Qualiopi - Digiformag https://www.digiformag.com/qualiopi/ Le magazine de la formation professionnelle Wed, 07 Jan 2026 08:16:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 Formateurs sous-traitants : mercenaires de passage ou ambassadeurs de votre ADN ? https://www.digiformag.com/formateur-sous-traitant-professionnalisation-qualiopi/ https://www.digiformag.com/formateur-sous-traitant-professionnalisation-qualiopi/#respond Wed, 07 Jan 2026 08:13:27 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22827 Cet article traite de la professionnalisation des intervenants extérieurs en organisme de formation. Il explore comment concilier exigence Qualiopi et autonomie du sous-traitant, sans franchir la ligne rouge du salariat déguisé.  Ils sont partout. En salle de formation, bien sûr, mais aussi de plus en plus derrière un écran, parfois à des centaines de kilomètres […]

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Cet article traite de la professionnalisation des intervenants extérieurs en organisme de formation.
Il explore comment concilier exigence Qualiopi et autonomie du sous-traitant, sans franchir la ligne rouge du salariat déguisé. 

Ils sont partout.
En salle de formation, bien sûr, mais aussi de plus en plus derrière un écran, parfois à des centaines de kilomètres de vos bureaux. Ils animent vos classes virtuelles, gèrent vos forums, corrigent des quiz à distance. Ce sont vos intervenants extérieurs.
Pour un organisme de formation (OF), ils sont une chance. Une expertise pointue qu’on ne pourrait pas toujours salarier à plein temps. Parce qu’on n’en a ni les moyens, ni un besoin permanent. Mais ils sont aussi une forme d’inquiétude silencieuse : « Vont-ils vraiment respecter notre promesse pédagogique ? »
« Sont-ils à la page des dernières méthodes et outils, comme l’IA ? »
« Et si, face aux apprenants — en présentiel comme en distanciel — ils faisaient un peu trop “à leur sauce ? »
Dans ce cadre, vouloir les « professionnaliser » (ou les inciter à se professionnaliser pour être plus exact) est un exercice d’équilibriste juridique. Parce qu’entre l’exigence de Qualiopi et le risque de requalification en contrat de travail, la ligne de crête est étroite.

La sélection : plus qu’un CV, un « pacte de valeurs »

Tout commence avant même la signature du contrat. Souvent, par urgence, on recrute un formateur sur sa seule expertise métier.

« Il maîtrise la cybersécurité ? C’est bon, on prend. »

C’est là que le bât blesse.

La sélection doit devenir un système d’accord mutuel qui repose sur au moins trois piliers :

  • Les compétences pédagogiques : Ne jugez pas seulement le fond. Maîtrise-t-il les outils d’animation à distance ? Sait-il gérer l’attention d’une classe virtuelle après 14h ? Comment motive t-il un stagiaire en décrochage ?
  • Le référentiel commun : Présentez vos références théoriques (neurosciences, psychologie, modèle Kirkpatrick…) et vos partis pris pédagogiques. S’il les ignore ou les rejette, la collaboration sera un combat permanent.
  • L’alignement des valeurs : Si votre OF prône l’interactivité et le travail en petit groupe, un expert qui délivre un monologue descendant risque de dégrader la promesse vendue à vos clients
L’outil concret :
Créez une « grille d’auto-positionnement » (via un simple formulaire) que l’intervenant remplit avant l’entretien. Cela l’oblige à nommer sa pratique et à s’accorder sur votre lexique pédagogique avant même de signer.

L’onboarding : créer un « port d’attache » numérique

Le jour où le prestataire démarre, il ne doit pas se sentir comme un étranger de passage. L’onboarding est le moment crucial où vous installez le cadre de qualité sans imposer de lien de subordination. Pas toujours évident !

Puisque beaucoup travaillent à distance, cet accueil peut être digital et structuré.

L’idée est de mettre à disposition un espace partagé où il trouve :

  • Le kit de bienvenue : Vidéos de l’équipe, guides pédagogiques, liste des outils à dispostion…
  • La boîte à outils : Tutoriels sur vos plateformes, supports de formation…
  • La clarté des rôles : Qui contacter en cas de bug ? Qui valide les supports ?

Casser les silos : l’interaction comme moteur

L’un des plus grands biais en OF est de laisser les formateurs d’un côté et le reste de l’équipe, souvent salariée, de l’autre. Si on a vocation à devenir soi-même une « entreprise apprenante » (ce qui peut avoir du sens pour un OF), il faut savoir provoquer des collisions.

Cela peut passer par organiser des échanges collectifs qui mélangent les différentes fonctions de l’OF : le commercial qui vend, l’ingénieur pédagogique qui conçoit et le formateur qui anime.

Le bénéfice du décloisonnement :

  • Le commercial comprend les limites du terrain.
  • Le formateur comprend les promesses faites au client.
  • L’ingénieur pédagogique ajuste le dispositif grâce aux retours “vécus”.

➡ En impliquant le sous-traitant dans cette réflexion (sur la base du volontariat), vous ne le commandez pas : vous l’investissez.

La veille partagée pour passer du devoir à la création de valeur

Les indicateur 23, 24, 25 (voire 26) de Qualiopi nous demandent de faire de la veille. C’est souvent perçu pour beaucoup d’OF comme une corvée administrative qui nous oblige à formaliser ce qu’on fait souvent naturellement. Et si on en faisait un levier d’engagement ?

Un exemple concret : vous pouvez proposer à vos intervenants un espace de veille partagée et même organiser des sessions périodiques de veille partagée (optionnelle bien entendu).
Le principe : partager ses découvertes de ressources, évènements, questionnements sur sa pratique et échanger collégialement.
Ex : « On a repéré cet article sur les outils IA applicables en formation, qu’en pensez-vous ? »

Par expérience, un RDV trimestriel me semble une bonne périodicité entre le volume de contenus à partager et l’investissement temporel des un(e)s et des autres.

➡ Avantages : en proposant ce flux, vous positionnez votre OF comme un centre de ressources. Le formateur y gagne une veille gratuite et pertinente. En retour, il vous nourrit de ses découvertes. C’est le cercle vertueux de la montée en compétences sans la contrainte hiérarchique.

Le feedback : de l’évaluation froide à la montée en compétences

Etre certifié Qualiopi implique que, si vous recourez à de la sous-traitance, tous les critères établis par le référentiel national qualité doivent être respectés (indicateur 27). En clair : mêmes niveaux d’exigences qualité quel que soit le statut des personnes intervenant sur vos prestations. On peut le faire de façon froide, ou on peut le faire avec intelligence.

Ainsi, au delà des éléments formels que l’on peut récupérer périodiquement ou au moment du recrutement (CV, diplôme attestation de formation, veille…), le feedback est un des éléments qui a le plus d’impact sur les changements de pratiques. Il existe plusieurs types de feedback et plusieurs façons de les verbaliser :

  • Positif pour valoriser des pratiques 
  • Constructif pour induire une amélioration dans la pratiques
  • Recadrage pour corriger un comportement problématique 

Une bonne pratique est de faire après chaque session ou périodiquement une analyse des questionnaires de satisfaction et d’en proposer des restitutions individuelles aux formateurs. on peut bien sur s’appuyer sur des outils, des automatismes ou encore de l’IA pour analyser en amont les indicateurs qualité et les verbatims des stagiaires.

Un exemple de feedback : « « En regardant le déroulé de l’autre jour, j’ai remarqué qu’il y a eu un petit “ventre mou” au moment de la séquence 2, avec pas mal de questions redondantes. Forcément, ça a un peu cassé la dynamique et vous avez dû courir sur la fin de matinée pour rattraper. On pourrait peut-être retravailler le support pour qu’il soit plus “auto-porteur”. Ça te permettrait d’avancer plus sereinement sans être interrompu toutes les deux minutes, tu en penses quoi ?  »

Ici, on ne juge pas une personne, on analyse un  parcours ensemble, et on cherche à l’améliorer
➡ Bien entendu, je ne vais pas faire de l’angélisme ici. Si malgré les feedback répétés des intervenants ne parviennent pas à se mettre au niveau, il faudra parfois remettre en question la collaboration.

Pour conclure

Professionnaliser ses intervenants, ce n’est pas chercher à les cloner. On accepte qu’ils soient des électrons libres, mais on s’arrange pour être l’organisme pour lequel ils ont vraiment envie de travailler.

Le secret pour ne pas déborder du cadre contractuel ? C’est de troquer le « Tu dois » contre le « Voilà comment on gagne ensemble ».

