré de celui qui était déjà obligatoire dans le cadre d’une demande d’enregistrement au RNCP, tout beau tout neuf, avec des questions précises à traiter et indiquant bien que la note d’opportunité et les témoignages doivent toujours être joints au dossier. Les explications relatives à la prise en compte des effets de la transition écologique et numérique, le cas échéant, est clairement mise en avant.

Ce qui change pour le RNCP

➡ Une version mise à jour du tableau de suivi de l’insertion professionnelle (renommé « tableau données » pour l’occasion.

La version mise à disposition en juillet dernier est donc désormais obsolète. La dernière mouture confirme et intègre plusieurs modifications :

  • Suppression des données nominatives sur les salaires (déjà le cas depuis juillet).
  • Nouvelle colonne sur l’intitulé exact de la formation préparant à la certification. Fini les intitulés flous ou bricolés, la communication sur les parcours. Quels que soient les parcours, ils doivent être parfaitement alignés avec l’intitulé de certification.
  • Nouvelle colonne relative à la « quotité de temps de travail lié au poste occupé ou à l’activité indépendante en pourcentage ». Donnée très intéressante, a priori évolutive avec les années dans une activité libérale, par exemple.

Notez également la présence de deux nouvelles feuilles, l’une sur les « données parcours », invitant à préciser le nombre d’entrants et de sortants du parcours certifiant, et l’autre sur les « données évaluations », destinée à préciser le nombre de candidats présentés aux épreuves d’évaluation.

➡ Un document complémentaire mis à jour

Il reflète les précisions apportées par le décret de juin 2025.  Ici aussi, en réponse au décret, les explications relatives à la prise en compte des effets de la transition écologique et numérique, le cas échéant, sont demandées.

Pour le moment, contrairement au document complémentaire à une demande RS, il ne mentionne pas explicitement de joindre la note d’opportunité. À suivre de près.

Et côté VAE, où en est-on ?

Si vous êtes certificateur RNCP, pensez à ces deux démarches :

  1. Ouvrir votre certification à la VAE via la plateforme France VAE :  https://www.francevae.fr/.
  2. Mettre à jour votre procédure VAE pour y intégrer une étude de faisabilité, ainsi qu’un remaniement des livrets (exit le couple Livret 1 / Livret 2 classique). 

N’oubliez pas la convention de partenariat !

Que votre projet concerne une demande RS ou RNCP, la convention de partenariat doit être fournie au dossier pour toute demande d’enregistrement, et ceci même si aucun réseau n’est activé dans l’immédiat.

Le décret n°2025-500 du 6 juin 2025, précise les mentions obligatoires qui doivent y figurer (telles que les modalités de mise en œuvre de la formation qui prépare à la certification, qualification du formateur, ou encore les montants). Veillez à la mettre à jour !

Au passage, quelques rappels sur les « interfaces incontournables » du certificateur

Petit rappel des plateformes sur lesquelles il vous faut naviguer pour gérer efficacement votre certification :

  • EDOF : pour mettre en ligne vos parcours de formation certifiants et permettre aux personnes qui souhaitent souhaitent utiliser leur CPF de les acheter par ce moyen.
  • L’espace accrochage via mon compte personnel de formation : pour déclarer les titulaires des certifications dans les trois mois qui suivent les délibérations.
  • MAF (mon activité formation) : pour saisir le bilan pédagogique et financier (offre aussi un accès à EDOF, et potentiellement à France VAE).
  • France VAE : pour les certifications RNCP. Elle permet de rendre la certification accessible à la VAE (je vous invite à le faire si ce n’est pas déjà fait).

À suivre : des communications importantes à venir

France compétences a d’ores et déjà prévu plusieurs publications et mises à jour d’ici les prochains jours/semaines :

  • un nouveau Vademecum ;
  • une mise à jour de la plateforme CertifPro, annoncée pour le 6 octobre ;
  • et un webinaire le 25 septembre, que vous pouvez retrouver ici.

En bref

Si vous êtes certificateur ou en projet de dépôt, restez en veille active et mettez à jour dès maintenant vos process et documentations. Chaque précision peut faire la différence entre une demande recevable… ou un rejet.

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Ce que change (vraiment) le décret du 6 juin 2025 pour les certifications RS et RNCP https://www.digiformag.com/decret-6-juin-2025-changements/ https://www.digiformag.com/decret-6-juin-2025-changements/#comments Mon, 22 Sep 2025 14:16:06 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22253 Le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle introduit une série d’évolutions réglementaires majeures pour les porteurs de projets RS et RNCP.  Objectif affiché : renforcer la transparence, la rigueur et la lisibilité du système. Tour d’horizon commenté de ce qui change… et de ce que cela implique concrètement. 1. Refus sans […]

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Le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle introduit une série d’évolutions réglementaires majeures pour les porteurs de projets RS et RNCP. 