C’est parfois moins simple que de donner des directives à ses salariés. C’est même beaucoup plus exigeant pour nous, les OF. Mais, par expérience, c’est la seule façon de garantir une qualité qui tient la route sur la durée, et de maintenir des intervenants engagés et fidèles dans le temps.

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Quel est l’avenir du métier d’auditeur Qualiopi ? https://www.digiformag.com/quel-est-lavenir-du-metier-dauditeur-qualiopi/ https://www.digiformag.com/quel-est-lavenir-du-metier-dauditeur-qualiopi/#respond Fri, 28 Nov 2025 15:05:03 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22774 Depuis sa mise en place, la certification Qualiopi a profondément transformé le paysage de la formation professionnelle. Avec elle, un métier a émergé : celui d’auditeur Qualiopi. Longtemps perçu comme un simple « contrôleur de conformité », le métier d’auditeur est aujourd’hui à un moment charnière de son évolution. Le contexte change, les enjeux, les exigences, et […]

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Depuis sa mise en place, la certification Qualiopi a profondément transformé le paysage de la formation professionnelle. Avec elle, un métier a émergé : celui d’auditeur Qualiopi.

Longtemps perçu comme un simple « contrôleur de conformité », le métier d’auditeur est aujourd’hui à un moment charnière de son évolution. Le contexte change, les enjeux, les exigences, et le rôle de l’auditeur Qualiopi va probablement devoir évoluer, se structurer et se professionnaliser.

D’un métier de contrôle à un métier d’exigence, oui mais pas que !

Qualiopi est encore aujourd’hui vécu par beaucoup comme une contrainte et une étape anxiogène. Ce qui peut se comprendre quand on constate parfois les postures « hautes » de certains auditeurs, qui réduisent l’image de ce métier à celui qui « vient chercher les non-conformités ». Or, ce métier est bien plus bienveillant, promoteur et garant de la qualité de la formation professionnelle en France. Il est, en effet, devenu un acteur clé de la crédibilité du système et son rôle est double :

  • garantir la conformité au référentiel national qualité ;
  • contribuer à faire monter le niveau global du secteur.

Mais surtout, et on l’oublie un peu trop, il est aussi là pour valoriser les pratiques des organismes de formation, mettre en évidence leurs points forts et féliciter l’innovation.

Plan qualité et lutte contre la fraude dans la formation professionnelle et l’exigence de certification des auditeurs

Le contexte réglementaire actuel pousse vers un renforcement des contrôles et vers la lutte contre les dérives. D’où l’édition inédite du Plan qualité et lutte contre la fraude dans la formation professionnelle, une première en matière de travail interministériel de cette ampleur. 

Conséquence directe de ce plan (entre autre) : l’auditeur Qualiopi ne devra plus être seulement « qualifié » mais « certifié ». 

En effet l’annonce est très claire : pour exercer leur activité, les auditeurs Qualiopi devront suivre une formation certifiante enregistrée au répertoire spécifique. Cette certification permettra de s’assurer que les auditeurs disposent bien des qualifications et compétences requises pour réaliser ces audits.

Même si nous en sommes qu’à un engagement de programmation, et non dans une obligation juridique exécutoire, certains ont déjà déposé leur proposition de certification au RS auprès de France compétences.

Un nouveau business pour certains, évidement, mais aussi selon moi, peut-être enfin une harmonisation des pratiques d’audit et une interprétation commune des attendus du RNQ.

L’impact du numérique et de l’IA

Reste à espérer que ces certifications à venir pour professionnaliser le métier, prendront en compte dans leur programme, la digitalisation et l’impact de l’intelligence artificielle qui va également transformer le métier.

En effet, avec l’arrivée progressive de l’IA dans les processus formation, l’auditeur devra également être capable d’évaluer la traçabilité mais surtout la fiabilité des données issues des plateformes.

Le métier va donc devenir plus technique, plus analytique, sans pour autant perdre sa dimension humaine bien sûr, car l’audit reste avant tout une rencontre, un échange, une lecture fine d’un fonctionnement réel, pas seulement une lecture froide de process écrits, tout du moins, on l’espère !

De l’expertise à la spécialisation 

Enfin, on voit déjà émerger des profils d’auditeurs avec des expertises sectorielles fortes : 

  • expertise sur les CFA et l’apprentissage ;
  • expertise sur la VAE ou les bilans de compétences ;
  • expertise sur les formations réglementées ou certifiantes ;
  • expertise même sur un domaine d’activité : industrie, santé, auto-école, etc.

Cette spécialisation répond à une réalité : le secteur de la formation est devenu trop complexe pour être traité de manière uniforme. Mais surtout, cela permet des audits de qualité entre spécialistes.

Demain donc, l’auditeur Qualiopi pourrait de plus en plus être un expert de niche, capable de comprendre un écosystème métier, des contraintes opérationnelles, et pas seulement un référentiel.

En conclusion 

Le métier d’auditeur Qualiopi n’est pas en train de disparaître. Il est en train de muter. Il quitte progressivement la posture du simple vérificateur de conformité pour devenir un véritable garant de sens, de cohérence et de crédibilité du système qualité dans la formation professionnelle.

La certification annoncée des auditeurs, si elle est bien construite, ne devra pas être un simple tampon de plus dans un empilement administratif, mais une opportunité de remettre du niveau, de l’exigence et de l’éthique dans une profession parfois mal comprise et galvaudée.

À condition, bien sûr, que cette professionnalisation ne dérive pas vers une industrialisation déshumanisée de l’audit, ou vers une marchandisation opportuniste de la formation d’auditeurs.

La solution Digiforma vous permet de gérer votre démarche qualité en toute simplicité dans le cadre de l’acquisition de votre certification Qualiopi, ainsi que pour vos audits de renouvellement.

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Les 5 indicateurs Qualiopi à ne pas louper https://www.digiformag.com/les-5-indicateurs-qualiopi-a-ne-pas-louper/ https://www.digiformag.com/les-5-indicateurs-qualiopi-a-ne-pas-louper/#comments Tue, 18 Nov 2025 13:16:42 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22479 La certification Qualiopi repose sur 32 indicateurs destinés à garantir un niveau d’exigence minimal qui doit servir à la qualité des actions de formation. Dans la pratique, tous ces indicateurs ne présentent pas le même niveau d’enjeu, ni d’exigence. Dans cet article, je fais le choix de vous parler de cinq indicateurs que j’estime cruciaux. […]

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La certification Qualiopi repose sur 32 indicateurs destinés à garantir un niveau d’exigence minimal qui doit servir à la qualité des actions de formation. Dans la pratique, tous ces indicateurs ne présentent pas le même niveau d’enjeu, ni d’exigence.
Dans cet article, je fais le choix de vous parler de cinq indicateurs que j’estime cruciaux. À mon sens, ils permettent de révéler la qualité réelle d’un organisme de formation (que l’on soit inscrit dans la démarche Qualiopi ou non d’ailleurs). Autrement dit, cinq points de vigilance qui dépassent la conformité administrative pour toucher au cœur de la démarche qualité. Je vous propose ainsi une lecture pragmatique et opérationnelle de ces indicateurs : ce qu’ils signifient concrètement, ce que l’auditeur attend d’un organisme, et les actions simples à mettre en place pour être en conformité tout en renforçant l’efficacité de vos pratiques.

Indicateur 10 : adapter les prestations aux publics bénéficiaires

« Adapter, c’est plier le cadre sans rompre l’équilibre. »

Cet indicateur vise à démontrer la capacité de l’organisme à mettre en œuvre la prestation de manière individualisée, en l’ajustant aux profils, besoins, contraintes ou objectifs des bénéficiaires. Il ne s’agit donc pas d’appliquer une formation figée, mais bien de montrer que l’accompagnement est vivant, réfléchi et évolutif.

Ce qui est attendu

  • Que des adaptations concrètes aient été mises en place pour répondre aux situations spécifiques des apprenants (niveau, rythme, contraintes personnelles, etc.).
  • Que l’accompagnement et le suivi pédagogique soient tracés et personnalisés (référents, entretiens, bilans intermédiaires…).
  • Que les preuves documentaires soient disponibles et exploitables (parcours individualisés, grilles de suivi, courriels, comptes rendus d’entretien, fiches de liaison…).

Exemples de ce que vous pouvez valoriser lors de l’audit

  • Proposer des groupes de niveaux selon les résultats d’un test de positionnement.
  • Ajuster la durée ou le rythme en fonction du profil du stagiaire (ex. : réduction ou allongement pour les personnes expérimentées ou débutantes).
  • Offrir un appui renforcé pour les personnes rencontrant des difficultés spécifiques (ex. : accompagnement au numérique dans le cadre d’une VAE).
  • Suivre de près l’évolution du bénéficiaire avec un livret de suivi pédagogique, des entretiens réguliers, ou l’intervention d’un référent pédagogique.
  • Prendre en compte les besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, avec des aménagements techniques, humains ou pédagogiques.
💡 Le bon réflexe : un ajustement non tracé = un ajustement considéré comme inexistant par l’auditeur. Par conséquent, formalisez tout : même un simple changement de rythme ou un aménagement ponctuel mérite une trace écrite.

Indicateur 11 : évaluer l’atteinte des objectifs

« Évaluer, ce n’est pas mesurer ce que l’on a enseigné, mais ce que l’autre a compris. »

Il ne suffit pas de savoir si les stagiaires sont satisfaits, ni même s’ils ont assisté à la formation. Ce que Qualiopi attend, c’est une évaluation claire et structurée de l’atteinte des objectifs pédagogiques initialement définis.

C’est l’un des indicateurs clés du référentiel : il révèle le lien direct entre ce que vous avez promis (objectifs) et ce que vous avez réellement acquis (compétences, savoir-faire, savoir-être).

Ce qui est attendu

  • Des outils d’évaluation construits en cohérence avec les objectifs opérationnels définis en amont (grilles d’observation, mises en situation, quiz, exercices, études de cas, auto-évaluations…).
  • Des preuves individuelles que les bénéficiaires ont bien atteint (ou non) les objectifs : bilans de fin de parcours, dossiers de compétences, livret de suivi, évaluations formatives ou sommatives.
  • Une analyse collective ou globale des résultats d’évaluation (par session, par action, par profil…) permettant d’alimenter votre démarche d’amélioration continue (indicateur 32).

Exemples de ce que vous pouvez valoriser lors de l’audit

  • Organisme de formation : test de positionnement initial + mise en situation finale avec grille de validation.
  • CFA : livret numérique d’apprentissage, évaluations croisées centre/entreprise.
  • Centre de bilan de compétences : synthèse finale listant les compétences travaillées, signée par le bénéficiaire.
  • VAE : auto-positionnement initial + grille de validation des correspondances compétences/expérience.

💡 Le bon réflexe :

L’évaluation ne doit pas rester dans un tiroir ou un tableau Excel oublié. Pour être conforme, elle doit :

  • être exploitée, partagée, et avoir un impact sur vos contenus ou vos pratiques ;

  • démontrer objectivement l’atteinte des résultats par les bénéficiaires.

C’est en valorisant cette boucle évaluation → analyse → ajustement que vous ferez la différence à l’audit.

Indicateur 21 : vérifier et mobiliser la compétence des intervenants

« Le diplôme prouve, l’expérience rassure, mais la posture révèle. »

On peut être bac+12, disposer de 2 doctorats, être un immense expert dans son domaine et incapable d’animer un groupe. Cet indicateur vise à démontrer que les personnes intervenant dans les prestations (formateurs, accompagnateurs, consultants…) disposent des compétences adaptées, non seulement en termes de savoirs (maîtrise du contenu), mais aussi de savoir-faire pédagogique, savoir-être professionnel et de capacité à accompagner les bénéficiaires. L’enjeu ? Ne pas se contenter de recruter « un bon profil sur le papier », mais de garantir que chaque intervenant est opérationnel, actualisé et suivi dans une logique de qualité continue.

Ce qui est attendu

  • Un processus formalisé de recrutement et d’intégration des intervenants (fiche de poste, critères de sélection, entretiens…).
  • Des éléments de preuve à jour démontrant leurs compétences : CV, diplômes, expériences, habilitations, attestations de formation continue.
  • Un suivi régulier de leurs interventions : retours des bénéficiaires, observations en situation, entretiens annuels ou post-formation.
  • Une démarche d’amélioration continue de leurs compétences : formations, échanges de pratiques, supervision, etc.

Exemples de ce que vous pouvez valoriser lors de l’audit

  • Décrire les étapes de votre processus de sélection avec un exemple concret (fiche de poste + entretien + critères de validation).
  • Conserver un dossier formateur actualisé chaque année : CV, diplômes, synthèse des retours bénéficiaires, évaluations.
  • Mettre en place une fiche de suivi individuel par intervenant pour tracer son évolution dans le temps.
  • Organiser des temps collectifs : supervision pédagogique, co-développement, retour d’expérience, etc.
  • Pour les bilans de compétences : intégrer des séances d’échanges de pratiques entre consultants.
💡 Le bon réflexe : un bon intervenant, c’est comme un bon vin : il évolue avec le temps. Qualiopi attend que vous accompagniez cette évolution. Cela passe par une traçabilité des compétences, une démarche de montée en compétences et une attention à la posture professionnelle. Si vous ne suivez rien, vous ne pourrez rien prouver.

Indicateur 23 : assurer une veille légale, réglementaire et normative, et en exploiter les enseignements

« Veiller, c’est rester éveillé au monde qui bouge. »

Un organisme de formation qui ne fait pas de veille, c’est un peu comme un navigateur sans boussole : tôt ou tard, il finira par dériver. Le référentiel Qualiopi attend de vous une démarche active, organisée et exploitable pour suivre l’évolution des textes qui encadrent votre activité (code du travail, CPF, VAE, référentiels de certification, financement, accessibilité, etc.).

Ce qui est attendu

  • Un dispositif structuré de veille : définition des sources utilisées, fréquence de mise à jour, personne(s) en charge, outils utilisés.
  • Des preuves de diffusion en interne : mails, comptes rendus de réunion, notes d’info, affichage, newsletter interne…
  • Des traces d’exploitation concrète : documents mis à jour, procédures modifiées, contenus de formation adaptés.

Exemples de ce que vous pouvez valoriser lors de l’audit

  • Créer un tableau de veille partagé avec :

    • source (ex. : France compétences, DGEFP, Légifrance, Digiformag…) ;

    • date de veille ;

    • évolution identifiée ;

    • action réalisée (ex. : mise à jour du livret d’accueil, actualisation du site, nouvelle clause dans contrat…).

  • Mettre en place une newsletter interne périodique “Veille & Bonnes pratiques”.
  • Animer une réunion d’équipe trimestrielle dédiée à la veille et aux évolutions impactant vos activités.
💡 Le bon réflexe : une veille sans action, c’est juste du scroll professionnel. L’objectif n’est pas de lire toutes les newsletters, mais de prouver que vous tenez compte des évolutions pour ajuster vos pratiques et informer votre équipe.

Indicateur 31 : mettre en œuvre un traitement structuré des réclamations, difficultés et aléas

« L’écoute est la première forme de qualité. »

Cet indicateur ne vise pas à montrer que vous n’avez « aucune réclamation », mais plutôt que vous disposez d’un processus clair et efficace pour les recevoir, les traiter, et en tirer des enseignements. Ce que vous appelez « plainte », Qualiopi l’appelle « opportunité d’amélioration. »

Ce qui est attendu

  • Un dispositif clair, connu et accessible permettant à toute partie prenante (stagiaire, financeur, entreprise, etc.) de formuler une réclamation ou de signaler un dysfonctionnement.
  • Une traçabilité complète du traitement des réclamations : date de réception, nature du problème, actions mises en œuvre, clôture du dossier.
  • Une analyse régulière des difficultés rencontrées et des réclamations exprimées, avec un partage en équipe pour en tirer des axes d’amélioration (indicateur 32).

Exemples de ce que vous pouvez valoriser lors de l’audit

  • Mise en place d’une adresse email dédiée (ex. : qualite@votresite.fr) ou d’un formulaire en ligne.
  • Utilisation d’un registre numérique ou papier avec colonne : date, auteur, type de réclamation, réponse apportée, date de clôture.
  • Ajout d’un champ « suggestions/améliorations » dans vos questionnaires de satisfaction.
  • En VAE : recueillir le retour des jurys sur la qualité du dossier, le déroulé, les délais, et en tirer des plans d’action.
  • Analyse annuelle des réclamations traitées, présentée lors d’une réunion d’équipe ou synthétisée dans un bilan qualité.

💡 Le bon réflexe :

Ne cherchez pas à éviter les réclamations : craignez plutôt le silence. L’audit ne sanctionne pas le fait d’avoir eu des remontées… mais le fait de ne pas les avoir traitées ni documentées.

Un bon système qualité repose sur une culture de l’écoute, pas sur une illusion de perfection.

Conclusion

J’espère que ces éléments vous auront aidé à mettre des réalités opérationnelles derrière des indicateurs qui peuvent parfois sembler abstraits, complexes, voire intimidants.