Objectif affiché : renforcer la transparence, la rigueur et la lisibilité du système. Tour d’horizon commenté de ce qui change… et de ce que cela implique concrètement.

1. Refus sans examen du fond : la tolérance zéro

Un nouvel article du Code du travail (R. 6113-8-1) autorise désormais France compétences à refuser une demande d’enregistrement sans même instruire les critères de recevabilité si certains manquements sont constatés. Cela concerne :

  • les fausses déclarations, notamment sur les données d’insertion des promotions de titulaires ;
  • le plagiat d’un référentiel existant ;
  • toute communication trompeuse (site, plaquette, webinaire, etc.) sur le dispositif ou ses résultats.

Les porteurs de projets doivent donc être vigilants à propos de la rédaction du dossier et de leurs supports de communication. Le copier-coller d’un référentiel tiers ou des taux d’insertion « embellis » peuvent désormais entraîner un rejet immédiat, sans même passer en commission.

Dans les faits, c’était déjà le cas pour les fausses déclarations avant la publication du décret, mais maintenant que les transgressions sont clairement énoncées, il est possible d’espérer une baisse des tentatives de duperie.

2. Critères des répertoires : renforcement de la preuve et des attendus

Le décret vient étoffer les critères d’éligibilité au RNCP et au RS. On peut noter :

  • la vérification des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement réellement mobilisés ;
  • l’alignement des contenus des référentiels sur les enjeux transversaux : transition écologique, numérique, accessibilité, sécurité ;
  • la possibilité de déposer un dossier avec une seule promotion, mais dans ce cas, l’enregistrement est limité à un maximum de trois ans au lieu de cinq.

Ces évolutions vont dans le sens d’une meilleure traçabilité des projets et d’une logique de « preuve par l’usage ». Une seule promotion suffit, certes, mais le niveau d’exigence documentaire augmente. 

3. Alignement des critères RS/RNCP

Les critères du RS (art. R. 6113-11) sont également actualisés pour inclure :

  • l’impact du projet de certification sur les parcours professionnels (1° bis) ;
  • la réalité des moyens techniques, pédagogiques et d’encadrement mis en œuvre pour la réalisation des actions de formation (1° quater) ;
  • l’adéquation de ces actions avec le référentiel (1° quinquies).

Ces informations offrent ainsi une plus grande convergence des critères entre les deux répertoires.

4. Trois refus = une année de carence

Autre nouveauté forte : l’instauration d’une période de carence d’un an pour les porteurs ayant essuyé trois refus sur un même projet (ou sur des projets similaires) au cours des cinq dernières années.

L’objectif est notamment d’éviter les dépôts en boucle de projets mal construits, insuffisamment revus ou non conformes. Le temps économisé par les commissions pourra être investi dans l’analyse de dossiers solides. Une fois de plus, toutes les parties prenantes en sortiront gagnantes.

5. Encadrement renforcé des conventions d’habilitation

Le décret détaille désormais davantage ce que doit mentionner une convention entre un certificateur et un organisme tiers habilité (articles R. 6113-16-1 à R. 6113-16-3), notamment :

  • la durée de formation, les moyens pédagogiques et humains ;
  • les conditions de sous-traitance ;
  • les spécificités d’apprentissage ;
  • et… les contreparties financières, si elles sont applicables.

Tous les certificateurs et porteurs de projets doivent réviser leur modèle de convention pour s’assurer de leur conformité. Au passage, ceux qui n’ont pas encore de réseau doivent prévoir un projet de convention dès le dépôt, afin de démontrer que tous les cas de figure ont été anticipés.

6. Un régime de contrôle et de sanction structuré

Le décret introduit une série d’articles (R. 6113-16-7 à R. 6113-16-13) qui encadrent :

  • les suspensions conservatoires (en cas de manquement ou de risque grave) ;
  • la mise en demeure ;
  • la suppression d’une certification ;
  • les interdictions de déposer à nouveau.

France compétences, en tant qu’autorité de régulation, est dotée de pouvoirs de contrôle, de sanction et de suspension… mais toujours dans le cadre d’un contradictoire.

7. Public et privé : mêmes règles, même jeu

Dernier pilier de ce décret : l’harmonisation des obligations entre les certificateurs ministériels et les certificateurs privés. Cela concerne notamment :

  • la transmission des données d’insertion (art. R. 6113-15) ;
  • les règles de suivi ;
  • l’honorabilité des dirigeants (art. R. 6113-14) ;
  • les exigences documentaires.

Un pas vers plus d’équité entre les différents types de certificateurs, donc, et une clarification du cadre pour tous.