Qualiopi peut ne pas être cette machine qui créé des couches de paperasse, et à l’inverse nous aider à nous questionner nos pratiques, à les structurer, à rendre visible ce que l’on fait déjà souvent très bien, sans toujours le formaliser.

Derrière chaque indicateur, il y a des bénéficiaires, des équipes, des engagements, des choix pédagogiques. L’enjeu, ce n’est pas d’être parfait — c’est d’être clair, cohérent et capable de montrer le chemin qu’on fait avec ceux qu’on accompagne.

Alors si ces quelques lignes ont pu vous aider à avancer avec un peu plus de lisibilité et un peu moins de stress, c’est déjà beaucoup.

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Qualité, contrôle et crédibilité : vers une transparence totale des OF ? https://www.digiformag.com/qualite-controle-et-credibilite-vers-une-transparence-totale-des-of/ https://www.digiformag.com/qualite-controle-et-credibilite-vers-une-transparence-totale-des-of/#comments Mon, 17 Nov 2025 06:00:03 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22634 Il flotte comme un parfum de reprise en main sur la planète formation. Et ça ne date pas d’hier.  Les organismes de formation sont souvent dans le viseur des pouvoirs publics et des financeurs. Les fraudes et irrégularités constatées dans le cadre du CPF et de l’apprentissage (les deux dispositifs phares de la formation professionnelle) […]

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Il flotte comme un parfum de reprise en main sur la planète formation. Et ça ne date pas d’hier. 

Les organismes de formation sont souvent dans le viseur des pouvoirs publics et des financeurs. Les fraudes et irrégularités constatées dans le cadre du CPF et de l’apprentissage (les deux dispositifs phares de la formation professionnelle) n’ont bien sûr pas aidé. Après plusieurs années de régulation, un nouveau cap pourrait être franchi avec la communication d’un plan qualité présenté en juillet 2025 par l’exécutif.

Si son application reste incertaine (et sera possiblement retardée) au regard du contexte actuel, ce plan donne un aperçu de ce qui pourrait attendre les OF demain. La lutte contre la fraude et le contrôle de l’usage des fonds publics figurent en effet parmi les rares sujets de consensus politique.

Dans cet article, nous vous proposons un panorama qui englobe plusieurs mesures déjà existantes et ce qu’impliquerait la mise en pratique de certaines mesures du plan qualité.

Certification professionnelle : un cadre déjà resserré 

✅Les certificateurs doivent habiliter formellement les OF qui interviennent pour eux, en fournissant la preuve de leur capacité à couvrir l’ensemble du référentiel et à suivre des indicateurs de performance (insertion, réussite). Les contenus doivent être cohérents, les moyens mobilisés adaptés, et les débouchés clairement présentés ; ces éléments sont repris dans le référentiel Qualiopi.

Le décret du 6 juin 2025, applicable depuis le 1er octobre 2025, consolide cette logique en introduisant trois motifs de refus d’enregistrement (plagiat, fausse déclaration, communication trompeuse), et en exigeant l’adéquation stricte entre moyens et objectifs, ainsi que l’intégration des enjeux sanitaires, numériques et écologiques dans les référentiels.

🕐Ce qui pourrait arriver :

  • Qualiopi obligatoire pour former et évaluer sur une certification professionnelle ou un diplôme d’État.
  • Respect de l’ensemble des blocs de compétences.
  • Suivi formalisé des taux de présentation à l’examen et des taux de réussite.
  • Encadrement renforcé pour les diplômes du CAP au BTS avec rôle accru des rectorats.

Audits Qualiopi : fini de se cacher ?

✅ Ce qui s’applique déjà :
Les audits Qualiopi évaluent jusqu’à 32 indicateurs selon la typologie d’action auditée. L’audit initial doit se faire en présentiel, mais l’audit de surveillance peut se faire à distance.

🕐 Ce qui pourrait arriver :

  • Présentiel généralisé pour tous les audits.
  • Présence obligatoire du dirigeant : impossibilité de se faire représenter par un tiers.
  • Certification des auditeurs à travers un référentiel commun : homogénéité des pratiques.

Résultats : la data ne ment pas (ou ne mentira plus)

✅ Aujourd’hui, l’OF doit publier des indicateurs de résultats : insertion, satisfaction, taux de certification. Ce sont les indicateurs 2 et 3 (pour ceux qui font de la certification professionnelle) du référentiel Qualiopi.

🕐Ce qui pourrait arriver :

  • Un suivi standardisé de l’insertion à 6 et 12 mois après la fin de la formation.
  • Le croisement automatique avec les bases de données de France Travail, de l’Urssaf et d’InserJeunes.
  • Une plateforme publique pour afficher les taux de chaque OF.

CPF et sous-traitance : zéro tolérance

✅ Du côté du CPF, c’est déjà du sérieux actuellement :

  • Contrat écrit obligatoire pour toute sous-traitance.
  • Démarchage des particuliers interdit sans accord explicite.
  • Contrôle effectué par la Caisse des dépôts ; sanctions possibles en cas d’anomalie.
  • La DREETS et la DGCCRF sont de plus en plus actives (hausse des contrôles, sanctions, jugements…).

🕐 Ce qui pourrait arriver :

  • Un système d’alerte national où usagers et financeurs pourraient signaler un OF en quelques clics (même si le dispositif existe déjà sur certaines plateformes de financeurs).
  • Des sanctions élargies aux dirigeants : plus d’OF bis possible après une fraude.

Vers un Qualiopi+ ?

✅ Qualiopi impose de traiter les réclamations, suivre les évaluations, corriger les écarts (indicateurs 30 à 32). 

🕐 Ce qui pourrait arriver :

  • Un label « Qualité+ » pour les OF qui « surperforment ».
  • Des bilans qualité partagés avec les financeurs.
  • Un référentiel de bonnes pratiques pour inspirer les autres.

Pratiques commerciales : tolérance zéro pour les illusions de qualité

✅ La DGCCRF peut sanctionner les pratiques commerciales trompeuses : fausses promesses d’emploi, faux avis, mentions fallacieuses sur la reconnaissance de l’État.

🕐 Ce qui pourrait arriver :

  • Enquête DGCCRF ciblée sur les prétendus « masters », « licences » et autres titres bidon.
  • Surveillance renforcée pour les formations aux métiers réglementés (santé, juridique…).
  • Intégration du contrôle des pratiques marketing dans l’évaluation qualité, y compris pour les communications sur les réseaux sociaux.

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Qualiopi, CPF, apprentissage : nouvelle secousse réglementaire à venir https://www.digiformag.com/qualiopi-cpf-apprentissage-nouvelle-secousse-reglementaire-a-venir/ https://www.digiformag.com/qualiopi-cpf-apprentissage-nouvelle-secousse-reglementaire-a-venir/#comments Thu, 28 Aug 2025 12:30:14 +0000 https://www.digiformag.com/?p=21936 Formation professionnelle : nouvelle secousse réglementaire, ou le temps des contrôles utiles La nouvelle est tombée au cœur de l’été, comme souvent les réformes sensibles : le gouvernement a dévoilé un plan d’ampleur pour « améliorer la qualité de la formation et lutter contre la fraude. » L’intitulé est sobre. Le contenu, lui, l’est beaucoup […]

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Formation professionnelle : nouvelle secousse réglementaire, ou le temps des contrôles utiles

La nouvelle est tombée au cœur de l’été, comme souvent les réformes sensibles : le gouvernement a dévoilé un plan d’ampleur pour « améliorer la qualité de la formation et lutter contre la fraude. » L’intitulé est sobre. Le contenu, lui, l’est beaucoup moins.

Ce plan, annoncé comme interministériel, structurel et sans précédent, réorganise discrètement, mais profondément, les règles du jeu de la formation professionnelle. Et il faut le dire franchement :

les secousses vont être nombreuses, et pas uniquement pour les acteurs douteux.

Le temps des demi-réformes est terminé

Depuis la loi « Avenir professionnel » de 2018, le secteur n’a cessé de bouger : création de France compétences, explosion du CPF, montée en puissance de l’apprentissage, arrivée de Qualiopi, transformation des circuits de financement.

Mais malgré cette agitation législative, des zones grises ont prospéré : organismes certifiés, mais peu regardants, taux de certification flatteurs, mais peu corrélés à l’emploi, promesses pédagogiques clinquantes sans fond technique. Et en parallèle, des fraudes flagrantes, des usagers trompés et des financements captés à des fins peu éducatives.

La réponse est donc cinglante : plus de contrôles, plus de régulation, plus d’obligations.

Qualiopi : fini le tampon, place au scalpel

Les mesures souhaitent réorienter l’objectif de la certification Qualiopi. Ce ne doit plus être plus seulement un passeport pour accéder à des fonds publics, mais aussi un outil de régulation de la qualité. Avec plusieurs mesures associées :

  • Le référentiel sera enrichi, notamment pour les CFA : transparence sur les débouchés, accompagnement pédagogique, prévention des accidents, alternance bien cadrée…
  • Les audits qualité se durcissent : présence obligatoire du dirigeant, contrôles systématiques sur site, certification obligatoire des auditeurs (avec droit d’alerte).
  • L’obligation Qualiopi est étendue : tout organisme préparant à une certification devra être certifié, même sans financement public, de même que les OF bénéficiant de financement via les Fonds d’assurances formation (FAF).

Les angles morts pour le contrôle se raréfient.

CPF : le virage restrictif se confirme

Le compte personnel de formation entre dans une nouvelle phase : celle des restrictions assumées.

  • Suspension possible d’une déclaration d’activité en cas de suspicion de fraude.
  • Système d’alerte partagé entre financeurs, certificateurs et services de l’État pour croiser les signaux faibles.
  • Plafonnements à venir :
    • 1 700 € pour un bilan de compétences
    • 1 200–1 500 € pour une VAE
    • 700–1 000 € pour le permis de conduire
  • Fréquence limitée, cahiers des charges nationaux, recentrage sur les certifications “pleines”.

Objectif annoncé : 250 millions d’euros d’économies par an.

Apprentissage et certification professionnelle : l’autre champ de bataille

Depuis plusieurs années, on se félicite des résultats de l’apprentissage tout en déplorant l’hétérogénéité des pratiques. Et disons-le, certains acteurs n’ont pas fait de la bonne publicité à la profession. En résultent de nouvelles mesures de restriction :

  • Habilitation obligatoire pour former sur les diplômes CAP-BTS
  • Clauses abusives interdites dans les contrats d’apprentissage (avance de frais, impossibilité de résiliation…)
  • Missions élargies des CFA : lutte contre l’illettrisme, prévention des accidents…
  • Enquête relancée sur les pratiques commerciales douteuses.

Un plan de transparence globale, pas seulement une rustine réglementaire.

Un changement de culture (imposé)

Ce plan n’est donc pas un simple ajustement. C’est un changement structurel. On pourrait dire : à nouveau !
La formation professionnelle continue à être un marché sous régulation forte. Les années de tolérance sont révolues.

Filtre, norme, levier à condition : trois mots pour résumer le nouveau triptyque Qualiopi-CPF-financeurs.

L’innovation reste possible, mais elle sera encadrée. Et sans doute davantage réservée au marché non-réglementé.

Et maintenant ?

Les premières mesures seront en vigueur dès fin 2025. Le reste suivra au cours de l’année 2026. Le cap est donné.

Toutefois, beaucoup de choses sont encore incertaines d’un point de vue politique. Entre les arbitrages en cours, ou un potentiel changement d’exécutif, les informations données ici sont susceptibles d’être au moins en partie obsolètes dans quelques mois.

Mon conseil pour bien se préparer et éviter de tout bousculer dans votre OF : anticiper les changements, prévoyez les pivots potentiels, mais ne prenez pas toutes les annonces comme vérité absolue. Soyez juste prêts.

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Plan qualité et lutte contre la fraude : le Gouvernement muscle le jeu pour la formation professionnelle https://www.digiformag.com/plan-qualite-et-lutte-contre-la-fraude-mesures-nouveautes-qualiopi/ https://www.digiformag.com/plan-qualite-et-lutte-contre-la-fraude-mesures-nouveautes-qualiopi/#respond Tue, 26 Aug 2025 05:00:40 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22063 Le Gouvernement vient de dévoiler un plan interministériel inédit pour renforcer la qualité de la formation professionnelle et lutter contre la fraude.  Au menu : un durcissement des règles Qualiopi, un encadrement renforcé pour les CFA, de nouvelles obligations pour les organismes de formation et une tolérance zéro contre les pratiques douteuses.  Un tournant qui […]

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Le Gouvernement vient de dévoiler un plan interministériel inédit pour renforcer la qualité de la formation professionnelle et lutter contre la fraude. 

Au menu : un durcissement des règles Qualiopi, un encadrement renforcé pour les CFA, de nouvelles obligations pour les organismes de formation et une tolérance zéro contre les pratiques douteuses. 

Un tournant qui s’annonce majeur pour le secteur.

Un plan inédit, une ambition claire : tolérance zéro

La formation professionnelle est au cœur de la compétitivité française, mais aussi de l’émancipation des individus. Pourtant, dérives et fraudes persistent : organismes trompeurs, diplômes illégitimes, promesses d’insertion non tenues. Le Gouvernement frappe fort avec un plan interministériel visant à rétablir la confiance.

Objectif : garantir une formation utile, transparente et encadrée, en protégeant à la fois les usagers et les financements publics.

1. Qualiopi : un référentiel durci et généralisé

Le référentiel Qualiopi va évoluer en profondeur :

  • Nouveaux indicateurs, notamment pour l’apprentissage avec un accompagnement pédagogique, une transparence des taux de réussite et de rupture, une prévention des accidents du travail.
  • Audits renforcés : systématiquement sur site, avec présence obligatoire des dirigeants.
  • Auditeurs certifiés : ils devront suivre une formation spécifique et respecter un code déontologique strict.
  • Extension du champ d’application : Qualiopi deviendra obligatoire pour tous les organismes préparant à une certification professionnelle, même sans financements publics, ainsi que pour ceux financés par les FAF.

En clair, fini les échappatoires : la qualité sera contrôlée partout et pour tous.

les changements à venir du référentiel Qualiopi

2. CPF : vers un encadrement plus strict

Le compte personnel de formation (CPF) est dans le viseur depuis plusieurs années en raison des fraudes massives. 

Le plan confirme un durcissement :

  • Reste à charge fixé à 200€ pour les bénéficiaires (sauf exceptions).
  • Plafonds envisagés : 1 700€ pour un bilan de compétences, de 1 200€ à 1 500€ pour une VAE et 700€ à 1 000€ pour les permis de conduire.
  • Restriction des usages : certaines actions ne pourraient être mobilisées qu’une fois tous les 5 ans, avec un cahier des charges national.

durcissement du CPF digiformag

Ces mesures, encore en discussion, pourraient transformer radicalement la manière dont les actifs utilisent leur CPF.

3. Certification professionnelle et apprentissage : place à l’habilitation

Gros changement pour les diplômes du CAP au BTS : les organismes devront désormais obtenir une habilitation à former. Sans elle, impossible de proposer ces parcours.

De plus :

  • Obligation pour les organismes de présenter fidèlement les débouchés réels et les taux d’insertion.
  • Les CFA verront leurs missions élargies à la prévention des accidents du travail et à la lutte contre l’illettrisme.
  • Des pratiques contractuelles abusives dans les contrats d’apprentissage seront interdites (frais de réservation, absence de remboursement, etc.).

mesures pour l'apprentissage digiformag

4. Fraude : une politique de tolérance zéro

Le Gouvernement ne mâche pas ses mots avec une suspension possible d’une déclaration d’activité sur simple suspicion de fraude.

Autres leviers prévus :

  • Anonymisation de certains contrôles pour mieux cibler les fraudeurs.
  • Coordination des contrôles entre l’État, les financeurs et France compétences pour éviter les doublons et gagner en efficacité.
  • Nouvelle enquête nationale de la DGCCRF sur les pratiques commerciales trompeuses des écoles privées, notamment dans le supérieur.

mesures pour la lutte contre la fraude digiformag

Un calendrier déjà en marche

Certaines mesures pourraient s’appliquer dès 2025 comme l’enrichissement du référentiel Qualiopi avec la mise en place de nouveaux indicateurs et d’autres pourraient voir le jour en 2026 comme l’habilitation CAP-BTS, le système centralisé de signalement des abus et l’extension Qualiopi à tous les OF.

Et maintenant ?

Ce plan pourrait marquer une rupture majeure pour les organismes de formation. Entre le renforcement de Qualiopi, l’encadrement du CPF et la surveillance accrue des pratiques commerciales, l’État envoie un signal clair : l’ère de la souplesse est terminée.

Pour les OF sérieux et engagés, c’est aussi une opportunité : celle de se différencier grâce à une qualité prouvée et reconnue. Mais la mise en conformité demandera anticipation et adaptation rapide.