En somme, pas une révolution, mais un sérieux cap de structuration

Le décret du 6 juin 2025 s’inscrit dans une logique de professionnalisation des pratiques et de clarification du système. Il vient poser un cadre plus intelligible, plus juste, et surtout plus exigeant, qui demande aux porteurs de projets de se structurer dès le départ ou de se mettre à jour.

France compétences a annoncé que la documentation serait actualisée et que des webinaires seraient proposés pour accompagner les acteurs concernés :
https://www.francecompetences.fr/fiche/repertoires-nationaux-de-nouvelles-conditions-denregistrement-fixees-par-decret/

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Comment Digiforma Certif (anciennement myCertif) permet d’assurer sa conformité France compétences ? https://www.digiformag.com/comment-mycertif-assure-conformite-france-competences/ https://www.digiformag.com/comment-mycertif-assure-conformite-france-competences/#respond Thu, 24 Jul 2025 06:00:56 +0000 https://www.digiformag.com/?p=21923 Dans le cadre de la formation professionnelle en France, les certificateurs doivent respecter un ensemble de règles strictes pour garantir la qualité et la validité de leurs certifications.  France compétences joue un rôle central dans la régulation et l’évaluation des certifications enregistrées au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) et au RS (Répertoire spécifique).  Le […]

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Dans le cadre de la formation professionnelle en France, les certificateurs doivent respecter un ensemble de règles strictes pour garantir la qualité et la validité de leurs certifications. 

France compétences joue un rôle central dans la régulation et l’évaluation des certifications enregistrées au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) et au RS (Répertoire spécifique). 

Le certificateur, quant à lui, est responsable de la mise en œuvre de ces certifications en s’assurant de leur conformité aux exigences définies. 

Dans ce contexte, Digiforma Certif (ex myCertif) se positionne comme un outil essentiel pour les certificateurs souhaitant assurer leur conformité et optimiser la gestion de leurs certifications RNCP et RS. 

Des processus qualité conformes aux référentiels de la certification 

L’une des exigences majeures imposées par France compétences est le respect des référentiels de la certification. Ces référentiels définissent les compétences à valider, les modalités d’évaluation et les critères d’obtention de la certification. 

Digiforma Certif (anciennement myCertif) permet aux certificateurs de structurer leurs processus internes afin de garantir la conformité de leurs référentiels en : 

  • centralisant les informations relatives aux certifications et aux référentiels ;
  • assurant une traçabilité optimale de l’évaluation des compétences et de la délivrance des certifications. 

Grâce à des fonctionnalités spécialement conçues pour répondre aux besoins des organismes certificateurs et un large choix de configurations possibles, Digiforma Certif (anciennement myCertif) se positionne comme l’un des leaders de la digitalisation des processus certificatifs. 

Des obligations réglementaires automatisées

Outre le fait de délivrer la certification dans les conditions définies par les référentiels déposés à France compétences, les certificateurs ont plusieurs obligations administratives vis-à-vis de leurs certifiés, notamment : 

  • L’émission et la transmission des parchemins. Chaque certifié doit recevoir un parchemin officiel attestant de l’obtention de sa certification. Digiforma Certif (anciennement myCertif) automatise l’édition, la transmission et la sécurité de ces documents. 
  • L’accrochage des données. Une étape cruciale pour permettre la reconnaissance officielle des certifiés, généralement source de difficultés pour les certificateurs. Digiforma Certif (anciennement myCertif) facilite ce processus en assurant un export conforme des fichiers XML attendus par la Caisse des Dépôts et un traitement simplifié des erreurs. 

Un suivi des certifiés optimisé 

France compétences impose également aux certificateurs de réaliser des enquêtes de suivi afin d’évaluer l’insertion professionnelle des certifiés. Ces enquêtes permettent d’alimenter le tableau de placement, un indicateur clé pour le renouvellement des certifications. 

Digiforma Certif (anciennement myCertif) facilite cette démarche en proposant : 

  • des enquêtes envoyées automatiquement aux certifiés à court et moyen termes ;
  • une centralisation des résultats et un reporting instantané ;
  • un export des données au format attendu par France compétences. 

Ainsi, les certificateurs gagnent un temps précieux et assurent une conformité parfaite aux obligations réglementaires. 

Avec Digiforma Certif (anciennement myCertif), les certificateurs disposent d’un outil puissant pour garantir leur conformité aux exigences de France compétences. En centralisant la gestion des certifications, en automatisant les processus clés et en facilitant le suivi des certifiés, Digiforma Certif (anciennement myCertif) s’impose comme un allié incontournable pour optimiser la gestion des certifications RNCP et RS. 

Pour en savoir plus, contactez directement myCertif by Digiforma.

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