Pour aller plus loin :

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Justifier de sa compétence comme formateur, oui mais comment ? https://www.digiformag.com/justifier-de-sa-competence-comme-formateur/ https://www.digiformag.com/justifier-de-sa-competence-comme-formateur/#comments Thu, 21 Aug 2025 14:12:35 +0000 https://www.digiformag.com/?p=22041 Être expert d’un sujet ne suffit plus pour se dire formateur. Dans un univers où la qualité est scrutée, savoir transmettre, évaluer, s’adapter… et le prouver est devenu indispensable. Comment un formateur peut-il justifier de ses compétences ? Et surtout, de leur maintien dans le temps ? Éléments de réponse. Dans un secteur en perpétuelle […]

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Être expert d’un sujet ne suffit plus pour se dire formateur. Dans un univers où la qualité est scrutée, savoir transmettre, évaluer, s’adapter… et le prouver est devenu indispensable. Comment un formateur peut-il justifier de ses compétences ? Et surtout, de leur maintien dans le temps ? Éléments de réponse.

Dans un secteur en perpétuelle professionnalisation, le rôle du formateur ne s’improvise pas. Qu’il intervienne en présentiel, à distance ou en situation de travail, le formateur est tenu de démontrer sa compétence. Cette exigence ne vient pas seulement de la réglementation, des organismes certificateurs comme Qualiopi, mais aussi des financeurs, des entreprises clientes, et des apprenants eux-mêmes.

Alors que signifie « être compétent » en tant que formateur ? Et surtout, comment en apporter la preuve de manière claire, crédible et durable ? Compléter cette obligation peut-il être un levier de différenciation ?

La justification de compétence sur le plan technique

Pour plus de clarté regardons d’abord la partie « technique », un peu comme si une formation se limitait à la maîtrise de son contenu, absente de toute notion d’andragogie.

Ce que dit la loi

Article L6352-1 du Code du Travail : l’organisme de formation doit justifier des titres et qualités des personnels d’enseignement et d’encadrement qui interviennent à quelque titre que ce soit dans les prestations de formation qu’elle réalise, et de la relation entre ces titres et qualités et les prestations réalisées dans le champ de la formation professionnelle. Le non-respect de cette obligation peut conduire, après contrôle, à l’annulation de la déclaration d’activité (article L6351-4 du Code du travail), voire à une sanction pénale (amende de 4 500 euros – article L6355-6 du Code du travail).

Les enjeux sont donc de taille pour l’organisme de formation mais aussi pour le formateur, qu’il soit indépendant ou non. Comment faire alors pour enseigner, en respectant les règles de l’art, cette thématique à laquelle vous tenez tant ? Cela dépend ! 

Des critères différents selon le caractère de la formation visée

La première question à vous poser est : la formation souhaitée bénéficie-t-elle d’un contexte certifiant ou attestatif ?

Pour mémoire, certaines formations font l’objet d’une certification délivrée par un certificateur. 

Celle-ci peut faire l’objet d’un enregistrement auprès de France Compétences (exemple : le RS avec le CACES®) ou uniquement auprès du certificateur concerné (exemple : l’INRS/CARSAT avec le Sauveteur Secouriste du Travail). D’autres formations ne relèvent pas de ce contexte et peuvent être considérées comme étant du domaine attestatif.

La formation certifiante

Souvent, le certificateur a apposé un cadre pour définir la compétence de celui qui formera les apprenants. La voie sera simple : détenir la formation de formateur certifiante dans le domaine vous permettra de former les acteurs. Si rien n’a été prévu par le certificateur alors on partagera la même obligation que celle suivant pour les formations attestatives.

La formation attestative

Il est logique que pour enseigner dans un domaine, une expérience dans ce domaine soit requise. Aussi lorsque rien n’est défini on peut considérer que la justification de compétence peut arriver par 3 moyens (cumulables) :

  • Disposer d’une expérience passée ou présente significative en lien avec l’activité.

Par exemple : vous avez été formateur interne pendant de nombreuses années, vous abordiez les approches posturales sur les différents postes de travail de votre entreprise. 

Attention, certaines instances ne reconnaissent pas nécessairement l’expérience de formation comme un justificatif. Vous pouvez très bien « faire mal le boulot » depuis des années. Par exemple, la DREETS Auvergne Rhône-Alpes ne considère pas une expérience comme formateur des membres des Comités Sociaux et Economiques (CSE) de plusieurs années comme un justificatif de compétences. 

Autre exemple : L’institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) dans sa Recommandation ED6127 stipule dans les exigences du formateur qu’il possède une expérience professionnelle d’au moins 3 années dans le domaine du niveau d’habilitation électrique concerné. Néanmoins, l’habilitation électrique ne fait pas l’objet d’une certification mais uniquement l’objet d’une norme. Cette norme ne mentionne pas cette durée, et même si c’était le cas, la norme est à considérer comme une préconisation vers laquelle il faut tendre pour être « réputé » compétent.

  • Détenir un diplôme en lien avec l’activité

La détention d’un ou de plusieurs diplômes reconnus peut permettre la justification.

Par exemple : vous avez un diplôme de kinésithérapeute ? Enseigner des formations aux Gestes & Postures vous sera techniquement possible.

Parfois, un diplôme vous permettra également de bénéficier d’un allègement sur une formation de formateur certifiée, c’est le cas pour le formateur aux Premiers Secours Civiques (PSC, ex PSC1) souhaitant devenir formateur Sauveteur Secouriste du Travail par exemple.

  • Suivre une formation de formateur

Mais attention ! Pour les formations attestatives, il n’existe pas de formation de formateur à proprement dit, ou tout du moins il n’y en a pas d’obligatoire. De facto, si vous faites ce choix-là il faudra être prudent quant aux propositions pédagogiques (contenu & durée) que vous proposeront les organismes de formation car elles pourront varier énormément. Il faudra sélectionner celle qui, de par un contenu exhaustif et une durée suffisante, vous permettra d’atteindre une justification de compétence. La formation de formateur réalisée n’aura pas de valeur de par l’attestation délivrée à la fin mais plutôt de par le contenu que vous aurez acquis en la suivant. 

Ce que dit Qualiopi

L’indicateur 21 du critère numéro 5 de Qualiopi rappelle cette obligation sur la mobilisation et l’évaluation des compétences des formateurs, dans les modes de preuves existants il est possible de fournir par exemple le Curriculum Vitae ou les attestations de formations initiales et continues des intervenants.

Mais attention ! Si Qualiopi bénéficie d’un certain niveau d’exigence, la DREETS, grand contrôleur des organismes de formation est bien plus pointilleuse. Aussi, la « simple » présentation du CV du formateur ne sera pas suffisante pour elle. Il faudra détailler les expériences grâce à la fourniture d’éléments complémentaires : contrats de travail, bulletins de paies, fiches de postes, tout élément prouvant la nature des tâches effectuées en lien avec la compétence visée.

La justification de compétence pédagogique

Être formateur ne se résume pas à maîtriser un contenu.

Il faut également :

  • savoir le transmettre (compétences pédagogiques) ;
  • adapter sa méthode aux publics (ingénierie pédagogique) ;
  • accompagner les apprenants (posture, évaluation, motivation).

La compétence d’un formateur est donc plurielle : technique, pédagogique, relationnelle et parfois même digitale. Mais… Le législateur ne demande absolument rien à ce sujet-là ! Si le certificateur de la formation peut imposer le suivi d’un certain parcours pédagogique, sachez que la loi française ne vérifie aucunement la compétence pédagogique des formateurs, elle n’impose d’ailleurs rien à ce sujet. Vous pouvez être le meilleur des techniciens mais le pire des pédagogues, la loi n’empêchera pas votre auto-proclamation comme formateur !

Une compétence non entretenue s’étiole dans le temps

La compétence doit se maintenir voire se renforcer dans la durée ! Mais sous quelle temporalité ? Rien n’est dit et pourtant… si vous connaissez votre domaine, vous savez à quel point les évolutions règlementaires vont vite et comme il est important de « se tenir à jour ». N’oublions pas non plus qu’un diplôme est la preuve de savoirs acquis à un instant donné.

Là aussi, le certificateur de votre formation peut avoir fait le job. Par exemple, un formateur Sauveteur Secouriste du Travail se doit de suivre un « Maintien et Actualisation des Compétences » tous les 3 ans s’il veut poursuivre l’enseignement. A contrario, la formation certifiée par le Répertoire Spécifique sur la Conduite des engins en sécurité (CACES®) ne bénéficie d’aucun cadre sur une hypothétique formation de formateur. On peut raisonnablement imaginer que si un CACES® a une durée de validité de 5 ans dans la logistique, un formateur en la matière devrait à minima suivre une formation de formateur à la conduite d’engins tous les 5 ans. Néanmoins, il n’y a que des formations de formateur attestatives en la matière ! 

Il n’y a donc aucune vérité quant à la périodicité à laquelle votre compétence doit être maintenue, sans doute parce que le chemin à privilégier est celui de l’autonomie. Toutefois l’indicateur 22 du critère 5 de QUALIOPI vous force la main !

Voici quelques propositions de solutions lorsqu’aucun cadre n’est édicté :

  • Participer à des formations certifiantes ou qualifiantes (ex. : FOAD, pédagogie active, nouveaux outils numériques).
  • Suivre des MOOC, webinaires, séminaires ou conférences liés à la pédagogie, au domaine d’expertise ou aux évolutions réglementaires.
  • Obtenir des attestations de participation, certificats, ou preuves d’inscription.
  • Effectuer une veille sectorielle sur son domaine d’intervention (nouveaux textes, tendances métier).
  • Suivre une veille pédagogique : innovation en formation, outils numériques, neurosciences, etc.
  • Utiliser des outils de curation (Feedly, Pearltrees, newsletters spécialisées).
  • Animer des sessions sur une base régulière, avec des bilans qualité.
  • Adapter ses supports pédagogiques (preuve d’actualisation).
  • Mettre à jour les objectifs pédagogiques selon les retours des sessions précédentes.
  • Participer à des groupes d’analyse de pratiques ou de co-développement entre pairs.
  • Faire de l’auto-évaluation ou se faire accompagner par un pair ou un superviseur pédagogique.

La liste n’est pas du tout exhaustive !

Disposer et préparer ces documents : un must have

Tout organisme de formation sérieux souhaitant travailler avec vous sera amené à vous demander vos justificatifs de compétences. Toutefois, certains organismes de formation ne disposent pas d’un processus de vérification des compétences clair et précis pour les formateurs indépendants qu’ils missionnent. C’est encore plus vrai pour ceux qui ne font pas l’objet d’une certification Qauliopi. 

Construire un portefeuille de preuves ou un dossier professionnel est aujourd’hui une bonne pratique.

Il peut inclure :

  • une biographie professionnelle, un CV de formateur ;
  • des preuves classées avec un nom qui correspond (certificats, retours stagiaires, programmes de formation animés…) ;
  • un lien vers un profil professionnel (LinkedIn, site…) ;
  • un tableau synthétique croisant compétences et preuves associées.

Vous marquerez ici votre différence et votre sérieux ! Véritable vitrine de votre posture professionnelle, c’est ainsi qu’un organisme de formation se tournera davantage vers vous qu’un confrère. Avouez-le ! N’entreriez-vous pas plus facilement dans un magasin dont la vitrine est flambant-neuve, les articles tous présentés et bien organisés plutôt que dans celui dont vous ne savez même pas ce qu’il propose ?

Conclusion

La justification de compétence pour le formateur est un sujet sérieux, dans la formation professionnelle seul un faisceau de preuves vous permettra d’aboutir, en combinant diplômes, expériences, évaluations, production ou animation et actualisation. Profiter de cette obligation pour mettre en valeur ce que vous proposez et qui vous êtes n’est pas une occasion perdue, bien loin de là !

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Les prochains webinaires Digiformag à ne pas louper https://www.digiformag.com/les-prochains-webinaires-digiformag-a-ne-pas-louper/ https://www.digiformag.com/les-prochains-webinaires-digiformag-a-ne-pas-louper/#comments Fri, 16 May 2025 13:11:43 +0000 https://www.digiformag.com/?p=21350 L’été approche à grands pas, certes, mais Digiformag ne s’arrête pas ; nous continuons de vous informer et de vous former pour que vous puissiez performer ! Nous avons ainsi prévu deux prochains webinaires avec des experts afin de vous accompagner dans le développement de votre activité, tout en respectant le cadre réglementaire. Session questions/réponses […]

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L’été approche à grands pas, certes, mais Digiformag ne s’arrête pas ; nous continuons de vous informer et de vous former pour que vous puissiez performer !

Nous avons ainsi prévu deux prochains webinaires avec des experts afin de vous accompagner dans le développement de votre activité, tout en respectant le cadre réglementaire.

Session questions/réponses sur Qualiopi avec Hélène Couderc

Chaque trimestre, Hélène Couderc, auditrice Qualiopi et membre du Copil d’OF Connect vous propose une session de questions/réponses sur Qualiopi.

Le moment est propice pour que vous puissiez poser toutes vos questions en vue de vos audits de renouvellement mais aussi sur vos process qualité.

Nouveaux entrants ? Ce webinaire est également fait pour vous, Hélène répond sans détours à toutes vos questions.

Lundi 26 mai 2025 à 11h30, pour s’inscrire, c’est ici.

session questions reponses qualiopi digiformag

Les 5 hacks qui cartonnent chez les OF en 2025

Avec ses 5 500 clients de toutes tailles et de tous secteurs, Digiforma a su analysé ce qui fait le succès marketing de certains organismes de formation, et sachez-le, tout n’est pas question de budget !

Que vous soyez indépendants, fédérations, CFA, organismes en présentiel ou en ligne… vous devrez bien souvent passer par la case visibilité en ligne pour vendre vos formations. Et cela même si votre succès dépend du bouche à oreille depuis des années.

À cette occasion, nos deux experts, Swann Le Moigne, directeur marketing chez Digiforma et Alex Ferchichi, chef de projets digitaux chez Staenk, vous partageront leurs 5 meilleures pratiques marketing quand on est un OF. Tout ceci à travers des exemples de réussite chez les clients Digiforma.

👉🏻SEO, branding, tunnel de vente, réseaux sociaux, publicités… vous aurez accès à des recettes facilement actionnables.

Au programme, une heure de live interactif, alors n’hésitez pas à préparer vos questions !

Le jeudi 12 juin 2025 à 14h, pour s’inscrire, c’est ici.

hacks marketing pour les of digiformag

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Ils ont dit OUI à Qualiopi https://www.digiformag.com/ils-ont-dit-oui-a-qualiopi-2/ Mon, 17 Feb 2025 06:00:31 +0000 https://magpreprod.wpengine.com/?p=18702 Cet article est la réponse à mon précédent article “Ils ont dit NON à Qualiopi”. Il vise à donner la parole à des organismes qui ont constaté des effets bénéfiques de cette certification qualité sur leur organisation. 4 organismes de formation ont ainsi accepté de livrer leur ressenti sur la certification et les perspectives que […]

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Cet article est la réponse à mon précédent article “Ils ont dit NON à Qualiopi”. Il vise à donner la parole à des organismes qui ont constaté des effets bénéfiques de cette certification qualité sur leur organisation.

4 organismes de formation ont ainsi accepté de livrer leur ressenti sur la certification et les perspectives que cela leur a offertes. Si le portrait d’ensemble n’est pas parfait, elles considèrent toutefois que le jeu en vaut aujourd’hui largement la chandelle et nous expliquent pourquoi.

Accès aux financements et opportunités commerciales élargies

Pour beaucoup, la certification Qualiopi représente un véritable levier commercial, leur donnant accès aux financements publics tels que le CPF, les OPCO, ou encore France Travail. Amanda Grey qui gère un organisme de formation d’anglais, en sait quelque chose : environ 50 % de ses revenus proviennent directement des fonds du CPF.

Pour Caroline Garence, Dirigeante de A

Un engagement envers la qualité et la satisfaction des apprenants

Les organismes certifiés reconnaissent  également l’impact positif de Qualiopi sur la structuration de leurs processus internes et sur la satisfaction des clients. Amanda Grey note que le référentiel l’a poussée à améliorer la traçabilité de ses actions, un aspect souvent négligé avant la certification. Elle ajoute : “Notre meilleur vendeur, ce sont nos clients. Leur satisfaction et leurs retours nous permettent de nous améliorer constamment.”

Kate Beaton, quant à elle, explique que Qualiopi l’a incitée à instaurer des outils d’évaluation continue et à recueillir systématiquement les retours des apprenants en cours de formation. Cela lui a permis de gagner en fluidité dans le respect de la réglementation tout en améliorant l’expérience client. “Les checklists et modèles fournis par des outils comme Digiforma m’ont énormément aidée à structurer mes évaluations”, précise-t-elle.

Une aide à la structuration…

La certification Qualiopi est également perçue comme un gage de professionnalisme et de transparence. Roseline Tiffreau voit en Qualiopi un “tiers neutre” qui valide la qualité de ses prestations. “Ce n’est pas un poids, mais une manière de structurer et d’objectiver notre offre. Cela renforce notre position face à la concurrence.”, dit celle qui considère désormais Qualiopi comme “la colonne vertébrale de son organisation”.

Pour Caroline Garence, c’es également un cadre très bénéfique pour les stagiaires qui la pousse à se pencher régulièrement sur ce qu’il s’est passé aux cours des mois passés.

Amanda Grey partage ce point de vue, soulignant que Qualiopi agit comme un différenciateur dans un marché de plus en plus concurrentiel.

… et un accélérateur de transformation

Pour beaucoup d’OF, Qualiopi a été un moteur d’évolution. Caroline Garence, par exemple, a profité de la certification pour mettre en place une organisation rigoureuse et des processus standardisés. Bien qu’elle reconnaisse que cela soit chronophage, elle affirme que cette rigueur a eu un effet positif sur la qualité de ses prestations.

De son côté, Kate Beaton explique que Qualiopi l’a poussée à adopter des outils numériques comme Google Classroom ou des jeux en ligne pour enrichir ses formations. “Cela m’a permis d’explorer de nouvelles approches pédagogiques et d’améliorer l’expérience de mes apprenants”, raconte-t-elle.

Une démarche alignée sur leurs valeurs 

Pour certaines structures, Qualiopi va au-delà de la simple conformité administrative. Roseline Tiffreau insiste sur l’importance de la réflexion qu’impose le référentiel : “Cela nous force à nous poser des questions fondamentales sur notre pédagogie, nos modalités et nos objectifs. Cela aligne notre démarche sur nos valeurs.”.

Carolie GARENCE mentionne le fait que Qualiopi l’a incité à se professionnaliser sur la partie handicap (troubles DYS, compensation…) en endossant la casquette de référente dans son organisation.

Amanda Grey, de son côté, souligne que la gestion de la certification reflète son engagement envers la qualité, même si certaines contraintes comme la traçabilité peuvent être fastidieuses.

Pourquoi elles renonceraient à Qualiopi ?

Malgré les bénéfices apportés par Qualiopi, nos témoins ne se sentent pas liées à vie avec la certification. Certaines envisageraient en effet de l’abandonner si la charge administrative devenait trop importante ou si les coûts associés dépassaient les bénéfices. 

Pour Amanda Grey, la certification n’aurait ainsi plus de sens si elle ne permettait pas de consacrer plus de temps à la formation. “Je passe déjà beaucoup de temps sur les plateformes au détriment de l’opérationnel”, déplore-t-elle.

Caroline Garence, quant à elle, mentionne qu’un ralentissement de son activité pourrait remettre en question l’intérêt de maintenir la certification.

Enfin, Kate Beaton indique que si le coût des audits explosait, tout comme le tarif des outils de gestion administrative, ce serait un frein potentiel. Aujourd’hui, elle continue de tirer profit de Qualiopi pour développer son activité, mais elle conclut toutefois : “même en l’absence de Qualiopi, je pense que je continuerai à répondre à la grande majorité des indicateurs, mais peut-être que pour certains, je mettrai sans doute moins d’énergie comme les questionnaires financeurs, par exemple”.

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Ils ont dit OUI à Qualiopi https://www.digiformag.com/ils-ont-dit-oui-a-qualiopi/ https://www.digiformag.com/ils-ont-dit-oui-a-qualiopi/#comments Wed, 12 Feb 2025 22:10:40 +0000 https://www.digiformag.com/?p=18702 Cet article est la réponse à mon précédent article “Ils ont dit NON à Qualiopi”. Il vise à donner la parole à des organismes qui ont constaté des effets bénéfiques de cette certification qualité sur leur organisation. 4 organismes de formation ont ainsi accepté de livrer leur ressenti sur la certification et les perspectives que […]

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Cet article est la réponse à mon précédent article “Ils ont dit NON à Qualiopi”. Il vise à donner la parole à des organismes qui ont constaté des effets bénéfiques de cette certification qualité sur leur organisation.

4 organismes de formation ont ainsi accepté de livrer leur ressenti sur la certification et les perspectives que cela leur a offertes. Si le portrait d’ensemble n’est pas parfait, elles considèrent toutefois que le jeu en vaut aujourd’hui largement la chandelle et nous expliquent pourquoi.

Accès aux financements et opportunités commerciales élargies

Pour beaucoup, la certification Qualiopi représente un véritable levier commercial, leur donnant accès aux financements publics tels que le CPF, les OPCO, ou encore France Travail. Amanda Grey qui gère un organisme de formation d’anglais, en sait quelque chose : environ 50 % de ses revenus proviennent directement des fonds du CPF.

Pour Caroline Garence, Dirigeante de A

Un engagement envers la qualité et la satisfaction des apprenants

Les organismes certifiés reconnaissent  également l’impact positif de Qualiopi sur la structuration de leurs processus internes et sur la satisfaction des clients. Amanda Grey note que le référentiel l’a poussée à améliorer la traçabilité de ses actions, un aspect souvent négligé avant la certification. Elle ajoute : “Notre meilleur vendeur, ce sont nos clients. Leur satisfaction et leurs retours nous permettent de nous améliorer constamment.”

Kate Beaton, quant à elle, explique que Qualiopi l’a incitée à instaurer des outils d’évaluation continue et à recueillir systématiquement les retours des apprenants en cours de formation. Cela lui a permis de gagner en fluidité dans le respect de la réglementation tout en améliorant l’expérience client. “Les checklists et modèles fournis par des outils comme Digiforma m’ont énormément aidée à structurer mes évaluations”, précise-t-elle.

Une aide à la structuration…

La certification Qualiopi est également perçue comme un gage de professionnalisme et de transparence. Roseline Tiffreau voit en Qualiopi un “tiers neutre” qui valide la qualité de ses prestations. “Ce n’est pas un poids, mais une manière de structurer et d’objectiver notre offre. Cela renforce notre position face à la concurrence.”, dit celle qui considère désormais Qualiopi comme “la colonne vertébrale de son organisation”.

Pour Caroline Garence, c’es également un cadre très bénéfique pour les stagiaires qui la pousse à se pencher régulièrement sur ce qu’il s’est passé aux cours des mois passés.

Amanda Grey partage ce point de vue, soulignant que Qualiopi agit comme un différenciateur dans un marché de plus en plus concurrentiel.

… et un accélérateur de transformation

Pour beaucoup d’OF, Qualiopi a été un moteur d’évolution. Caroline Garence, par exemple, a profité de la certification pour mettre en place une organisation rigoureuse et des processus standardisés. Bien qu’elle reconnaisse que cela soit chronophage, elle affirme que cette rigueur a eu un effet positif sur la qualité de ses prestations.

De son côté, Kate Beaton explique que Qualiopi l’a poussée à adopter des outils numériques comme Google Classroom ou des jeux en ligne pour enrichir ses formations. “Cela m’a permis d’explorer de nouvelles approches pédagogiques et d’améliorer l’expérience de mes apprenants”, raconte-t-elle.

Une démarche alignée sur leurs valeurs 

Pour certaines structures, Qualiopi va au-delà de la simple conformité administrative. Roseline Tiffreau insiste sur l’importance de la réflexion qu’impose le référentiel : “Cela nous force à nous poser des questions fondamentales sur notre pédagogie, nos modalités et nos objectifs. Cela aligne notre démarche sur nos valeurs.”.

Carolie GARENCE mentionne le fait que Qualiopi l’a incité à se professionnaliser sur la partie handicap (troubles DYS, compensation…) en endossant la casquette de référente dans son organisation.

Amanda Grey, de son côté, souligne que la gestion de la certification reflète son engagement envers la qualité, même si certaines contraintes comme la traçabilité peuvent être fastidieuses.

Pourquoi elles renonceraient à Qualiopi ?

Malgré les bénéfices apportés par Qualiopi, nos témoins ne se sentent pas liées à vie avec la certification. Certaines envisageraient en effet de l’abandonner si la charge administrative devenait trop importante ou si les coûts associés dépassaient les bénéfices. 

Pour Amanda Grey, la certification n’aurait ainsi plus de sens si elle ne permettait pas de consacrer plus de temps à la formation. “Je passe déjà beaucoup de temps sur les plateformes au détriment de l’opérationnel”, déplore-t-elle.

Caroline Garence, quant à elle, mentionne qu’un ralentissement de son activité pourrait remettre en question l’intérêt de maintenir la certification.

Enfin, Kate Beaton indique que si le coût des audits explosait, tout comme le tarif des outils de gestion administrative, ce serait un frein potentiel. Aujourd’hui, elle continue de tirer profit de Qualiopi pour développer son activité, mais elle conclut toutefois : “même en l’absence de Qualiopi, je pense que je continuerai à répondre à la grande majorité des indicateurs, mais peut-être que pour certains, je mettrai sans doute moins d’énergie comme les questionnaires financeurs, par exemple”.

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